Archive pour la catégorie ‘Suisse’

La menace terroriste : un instrument pour limiter les libertés

Samedi 30 août 2008

La menace terroriste : un instrument pour limiter les libertés

© VoltaireNet, Mondialisation.ca

Les Services de Renseignements suisses se seraient-ils laissé influencer, comme leurs voisins, par ces puissances étrangères belliqueuses qui exagèrent la « menace islamique », pour entraîner d’autres Etats – qui n’ont jamais été confrontés à  des attentats – à  adopter des mesures « antiterroristes », à  entrer dans leur guerre ; et à  accorder aux services de renseignements des pouvoirs accrus, pour surveiller de manière plus intense et systématique les populations ?

Le Palais fédéral, à  Berne

Après le scandale des « fiches » qui, en 1989 avait révélé que 900.000 personnes et organisations étaient surveillées par la police fédérale, ainsi que par les polices cantonales, assiste-t-on à  un nouveau scandale de fichage ?

Alors même que la loi ne permet pas de surveiller des activités politiques, les Suisses découvrent aujourd’hui, avec stupeur, que tel journaliste, tel parlementaire, tel député, figurerait sur le fichier de gens surveillés par le Service de renseignement intérieur, alors qu’il n’a aucun titre à  s’y trouver. Et que des sociétés privées participeraient à  ces investigations illégales en violation des droits fondamentaux des citoyens.

Sept ans après les attentats de 2001, la guerre déclarée par les Etats-Unis au terrorisme a eu des conséquences désastreuses sur les droits fondamentaux des citoyens, en Suisse aussi.

L’extension du fichage des populations concerne désormais tous les pays prétendument démocratiques. S’opposer à  la guerre antimusulmane de l’axe Tel Aviv-Washington, suffit à  faire de vous un suspect. Voir sa vie privée soumise à  un contrôle, par des filatures, par la violation du secret du courrier électronique et du téléphone, est un sentiment qui rend la vie irrespirable. Nous pensons que ceux qui se voient ainsi humiliés, et savent identifier les « taupes », doivent le faire savoir, afin que cet édifice immonde s’écroule.

Le parlementaire zurichois, Balthasar Glà¤ttli, 36 ans, qui a récemment eu la désagréable surprise de découvrir qu’il était mis sous la surveillance d’agents secrets, évoque ici son histoire et appelle les gens à  s’assurer s’ils ne sont pas fichés.

Silvia Cattori : Comment en êtes-vous venu à  découvrir que vous faisiez l’objet d’une surveillance de la part des services de renseignements helvétiques [1] ?

Balthasar Glà¤ttli : Fin mars 2008, avec d’autres associations et personnes qui travaillent dans nos bureaux [2], nous avons eu la curiosité de savoir si nos noms figuraient sur l’ordinateur de la banque de données du Service d’Analyse et de Prévention ; autrement dit, si nous étions « fichés ». Nous avons décidé d’adresser une demande à  M. Thür, le « Préposé fédéral à  la protection des données et à  la transparence ».

Le 17 juillet 2008, nous avons reçu, en réponse, un petit résumé où M. Thür nous signifiait que notre association ne figurait pas dans le fichier mais que mon nom y figurait. C’est ainsi que j’ai découvert que j’étais « fiché » à  titre personnel [3] et que l’inscription de mon nom, sur la banque des données de la Police fédérale, avait commencé en 2005 ; période où j’avais adressé à  la ville de Zurich une demande d’autorisation à  manifester en soutien au peuple palestinien. Je tiens à  préciser qu’il n’y avait eu aucune violence lors de cette manifestation.

Silvia Cattori : Etait-ce une raison suffisante pour faire de vous un suspect et instaurer des mesures de surveillance policière à  votre encontre ?

Balthasar Glà¤ttli : La loi fédérale instituant des « Mesures visant au maintien de la sùreté intérieure » (LMSI), dit clairement que personne ne peut être mis sous surveillance, ni être « fiché », à  cause de son engagement politique [4]. Il n’y a qu’une exception qui autorise cette surveillance : lorsque des personnes se servent de l’exercice de leurs droits politiques pour dissimuler des actions extrémistes ou terroristes.

Silvia Cattori : Si j’ai bien compris, votre activité, en défense des droits des Palestiniens, est à  l’origine de cette surveillance secrète. Ce qui voudrait dire que la police fédérale considère que les personnes qui soutiennent la cause des Palestiniens sous occupation israélienne, sont assimilables à  des « extrémistes » ?

