Archive pour la catégorie ‘Terrorisme’

Les Musulmans sont leurs propres pires ennemis

Mercredi 3 mars 2010

Les Musulmans sont leurs propres pires ennemis

© Infowars.com, Traduction par le webmaster, et c’est toujours chaud de traduire des articles d’infowars donc désolé pour les incohérences.

Les musulmans sont nombreux mais sans pouvoir. Les divisions parmi les musulmans, spécialement entre les Sunnites et les Chiites, ont consigné le Moyen Orient pour presque un siècle de contrôle Western. Les musulmans ne peuvent même pas jouer ensemble. Le « Islamic Solidarity Games », une version olympique régionale, qui devait avoir lieu en Avril en Iran, ont été annulé, parce que les Iraniens et les Arabes ne peuvent pas être d’accord sur comment appeler le corps d’eau qui sépare l’Iran de la Péninsule Arabe, du Golf Persique ou du Golf Arabique.

La non-unité musulmane rends possible à Israël de disposé des Palestiniens, pour les U.S.A afin d’envahir l’Irak, et pour les U.S.A afin de diriger beaucoup de la région grâce à des pantins. Par exemple, en échange pour son fidèle service, l’Egypte reçoit 1.5$ milliards par an de la part de Washington, qui permet au président Mubarak d’acheter l’opposition. L’opposition aurait préférée avoir l’argent plutôt que d’aider les Palestiniens. Donc, l’Egypte collabore avec Israël et les U.S.A. dans le blocus de Gaza.

Un autre facteur est la volonté de certains musulmans de trahir les leur pour des dollars U.S. Ne le prenez pas au pieds de la lettre. Écoutez le néoconversateur Kenneth Timmerman, chef de la « Foundation for Democracy », qui se décrie elle même en tant que « organisation privée, non-profitable, établie en 1995 avec l’accords du National Endowment for Democracy (NED) afin de promouvoir la démocratie et des standards des droits de l’homme internationalement reconnus en Iran. »

Maintenant nous savons tous ce que cela veut dire. Cela veut dire que les U.S.A financent une « révolution colorée » dans le but d’installer un pantin U.S. Juste avant la soudaine apparition de la « révolution verte » à Téhéran, Timmerman écrivit que « Le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars durant la dernière décennie afin de promouvoir les révolutions « colorées » dans des endroits comme l’Ukraine et la Serbie, entrainant les travailleurs politiques des techniques d’organisation et de communication. Un peu de cet argent semble être arrivée jusque dans les mains de groupes Pro-Mousavi, qui ont des liens avec des organisations non-gouvernementales en dehors de l’Iran que le National Endowment for Democracy finance. » Donc, d’après le neocon Timmerman, financé par le National Endowment for Democracy, c’était l’argent U.S. qui finança les déclarations Mousaviques qu’Ahmadinejad a volé la dernière élection Iranienne.

Durant le régime du président George W. Bush, il fut désormais parti du domaine publique que l’argent Américaine est utilisée afin d’acheter des Iraniens pour les faire travailler contre leur propre pays. Le Washington Post, un journal compatissant du but neocon de la guerre et l’hégémonie Américaine avec l’Iran, rapporta en 2007, que Bush autorisa la dépense de plus de 400$ millions de dollars pour des activités qui inclurent « supporter des groupes rebels opposés aux règles cléricales du pays. »

Cela rends le gouvernement U.S.A un « état sponsor du terrorisme. » Pour confirmation, un des agents payés par les U.S.A, qui conduisit des opérations de terreur en Iran, a mouchardé sur ses supporters de terroristes à Washington. Abdulmalek Rigi, chef du groupe séparatiste Baloch responsable de plusieurs attaques, a été récemment arrêté par les Iraniens. Rigi a admit que les Américains à Washington lui ont assuré d’une aide militaire illimité et d’un financement pour payer une insurrection contre la République Islamiste Iranienne. (Lisez sa confession ici | En anglais)

Il est possible qu’il fut torturer afin de confesser. C’est la manière Américaine. Si la « lumière du monde », les « gens indispensables », et la « ville brillante sur la colline » torture des gens, peut être que les Iraniens font de même. Le petit frère de Rigi, lui même condamné à mort en Iran, a dit que les U.S.A ont fourni une finance directe au groupe séparatiste et même ordonna des attaques terroristes spécifiques à l’intérieur de l’Iran (Voir Antiwar.com, Fev 23, 2010 et ici aussi | En anglais)

Les U.S.A et leur pantin de l’OTAN ont tué des femmes et des enfants Afghans, et des personnes âgées villageoises depuis le 7 Octobre, 2001, quand l’invasion militaire U.S. « Operation Enduring Freedom », un titre proprement Orwellien pour une guerre d’agression servant à soi, a été lancée. Le pantin U.S.A. installé président de l’Afghanistan, Hamid Karzai, est acheté et payé avec des dollars U.S.

L’argent que Washington donne à Karzai finance la corruption qui le supporte. La corruption de Karzai et sa trahison contre le peuple Afghan encourage les Talibans à continuer de se battre dans le but d’achever un gouvernement qui sert les Afghans plutôt que Washington, D.C.

Sans le pantin Karzai vendant les Afghans à Washington, les U.S.A auraient déjà été dirigé hors du pays. Avec Karzai payant les Afghans avec de l’argent Américain pour combattre les Afghans pour les Américains, la guerre avance jusqu’à sa neuvième année.

