Archive pour la catégorie ‘Syrie’

La coopération russo-syrienne : une réaction aux menaces ‎américano-israéliennes

Samedi 23 août 2008

La coopération russo-syrienne : une réaction aux menaces €Žaméricano-israéliennes

© Alter Info, IRIB

syrie medvedev

Le renforcement de la coopération militaire. Il s’agit €Ždu thème majeur du sommet russo-syrien à  Sotchi, ville €Žportuaire russe sur les rives de la mer Noire. Le président €ŽBachar al-Assad et son hôte russe Dmitri Medvedev ont €Ždiscuté surtout d’armements modernes notamment du €Žsystème de défense anti-missile S-300 et de tanks que €ŽMoscou envisage de vendre à  Damas, à  ce proche allié de €Žl’époque de la Guerre froide, au sein du Moyen-Orient. €ŽDans les années 70, au paroxysme des rivalités de l’Union €Žsoviétique avec les Etats-Unis, Moscou avait mis sur pied €Žune base navale sur les rives syriens de la Méditerranée et €Žla Russie de 2007 avait livré, dans le cadre de ses €Žcoopérations militaires avec Damas, des Mig et un système €Žsophistiqué de défense antiaérienne. Et le tout récent accord €Žrusso-syrien de consolider les bases de leur coopération €Žd’ordre militaire, aux enjeux importants, est, aux yeux €Žd’aucuns, une pure réaction aux menaces américano-€Žisraéliennes. Le tandem Tel-Aviv-Washington suit avec €Žacharnement la politique d’isolement de Damas et de €ŽMoscou sur l’échiquier international. La Russie et la Syrie €Žont convenu d’élargir leur coopération militaire dans des €Žcirconstances où le régime sioniste a fourni des armes à  Â€ŽTbilissi, selon le Kremlin qui est aussi inquiet, de l’accord €ŽWashington-Varsovie d’installer des éléments du bouclier €Žanti-missile US sur le territoire polonais, y voyant une €Žmenace d’ordre sécuritaire à  ses portes. N’oublions pas €Žaussi le rôle du régime sioniste dans la vente des drones €Žespions et des tanks à  la Géorgie, renforçant cette €Žhypothèse que Washington et Tel-Aviv visent à  détourner €ŽMoscou du Moyen-Orient en l’impliquant dans une crise €Žcaucasienne. Dans ce contexte, le président Assad se rend à  Â€ŽMoscou où il a pris fait et cause pour la Russie dans le €Žconflit avec la Géorgie. Il s’est aussi déclaré contre la €Žpolitique occidentale d’isolement russe. Une telle prise de €Žposition prend de l’importance lorsque l’on met en parallèle €Žles pressions de l’Occident d’isoler la Syrie et le souhait de €ŽMoscou de contribuer Damas dans le règlement des €Žquestions moyen-orientales. C’est justement dans un tel €Žcontexte que la proposition de Bachar Assad de négocier €Žsur l’installation du système de défense anti-missile en €ŽSyrie pourrait retenir l’intérêt de Moscou d’autant que le €ŽKremlin a toujours voulu avoir un rôle de premier plan au €ŽMoyen-Orient. Pourtant, la Russie est jusqu’à  présent €Žrestée passive aux demandes des pays arabes de créer une €Žsorte d’équilibre dans la région, face aux exactions du €Žrégime sioniste. Or, dans un contexte où les menaces anti-€Žrusses de Washington et de Tel-Aviv montent d’un cran en €ŽEurope et au Caucase, la Russie pourrait saisir l’occasion €Žpour riposter à  ses ennemis d’une part et de l’autre €Žredynamiser son rôle dans le paysage moyen-oriental.

La Syrie se rapproche du triangle Russie-Inde-Chine

Mercredi 18 juin 2008

La Syrie se rapproche du triangle Russie-Inde-Chine

© Solidarité & Progrès

Le président syrien Bashar al-Assad est en visite en Inde à  partir du 17 juin pour resserrer les liens entre les deux pays, a annoncé le journal officiel syrien Trishin du 13 juin. Cette décision souligne l’importance de plus en plus grande des relations Russie-Inde-Chine (RIC), qui se sont consolidées au cours du dernier mois.

La Syrie est actuellement au coeur de l’imbroglio du Moyen-Orient. L’Accord de Doha sur le Liban, signé le mois dernier, est perçu comme une victoire majeure pour la politique de Damas et marque l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations syro-libanaises. De plus, des discussions indirectes sont en cours entre la Syrie et Israël, par l’intermédiaire de la Turquie. Mais pour que cela fonctionne, la présence d’autres nations soutenant un État palestinien est essentielle.