Balthasar Glà¤ttli : Sur la base des rares informations fournies, on ne peut que le conjecturer. Dans le cadre du contexte légal actuel, je n’ai rien reçu de précis qui me permette de savoir ce qui a été réellement inscrit sur ma « fiche » ; je n’ai reçu qu’un résumé succinct établi par le Préposé à  la protection des données.

Silvia Cattori : Ce fichage révèle que la police s’en prend à  des gens pour délit d’opinion ! N’est-ce pas là  une grande nouvelle ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui, c’est une grande nouvelle. Selon l’organisation « Droits fondamentaux » [5] je suis même la première personne à  bénéficier d’une telle indication.

Silvia Cattori : Toute personne qui veut savoir si elle est surveillée peut-elle déposer une demande ?

Balthasar Glà¤ttli : Selon la loi fédérale LMSI, tout un chacun peut adresser une demande au Préposé fédéral pour savoir si son nom est inscrit dans la banque des données de la police fédérale. Il faut savoir que le Préposé fédéral ne peut consulter cette banque de données que lorsqu’une personne lui en adresse la demande. Dès qu’il introduit le nom d’une personne, il peut voir si elle est « fichée ». Et, si c’est le cas, il peut lire le contenu et savoir dans quelles circonstances la police a commencé à  mettre cette personne sous surveillance.

Toutefois, la réponse du Préposé fédéral ne permet pas à  la personne qui en a fait la demande de savoir si elle est « fichée ». Car il s’agit d’une « lettre standard » qui se limite à  dire que le « Service d’analyse et de prévention » a agi conformément à  la loi. Rien de plus.

Lors de cette vérification, le Préposé fédéral a le devoir d’examiner si les informations policières collectées l’ont été en conformité avec la loi. S ‘il découvre des erreurs, il doit demander à  l’Office fédéral de les corriger. C’est ainsi que la procédure fonctionne depuis l’entré en vigueur de la LMSI en juillet 1998.

Il y a néanmoins, dans cette loi, un paragraphe qui accorde une exception [6]. Cette exception concerne, par exemple, des gens qui, en cas de fichage incorrect, se verraient refuser des postes dans l’administration fédérale. Le Préposé fédéral peut, dans ce cas, à  titre exceptionnel, fournir aux personnes qui en font la demande, un bref résumé qui leur permet de savoir s’ils sont fichés et, en cas d’erreurs, de les faire rectifier..

Bien que je ne me trouvais pas dans ce cas de figure, le Préposé fédéral, a choisi de me mettre au bénéfice de ce droit d’exception. C’est ce droit d’exception qui m’a permis de savoir que je faisais l’objet d’une surveillance depuis trois ans.

Silvia Cattori : L’autorité administrative a donc fait là  un choix significatif ! Devant un cas aussi problématique – la découverte que des agents secrets espionnaient un homme politique – le Préposé devait-il répondre à  votre requête comme il l’a fait ? De façon à  ce que cette affaire éclate au grand jour ?

Balthasar Glà¤ttli : Le Préposé fédéral est une instance de contrôle indépendante de la police politique et de l’administration. Je pense que, dans ce cas, M. Thür a pleinement assumé son rôle de responsable. Il est l’avocat du peuple et non pas de l’administration. C’est la philosophie de ce poste qui le veut. Certes, une autre personne à  sa place, n’aurait peut-être pas agi de la même façon.

Silvia Cattori : L’article de loi, qui permet d’espionner des gens soupçonnés de « préparation ou exécution d’actes relevant du terrorisme », ne prête-t-il pas à  ce genre d’abus ? Avez-vous le sentiment que le contrôle parlementaire et les commissions de gestion fonctionnent bien ?

Balthasar Glà¤ttli : Le risque de tels abus existe ; il ne pourra pas être totalement empêché, aussi longtemps que l’on est dans cette situation de sureté intérieure. Sans doute pourrait-on réduire sensiblement le risque d’abus si, premièrement, l’on rétablissait le droit d’accès direct aux fiches pour tous ; si deuxièmement, l’on donnait davantage de pouvoirs et de compétences à  la commission parlementaire de contrôle ; si troisièmement, l’on accordait au Préposé fédéral à  la protection des données davantage de personnel et un pouvoir de contrôle direct. Voilà  trois exigences, clairement exprimées à  l’époque, en réaction au « scandale des fiches », qui, malheureusement, ne sont toujours pas remplies à  ce jour.