Les féministes, libéraux et porteurs de drapeaux Américains naïfs disent que ce qui est écrit ici est absolument pourri, que les Américains sont en Afghanistan pour apporter les droits féminins et des contrôles de naissance aux femmes Afghanes, et pour apporter la liberté, la démocratie et le progrès à l’Afghanistan, même si cela veut dire mettre à niveau tous les villages, villes et maisons dans le pays. Nous, « les gens indispensables », sommes seulement ici pour faire le bien, parce que nous sommes tellement préoccupés par les gens Afghans qui vivent dans un pays que la plupart des Américains ne peuvent pas trouver sur une carte.

Alors que cette collection de naïfs continuent de dire que l’Amérique « sauve » les Afghans de peu importe, la Maison Blanche et le Congrès conspirent contre le peuple Américain de couper 500$ milliards de dollars de soins Médicaux dans le but de donner l’argent a des compagnies d’assurance privées. Les bénéfices des chômeurs sont sur le point d’être terminés pour des millions d’Américains, auxquels leurs jobs ont été déplacé à l’étranger dans le but de rendre les riches plus riche. Le sénat U.S. n’a pas réussit à étendre les bénéfices des chômeurs le Vendredi 26 Fev. Un seul Sénateur Républicain, Jim Bunning du Kentucky, a été capable de bloquer le billet parce que cela couterait un minuscule 10$ milliards et que « ça se rajouterait au déficit du budget. »

Le « fiscalement responsable » Bunning supporte des chèques en blanc pour des guerres d’agression (des crimes de guerre sous le standard de Nuremberg) et des salaires pour des banques d’investissement pour détruire les plans de retraite de la plupart des Américains. Bunning envoie les billets aux Américains non-organisés et non-représentés, dont les métiers ont été volé par des compagnies à l’étranger de métiers et dont les retraites ont été volé par l’avidité sans fin des banques d’investissement de Wall Street.

Quel idiot croit que le gouvernement des U.S.A, qui est totalement indifférent au propre destin de ses citoyens, s’inquiète tellement à propos de l’Afghanistan qu’il va dépenser du sang et de l’argent afin d’apporter le « progrès » et « les droits des femmes » dans un pays situé aussi loin que la moitié du monde, alors qu’il dirige ses propres citoyens sous terre?

A l’injonction de Washington, le gouvernement du Pakistan est entrain de conduire une guerre contre ses propres gens, en tuant plein et forçant les autres à fuir leurs terres et foyers. La guerre du gouvernement Pakistanais contre ses propres citoyens a causée les dépenses militaires à s’épuiser, mettant le budget Pakistanais profondément dans le rouge. Le Député US Secrétaire du Trésor Neal Wolin ordonna le gouvernement Pakistanais d’augmenter ses taxes afin de payer pour la guerre contre ses propres citoyens. (Voir Antiwar.com | En Anglais). Le pantin dirigeant, Asif Ali Zardari, se conforma aux ordres des maitres Américains. Zardari déclara une taxe sur pratiquement tous les biens et services dans le Pakistan. Ainsi, les Pakistanais sont forcés de financer une guerre contre eux-mêmes.

La « Guerre du cakewalk (?) » en Irak a duré 7 ans au lieu des 6 semaines promises, et la violence continue encore avec des Irakiens tués et mutilés preque tous les jours. La raison pourquoi les Américains sont encore en Irak est parce que les Irakiens se détestent entre eux plus qu’ils ne détestent les envahisseurs Américains. La vaste majorité de la violence dans « la guerre en Irak » a été commise entre les Irakiens sunnites et les Irakiens chiites alors qu’ils nettoyaient leur voisinage les uns les autres.

La majorité chiites a perçue l’invasion Américaine de l’Irak comme une opportunité de prendre le contrôle sur la minorité sunnite, qui dirigea durant le règne de Saddam Hussein. Donc, les chiites n’ont jamais engagé les forces d’invasion Américaines. La minorité sunnites (20% de la population) donna la plupart de ses efforts afin de combattre la majorité chiites, mais durant leur passe temps quelques milliers de sunnites étaient capables d’infliger de sérieuses pertes au super pouvoir Américain.

Finalement, réalisant le pouvoir de lucre dans le monde Arabe, les Américains ont mi 80,000 sunnites sur la liste de paye militaire U.S. et les payèrent pour les arrêter de tuer les Américains.

C’est comme cela que les U.S.A. gagnèrent la guerre en Irak. Les Irakiens vendirent leur indépendance pour quelques dollars Américains.

Considèrant que quelques milliers de sunnites étaient capable de prévenir le super pouvoir Américain d’occuper avec succès Bagdad ou la plupart de l’Irak, si les chiites s’étaient alliés contre l’envahisseur, les U.S.A auraient été vaincus et précipités hors du pays. Ce résultat n’était pas possible, parce que les chiites voulaient régler le score avec les sunnites, qui les avaient dirigés durant Saddam Hussein.

C’est la raison pourquoi l’Irak aujourd’hui est en ruine, avec un million de mort, quatre millions de déplacés ou sans abris, et la classe professionnelle a fuie le pays. L’Irak, sous le pantin Américain Maliki, est un protectorat Américain.

Aussi longtemps que les musulmans ont peur et se détestent les uns les autres plus qu’ils ne détestent leurs conquérants, ils resteront des gens vaincus.

