Archive pour la catégorie ‘Union Nord-Américaine’

Barack Obama, dernier président des USA

Mardi 25 novembre 2008

Barack Obama, dernier président des USA

© Alter Info

una amero

Le Global Trends 2025, le rapport préparé par le NIC (National Intelligence Council) pour la nouvelle administration est disponible en ligne depuis peu (Global Trends 2025 : A transformed World).
Ce qu’il annonce est révolutionnaire car il officialise l’idée selon laquelle la domination des USA est sur le déclin, mais surtout que le dollar pourrait ne plus être la principale devise internationale.
L’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques) déclarait le 30 juin 2008 que les banques commerciales US possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés.
Son dernier rapport (30 septembre 2008) précise que JP Morgan Chase détiendrait 43 000 milliards de dollars en produits dérivés et Citigroup 17 500 milliards soit plus que le PIB mondial. Les sommes en jeu sont colossales et, pour rappel, les entreprises sont interconnectées à  l’aide de CDS pour un montant de 62 000 milliards de dollars. Les premières défaillances ont commencé, nous assisterons donc bientôt, par effet domino, à  l’implosion du système. Warren Buffet considéré comme l’homme le plus riche du monde a ainsi déclaré : « Les dérivés sont des armes financières de destruction massive. »
Paul Jorion, un des rares économistes qui a prédit la crise actuelle, le 24 novembre, affirme :
« Je ne sais pas si Mr.Obama s’en rend compte mais il va hériter d’un pays en ruines. »

Pourtant, il y a plus grave. Face à  la catastrophe à  venir, certains poussent à  la création (prévue de longue date) d’une structure similaire à  l’Union Européenne : l’Union Nord Américaine (NAU), qui regrouperait les USA, le Canada et le Mexique avec une monnaie commune. En voici l’historique.

North American Union (NAU)

L’histoire de l’unification du continent nord-américain débute en 1912, dans un ouvrage intitulé « Philip Dru administrateur » écrit par le conseiller du président Wilson, le colonel House.
-1er janvier 1994 est signé l’Aléna, un traité créant une zone de libre-échange entre les trois pays d’Amérique du Nord : le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.

-Septembre 1999, l’économiste canadien G. Herbert Grubel publie un livre intitulé « The Case for Amero » qui reprend la même idée et annonce même une monnaie unique pour les trois pays : l’Améro.
Il circule actuellement des photos d’Améros sur le net qui ne sont que l’interprétation d’un artiste nommé Daniel Carr.

-Aoùt 2001, les choses se précisent lorsque Robert A. Pastor écrit « Toward North american community ». Dans cet ouvrage, il s’agit de créer une entité politique avec une monnaie unique qui remplacerait le dollar américain, le peso et le dollar canadien.
Or, Robert A. Pastor n’est pas n’importe qui, il a été ambassadeur au Panama et ancien conseiller de la campagne électorale de John Kerry, professeur à  l’American University de Washington. Il est directeur exécutif de la Commission on Federal Election Reform de Jimmy Carter et James Baker III et vice-président de la Task Force d’étude de l’Amérique du Nord du Council on Foreign Relations (le CFR). Il a d’ailleurs été nommé vice-président du groupe de travail élaborant les structures de l’Union nord-américaine au sein du CFR.

-Le 23 mars 2005 est signé à  Waco, au Texas, le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) dans le cadre de l’ALENA, de facto l’acte de naissance officieux de la NAU.
En 2007 et 2008, deux sommets, un à  Montebello, l’autre à  la Nouvelle-Orléans ont accentué les liens unissant ces trois pays.
La catastrophe économique en cours est donc une aubaine pour accélérer le mouvement et faire accepter aux Mexicains, Canadiens et Américains la NAU étape essentielle du Nouvel Ordre Mondial si cher à  la famille Bush.
Sans avoir été ni consultés ni informés, de nombreux citoyens de ces pays risquent de ne pas accepter la situation et de nombreuses émeutes sont à  craindre.
Immanuel Wallerstein, chercheur au département de sociologie de l’université de Yale, ex-président de l’Association internationale de sociologie (qui n’est donc pas un dangereux anarchiste) a ainsi déclaré dans le journal « le monde », le 11 octobre 2008:
« En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à  l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n’oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés… »

L’année 2009 sera l’année de tous les dangers par l’ampleur de la crise économique mais surtout politique, générés par la disparition de la nation américaine, et, il est fort possible que Barack Obama devienne alors le dernier président des USA.
Pour conclure sur la catastrophe économique en cours, je vous invite à  lire et relire cette citation de J. K. Galbraith économiste Canadien et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy qui pour moi résume tout:
« L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie, ou plus exactement une erreur communément admise. Trop de gens apprennent l’économie dans des manuels qui entretiennent encore les dogmes de la production concurrentielle des biens et des services et de la capacité d’acheter sans entraves. En fait, il peut n’y avoir qu’un ou quelques vendeurs assez puissants et persuasifs pour déterminer ce que les gens achètent, mangent et boivent ». « Les nouveaux mensonges du capitalisme » Publié dans le Nouvel Observateur (4/11/05) Interview de John Kenneth Galbraith par François Armanet.