Dans une interview au quotidien indien The Hindu, le président Assad a déclaré : « Maintenant nous parlons avec une Inde différente ! Nous parlons de l’essor de l’Inde. Avec les progrès de l’Inde et de la Chine, l’Asie et le monde sont différents. Nous avons, dirons-nous, plus d’espoir que par le passé… Reste à  savoir quel rôle peut jouer l’Inde dans le monde, notamment par rapport à  nos préoccupations comme la paix, le problème en Irak, la question palestinienne, etc. »

Sur le plan économique, la présence de la Chine et de l’Inde en Syrie s’est manifestée lorsque les compagnies pétrolières des deux pays se sont unies, en décembre 2005, pour proposer de racheter à  Petro-Canada les 37% d’actions qu’il détient dans les champs pétroliers et gaziers d’al-Furat, en Syrie. Pour les responsables indiens, cette entreprise est de la plus haute importance stratégique.

Outre cette évolution récente, la Syrie bénéficie d’une longue relation sécuritaire avec la Russie. Bien avant les attaques israéliennes sur le Liban, des rapports confirmaient que la Russie avait commencé l’agrandissement du port maritime syrien de Tartus, utilisé par l’Union soviétique puis par la Russie comme point de ravitaillement depuis la Guerre froide, ainsi que l’élargissement d’un canal à  Latakia, autre port syrien. Ces deux ports sont déterminants pour la Syrie et la Russie car ils se trouvent en face de la fin du terminal pétrolier Bakou-Tiflis-Ceyhan, donnant à  la Russie et à  ses partenaires la capacité de sécuriser le port et la route en cas de guerre.

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Assad-14-Juillet: Un « symbole fâcheux »

Lundi 16 juin 2008

Assad-14-Juillet: Un « symbole fâcheux »

© Lejdd.fr

La présence du président syrien Bachar al Assad le 14-Juillet à  Paris, si elle était confirmée, serait un « symbole fâcheux », a jugé jeudi le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande. « Je pense que Nicolas Sarkozy fait un rapprochement avec la Syrie. Il y a des raisons pour le faire dès lors que la Syrie discute avec Israël et participe à  un processus diplomatique dans la région. Il n’y a pas besoin d’envoyer néanmoins un symbole, le 14-Juillet », a-t-il déclaré sur Europe 1, invoquant le précédent Kadhafi, en novembre dernier. « On a déjà  sufisamment souffert lors de la visite du président Kadhafi pour qu’on n’impose pas à  tous nos amis et aux Français la présence du président syrien » lors des cérémonies de la fête nationale, a-t-il ajouté.

La France, la Syrie : on joue à  quoi ?

Lundi 16 juin 2008

La France, la Syrie : on joue à  quoi ?

© Alter Info, Palestine Info

iran syrie

Le président syrien Bachar Al-Assad est invité par son homologue français Nicolas Sarkozy pour la fête nationale du 14 juillet. Dès qu’elle a vu la lumière du jour, cette invitation a fait couler beaucoup d’encre. Tout le monde ne cache pas son étonnement devant une telle décision, ou même son indignation. Comment Sarkozy, l’ami incontestable d’ »Israël », invite l’ennemi numéro deux de l’Etat hébreu – beaucoup loin derrière son ennemi incontestable, à  détruire : la république islamique d’Iran ? Impossible de croire que le président français tourne le dos à  « Israël ». Pourquoi alors cet honneur ? Il ne vient certainement pas de rien. Beaucoup de questions se posent d’elles-mêmes.

Les Israéliens avaient récemment levé le voile sur des pourparlers engagés depuis des mois avec la Syrie. Nicolas Sarkozy, lui qui affiche la volonté de s’imposer sur la scène internationale, a-t-il voulu prendre de l’avant et se montrer capable de faire quelque chose au Moyen-Orient ? Ou tout simplement, il a eu cela au moment de la distribution des rôles pour les pièces à  jouer sur la scène de la région, bientôt ?

Les Français ne sont pas si naïfs qu’on le laisse croire. Ils possèdent tout de même leurs propres moyens, de renseignements du moins. Si on croit Brian Harring, ils possèdent des informations des plus détaillées sur la guerre menée par « Israël » en été 2006, contre le Liban et surtout contre le Hezbollah qui a réussi à  infliger une défaite des plus amère à  « Israël » ; et ce n’est qu’un seul exemple. 300 pages qui mettent en doute tous les chiffres avancés par l’Entité sioniste. Elle avançait la perte de 116 à  120 hommes, au moment où le rapport, résumé par Harring et publié par le centre américain Axis of Logic, annonce un nombre de 2300 hommes. L’information significative que révèle le rapport concerne l’assassinat du Rafiq Al-Hariri. C’était les Israéliens, via leur Mossad, qui l’avaient tué, et non les Syriens comme le criaient haut et fort et sur tous les toits les Israéliens, les Américains, et les Européens avec leur cour internationale. C’était un prétexte pour chasser les Syriens du Liban, ou du moins pour y enchaîner leurs mains. Alors après la publication dudit rapport, Nicolas Sarkozy voudrait-il se racheter auprès des Syriens en particulier et des Arabes en général ?