Par Paul Craig Roberts

Al Qaeda est morte depuis 2002 d’après un ex-chef de la DGSE

Samedi 27 février 2010

Al Qaeda est morte depuis 2002 d’après un ex-chef de la DGSE

© Mondexplor, Eso-News

Mondexplor:

Lors d’une table ronde qui s’est tenue au Sénat le 29 janvier 2010 sur le thème « Où en est Al-Qaida », Alain Chouet – ancien directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE – démystifie le concept « Al-Qaida » et dresse un tableau sans concession des réponses inadaptées et autres instrumentalisations faites par les pays occidentaux, sans pour autant dédouaner les dangers de l’extrémisme islamiste.

Vous vouliez savoir ce que pensent nos “espions” d’al-Qaida ? Accrochez-vous, les masques tombent. Les propos tenus par Alain Chouet que d’aucuns n’oseront qualifier de “conspirationnistes”

Alain Chouet est un officier de renseignement français. Il a notamment occupé les fonctions de chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes (1980-1985) et celles de Directeur du Service de renseignement de sécurité à la Direction générale de la Sécurité extérieure (2000-02). N.B. Le « Service de renseignement de sécurité » est la branche anti-terroriste de la DGSE.


Ex-chef de la DGSE: "Al Qaida est mort en 2002" Alain Chouet
envoyé par ReOpen911. – L’info video en direct.

Changement climatique: Ben Laden s’en prend aux Etats-Unis

Vendredi 29 janvier 2010

Changement climatique: Ben Laden s’en prend aux Etats-Unis

© AP

ben-laden-rechauffement

La chaîne de télévision Al-Jazira a diffusé vendredi des extraits d’un nouvel enregistrement audio attribué à Oussama Ben Laden, dans lequel le chef d’Al-Qaïda appelle la communauté internationale à boycotter les produits américains, et impute la responsabilité du changement climatique aux Etats-Unis et à d’autres pays industrialisés.

Dans ce nouveau message dont l’authenticité n’a pu être confirmée dans l’immédiat, Ben Laden met en garde contre les dangers du changement climatique, et déclare que le moyen de l’enrayer est de mettre à larrêt les « roues de l’économie américaine ».

Il reproche aux pays industrialisés occidentaux d’être responsables de la faim, de la désertification et des inondations dans le monde, réclamant des « solutions drastiques » pour lutter contre le réchauffement climatique et « pas des solutions qui réduisent partiellement les effets du changement climatique ».

Si Ben Laden a fait mention du changement climatique dans de précédents message, ce nouvel enregistrement est le premier qu’il consacre à ce sujet. Le message, qui ne comprend quasiment pas de rhétorique religieuse, pourrait constituer une tentative du chef terroriste de lancer un appel au-delà du cercle des militants islamistes extrémistes.

Le dirigeant d’Al-Qaïda vise également l’économie américaine dans cet enregistrement, appelant à un boycottage des produits américains et à la fin de la domination du dollar. « C’est le seul moyen de libérer l’humanité de l’esclavage et de la dépendance à l’Amérique », lance-t-il.

La diffusion de ce message intervient moins d’une semaine après celle d’un enregistrement dans lequel Ben Laden revendique la responsabilité de l’attentat manqué du 25 décembre à bord d’un avion de la Northwest Airlines et menace les Etats-Unis de nouvelles attaques. AP

Alex Jones: l’attentat manqué du vol de Détroit

Vendredi 29 janvier 2010

Alex Jones: l’attentat manqué du vol de Détroit


Alex Jones: l'attentat manqué du vol de Détroit S/T
envoyé par hussardelamort. – L’info video en direct.

L’explosif en suppositoire, nouvelle arme des islamistes

Lundi 5 octobre 2009

L’explosif en suppositoire, nouvelle arme des islamistes

© Le Figaro

Selon une note secrète de la DCRI, al-Qaida commet désormais des actions suicides à l’aide de bombes introduites dans le corps. Un procédé qui pose la question des techniques de contrôle des passagers.

La scène se déroule à 5 000 km de Paris. Le 28 août dernier, Abul Khair, un islamiste recherché, se présente au palais du prince Mohammed bin Nayef, responsable de la lutte antiterroriste en Arabie saoudite et, par ailleurs, fils du ministre de l’Intérieur du royaume. C’est l’heure de la traditionnelle réception organisée pour la rupture du jeûne. L’homme vient se rendre et implorer la clémence du prince, dit-il. Mais à peine le maître des lieux s’approche-t-il que le terroriste manipule un téléphone mobile. Une explosion retentit. Par miracle, Mohammed bin Nayef s’en sort avec quelques égratignures. Son visiteur, quant à lui, est éparpillé dans la pièce en soixante-dix morceaux. Il s’est fait sauter avec sa bombe.

Ce que l’enquête va déterminer par la suite a justifié une note secrète de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), nouveau service antiterroriste français confié au préfet Bernard Squarcini, mais aussi une réunion d’urgence de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), placée auprès du directeur général de la police nationale : Abul Khair n’a pas utilisé un explosif attaché à sa ceinture pour atteindre sa cible, technique classique chez les kamikazes. Il portait sa bombe – et c’est une première, soulignent les analystes du renseignement – à l’intérieur du corps. «Un explosif ingéré en somme, ou plutôt introduit comme un suppositoire. Autant dire indétectable. Le kamikaze n’avait plus qu’à le déclencher grâce à son téléphone mobile que les cerbères du palais n’ont pas eu la présence d’esprit de lui retirer», commente un haut fonctionnaire Place Beauvau.

