Archive pour la catégorie ‘Skull & Bones’

Skull and Bones, fantasmes et vérités sur la plus célèbre société secrète universitaire américaine

Dimanche 24 janvier 2010

Skull and Bones, fantasmes et vérités sur la plus célèbre société secrète universitaire américaine

© 20minutes.fr

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Les membres de Skull and Bones de 1947, à Yale/bushlibrary.tamu.edu

ETATS-UNIS – Christie’s a finalement renoncé à proposer aux enchères les ossements polémiques…

De notre correspondant à Los Angeles

Dans la mythologie universitaire américaine, dur de faire plus fascinant que le mystère drapant les sociétés secrètes étudiantes. Antichambre du pouvoir où se prépare le contrôle du monde selon les uns, simples lieu de débauches pour les autres, elles ont largement attisé l’imagination Hollywood. Vendredi, la maison Christie’s a finalement renoncé à proposer aux enchères les ossements ayant séjourné dans le QG de Skull and Bones à Yale. L’occasion de se pencher sur cette célèbre société secrète à laquelle appartiennent notamment les Bush père et fils et John Kerry. Bienvenue chez les Bonesmen.

Culte du secret

Une société secrète, c’est comme le Fight Club. La règle n°1, c’est qu’on n’en parle pas. Skull and Bones (littéralement «crâne et os») a été fondée en 1832 à Yale, l’une des plus prestigieuses universités américaines avec Harvard, Princeton et Stanford. A l’inverse des fraternités, impossible de déposer sa candidature: Skull and Bones choisit et contacte ses nouvelles recrues.

«Chaque année, 15 juniors (étudiants de 3e année) sont approchés par le club et l’intègrent en général l’année suivante», explique Mike Dunham, ancien président du Rumpus, le tabloïd satyrique de Yale. Le recrutement se fait parmi les plus puissants et les plus connectés ou chez les étudiants les plus brillants, académiquement ou sportivement.

Présidents, sénateurs, juges, banquiers, sportifs, artistes… «La concentration des membres de cette petite société dans les hautes sphères est incroyable», confie la journaliste d’investigation Alexandra Robbins, ancienne de Yale et auteur du livre Skull&Bones, la vérité sur la secte des présidents des Etats-Unis. Elle même membre de la société secrète Scroll and keys avant de se faire virer lors de la parution de son livre, elle précise: «Skull and Bones existe pour une seule raison: placer ses membres dans des positions éminentes et qu’ils s’aident ensuite les uns les autres.»

Selon les périodes, l’identité des membres est parfois révélée, mais jamais leurs pratiques. Plusieurs listes de membres avérés ou supposés ont été publiées. Certains ont publiquement reconnu être des Bonesmen, comme George W. Bush ou John Kerry, lors de la présidentielle de 2004. Mais interrogé plus en détail, Bush a plaisanté: «C’est secret, je ne peux en parler.» Et n’a pas lâché un mot de plus.

Les Bonesmen et la bombe atomique

De nombreuses légendes circulent sur Skull and Bones. Le grand-père de George W. Bush, Prescott, aurait dérobé les ossements (pas ceux mis en vente) du chef indien Geronimo. Ils seraient depuis entreposés dans The Tomb, le QG de la société sur le campus. Plusieurs historiens estiment qu’il existe des indices, mais d’autres écartent l’hypothèse. Dans le doute, l’arrière petit-fils du chef apache a entamé une procédure judiciaire contre l’université en février dernier.

Plus prisé chez les théoriciens du complot: les liens entre Skull and Bones et la bombe atomique. «Les thèses conspirationnistes affirment que Skull and Bones a lâché la bombe», raconte Alexandra Robbins. Elle poursuit. «Ce qui est intéressant, c’est là où la ligne se brouille. En vérité, même si les instructions ne sont pas venues directement de leur quartier général, plusieurs Bonesmen faisaient partie du War Department et étaient en effet en chargés de superviser la construction et le déploiement de la bombe.»

Et les filles?

Pendant 160 ans, le club est resté exclusivement masculin. Mais depuis 1992, Skull and Bones s’est ouvert à la gent féminine et s’est également diversifié, cherchant à se défaire de son image de white men only club. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde: certains membres ont fondé 9 balls, une société concurrente.

Ci-dessous, une vidéo qui aurait été filmée à l’intérieur du QG des Bonesmen, The Tomb.

A. Schwarzenegger: Skull & Bones

Jeudi 29 janvier 2009

Skull & Bones

Histoire des Skull and Bones

Lundi 21 juillet 2008

Histoire des Skull and Bones

© Alter Info

Première (sur deux) partie de l’histoire de la fraternité satanique et dégénérée des « Skull and Bones » de l’université de Yale.