Silvia Cattori : D’autres personnalités politiques ont également été mises sous surveillance [7]. Ces révélations suggèrent-elles que la Suisse est entrée dans un système de contrôle policier pire que celui qu’elle avait connu entre 1960 et 1990 ? Cela ne laisse-t-il pas supposer qu’il y a des dysfonctionnements à  tous les étages ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui. Après « l’affaire des fiches » en 1990, qui avait révélé qu’il y avait une véritable police politique, non seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal – dans la ville de Zurich par exemple, il y a eu une enquête parlementaire sur l’activité de la police politique communale. Une Commission de gestion (CdG) locale a ensuite été chargée de contrôler les activités de la police fédérale et les données policières, en association avec une sous-commission.

Silvia Cattori : La police fédérale disposerait actuellement de 110′000 fiches ?

Balthasar Glà¤ttli : Ce chiffre n’est pas confirmé ; il pourrait s’avérer plus grand encore.

Silvia Cattori : Que comptez-vous faire maintenant ?

Balthasar Glà¤ttli : Je veux maintenant chercher à  obtenir l’entier de ce qui a été collecté et inscrit sur ma fiche. Et je vais écrire à  l’Office fédéral pour exiger que les informations collectées à  mon sujet soient retirées de la banque de données.

Imaginez cette chose incroyable : on m’a mis sous surveillance ; donc je suis soupçonné d’avoir un lien avec le terrorisme, alors que je ne suis qu’un simple militant, un membre du parti écologique VERT, qui mène une action politique publique. Je suis donc un bon exemple pour démontrer que la police fédérale est en train de passer la limite ; que cette police n’accepte pas de se conformer aux règles clairement établies par la loi.

Silvia Cattori : Allez-vous encourager les gens, dont l’opinion ou l’activité politique est susceptible d’intéresser la police, à  connaître leur situation en matière de fichage ? Y a-t-il des forces politiques, des associations, avec lesquelles vous comptez agir pour exiger des autorités qu’elles mettent un terme aux activités illégales de cette police secrète ?

Balthasar Glà¤ttli : Oui, notre association entend porter à  la connaissance des gens cette affaire de fichage pour les encourager à  savoir s’ils font l’objet d’une surveillance et s’assurer qu’ils ne sont pas fichés abusivement. Il est impératif que le plus de gens possible déposent leur demande auprès du Préposé fédéral, M. Thür, pour savoir s’ils sont fichés.

Nous sommes bien évidemment conscients qu’aujourd’hui, avec les archives électroniques, il est plus difficile de vérifier ce qui se passe que lors de la précédente « affaire des fiches ». C’est pourquoi, nous allons exiger du Conseil fédéral qu’il prenne toutes les précautions pour que la police politique ne puisse en rien modifier ou effacer le contenu des fiches. Il est impératif que toutes les informations collectés illégalement soient soustraites au « Service d’analyse et de prévention » et consigné dans les archives fédérales. Ceci pour s’assurer que ce service de police n’y ait plus du tout accès et ne puisse en aucun cas effacer les traces de toute cette activité illégale. D’après la loi, et l’ordonnance respective, les données et les dossiers devenus inutiles, ou destinés à  être effacés, doivent être transmis aux archives de la Confédération [8]. Ceci de manière à  ne plus permettre à  la police de les modifier.

Nous demandons également, que toutes les fiches soient examinées et, qu’après un certain délai, elles puissent être accessibles, non seulement à  ceux qui font des recherches scientifiques, mais aussi aux « fichés » eux-mêmes.

Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de la part des autorités locales et fédérales ?

Balthasar Glà¤ttli : Je suis intervenu auprès de la sous-commission de contrôle de la ville Zurich , pour lui demander de vérifier ce qu’il y a dans les archives de la police communale à  mon sujet. J’attends donc des autorités locales qu’elles interviennent et agissent de façon à  obtenir que tout le monde ait la possibilité de consulter sa fiche.

J’espère vivement que nos démarches conduiront à  un changement de la politique suivie jusqu’ici par Berne. Pour l’instant, si j’en juge par les déclarations de M. Urs von Daeniken, chef de la Division principale du « Service d’analyse et de prévention », les choses ne vont pas dans la bonne direction. Au journaliste du Sonntag Blick qui lui demandait pourquoi on m’a mis sous surveillance, « fiché » pour le simple fait d’avoir demandé l’autorisation d’une manifestation pacifique, il a répondu :« Il y a bien sùr des raisons pour que l’on ait constitué cette fiche ». La presse locale a repris les affirmations de M. Daeniken qui maintiennent en substance, que ce ne sont pas les fiches le problème, que le vrai problème ce sont les moyens de contrôle limités qui entravent les services de police dans leur tâche de « protéger les Suisses du terrorisme ».