Dans la note des services antiterroristes transmise il y a quelques jours au ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, les experts de la Place Beauvau alertent sur ce nouveau «mode opératoire» d’al-Qaida. Car cet attentat a été officiellement revendiqué par la branche de l’organisation terroriste dans la péninsule arabe.

Pour la DCRI et l’Uclat, cette affaire a des implications considérables. Elle met au défi l’ensemble des structures de sûreté mises en place pour se protéger des attentats, à commencer par les dispositifs de contrôle d’accès aux avions dans les aéroports.

«Nos plates-formes aériennes sont équipées de détecteurs de métaux, explique un commissaire de police spécialisé, mais dans le cas du kamikaze saoudien, seul un contrôle aux rayons X aurait permis de détecter l’explosif, comme on repère les capsules de drogue dans le ventre des passeurs.» «Or, ajoute-t-il, on imagine mal devoir faire passer des millions de passagers à la radio avant de monter à bord.» Un commandant de la police aux frontières (PAF) renchérit : «Les dispositifs à mettre en place pour sécuriser les vols seraient extrêmement coûteux, à supposer que des appareils soient en mesure de gérer un tel flux.»

Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on fait valoir un autre argument : «Il est tout simplement impensable de généraliser le rayon X aux contrôles d’accès, lorsque l’on sait la fréquence des vols effectués par certains passagers. Les risques sanitaires que ferait peser un excès d’exposition aux radiations seraient trop grands.»

La solution ? Elle est évoquée par un expert de la police technique et scientifique : «Agir non pas sur le récepteur, dit-il, c’est-à-dire l’explosif et son système de détonateur, mais sur l’émetteur, autrement dit : le téléphone qui a envoyé par radiofréquence le signal de l’explosion.» Faudra-t-il interdire le mobile aux hommes d’affaires qui voyagent ou les mettre dans un sac remis à l’hôtesse avant chaque vol ? En ratant sa cible, Abul Khair a tout de même atteint son but : semer le trouble jusque derrière les grilles de la Place Beauvau.

Tu es un terroriste

Jeudi 3 septembre 2009

Tu es un terroriste


Tu es un terroriste
envoyé par Troisieme-Voie. – Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Projet ferroviaire en Arabie: Binladin Group et Thales remportent un contrat

Mardi 10 février 2009

Projet ferroviaire en Arabie: Binladin Group et Thales remportent un contrat

© AFP

Le géant des BTP Saudi Binladin Group, propriété de la famille Ben Laden, et le groupe d’électronique français Thales ont remporté un contrat de 533 millions de dollars dans le cadre de la réalisation d’une ligne ferroviaire dans le royaume, a rapporté un média spécialisé.

Ces sociétés ont été retenues par Ryad pour les parties signalisations et systèmes de sécurité du principal tronçon (1.800 km) de cet ambitieux projet qui doit permettre de relier le Nord et le Sud du pays, selon le magazine Meed, dont le siège est à Londres et qui couvre l’actualité économique du Moyen-Orient.

Aucun responsable des deux compagnies n’était joignable dans l’immédiat pour commenter cette information.

Dans le cadre de ce projet d’un montant de 2,8 milliards de dollars, le processus de désignation pour un autre tronçon de 600 km -qui comprend une ligne commerciale entre Ryad et l’extrême nord du royaume- est en cours.

Par ailleurs, selon la revue Meed, un consortium mené par Al Rajhi group, compagnie basée en Arabie saoudite, devrait remporter l’appel d’offres pour la construction d’une ligne à grande vitesse entre les villes saintes de La Mecque et Médine (ouest, environ 350 km), projet de cinq à six milliards de dollars.

?? Projet ferroviaire en Arabie: Binladin Group et Thales remportent un contrat

Dimanche 1 février 2009

Projet ferroviaire en Arabie: Binladin Group et Thales remportent un contrat

© AFP

Le géant des BTP Saudi Binladin Group, propriété de la famille Ben Laden, et le groupe d’électronique français Thales ont remporté un contrat de 533 millions de dollars dans le cadre de la réalisation d’une ligne ferroviaire dans le royaume, a rapporté un média spécialisé.

Ces sociétés ont été retenues par Ryad pour les parties signalisations et systèmes de sécurité du principal tronçon (1.800 km) de cet ambitieux projet qui doit permettre de relier le Nord et le Sud du pays, selon le magazine Meed, dont le siège est à  Londres et qui couvre l’actualité économique du Moyen-Orient.

Aucun responsable des deux compagnies n’était joignable dans l’immédiat pour commenter cette information.

Dans le cadre de ce projet d’un montant de 2,8 milliards de dollars, le processus de désignation pour un autre tronçon de 600 km -qui comprend une ligne commerciale entre Ryad et l’extrême nord du royaume- est en cours.

Par ailleurs, selon la revue Meed, un consortium mené par Al Rajhi group, compagnie basée en Arabie saoudite, devrait remporter l’appel d’offres pour la construction d’une ligne à  grande vitesse entre les villes saintes de La Mecque et Médine (ouest, environ 350 km), projet de cinq à  six milliards de dollars.