Références multiples… Accusations très très GRAVES.

En hommage au départ de Skully qui sait aujourd’hui d’où vient son pseudo.


Histoire des Skull and Bones I
envoyé par LeLibrePenseur

Histoire des Skull and Bones II

Deuxième et dernière partie de l’histoire de la fraternité satanique et dégénérée des « Skull and Bones » de l’université de Yale.

Références multiples… Accusations très très GRAVES.


Histoire des Skull and Bones II
envoyé par LeLibrePenseur

Société secrète aux États-Unis…

Mardi 3 juin 2008

Société secrète aux États-Unis…

© Le Post

Cette société secrète se nomme Skull and Bones, soit « crâne et os ».

Elle a été créée aux États-Unis en 1832 et a intégré en tant que membres George Bush, George W. Bush, John Kerry etc…

La société secrète Skull And Bones a récupéré la symbologie mortuaire des loges maçoniques dans la décoration de ses salles et dans ses rituels.

Les membres recrutent chaque année 15 étudiants de l’université de Yale afin de les intégrer dans leur groupe élitiste.

àƒÅ tre recruté par les Skull and Bones, est un signe pour l’étudiant qu’il fait partie de l’élite des grands, et qu’il sera amené un jour à  être un futur gouvernant des États-Unis d’Amérique.

Émission datant de 2000.
Traduction et sous-titrage www.discernement.info


Société Secrète Skull&Bones
envoyé par guil50cents

VoltaireNet: Skull and Bones, l’élite de l’Empire

Jeudi 22 mai 2008

Skull and Bones, l’élite de l’Empire

© VoltaireNet.org, je me suis encore autorisé de copier l’intégralité de cet article copyrighté, mais il le faut!

Cauchemar américain

Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent. Les deux candidats à  la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.

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L’association des Skull & Bones nourrit une importante littérature conspirationniste, qui rend responsable ses membres du scandale du Watergate, de l’invasion de la Baie des Cochons ou encore de l’assassinat de John F. Kennedy. Par ses connexions avec le milieu des affaires, notamment le secteur bancaire, ces anciens potaches de l’université de Yale contrôleraient la finance mondiale, voire l’avenir de la planète. Les Skull & Bones auraient d’ailleurs noyauté le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, la CIA, etc.

Il n’est pas question de discuter dans Voltaire, une publication laïque, de l’ésotérisme pratiqué au sein de cette organisation au cours des rites d’initiation, ou des cérémonies annuelles, mais d’analyser sa fonction sociale et son éventuel rôle politique. Les Skull & Bones illustrent surtout comment, aux États-Unis, s’est perfectionné un système de reproduction des élites par le biais d’une sélection qui, contrairement au mythe du self-made man, ne doit rien au hasard ou aux qualités individuelles. En effet, comme le souligne Anthony Sutton, les membres les plus actifs de l’organisation viennent d’un « noyau d’environ 20 à  30 familles », attachées à  la défense de leur héritage et de leur lignée. Il existe ainsi de nombreux mariages entre des représentants des familles membres des Skull & Bones, bien que seuls les étudiants mâles aient pu, jusqu’à  une date récente, adhérer à  l’organisation.

Yale, une université puritaine et élitiste

Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l’université de Yale. Un choix qui, selon la remarquable enquête de la journaliste de l’ Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard [1].

Au début du XVIIIe siècle, l’ensemble des universités états-uniennes, qu’il s’agisse d’Harvard, Dartmouth, Williams, Bowdoin, Middlebury ou encore Amherst, ont été fondées par des Congrégationnalistes. Mais ils subissent alors la concurrence des Presbytériens, ce qui incite le président d’Harvard, Increase Mather, à  agir. En 1701, il quitte son poste et créée une nouvelle université, « afin que l’Intérêt de la Religion soit préservé, et que la Vérité soit transmise aux générations futures ». Avec l’aide de dix pasteurs, dont neuf viennent d’Harvard, il parvient ainsi à  fonder le Collegiate School of Connecticut. En 1711, Isaac Newton, Richard Steel et Elihu Yale sont approchés pour transmettre des livres de leur collection personnelle à  la jeune institution. Les contacts avec Yale, devenu extrêmement riche grâce à  ses activités au sein de la Compagnie des Indes orientales et en tant que gouverneur de la colonie de Madras, sont particulièrement fructueux. Non content de fournir des livres, il finance également largement l’université, qui lui rend hommage en prenant son nom, à  partir de 1720, Yale University.