Gilles Bonafi

L’ALENA et le PSP sont deux accords qui visent à  permettre aux États-Unis d’avoir accès aux ressources canadiennes

Mercredi 13 août 2008

L’ALENA et le PSP sont deux accords qui visent à  permettre aux États-Unis d’avoir accès aux ressources canadiennes

© Mondialisation.ca

Dans le cadre du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) les objectifs consistent à  éliminer les barrières et à  permettre l’accès et le contrôle des ressources canadiennes. L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) a déjà  apparemment concédé aux États-Unis un accès illimité aux ressources énergétiques du Canada. Le PSP permettra de poursuivre les mesures de déréglementation et de privatisation des établissements canadiens. Il y a aussi des craintes à  l’effet que dans le cadre du PSP, le Canada deviendra rien d’autre qu’une colonie de ressources. Si rien n’est fait pour stopper la réalisation de ce programme et que l’Union Nord-américaine devait se réaliser, cela permettra de parachever le viol des ressources canadiennes et de ce qui était auparavant un pays souverain, fier et dynamique et qui cessera alors d’exister.

Pour l’élite mondiale qui fait pression en faveur d’une intégration toujours plus grande, les ressources canadiennes sont considérées comme des ressources nord-américaines. Les entreprises multinationales sont celles qui tireront profit du pacte concernant les ressources nord-américaines. Nous assistons présentement à  la prise de contrôle du Canada, alors même que leur propre gouvernement est de collusion avec les puissants intérêts privés. C’est grâce à  l’ALENA et au PSP que la politique énergétique nord-américaine est en train d’être instaurée de manière favorable aux États-Unis. Le Canada a besoin d’une politique énergétique indépendante qui place ses besoins futurs avant [ceux] des États-Unis et des entreprises multinationales.

À l’heure actuelle, la politique énergétique du Canada vise essentiellement à  répondre aux demandes des États-Unis alors que les provinces de l’est du pays doivent importer le pétrole dont ils ont besoin. Le Canada est le plus grand fournisseur de pétrole et de gaz naturel aux États-Unis. [Toutes provinces réunies,] la production canadienne de pétrole devrait cette année franchir le cap du milliard [de barils]. Il est question de tripler la production de pétrole à  partir des sables bitumineux d’ici 2015. Le Conseil des Canadiens indique que, « l’ALENA nous empêche de vendre nos ressources énergétiques aux canadiens à  des prix inférieurs à  ceux que nos les vendons aux États-Unis. Nous ne pourrons jamais réduire le pourcentage de la production de pétrole que nous vendons [actuellement] aux États-Unis, même si notre pays devait connaître une période de pénurie. » L’objectif est de développer la production pétrolière et gazière du Canada. Grâce à  l’entente de Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), le Conseil nord-américain de la compétitivité (1) appui cette volonté d’augmenter la production de pétrole à  partir des sables bitumineux de l’Alberta. Les Canadiens doivent être mis au courant des plans d’une intégration plus poussée et d’une prise de contrôle encore plus grande de ses ressources en faveur des États-Unis, et cela inclut aussi l’eau.

Les États-Unis convoitent depuis longtemps l’eau douce du Canada qui représente un cinquième de la ressource mondiale. Maude Barlow, la présidente nationale du Conseil des Canadiens, a déclaré dans un récent article que « l’approvisionnement en eau tout comme l’approvisionnement en énergie, doivent être protégés si les États-Unis souhaitent maintenir leur puissance économique et militaire dans le monde. Et les États-Unis font pression pour avoir accès à  l’eau du Canada, même si le Canada connaît lui-même des pénuries. « Le Canada a désespérément besoin d’une politique nationale de l’eau qui interdirait les exportations d’eau en vrac afin de protéger ses propres besoins futurs. »

Le PSP représente une menace aux exportations d’eau canadienne, sans parler des problèmes environnementaux que cela créerait. En vertu de l’ALENA, l’eau en vrac est considérée comme une « marchandise » et, en vertu de cet accord, l’eau en vrac doit être autorisé à  circuler librement au-delà  des frontières sans intervention du gouvernement. Au Manitoba, il y a eu des discussions visant à  pomper l’eau qui se jette dans la Baie d’Hudson afin de la vendre aux américains. Le gouvernement néo-démocrate de cette province a adopté une loi qui interdit les exportations d’eau. Afin de véritablement protéger les eaux canadiennes et les autres ressources, l’ALENA doit être renégocié, ou mieux encore, abrogé.

La Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) poursuit les objectifs d’intégration économique là  où l’Accord de libre-échange nord-américain (l’ALENA) s’est arrêté. Une intégration dans une Union Nord-américaine des domaines de sécurité, militaire, judiciaire et politique se met également en place progressivement. Certains pensent que l’Union Nord-américaine apportera la sécurité et la prospérité dans la région, alors qu’il s’agit vraiment d’un système de contrôle. Ce projet d’Union est conçu pour anéantir la souveraineté nationale, pour consolider davantage la richesse et pour siphonner les ressources du Canada et du Mexique. Les projets des entreprises privées visant à  privatiser les ressources énergétiques du Mexique se heurte à  une résistance farouche. L’intégration continentale est alimentée par la mondialisation et une Union Nord-américaine est un autre pas qui nous dirige vers l’établissement d’un gouvernement mondial et vers l’asservissement total de la population.

« Je fais ceci par amour pour ma famille et pour l’humanité. Si cela déclenche un débat et permet au peuple de chercher la vérité alors cela en vaut vraiment la peine. On ne lâche pas le combat pour conter le nouvel ordre mondial. » Dana Gabriel

Article original en anglais : http://www.opednews.com

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info