Ce genre de propos, qui tendent à  insinuer que de graves suspicions pèsent sur moi, que je serais assimilable à  des « terroristes » ou des « extrémistes », sont intolérables. C’est pourquoi je ne vais pas en rester là . Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je veux savoir si la police locale a collecté des informations me concernant, dans d’autres circonstances que celles évoquées, mais qui n’apparaissent pas sur l’ordinateur de la police fédérale. Je veux savoir quel genre d’information la police de Zurich a transféré à  la police fédérale durant trois années de surveillance et aussi combien de personnes sont concernées par ce fichage.

Je pars de l’hypothèse que, même si il n’y a pas de fichier ou d’informations stockées sur telle ou telle personne dans la banque de données fédérales, il se pourrait que, dans les Cantons, ou au niveau local, il y ait également des informations archivées. En effet, le processus de surveillance, de collecte et de fichage, est le fait de policiers cantonaux et – pour la ville de Zurich, ou de n’importe qu’elle localité, de policiers communaux. Ce sont donc les policiers locaux qui rédigent des rapports sur les gens surveillés et leurs activités, et qu’ils les transfèrent ensuite à  la police fédérale. C’est cette dernière qui décide si telle ou telle information sera stockée et conservée dans la banque de données fédérale.

Silvia Cattori : Je vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.

Notes

[1] Il s’agit du « Service d’Analyse et de prévention » (SAP). Ce service de renseignement fédéral a été vivement critiqué en 2006, quand les Suisses ont découvert qu’il avait fait surveiller par un agent secret le centre islamique de Genève, dirigé par M. Hani Ramadan, un intellectuel suisse] de confession musulmane. Les méthodes illégales du SAP, dans la surveillance de M. Ramadan, et les raisons de cette infiltration abusive, restent encore à  éclaircir.

[2] M. Balthasar Glà¤ttli est Directeur de l’association « Solidarité sans frontières ». Il est membre du Parlement de la ville de Zurich, parti VERT.

[3] Voir la réponse du PFPDT à  M. Glà¤ttli.

[4] L’article de loi qui règle les limites du fichage (état au 1er aoùt 2008),

L’ensemble de la loi.

[5] Voir :
http://www.droitsfondamentaux.ch/2008/aktuell23072008.shtml

[6] L’Art. 18 règle le Droit d’être renseigné. Dans les cas de M. Glà¤ttli, le Préposé fédéral à  la protection des données et à  la transparence (PFPDT) s’est basé sur le paragraphe 18.3 qui prévoit une réponse sommaire dans des cas exceptionnels (et non pas l’art 18.1 qui n’apprend rien au requérant).

[7] L’arrestation du journaliste de la Wochen Zeitung (WoZ) à  Berne, lors d’une manifestation de protestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 19 janvier 2008, par un agent secret qui avait suivi le journaliste les jours précédents, a permis de lever un coin du voile sur les activités réelles de la police fédérale. La découverte que six députés socialistes à  Bâle étaient espionnés, agite depuis quelques mois les milieux politiques concernés.

[8] Voir l’Ordonnance sur le système de traitement des données relatives à  la protection de l’Etat, article 20.

L’AFP manipule les propos de la ministre suisse des Affaires étrangères

Mercredi 27 août 2008

L’AFP manipule les propos de la ministre suisse des Affaires étrangères

© VoltaireNet

afp suisse

L’Agence France Presse (AFP) a publié une dépêche titrée : « La cheffe de la diplomatie suisse souhaite favoriser le dialogue avec Oussama Ben Laden et Al-Qaïda ».
Cette imputation a été reprise dans Le Monde sous le titre : « La ministre des affaires étrangères suisse prête « à  s’asseoir à  la table de Ben Laden » »

L’AFP et Le Monde rendent compte du discours prononcé par Micheline Calmy-Rey, le 25 aoùt 2008, à  Berne à  l’occasion de la conférence annuelle des ambassadeurs de Suisse. Cette allocution était intitulée : « La politique étrangères d ela Suisse : entre dialogue et exclusion » (voir document joint).

En réalité, le propos du ministre visait à  alerter les diplomates face au nombre de conflits actuels et à  souligner que le dialogue est un moyen efficace pour les désactiver ; lequel dialogue inclus des protagonistes non-étatiques. Mme Calmy-Rey critiquait ainsi une sorte de pseudo-moralisme ou de pseudo-pensée qui rejette toute discussion avec des groupes contestataires (qualifiés selon les cas de nationalistes ou d’étranger, de rebelles ou de guérilla, de sécessionnistes ou de séparatistes, etc.) et ne voient pas d’autre solution que la répression.