Les liens avec le congrégationnalisme garantissent le puritanisme de l’enseignement et du mode de fonctionnement de Yale. Les étudiants et professeurs doivent prononcer une profession de foi à  leur entrée dans l’établissement, et peuvent être renvoyés si leur sincérité est sérieusement mise en doute. À ce puritanisme s’ajoute un élitisme forcené : les étudiants sont classés, dès leur arrivée à  Yale, non pas en fonction de leurs capacités, mais de la position sociale de leurs parents. En tête de classe, les fils ou petit-fils de gouverneurs, de vice-gouverneurs. Puis viennent les membres des familles de juges de la Cour suprême. Un plus bas dans le classement, on trouve les fils de pasteurs et d’anciens élèves. En queue de peloton, les fils de fermiers, de marchands et d’artisans. Ce classement décide de la place attribuée à  chaque élève dans les salles de classe, à  la chapelle et à  la cantine. Le plus étonnant, note Alexandra Robbins, n’est pas que ce classement d’entrée dépende du statut social de la famille de l’élève, chose courante dans beaucoup d’universités au XVIIIe siècle, mais plutôt qu’il n’évolue pas avec la scolarité. Ainsi Yale devient l’exemple idéal-typique d’une institution reproduisant les élites et leur hiérarchie interne. Le déclassement est en général occasionné par un manquement disciplinaire, et sanctionne le fait que l’élève a ainsi entaché l’honneur de sa famille.

Il faut ajouter à  ce mode de fonctionnement peu banal la licence explicitement donnée aux élèves plus âgés de bizuter, voire de brimer et d’humilier les étudiants des classes inférieures. Le règlement prévoit une série de mesures visant à  assurer le respect de la hiérarchie la plus arbitraire, fondée uniquement sur l’âge. Lyman Bagg a raconté dans un ouvrage, Quatre ans à  Yale, paru anonymement en 1871, comment il analysait les mécanismes mis en place par l’institution. Ces pratiques autorisées reflètent selon lui le « pouvoir énorme des « coutumes » de l’école dans la création d’une folie temporaire qui fait des hommes faibles des êtres cruels et des hommes bons des êtres sans pitié ».

Cette propension à  l’élitisme, à  la hiérarchie brutale et au puritanisme incite les élèves, à  la fin du XVIIIe siècle, à  monter plusieurs sociétés parallèles à  l’université. Il s’agit au départ d’associations littéraires, telles que Linonia et Brothers in Unity. L’ensemble des élèves est appelé à  adhérer à  l’une ou l’autre des organisations. Ce qui n’est pas assez élitiste pour ceux qui souhaitent une stricte reproduction de la nouvelle « aristocratie » états-unienne. En 1780 la branche Alpha de l’organisation Phi Betta Kappa est fondée à  Yale. Plusieurs autres sociétés fleurissent à  l’époque : la Beethoven Society, l’Hexahedron Club… Petit à  petit, les salons littéraires perdent de leur importance, remplacés par des sociétés secrètes, plus élitistes et plus fermées. Au milieu du XIXe siècle, on en dénombre trois principales : les Skull and Bones (Crâne et os), les Scroll and Key (Parchemin et clé) et Wolf’s Head (Tête de loup).

Parallèlement, le corps enseignant de Yale décide de suivre le mouvement. Six ans après la création de Skull & Bones, six membres de l’élite enseignante de l’université se réunissent au sein du « Club », bientôt appelé le « Old Man’s Club ». Parmi ses six membres fondateurs, on trouve les professeurs Josiah Willard Gibbs et Theodore Dwight Woolsey. Bientôt, l’organisation comptera dans ses rangs William Howard Taft, le futur chief justice du Connecticut Simeon E. Baldwin, l’universitaire Thomas Bergin, le neurochirurgien Harvey Cushing, et le fondateur des Skull & Bones, William H. Russell. Seuls Thomas Bergin et Harvey Cushing ne deviendront pas, par ailleurs membre des Skull & Bones.