Inde: démission du ministre de l’Intérieur, un groupe islamiste pakistanais suspecté

Mercredi 3 décembre 2008

Inde: démission du ministre de l’Intérieur, un groupe islamiste pakistanais suspecté

© AFP

Ajmal Amir Kamal
Capture d’écran de la chaîne NDTV montrant Ajmal Amir Kamal lors de l’attaque d’une gare de Bombay, le 26 novembre 2008

Le ministre indien de l’Intérieur a démissionné dimanche après les attaques de Bombay qui ont fait 195 morts alors que l’enquête s’oriente vers un groupe islamiste basé au Pakistan et actif au Cachemire.

Au lendemain de l’assaut final contre les derniers extrémistes islamistes, le ministre indien de l’Intérieur, Shivraj Patil, a démissionné dimanche, indiquant qu’il se sentait dans l’obligation d’assumer la « responsabilité morale » après les attaques, selon une source gouvernementale.

Dans le même temps, l’enquête s’orientait vers le groupe islamiste Lashkar-e-Taïba, l’un des mouvements islamistes clandestins pakistanais qui assurent lutter contre l’ »occupation » indienne du Cachemire ou les persécutions dont est selon victime la minorité musulmane d’Inde.

Le seul assaillant arrêté à  Bombay lors des attaques, Ajmal Amir Kamal, 21 ans, a indiqué aux enquêteurs que les assaillants étaient tous des Pakistanais entraînés par le Lashkar-e-Taïba, selon la presse indienne de dimanche, citant les services de renseignement.

« Savez-vous combien de personnes ont été tuées au Cachemire? », avait demandé en ourdou l’un des assaillants à  une chaîne de télévision qui l’avait contacté par téléphone alors qu’il occupait un centre religieux juif. Il e ensuite été abattu par les forces de sécurité indiennes venues libérer le bâtiment.

Des responsables du contre-espionnage américain ont confirmé à  l’AFP que des preuves montraient l’implication du groupe dans la série d’attaques de mercredi soir.

Le Lashkar-e-Taïba est fortement soupçonné d’avoir attaqué le Parlement indien en 2001, un attentat qui avait précipité l’Inde et le Pakistan au bord d’une nouvelle guerre.

Le Pakistan a fermement nié toute implication dans ces attaques, revendiquées par un mystérieux groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom du plateau couvrant le centre et le sud de l’Inde.

Samedi, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a appelé l’Inde à  ne pas réagir de façon excessive et trop rapide aux attaques de Bombay.

« Quels que soient les responsables de cet acte primitif et brutal contre le peuple indien et l’Inde, ils cherchent à  déclencher une réaction » de vengeance, a-t-il déclaré à  la chaîne de télévision indienne CNN-IBN.

« Nous devons nous placer au dessus d’eux et faire en sorte, nous, vous et la communauté mondiale, qu’il n’y ait pas de réaction excessive », a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité indiennes ont mis fin samedi à  Bombay à  deux jours et demi d’attaques déclenchées par une dizaine d’assaillants qui ont fait au moins 195 morts, dont 28 étrangers, et 295 blessés.

Neuf assaillants ont été tués dans les opérations commando indiennes et un autre arrêté, et 15 membres des forces de sécurité ont péri, selon les autorités indiennes.

Huit des assaillants s’étaient infiltrés dans la ville un mois plus tôt, menant « des missions de reconnaissance en prélude aux attaques » et se faisant passer pour des étudiants, ont indiqué samedi à  l’AFP des sources au sein des services indiens de renseignement.

Le seul assaillant arrêté, Ajmal Amir Kamal, a déclaré que les hommes armés étaient arrivés à  Bombay en bateaux pneumatiques, venus d’un navire plus important, qui avait été auparavant capturé et dont l’équipage avait été abattu, selon la presse indienne de dimanche.

Les attaques de mercredi ont surtout visé des étrangers, particulièrement des Américains et Britanniques, ainsi qu’un centre juif. Mais les extrémistes, fortement armés, ont aussi frappé des cibles indiennes, tuant 50 personnes à  la gare centrale de Bombay, et attaqué un hôpital.

La mort d’au moins 28 étrangers — neuf Israéliens, cinq Américains, deux Français, deux Australiens, deux Canadiens, un Britannique, une Singapourienne, un Japonais, un Italien, une Thaïlandaise, un Allemand, un Mauricien et une Mexicaine — a été confirmée par leurs pays respectifs.

« On s’est retrouvés calfeutrés pendant très longtemps dans nos chambres, une quarantaine d’heures environ. Les informations étaient très confuses », a raconté un Français de 53 ans, Philippe Meyer, en voyage d’affaires à  Bombay et de retour samedi à  Paris après avoir été bloqué au Trident, l’un des hôtels ciblés par les terroristes.

Un acteur britannique, qui avait interprété à  la télévision le rôle d’un kamikaze à  l’origine des attentats suicide de Londres en 2005, a raconté à  la presse comment il a échappé aux attaques, les terroristes le croyant mort alors qu’il était couvert du sang d’autres victimes.

L’acteur, Joey Jeetun, 31 ans, né d’une mère d’origine mauricienne, a ensuite été arrêté, la police le soupçonnant d’être l’un des assaillants, avant d’être libéré au bout de 13 heures.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, Israël et la Grande-Bretagne ont proposé d’apporter leur aide dans l’enquête.

La menace terroriste : un instrument pour limiter les libertés

Samedi 30 août 2008

La menace terroriste : un instrument pour limiter les libertés

© VoltaireNet, Mondialisation.ca

Les Services de Renseignements suisses se seraient-ils laissé influencer, comme leurs voisins, par ces puissances étrangères belliqueuses qui exagèrent la « menace islamique », pour entraîner d’autres Etats – qui n’ont jamais été confrontés à  des attentats – à  adopter des mesures « antiterroristes », à  entrer dans leur guerre ; et à  accorder aux services de renseignements des pouvoirs accrus, pour surveiller de manière plus intense et systématique les populations ?