Micheline Calmy-Rey précisait : « Certains s’indignent en voyant dans ce réalisme une glissade prototerroriste. Ne nous laissons pas duper : le dialogue ne conduit pas inexorablement à  accepter l’inacceptable ; comprendre ne veut pas dire excuser et ne signifie pas complicité. Le dialogue s’appuie certes sur le compromis ; mais rechercher le compromis ne veut certainement pas dire compromettre les valeurs auxquelles on croit profondément. » (…) « Alors, faut-il écouter ces bien-pensants ? Ou alors rechercher le dialogue sans discrimination – quitte à  s’asseoir à  la table d’Oussama Ben Laden ? »

Le porte-parole du gouvernement suisse a dénoncé la mauvaise foi de l’AFP qui déforme la réflexion sur une question de principe jusqu’à  la présenter comme l’annonce d’une initiative diplomatique (cf. Communiqué officiel).

La Suisse dispose d’une grande expérience dans la résolution des conflits. Elle soutient ou patronne de tels canaux de dialogue dans diverses parties du monde, par exemple entre Palestiniens et Israéliens ; ou encore entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC. Bien que, dans ce dernier cas, son action a donné lieu à  une polémique avec la Colombie et la France.

L’Agence France Presse (AFP), organisme de droit public français créé par la loi du 10 janvier 1957, est la troisième agence de presse au monde. Ses dépêches, réputées honnêtes et objectives, servent de matière première à  des milliers de médias dans le monde.

Un accélérateur de particules au banc des accusés

Mardi 24 juin 2008

Un accélérateur de particules au banc des accusés

© Sur-la-Toile.com

Le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider), très attendu dans la communauté scientifique, est mis en accusation, coupable de pouvoir produire un trou noir pouvant engloutir la Terre !

En effet, deux « physiciens », l’un espagnol (Luis Sancho), l’autre américain (Walter L. Wagner), voient un danger pour notre Terre dans cet accélérateur de particules. Ils craignent la création de « particules lourdes animées de vitesses très lentes » engendrant selon eux des minis trous noirs nous mettant tous en danger.

Le LHC est censé révolutionner le monde de la physique, en apportant notamment des précisions sur les premiers instants de l’univers, juste après le big-bang, grâce à  l’étude des particules issues d’une très forte collision de « deux faisceaux de particules subatomiques ». Le porte-parole du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, responsable du projet, précise que « deux études ont déjà  démontré que les recherches étaient sùres ».

Rappelons que le physicien Américains Walter L. Wagner n’en est pas à  son coup d’essai, il a déjà , en 1999, protesté de la même façon contre un accélérateur de particules américain.

hadron

La première confrontation aura lieu le 16 juin prochain devant le tribunal pour débattre de l’avenir du LHC dans sa quête de ce que furent les premiers instants de l’univers.

Source: Galgui-Info

La télé suisse confond l’hymne allemand avec l’hymne nazi

Lundi 23 juin 2008

La télé suisse confond l’hymne allemand avec l’hymne nazi

© Ozap.com

C’est une énorme erreur qu’a commise lundi soir la télévision suisse SRG. Au début du match Allemagne-Autriche, dernière rencontre du groupe D de l’Euro 2008, la chaîne helvète traduit les paroles de l’hymne allemand.

Le problème, c’est qu’au lieu de traduire les paroles de l’hymne national allemand, la SRG a affiché les paroles de l’ancien hymne de l’Allemagne nazie ! Depuis, la chaîne se confond en excuses : « C’est une erreur impardonnable », rejetant la faute sur… « les rédactrices » en charge des sous-titrages de la chaîne.

Il faut dire que l’hymne allemand actuel est le même depuis 1922 mais ne comprend pas les paroles du premier couplet où l’on apprend que « l’Allemagne est au-dessus de tout ». Des paroles qui étaient dans la version nazie du Deutschlandlied (« le chant de l’Allemagne ») mais qui ne sont plus chantées depuis la fin du IIIe Reich.

Nouveau complot! Les journaux gratuits seraient parrainés par l’UDC!!

Lundi 12 mai 2008

Nouveau complot! Les journaux gratuits seraient parrainés par l’UDC!!