La guerre de l’opium

L’université de Yale était un terreau particulièrement fertile pour qu’y prospère une société secrète aussi élitiste et influente que les Skull & Bones. Mais le succès de cette organisation secrète doit aussi beaucoup à  la personnalité de son fondateur, William H. Russell. Celui-ci appartient à  la grande famille Russell, dont l’un des membres, le révérend Noadah Russell, membre éminent de l’Église congrétionnaliste, a participé à  la création de Yale. La famille Russell s’est également impliquée dans la grande guerre de l’opium qui oppose le Royaume-Uni à  la Chine dans la première moitié du XIXe siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, l’opium cultivé au Bengale avec la bénédiction de l’Angleterre est soumis à  un monopole d’exploitation confié à  la Compagnie des Indes orientales, une société qui dépend directement de la Couronne et à  laquelle Elihu Yale a participé par le passé. La guerre de l’opium, qui commence vers 1815, vise à  introduire de force cette drogue sur l’énorme marché chinois. De 320 tonnes annuelles en 1792, la contrebande d’opium atteint 480 tonnes en 1817, puis 3200 tonnes en 1837. La Chine demande alors à  la reine Victoria de faire cesser le trafic. La souveraine fait savoir que les revenus ainsi engrangés par le Royaume-Uni sont trop importants pour qu’elle décide d’y renoncer. La tension monte entre Pékin et Londres : en février 1839, un trafiquant chinois est exécuté devant les représentations cantonaises des commerçants britanniques. En juin 1839, la Couronne accepte de détruire d’importantes cargaisons d’opium. De nombreux Anglais quittent alors Canton et Macao pour relancer le trafic d’un peu plus loin, sous la protection officielle de la marine britannique. Dans ces conditions, l’incident est inévitable : le 4 septembre, c’est la première bataille navale de la guerre de l’opium, qui aboutit à  la destruction de nombreux navires chinois. Ces affrontements révèlent « la faiblesse des jonques de guerre chinoise et la sanglante détermination des protestants anglais pour que soient victorieux les principes du libéralisme fondé sur le trafic de l’opium » [2].

Samuel Russell, cousin de William Russell, est un important protagoniste de la guerre de l’opium. De nationalité états-unienne, il est le fondateur de la Russell & Company en 1813, qui va concurrencer, dans les années 1820, la domination britannique sur le trafic de drogue en direction de la Chine. L’un des membres éminents de la société était Warren Delano, Jr, le grand-père de Franklin Delano Roosevelt.

Du club Eulogie aux Skull and Bones

C’est dans ce contexte que William Russell crée les Skull & Bones, en 1832. Il est difficile d’établir avec précision dans quelles circonstances. Il s’agirait, au départ, d’une réaction à  l’exclusion d’un membre des Phi Beta Kappa, Eleazar Kingsbury Forster. Indigné par le procédé, et souhaitant redonner sa vitalité à  Yale, William Russell aurait condamné Phi Betta Kapa, pris Forster sous son aile et fondé, avec treize autres étudiants de Yale (dont Alfonso Taft [3]), une société encore plus secrète et encore plus forte, originellement intitulée le Club Eulogie, du nom de la déesse grecque de l’éloquence. Sous l’influence d’un récent voyage en Allemagne, Russell importe bon nombre de références germanques dans le rituel. En 1833, les jeunes membres adoptent la tête de mort et les ossements comme emblème. À la même époque, le chiffre 322 devient le « chiffre clé » de l’organisation. C’est en effet en 322 avant JC qu’est mort l’orateur grec Démosthène. Selon la « tradition Skull and Bones », la déesse Eulogie aurait alors rejoint le paradis, avant de redescendre en 1832 et de rejoindre la société secrète.

En 1856, les Skull and Bones sont officiellement incorporés au sein du Russell Trust, propriété de William H. Russell, grâce à  Daniel Coit Gilman (Bones 1852), président fondateur de l’Université John Hopkins. Le 13 mars de la même année, l’organisation déménage son quartier général au sein d’un bâtiment impressionnant sur le campus de Yale, pompeusement baptisé « la Tombe ». L’endroit est rapidement submergé de reliques guerrières et morbides : on y trouve, d’après les témoignages de membres recueillis par Alexandra Robbins, une accumulation de drapeaux, de tentures noires, d’armes recueillies sur les champs de bataille. Pour ne pas oublier qu’il s’agit d’une confrérie d’étudiants, une série de balles de baseball provenant des rencontres mythiques remportées par Yale est exposée dans une pièce. Le logo de la tête de mort est apposée quasiment sur tous les endroits vierges, tandis que des ossements de carcasses animales sont accrochées à  divers murs. Quelques squelettes et ossements humains sont également exposés. La plupart des tableaux présents dans l’enceinte représentent la Mort rencontrant tel ou tel personnage célèbre. Une atmosphère proche de l’univers de la famille Adams selon Marina Moscovici, conservateur d’art du Connecticut qui a travaillé à  la restauration d’une quinzaine de tableaux en 1999.

Une polémique a éclaté au début des années 1980 autour du crâne de Géronimo, que les Skull & Bones prétendaient détenir. Ils le montrèrent même à  un chef de tribu apache d’Arizona, Ned Anderson. Alors qu’on leur en demandait la restitution, les membres de l’organisation présentèrent un crâne différent de celui montré précédemment, et dont l’analyse révéla qu’il s’agissait de celui d’un enfant de dix ans, et non de celui du chef indien. L’authenticité de la relique, qui a depuis regagné « la Tombe », reste donc discutable.

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Quartier général des Skull & Bones, situé sur le campus de l’université de Yale et baptisé « la Tombe ».