Le Palais fédéral, à  Berne

Après le scandale des « fiches » qui, en 1989 avait révélé que 900.000 personnes et organisations étaient surveillées par la police fédérale, ainsi que par les polices cantonales, assiste-t-on à  un nouveau scandale de fichage ?

Alors même que la loi ne permet pas de surveiller des activités politiques, les Suisses découvrent aujourd’hui, avec stupeur, que tel journaliste, tel parlementaire, tel député, figurerait sur le fichier de gens surveillés par le Service de renseignement intérieur, alors qu’il n’a aucun titre à  s’y trouver. Et que des sociétés privées participeraient à  ces investigations illégales en violation des droits fondamentaux des citoyens.

Sept ans après les attentats de 2001, la guerre déclarée par les Etats-Unis au terrorisme a eu des conséquences désastreuses sur les droits fondamentaux des citoyens, en Suisse aussi.

L’extension du fichage des populations concerne désormais tous les pays prétendument démocratiques. S’opposer à  la guerre antimusulmane de l’axe Tel Aviv-Washington, suffit à  faire de vous un suspect. Voir sa vie privée soumise à  un contrôle, par des filatures, par la violation du secret du courrier électronique et du téléphone, est un sentiment qui rend la vie irrespirable. Nous pensons que ceux qui se voient ainsi humiliés, et savent identifier les « taupes », doivent le faire savoir, afin que cet édifice immonde s’écroule.

Le parlementaire zurichois, Balthasar Glà¤ttli, 36 ans, qui a récemment eu la désagréable surprise de découvrir qu’il était mis sous la surveillance d’agents secrets, évoque ici son histoire et appelle les gens à  s’assurer s’ils ne sont pas fichés.

Silvia Cattori : Comment en êtes-vous venu à  découvrir que vous faisiez l’objet d’une surveillance de la part des services de renseignements helvétiques [1] ?

Balthasar Glà¤ttli : Fin mars 2008, avec d’autres associations et personnes qui travaillent dans nos bureaux [2], nous avons eu la curiosité de savoir si nos noms figuraient sur l’ordinateur de la banque de données du Service d’Analyse et de Prévention ; autrement dit, si nous étions « fichés ». Nous avons décidé d’adresser une demande à  M. Thür, le « Préposé fédéral à  la protection des données et à  la transparence ».

Le 17 juillet 2008, nous avons reçu, en réponse, un petit résumé où M. Thür nous signifiait que notre association ne figurait pas dans le fichier mais que mon nom y figurait. C’est ainsi que j’ai découvert que j’étais « fiché » à  titre personnel [3] et que l’inscription de mon nom, sur la banque des données de la Police fédérale, avait commencé en 2005 ; période où j’avais adressé à  la ville de Zurich une demande d’autorisation à  manifester en soutien au peuple palestinien. Je tiens à  préciser qu’il n’y avait eu aucune violence lors de cette manifestation.

Silvia Cattori : Etait-ce une raison suffisante pour faire de vous un suspect et instaurer des mesures de surveillance policière à  votre encontre ?

Balthasar Glà¤ttli : La loi fédérale instituant des « Mesures visant au maintien de la sùreté intérieure » (LMSI), dit clairement que personne ne peut être mis sous surveillance, ni être « fiché », à  cause de son engagement politique [4]. Il n’y a qu’une exception qui autorise cette surveillance : lorsque des personnes se servent de l’exercice de leurs droits politiques pour dissimuler des actions extrémistes ou terroristes.

Silvia Cattori : Si j’ai bien compris, votre activité, en défense des droits des Palestiniens, est à  l’origine de cette surveillance secrète. Ce qui voudrait dire que la police fédérale considère que les personnes qui soutiennent la cause des Palestiniens sous occupation israélienne, sont assimilables à  des « extrémistes » ?

Balthasar Glà¤ttli : Sur la base des rares informations fournies, on ne peut que le conjecturer. Dans le cadre du contexte légal actuel, je n’ai rien reçu de précis qui me permette de savoir ce qui a été réellement inscrit sur ma « fiche » ; je n’ai reçu qu’un résumé succinct établi par le Préposé à  la protection des données.

Silvia Cattori : Ce fichage révèle que la police s’en prend à  des gens pour délit d’opinion ! N’est-ce pas là  une grande nouvelle ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui, c’est une grande nouvelle. Selon l’organisation « Droits fondamentaux » [5] je suis même la première personne à  bénéficier d’une telle indication.

Silvia Cattori : Toute personne qui veut savoir si elle est surveillée peut-elle déposer une demande ?

Balthasar Glà¤ttli : Selon la loi fédérale LMSI, tout un chacun peut adresser une demande au Préposé fédéral pour savoir si son nom est inscrit dans la banque des données de la police fédérale. Il faut savoir que le Préposé fédéral ne peut consulter cette banque de données que lorsqu’une personne lui en adresse la demande. Dès qu’il introduit le nom d’une personne, il peut voir si elle est « fichée ». Et, si c’est le cas, il peut lire le contenu et savoir dans quelles circonstances la police a commencé à  mettre cette personne sous surveillance.