© Jeta Blog Tribune de Genève

Avez-vous vu ?, peut-être avez-vous lu ?, une fois, par curiosité (malsaine pour celle-ci), ou tout simplement par ennui, dans l’attente d’un train en retard, l’un de ces « torchon » distribués à  tout va aux endroits de passage stratégiquement évalués.

Si d’aventure, cette curiosité, vous à  poussé à  mobiliser vos sens dans cette lecture, et ainsi déchiffrer ce « fatras » d’inepties, de sombres histoires de meurtres, accidents terribles, procès en tout genres, tueries, suicides, violence des jeunes, insécurité générale, etc.…, présents dans les journaux payants, mais ici mis en évidence de manière à  attirer le regard d’une clientèle pressée par son « métro-boulot-dodo », peu encline à  lire quoique ce soit d’ordinaire, et donc susceptible d’être manipulée plus facilement puisque ses opinions se fondent sur du visuel avant tout., vous avez peut-être pensé : « mon dieu, dans quel monde vivons nous ! , bon sang !, mais c’est bien sur !, il n’y a que l’UDC pour nous sortir de ce pétrin ».

Ainsi, vous voilà  inscrits et votants désormais pour le grand parti de la « poutze », transformés en moutons de panurge suivants aveuglément et sans en comprendre le danger, le grand et vieux parti se lancer tête baissée dans cet abîme de bêtises puériles et revanchardes qu’il nous sert à  nouveau depuis quelques semaines.

Gaetan.

Les Coulisses d’un vote

Mercredi 30 janvier 2008

Les Coulisses d’un vote

les coulisses dun vote

Suisse: la droite dure remporte les élections

Lundi 22 octobre 2007

Suisse: la droite dure remporte les élections

© Rue89, Par Ian Hamel (Journaliste), 21/10/2007

Après avoir fait campagne sur des thèmes xénophobes, l’UDC du populiste Blocher sort grand vainqueur du scrutin fédéral.

christoph blocher

L’Union démocratique du centre (UDC) -qui n’a jamais aussi mal porté son nom-, dirigée par le milliardaire populiste Christoph Blocher, sort grand vainqueur des élections législatives en Suisse avec près de 29 % des suffrages. Ouvertement xénophobe, l’UDC n’a jamais fait dans la nuance. Il exhibait sur ses affiches électorales trois moutons blancs chassant des verts pâturages helvétiques un mouton noir…

Le triomphe de l’UDC était annoncé, comme lors des précédentes élections fédérales de 2003. Il est arrivé, sans la moindre surprise. L’Union démocratique du centre conforte sa position de premier parti de Suisse, avec 28,8% des suffrages. Il disposera dorénavant de 62 sièges sur 200 au Conseil national (Assemblée nationale). Au scrutin précédent, l’UDC avait déjà  obtenu 26,7% des voix.

Lourd revers en revanche pour le Parti socialiste, autre poids lourd de la politique suisse. Pratiquement inexistant tout au long de cette campagne électorale musclée, il chute de plus de 4 points, et se retrouve à  19,1%. Il n’aura pas plus de 43 députés.

Autre poussée significative, mais cette fois de l’autre côté de l’échiquier politique, celle des Verts, qui frôlent la barre des 10%. Les écologistes, qui dirigent des villes de Genève et Lausanne, pourraient réclamer un poste de ministre au niveau fédéral.

Une carte d’identité suisse avec le portrait d’Oussama Ben Laden

Christoph Blocher, 67 ans, n’a ni le physique ni le parcours d’un dirigeant d’extrême droite. Fils d’un pasteur, ce Zurichois au « look » d’un employé de bureau, a fait fortune dans l’industrie chimique. Lorsqu’il se lance en politique, dans les années 70, l’UDC n’est qu’un petit parti conservateur, essentiellement implanté en Suisse alémanique, dans les cantons protestants, axé sur la défense des paysans et des petits commerçants. Il en a fait une redoutable machine de guerre, ouvertement xénophobe, et entièrement dédiée au culte du chef. Christoph Blocher n’a pas de dauphin.

Même Jean-Marie Le Pen n’a jamais osé aller aussi loin dans la provocation. Hostile aux naturalisations des étrangers non européens, l’UDC ose placarder la reproduction d’une carte d’identité suisse avec le portrait d’Oussama Ben Laden. Il est même hostile à  ce que des étrangers puissent devenir propriétaires dans la Confédération.

Quant à  son bras droit, Ueli Maurer, il n’a pas hésité à  déclarer durant la campagne électorale: « Soutenir l’égalité des chances signifie actuellement ramener les élèves doués au niveau de requérants d’asile angolais ». Bref, l’UDC affiche son racisme sans le moindre complexe.