Le fonctionnement de l’organisation est aujourd’hui mieux connu. Quinze membres sont recrutés chaque année, ce qui permet d’estimer à  environ 800 le nombre de membres vivants de l’organisation à  n’importe quelle date donnée. Encadrés par des membres plus anciens, les quinze nouveaux impétrants se réunissent deux fois par semaine pendant un an, pour discuter à  la fois de leur vie, de leurs études ou de leurs projets professionnels. Des débats sur des questions politiques et sociales ont également lieu. Une fois par an, la société organise une retraite à  Deer Iland, une vaste île située dans le fleuve Saint-Laurent, près de New York, où a été construit un club cossu à  l’anglaise. Il s’agit bien de Deer Iland et non de Deer Island, conformément à  la volonté de George D. Miller, membre des Skull & Bones et généreux donateur de la résidence [4].

Le rituel d’initiation a fait l’objet des interprétations les plus folles de la part des détracteurs de l’organisation. Pourtant, comme le rituel maçonnique, c’est essentiellement le secret qui l’entoure qui en est l’élément le plus déterminant. Et s’il est possible que les cérémonies se déroulant au sein de « la Tombe » aient eu, un temps, des conotations paganistes, voire satanistes, il faut également rappeler que le bizutage des nouveaux élèves de Yale était, par le passé, particulièrement cruel. Cependant, il est improbable qu’on demande aujourd’hui aux étudiants sélectionnés pour entrer dans l’organisation de se prêter à  des jeux sexuels morbides devant l’ensemble des autres initiés.

Le réseau

Le plus fascinant n’est pas ce qui se passe au sein de l’organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones : il s’agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George W. Bush. De même on ne compte plus les personnalités membres de l’organisation qui ont occupé, par la suite, d’importantes fonctions dans le monde politique, diplomatique, médiatique, ou même du renseignement.

L’organisation dispose d’importantes connexions dans le milieu diplomatique, et notamment au sein du Council on Foreign Relations. Ainsi, Henry Stimson, secrétaire à  la Guerre de Franklin Delano Roosevelt, l’ambassadeur des États-Unis en Union soviétique, Averell Harriman, ou J. Richardson Dilworth, gestionnaire des intérêts de la famille Rockefeller, étaient membres des Skull and Bones [5].

Des membres de Skull & Bones ont également joué un certain rôle dans l’univers des médias. Henry Luce et Briton Haden, tous deux membres de l’organisation depuis 1920, auraient notamment eu l’idée de créer le journal Time lors d’une réunion à  « la Tombe ». Averell Harriman, de son côté, a fondé le journal Today qui fusionna en 1937 avec une autre revue pour devenir Newsweek.

Les connexions au sein de la CIA sont particulièrement impressionnantes : William F. Buckey, membre ultra-conservateur de l’Agence et propagandiste réputé, a été membre de l’association, tout comme son frère, James Buckley, sous-secrétaire d’État à  la Sécurité, aux sciences et aux technologies, dans le gouvernement de Ronald Reagan, un poste où il supervisait l’octroi de l’aide militaire états-unienne à  destination des régimes de droite. Hugh Cunningham (Bones 1934) a lui aussi accompli une longue carrière dans les services états-uniens, de 1947 à  1973. C’est également le cas de William Bundy, Bonesman de la promotion 1939, et de Dino Pionzio (Bones 1950), chef de station de la CIA à  Santiago en 1970, où il s’employa à  déstabiliser le régime de Salvador Allende.

Le fait que l’organisation serve de moyen de reproduction à  l’élite économique et politique du pays lui a assuré une bienveillance inhabituelle des autorités. Ainsi, en 1943, un acte législatif spécial adopté par l’État du Connecticut a exempté les associés du Russell Trust Association, qui gère, entre autres, les avoirs de la société secrète, de remplir un rapport d’activité comme n’importe quelle autre société. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, ses avoirs ont été gérés par John B. Madden Jr, membre de Brown Brothers Harriman, une société née de la fusion, en 1933, de Brown Bros & Company et de W.A. Harriman & Company. Madden travaillait alors sous les ordres de Prescott Bush, père du futur président George H.W. Bush et grand-père de l’actuel président des États-Unis. Tous ces personnages sont naturellement membres des Skull & Bones.