Toutefois, la réponse du Préposé fédéral ne permet pas à  la personne qui en a fait la demande de savoir si elle est « fichée ». Car il s’agit d’une « lettre standard » qui se limite à  dire que le « Service d’analyse et de prévention » a agi conformément à  la loi. Rien de plus.

Lors de cette vérification, le Préposé fédéral a le devoir d’examiner si les informations policières collectées l’ont été en conformité avec la loi. S ‘il découvre des erreurs, il doit demander à  l’Office fédéral de les corriger. C’est ainsi que la procédure fonctionne depuis l’entré en vigueur de la LMSI en juillet 1998.

Il y a néanmoins, dans cette loi, un paragraphe qui accorde une exception [6]. Cette exception concerne, par exemple, des gens qui, en cas de fichage incorrect, se verraient refuser des postes dans l’administration fédérale. Le Préposé fédéral peut, dans ce cas, à  titre exceptionnel, fournir aux personnes qui en font la demande, un bref résumé qui leur permet de savoir s’ils sont fichés et, en cas d’erreurs, de les faire rectifier..

Bien que je ne me trouvais pas dans ce cas de figure, le Préposé fédéral, a choisi de me mettre au bénéfice de ce droit d’exception. C’est ce droit d’exception qui m’a permis de savoir que je faisais l’objet d’une surveillance depuis trois ans.

Silvia Cattori : L’autorité administrative a donc fait là  un choix significatif ! Devant un cas aussi problématique – la découverte que des agents secrets espionnaient un homme politique – le Préposé devait-il répondre à  votre requête comme il l’a fait ? De façon à  ce que cette affaire éclate au grand jour ?

Balthasar Glà¤ttli : Le Préposé fédéral est une instance de contrôle indépendante de la police politique et de l’administration. Je pense que, dans ce cas, M. Thür a pleinement assumé son rôle de responsable. Il est l’avocat du peuple et non pas de l’administration. C’est la philosophie de ce poste qui le veut. Certes, une autre personne à  sa place, n’aurait peut-être pas agi de la même façon.

Silvia Cattori : L’article de loi, qui permet d’espionner des gens soupçonnés de « préparation ou exécution d’actes relevant du terrorisme », ne prête-t-il pas à  ce genre d’abus ? Avez-vous le sentiment que le contrôle parlementaire et les commissions de gestion fonctionnent bien ?

Balthasar Glà¤ttli : Le risque de tels abus existe ; il ne pourra pas être totalement empêché, aussi longtemps que l’on est dans cette situation de sureté intérieure. Sans doute pourrait-on réduire sensiblement le risque d’abus si, premièrement, l’on rétablissait le droit d’accès direct aux fiches pour tous ; si deuxièmement, l’on donnait davantage de pouvoirs et de compétences à  la commission parlementaire de contrôle ; si troisièmement, l’on accordait au Préposé fédéral à  la protection des données davantage de personnel et un pouvoir de contrôle direct. Voilà  trois exigences, clairement exprimées à  l’époque, en réaction au « scandale des fiches », qui, malheureusement, ne sont toujours pas remplies à  ce jour.

Silvia Cattori : D’autres personnalités politiques ont également été mises sous surveillance [7]. Ces révélations suggèrent-elles que la Suisse est entrée dans un système de contrôle policier pire que celui qu’elle avait connu entre 1960 et 1990 ? Cela ne laisse-t-il pas supposer qu’il y a des dysfonctionnements à  tous les étages ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui. Après « l’affaire des fiches » en 1990, qui avait révélé qu’il y avait une véritable police politique, non seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal – dans la ville de Zurich par exemple, il y a eu une enquête parlementaire sur l’activité de la police politique communale. Une Commission de gestion (CdG) locale a ensuite été chargée de contrôler les activités de la police fédérale et les données policières, en association avec une sous-commission.

Silvia Cattori : La police fédérale disposerait actuellement de 110′000 fiches ?

Balthasar Glà¤ttli : Ce chiffre n’est pas confirmé ; il pourrait s’avérer plus grand encore.

Silvia Cattori : Que comptez-vous faire maintenant ?

Balthasar Glà¤ttli : Je veux maintenant chercher à  obtenir l’entier de ce qui a été collecté et inscrit sur ma fiche. Et je vais écrire à  l’Office fédéral pour exiger que les informations collectées à  mon sujet soient retirées de la banque de données.

Imaginez cette chose incroyable : on m’a mis sous surveillance ; donc je suis soupçonné d’avoir un lien avec le terrorisme, alors que je ne suis qu’un simple militant, un membre du parti écologique VERT, qui mène une action politique publique. Je suis donc un bon exemple pour démontrer que la police fédérale est en train de passer la limite ; que cette police n’accepte pas de se conformer aux règles clairement établies par la loi.

Silvia Cattori : Allez-vous encourager les gens, dont l’opinion ou l’activité politique est susceptible d’intéresser la police, à  connaître leur situation en matière de fichage ? Y a-t-il des forces politiques, des associations, avec lesquelles vous comptez agir pour exiger des autorités qu’elles mettent un terme aux activités illégales de cette police secrète ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui, notre association entend porter à  la connaissance des gens cette affaire de fichage pour les encourager à  savoir s’ils font l’objet d’une surveillance et s’assurer qu’ils ne sont pas fichés abusivement. Il est impératif que le plus de gens possible déposent leur demande auprès du Préposé fédéral, M. Thür, pour savoir s’ils sont fichés.