Toute la campagne a tourné autour de l’UDC et de ses provocations

Ni le Front national, ni le FpචJà¶rg Haider en Autriche, n’ont eu l’audace de rappeler que les femmes feraient mieux de rester à  la maison pour s’occuper des enfants! Le problème, c’est que la vie politique suisse, ennuyeuse à  en mourir avant l’arrivée de Christoph Blocher, se résume dorénavant aux provocations du leader populiste zurichois, suivies des protestations indignées de ses adversaires. Jamais le Parti socialiste n’a pris la moindre initiative tout au long de cette campagne. Les adversaires de l’UDC se contentent d’affirmer que ce parti « pue », ou de comparer Blocher à  Mussolini.

Résultat, l’Union démocratique du centre n’a pas hésité à  couvrir les murs du pays avec une affiche montrant trois moutons blancs en train de bouter hors du drapeau suisse un mouton noir. Pascal Sciarini et Sarah Nicolet, du Département de science politique de l’Université de Genève, notent dans le quotidien « Le Temps »:

« Les ouvriers, l’ancienne classe moyenne des commerçants et artisans, les agriculteurs se comptent le plus souvent parmi les perdants, ce sont eux qui font le succès de l’UDC. »

En clair, tous ceux qui ont peur de l’Europe, de la mondialisation, du brassage culturel, voient en Christoph Blocher un sauveur. Sans l’UDC, la Suisse aurait très vraisemblablement adhéré à  l’Union européenne. Des entreprises françaises, allemandes ou britanniques répondraient à  des appels d’offres dans la Confédération. Un tel appel d’air qui mettrait à  mal une économie suisse ultra protégée. Aujourd’hui encore, un architecte ou un plombier zurichois rencontre toutes les difficultés pour proposer ses services dans les cantons de Berne ou de Fribourg.

L’UDC triomphe malgré un bilan médiocre

En 2003, après la victoire de l’UDC, qui est devenu le premier parti de Suisse, Christoph Blocher est entré au Conseil fédéral (gouvernement) comme ministre de la Justice et de la Police. Son bilan est assez médiocre aux yeux de ses supporters d’extrême droite.

Il n’a pas pu, bien évidemment, organiser des charters pour expulser par centaines de milliers les étrangers (qui représentent 20% de la population). Tout simplement par de que la Suisse, qui tourne à  plein régime (le chômage n’atteint que 2,5%) a besoin de tous les bras.

Ce milliardaire, propriétaire un château, a réalisé le tour de force durant cette campagne d’apparaître comme le principal opposant du gouvernement, alors qu’il est à  la tête d’un des principaux ministères! Ses adversaires de droite (Parti radical et Démocrates chrétiens) et de gauche (socialistes) n’ont guère abordé les vrais problèmes qui attendent la Suisse dans les années à  venir. Et pour lesquels l’UDC n’apporte pas de solution.

Il y a en premier lieu les relations entre la Suisse et l’Union européenne, qui devront aboutir concernant la libre circulation des personnes et l’agriculture. Il y a l’âge de la retraite, face à  une population vieillissante. Sans oublier l’énergie, dans un pays privé de matières premières. Or, trois réacteurs nucléaires sur cinq seront hors service d’ici 2020. Il y a enfin les étrangers, et notamment les musulmans, indispensables pour faire tourner l’économie, et que l’on ne pourra plus insulter ouvertement!

Les socialistes se sont contentés de répliquer (mollement) à  l’UDC. Ils viennent de perdre 9 sièges à  l’Assemblée nationale. En revanche, les Verts sortent leur épingle du jeu. Ils sont à  9,5% (+ 1,8%) et peuvent dorénavant compter sur 18 députés (+ 4 sièges). Les écologistes ont déjà  déclaré qu’ils étaient prêts à  assumer des responsabilités gouvernementales. En d’autres termes, dans un pays où les postes se répartissent à  la proportionnelle, ils pourraient revendiquer un poste de ministre en décembre prochain.

Toutefois, Ueli Leuenberger, le vice-président des Verts a prévenu: « Il faut vider Christoph Blocher et élire un Vert au Conseil fédéral. Comment peut-on envisager que quelqu’un comme lui, qui ricane lorsqu’il parle d’écologie -la préoccupation numéro une des Suisses- puisse représenter le pays? ».