Autre source de fonds : les Rockefeller. Percy Rockefeller fut membre de l’Ordre, et lia l’organisation aux propriétés de la Standard Oil. Autre grande famille rattachée aux Skull & Bones : les Morgan. J.P. Morgan ne fut certes jamais membre, mais Harold Stanley, membre de l’équipe dirigeante du Morgan’s Guaranty Trust, appartint à  l’organisation depuis 1908. W. Averell Harriman, de la promotion 1913, a également été membre du conseil d’administration, tout comme H.P. Whitney et son père, W.C. Whitney. C’est également de manière indirecte que l’organisation a pu profiter des fonds de la famille Ford, apparemment contre l’avis de celle-ci. McGeorge Bundy, membre des Skull & Bones, fut en effet président de la Fondation Ford de 1966 à  1979, après avoir servi de conseiller pour la sécurité nationale sous John F. Kennedy et Lyndon Johnson.

Présidentielle 2004 : le face-à -face Skull and Bones

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Les Skull & Bones n’ont pas véritablement de discours idéologique. Encore qu’il ne soit pas anodin de révérer un financier de la guerre de l’opium et d’utiliser comme objet rituel le crâne présumé du dernier chef d’un peuple que l’on vient d’exterminer. Contrairement à  ce que la littérature conspirationniste a pu évoquer, il ne s’agit pas d’un club de néo-nazis, d’ultra-conservateurs, ni même de faucons. Néanmoins, en tant que représentant de l’élite future (ce qui nécessite déjà  d’appartenir à  la classe sociale disposant des capitaux socio-culturels suffisants pour réussir dans les différents champs de pouvoir), les membres des Skull & Bones partagent une même vision du monde et des rapports sociaux. Tous sont des capitalistes partisans d’un pseudo-libéralisme et attachés aux valeurs de Liberté prétendument incarnées par les États-Unis. Bien que récemment gagnées par les sirènes du « politiquement correct », en admettant progressivement des représentants des minorités ethniques et sexuelles, puis des femmes en 1991 – à  la consternation, entre autres, de l’ancien président George H.W. Bush – les élites réunies au sein des Skull & Bones n’en demeurent pas moins l’incarnation quasi-parfaite de la pensée unique de la classe dirigeante états-unienne.

Le fait que les deux principaux candidats à  la présidence des États-Unis en 2004, George W. Bush et John Kerry, soient membres de l’organisation, ne peut être interprété comme la manifestation d’une élection arrangée à  l’avance entre deux personnalités de connivence. En revanche, on peut légitimement s’inquiéter de la manière dont s’établit la sélection au sein du champ politique états-unien. Car si les deux hommes peuvent s’affronter durement, il est indubitable qu’ils appartiennent l’un et l’autre à  un milieu social étroit et homogène et que, à  ce titre, ils défendent, malgré leurs divergences, des intérêts proches. D’une certaine manière, pour paraphraser un politicien français, l’élection présidentielle de 2004 ce sera « Skull and Bones ou Bones and Skull ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Ordre focalise sur lui autant d’attention : il incarne la quintessence du milieu social le plus favorisé des États-Unis, et dont les vues sont loin de représenter l’idéal démocratique auquel aspire le reste de la population. Individuellement, de nombreux membres de l’organisation ont trempé dans la plupart des « coups tordus » des États-Unis des cinquante dernières années, de l’invasion de la Baie des Cochons à  l’élaboration de la doctrine nucléaire, en passant par le renversement de Salvador Allende. Et ils n’ont pu le faire qu’en dehors des institutions démocratiques, dans le secret de leur connivence et sur la base d’une fraternité ancienne. Pourtant, aucune décision de ce type n’a jamais été prise au sein de l’association des Skull & Bones elle-même. Ce n’est pas une structure hiérarchisée, apte à  prendre de telles décisions et à  les faire appliquer. Quoi qu’il en soit, l’Ordre secret reste la façade la plus immédiatement visible de l’« ennemi de classe » que représente l’« aristocratie impériale » des États-Unis.

Sources:

[1] Secrets of the Tomb par Alexandra Robbins, Little, Brown and Company, 2002.
[2] Le blanchiment du crime en permet la répétition – L’arme éthique dans les nouvelles guerres occidentales, de Michel Tibon, Mémoire non publié, 1999.
[3] Alphonso Taft, futur secrétaire à  la Guerre en 1876, puis Attorney general et ambassadeur états-unien en Russie, est le père de William Howard Taft, le seul homme politique états-unien à  avoir été président du pays puis président de la Cour suprême.
[4] Jeu de mots difficilement traduisible : Deer Island est l’« île du cerf », Dear I land signifie « la terre de cher moi-même ».
[5] Anthony C. Sutton, America’s Secret Establishment : An Introduction to the Order of Skull & Bones, Liberty House Press, 1986.

George W. Bush, Héritier de l’Holocauste juif.

Jeudi 22 mai 2008

George W. Bush, Héritier de l’Holocauste juif.