Nous sommes bien évidemment conscients qu’aujourd’hui, avec les archives électroniques, il est plus difficile de vérifier ce qui se passe que lors de la précédente « affaire des fiches ». C’est pourquoi, nous allons exiger du Conseil fédéral qu’il prenne toutes les précautions pour que la police politique ne puisse en rien modifier ou effacer le contenu des fiches. Il est impératif que toutes les informations collectés illégalement soient soustraites au « Service d’analyse et de prévention » et consigné dans les archives fédérales. Ceci pour s’assurer que ce service de police n’y ait plus du tout accès et ne puisse en aucun cas effacer les traces de toute cette activité illégale. D’après la loi, et l’ordonnance respective, les données et les dossiers devenus inutiles, ou destinés à  être effacés, doivent être transmis aux archives de la Confédération [8]. Ceci de manière à  ne plus permettre à  la police de les modifier.

Nous demandons également, que toutes les fiches soient examinées et, qu’après un certain délai, elles puissent être accessibles, non seulement à  ceux qui font des recherches scientifiques, mais aussi aux « fichés » eux-mêmes.

Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de la part des autorités locales et fédérales ?

Balthasar Glà¤ttli : Je suis intervenu auprès de la sous-commission de contrôle de la ville Zurich , pour lui demander de vérifier ce qu’il y a dans les archives de la police communale à  mon sujet. J’attends donc des autorités locales qu’elles interviennent et agissent de façon à  obtenir que tout le monde ait la possibilité de consulter sa fiche.

J’espère vivement que nos démarches conduiront à  un changement de la politique suivie jusqu’ici par Berne. Pour l’instant, si j’en juge par les déclarations de M. Urs von Daeniken, chef de la Division principale du « Service d’analyse et de prévention », les choses ne vont pas dans la bonne direction. Au journaliste du Sonntag Blick qui lui demandait pourquoi on m’a mis sous surveillance, « fiché » pour le simple fait d’avoir demandé l’autorisation d’une manifestation pacifique, il a répondu :« Il y a bien sùr des raisons pour que l’on ait constitué cette fiche ». La presse locale a repris les affirmations de M. Daeniken qui maintiennent en substance, que ce ne sont pas les fiches le problème, que le vrai problème ce sont les moyens de contrôle limités qui entravent les services de police dans leur tâche de « protéger les Suisses du terrorisme ».

Ce genre de propos, qui tendent à  insinuer que de graves suspicions pèsent sur moi, que je serais assimilable à  des « terroristes » ou des « extrémistes », sont intolérables. C’est pourquoi je ne vais pas en rester là . Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je veux savoir si la police locale a collecté des informations me concernant, dans d’autres circonstances que celles évoquées, mais qui n’apparaissent pas sur l’ordinateur de la police fédérale. Je veux savoir quel genre d’information la police de Zurich a transféré à  la police fédérale durant trois années de surveillance et aussi combien de personnes sont concernées par ce fichage.

Je pars de l’hypothèse que, même si il n’y a pas de fichier ou d’informations stockées sur telle ou telle personne dans la banque de données fédérales, il se pourrait que, dans les Cantons, ou au niveau local, il y ait également des informations archivées. En effet, le processus de surveillance, de collecte et de fichage, est le fait de policiers cantonaux et – pour la ville de Zurich, ou de n’importe qu’elle localité, de policiers communaux. Ce sont donc les policiers locaux qui rédigent des rapports sur les gens surveillés et leurs activités, et qu’ils les transfèrent ensuite à  la police fédérale. C’est cette dernière qui décide si telle ou telle information sera stockée et conservée dans la banque de données fédérale.

Silvia Cattori : Je vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.

Notes

[1] Il s’agit du « Service d’Analyse et de prévention » (SAP). Ce service de renseignement fédéral a été vivement critiqué en 2006, quand les Suisses ont découvert qu’il avait fait surveiller par un agent secret le centre islamique de Genève, dirigé par M. Hani Ramadan, un intellectuel suisse] de confession musulmane. Les méthodes illégales du SAP, dans la surveillance de M. Ramadan, et les raisons de cette infiltration abusive, restent encore à  éclaircir.

[2] M. Balthasar Glà¤ttli est Directeur de l’association « Solidarité sans frontières ». Il est membre du Parlement de la ville de Zurich, parti VERT.

[3] Voir la réponse du PFPDT à  M. Glà¤ttli.

[4] L’article de loi qui règle les limites du fichage (état au 1er aoùt 2008),

L’ensemble de la loi.

[5] Voir :
http://www.droitsfondamentaux.ch/2008/aktuell23072008.shtml

[6] L’Art. 18 règle le Droit d’être renseigné. Dans les cas de M. Glà¤ttli, le Préposé fédéral à  la protection des données et à  la transparence (PFPDT) s’est basé sur le paragraphe 18.3 qui prévoit une réponse sommaire dans des cas exceptionnels (et non pas l’art 18.1 qui n’apprend rien au requérant).

[7] L’arrestation du journaliste de la Wochen Zeitung (WoZ) à  Berne, lors d’une manifestation de protestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 19 janvier 2008, par un agent secret qui avait suivi le journaliste les jours précédents, a permis de lever un coin du voile sur les activités réelles de la police fédérale. La découverte que six députés socialistes à  Bâle étaient espionnés, agite depuis quelques mois les milieux politiques concernés.

[8] Voir l’Ordonnance sur le système de traitement des données relatives à  la protection de l’Etat, article 20.