Il y a aussi l’Iran, l’ami quasi-stratégique de la Syrie et du Hezbollah, mais considérée comme la vraie ennemie d’ »Israël ». On pratique de plus en plus de pression sur elle pour stopper son programme nucléaire, même civil. Dans la région, personne en dehors de l’Etat hébreu n’a le droit d’en posséder un. Le président français veut-t-il attirer le président syrien vers lui pour l’éloigner de l’Iran ? Une étape supplémentaire pour isoler les Iraniens, un nouveau message : nous pouvons aller beaucoup plus loin, si vous ne cédez pas !

Il y a aussi la cause palestinienne, chère au cœur des Syriens. A Damas se trouvent les sièges de plusieurs factions palestiniennes, dont certains qui refusent cette mascarade de processus de paix. C’est de Damas que Khaled Michaal, chef du mouvement de la résistance islamique Hamas, appelle à  une résistance forte et dure contre l’occupation israélienne de leurs territoires, aussi élevé en soit le prix à  payer. Alors Nicolas Sarkozy ira-t-il demander à  son homologue de les chasser ? Ou du moins de calmer le jeu ?

En somme, les questions sont trop nombreuses pour que l’on puisse toutes les énumérer. Aussi nombreuses soient-elles, personne n’est dupe pour croire une seule seconde que la France, encore moins son jeune président, fasse quelque chose qui contrera les intérêts d’ »Israël », l’amie de toujours. Tout au contraire, on fait tout pour les servir, ces intérêts, même si cet Etat est accusé d’avoir commis les plus affreuses discriminations et les plus affreux crimes. Les rapports du Quai d’Orsay en sont les premiers témoins !

Sarkozy et Bush demandent à  Damas de se désolidariser de l’Iran

Lundi 16 juin 2008

Sarkozy et Bush demandent à  Damas de se désolidariser de l’Iran

© Reuters – Samedi 14 juin

bush sarkozy

PARIS (Reuters) – Le président américain George Bush et son homologue français Nicolas Sarkozy demandent à  la Syrie de se désolidariser de l’Iran dans sa recherche de l’arme nucléaire.

La France souhaite que « la Syrie se désolidarise le plus possible de l’Iran dans sa quête de l’arme atomique », a déclaré Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse conjointe avec George Bush au Palais de l’Elysée.

Le président américain a pour sa part exhorté les dirigeants syriens à  « cesser d’être de connivence avec les Iraniens ».

George Bush a souligné que les pays occidentaux étaient « tout à  fait sérieux » dans leur volonté d’amener les Iraniens à  cesser leur programme d’enrichissement de l’uranium et il s’est dit « déçu » que Téhéran ait rejeté l’offre occidentale.

Nicolas Sarkozy a pour sa part réaffirmé que la perspective que l’Iran se dote de l’arme nucléaire était « inacceptable ».

Emmanuel Jarry, édité par Véronique Tison

Damas dément qu’Israël ait frappé une installation nucléaire sur son sol

Jeudi 25 octobre 2007

Damas dément qu’Israël ait frappé une installation nucléaire sur son sol

©AP – Mercredi 24 octobre

syrie

DAMAS – Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères a assuré mercredi que les images satellites du site bombardé par l’aviation israélienne en septembre n’étaient pas celles d’une installation nucléaire et que ceux qui prétendaient le contraire participaient à  une campagne de dénigrement de la Syrie.

Plusieurs experts cités dans des articles de presse ont déclaré que les bâtiments en construction apparaissant sur les images satellites enregistrées avant la frappe secrète du 6 septembre ressemblaient à  un réacteur de Corée du Nord.

Selon des diplomates aux Nations unies interrogés la semaine dernière par l’Associated Press, des experts onusiens analysent les images du site syrien pour déterminer si Damas a dissimulé une installation nucléaire.

On ignore exactement d’où proviennent les images et ce qu’on y voit. Un diplomate en rapport avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré qu’il s’agissait de clichés commerciaux et qu’ils n’avaient donc pas été fournis par le renseignement américain. AP