SOURCE: République des Lettres

prescott bush et famille

Au moment où un George W. Bush en fin de mandat, le dos au mur face à  l’échec catastrophique de sa politique, dénonce devant la Knesset, en tant que « apaiseurs de nazis » (Le Monde du 19 mai 2008) les opposants à  la guerre d’Irak et tous ceux qui s’élèvent d’avance contre les projets démentiels toujours en cours chez les néo-conservateurs et les faucons du Pentagone de bombarder les installations nucléaires de l’Iran (cherchant du même coup, selon les commentateurs, à  disqualifier le candidature à  la présidence de Barack Obama), il n’est sans doute pas sans intérêt de rappeler que cela ne fait pas si longtemps qu’on a commencé à  tirer de l’ombre épaisse du passé l’ahurissante constatation que la fortune de la famille Bush serait intimement liée à  l’Holocauste juif. Voilà  donc une véritable leçon d’histoire alternative susceptible d’éclairer aussi les égarements du présent…

Alors que le scandale Enron a été depuis longtemps dévoilé au grand jour, un autre scandale financier de grande dimension touchant de près la famille de George W. Bush est passé plus qu’inaperçu, relégué dans les coulisses sordides de l’histoire.
Le 19 avril 2001, le Président George W. Bush a passé une partie de la journée du souvenir de l’Holocauste dans la Rotonde du Capitole en compagnie de survivants de l’Holocauste, de vétérans alliés et de leurs familles. Lors de la cérémonie qui comprenait des prières juives et un récital de chants chantés dans les camps par les victimes de l’Holocauste, le Président Bush, apparaissant presque mal à  l’aise, a lu une déclaration qui disait en substance que « la conscience forçait l’humanité à  se rappeler ce qui s’était passé » et que « le dossier avait été conservé et préservé ». Le dossier, déclara George W. Bush, de ce qui restait le pire acte de génocide de l’histoire humaine, « n’avait pas résulté de l’initiative d’hommes cruels et sans instruction, mais d’acteurs humains qui se considéraient comme cultivés et bien éduqués, des hommes de la modernité, tournés vers l’avenir. Leur crime montra au monde que le mal peut se glisser et se dissimuler au sein des environnements les plus civilisés. Finalement, seule la conscience peut y faire barrage. »

Mais alors que le George W. Bush embrassait publiquement à  Washington la cause de la communauté des survivants de l’Holocauste, lui et sa famille leur cachent un dossier secret vieux de plus de cinquante ans touchant aux faits et gestes de Prescott Bush, son grand-père. Selon des documents secrets des services de renseignement néerlandais et des archives du gouvernement des États-unis, le grand-père du président Georges W. Bush, Prescott Bush, a en effet réalisé pendant la seconde guerre mondiale de très considérables bénéfices grâce aux dividendes du travail forcé dans le camp de concentration d’Auschwitz. George W. Bush est un héritier en ligne directe de ces bénéfices de l’Holocauste qui ont été placés en 1980 dans un trust aveugle (compte anonyme auprès d’un fidéicommissaire) par son père, l’ancien président Georges Herbert Walker Bush.

Tout au long des décennies de vie publique de la famille Bush, la presse américaine s’est évertuée à  ignorer ce fait historique: à  travers la Union Banking Corporation (UBC), Prescott Bush, en association d’affaires avec l’industriel allemand Fritz Thyssen, a contribué à  financer Adolf Hitler lui-même, avant et pendant la deuxième guerre mondiale. Cela a pourtant été évoqué pour la première fois dès 1994 par John Loftus et Mark Aarons dans leur ouvrage La guerre secrète contre les Juifs: comment l’espionnage occidental a trahi le peuple juif.

Le gouvernement américain sait que de nombreuses entreprises américaines comme Standard Oil, General Motors et la Chase Bank ont aidé Adolf Hitler, et qu’elles ont été punies après Pearl Harbor. Mais comme le journaliste du New York Times Charles Higham le découvrit bien plus tard, et le publia dans son livre Commercer avec l’ennemi: le complot de l’argent américain nazi entre 1933-1945 (1983), « le gouvernement étouffe tout cela durant et même après la guerre ».
Pourquoi ce silence ?