Les populistes de l’UDC confortent leur position en Suisse

Lundi 22 octobre 2007

Les populistes de l’UDC confortent leur position en Suisse

© Reuters, LeMonde.fr, Par Tom Armitage et Sven Egenter

touche pas a mon peuple

ZURICH (Reuters) – L’Union démocratique du centre (UDC, populiste) s’est affirmée en tant que première formation du Conseil national (chambre basse du parlement suisse), remportant près de 29% des voix selon des résultats partiels des élections fédérales helvétiques.

Portés par les craintes liées à  l’immigration et au maintien du niveau de vie, les populistes suisses de l’UDC de Christoph Blocher ont poursuivi leur ascension entamée il y a dix ans après avoir fait campagne sur des thèmes comme le rejet des « moutons noirs » étrangers.

Des estimations nationales montrent que l’UDC a renforcé son assise de six sièges (28,8% des voix) et les Verts de quatre (9,5%), tandis que le Parti démocrate chrétien (PDC) gagne trois sièges (14,6%).

Le Parti socialiste perd neuf sièges (19,1%) et le Parti radical-démocratique (PRD) six (15,9%).

Le second tour, qui donnera son visage définitif aux deux chambres, est prévu le 11 novembre.

L’UDC a affirmé ne pas avoir l’intention de bouleverser la composition du Conseil fédéral, organe exécutif du pays composé de sept ministres issus des quatre principaux partis.

Source d’une effervescence inhabituelle sur la scène confédérale, les propositions du parti de Christoph Blocher en faveur de l’expulsion des criminels étrangers, jugées xénophobes par beaucoup, ont donné lieu à  des affrontements, il y a deux semaines, à  Berne, entre forces de l’ordre et militants d’extrême gauche.

Le président de l’UDC, àƒÅ“li Maurer, a déclaré que le résultat de sa formation était le meilleur enregistré par un parti suisse depuis 1919 et s’est engagé à  mener à  bien les initiatives proposées par le parti, notamment la suppression de tout projet d’adhésion à  l’UE.

« La question de l’adhésion à  l’Union européenne devrait disparaître de tous les esprits désormais, a-t-il déclaré. Nous allons baisser les taxes. Nous allons apporter la sécurité. »

Les responsables du Parti socialiste n’ont pas caché leur amertume. « C’est une nette défaite », a reconnu Hans-Jürg Fehr, président du parti.

« PROVOCATION »

A Genève, l’UDC a réussi dimanche une percée dans un canton longtemps considéré comme un fief de gauche en devenant le premier parti cantonal avec près de 20% des suffrages pour le Conseil national.

Dans le canton de Vaud, l’UDC devient également la première force politique avec, en prime, son candidat qui bataille pour la première place à  la chambre haute.

« Les résultats obtenus dépassent nos espérances », a déclaré à  la Télévision Suisse Romande Yvan Perrin, candidat UDC aux Etats dans le canton de Neuchâtel.

Alors que la « vague bourgeoise » regroupant les formations de droite se confirme dans les cantons alémaniques, le Parti socialiste a résisté, à  l’image du canton de Bâle-Campagne où la gauche a remporté un second siège aux Etats.

En 2003, l’UDC avait remporté 26,7% des sièges au Conseil national, devant les socialistes (23,3%). A la chambre haute, le Parti démocrate chrétien (PDC, centre conservateur) représentait la première force politique avec 15 membres, devant le Parti radical démocrate (PRD, droite).

« La campagne a été dominée par l’UDC. Leur style est celui de la provocation et ça marche lorsqu’il y a des réactions », observe Georg Lutz, professeur de sciences politiques à  l’université de Berne.

« Ils font campagne de cette façon depuis dix ans, ils doivent donc flirter de plus en plus avec les positions racistes pour continuer à  susciter des réactions. Ils ont atteint la limite au-delà  de laquelle il commenceront à  perdre des électeurs », ajoute-t-il.

Les affiches de l’UDC, qui montraient trois moutons blancs poussant un congénère noir hors du drapeau fédéral, n’ont pas manqué de faire réagir et les déclarations de ses représentants, qui refusent de voir des minarets se dresser dans les cités suisses, lui ont valu les foudres des instances onusiennes chargées de veiller au respect des droits de l’homme.

Le nouveau parlement doit désigner en décembre les sept membres d’un nouvel exécutif (Conseil fédéral).

UDC Xénophobe Frustré

Dimanche 21 octobre 2007
mouton triste

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moutonnoirhomme

udc hop

Logo UDC, 3 Moutons Blancs et 1 Mouton Noir

Dimanche 21 octobre 2007

Le Logo du parti UDC Suisse

Provocateur?

udc pour plus de secu

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