Selon Charles Higham, le gouvernement américain a cru qu’ »un scandale public aurait affecté radicalement la morale publique, causé des grèves générales et peut-être provoqué des mutineries dans les troupes sous le drapeau ». Higham prétend que le gouvernement pensait qu’en jugeant et en emprisonnant les coupables, il aurait été impossible pour les directions de ces entreprises de participer à  l’effort de guerre. Cependant, la banque de Prescott Bush ne finançait pas seulement Adolf Hitler. Il existait un lien d’affaires particulier beaucoup plus profond que ne l’imaginaient Higham et Loftus lorsqu’ils ont publié leurs livres. Un dossier secret néerlandais divulgué par un officier néerlandais du renseignement, ainsi que des archives du gouvernement américain ayant récemment fait surface, confirment absolument, selon John Loftus, le lien direct entre Bush, Thyssen et les profits générés par le génocide d’Auschwitz.
Les relations d’affaires entre Prescott Bush et Fritz Thyssen sont beaucoup plus directes que l’on ne l’avait précédemment soupçonné et écrit. L’information révèle comment Prescott Bush et l’UBC, qu’il dirigeait directement, ont fait des bénéfices sur l’Holocauste. On peut donc affirmer que les survivants de l’Holocauste et les communautés embrigadées dans le Service de Travail Obligatoire sont en position, individuellement ou collectivement, de poursuivre en justice les héritiers de la fortune de Prescott Bush, à  commencer par George W. Bush lui-même. Pour comprendre le tableau complet de la façon dont Prescott Bush a profité de l’Holocauste, il est nécessaire de retourner à  l’année 1916, où tout a commencé.

L’après première guerre mondiale: L’empire Thyssen bat de l’aile.

En 1916, August Thyssen mesure la gravité de la situation. La Grande Guerre est en train d’échapper à  tout contrôle, de saper les ressources allemandes et de saigner à  blanc l’économie. Le gouvernement et l’entreprise Thyssen sont presque ruinés. Avec ses 50.000 employés et sa production annuelle de 1.000.000 de tonnes d’acier et de fer, l’entreprise est en train de s’écrouler sous la pression des commandes de guerre. En tant que fournisseur principal de l’armée allemande, August Thyssen saait que l’Allemagne serait vaincue si les Etats-Unis entrent en guerre. À 74 ans, August Thyssen sait aussi qu’il manque de temps. Son premier né, « prince » Friedrich (Fritz) Thyssen, a été formé dans les meilleures écoles de commerce de l’Europe de l’époque et est destiné à  hériter de la fortune de son père estimée à  100.000.000 dollars, et d’un empire industriel situé à  Muehlheim dans la Ruhr. En plus de Fritz, de grands projets ont également été échafaudés pour le second fils, Heinrich. Au début de la guerre, Heinrich Thyssen a discrètement changé de nationalité, d’allemand devenant hongrois, et a épousé l’aristocrate hongroise Baronne Margrit Bornemisza de Kaszon. Il change son nom contre celui de Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon.
Alors que la fin de la première guerre mondiale se profile, August Thyssen ouvre la banque Voor Handel en Scheepvaart à  Rotterdam. La Hollande neutre est alors le lieu idéal hors des frontières de l’Allemagne pour blanchir les avoirs de la banque August Thyssen de Berlin. Mais la guerre se termine bien plus tôt que ne l’a prévu Thyssen et ce qui se trame alors prend le « Rockfeller de la Ruhr » au dépourvu. Le 10 novembre 1918, les socialistes allemands prennent le pouvoir à  Berlin. Le matin suivant à  5h, ce qu’il restait de l’Allemagne se rend aux Alliés, mettant officiellement fin à  la Grande Guerre. « Au moment de l’Armistice et de la signature du Traité de Versailles, mon père et moi étions profondément attristés devant le spectacle de l’abjecte humiliation de l’Allemagne », rappellera plus tard Thyssen dans son autobiographie, J’ai financé Hitler.

Après la guerre, comme la nourriture vient à  manquer, le chaos s’abat sur l’Allemagne. L’hiver menace une nation affamée quand, le 7 décembre 1918, la ligue des Spartakistes socialistes vient frapper à  la porte de la Villa Thyssen avec une milice armée. August et Fritz sont arrêtés et traînés de prison en prison à  travers l’Allemagne durant plusieurs jours. Le long du chemin, ils sont alignés contre des murs dans des simulacres d’exécution destinés à  les terroriser. Cela fait son effet. Quand ils sont relâchés, les deux Thyssen sont horrifiés du nouveau climat politique de leur Allemagne bien-aimée. Ils ne peuvent pas accepter que l’Allemagne se rende responsable de sa propre mort. Tous les problèmes du pays, ressentent les Thyssen, « ont presque toujours été attribués à  des étrangers ». Il en concluent, ainsi que beaucoup de leurs compatriotes, que ce sont bien entendu les Juifs qui sont derrière le mouvement socialiste dans le monde entier. Le jeune frère de Fritz, le Baron Thyssen Bornemisza de Kaszon, déménage pour sa part de façon tout à  fait inaperçue à  Rotterdam et devient le principal propriétaire de la banque voor Handel en Scheepvaart. La seule chose dont ont désormais besoin les Thyssen est une filiale américaine pour leur établissement.

Les années 20: les relations d’affaires se nouent.

Averell, le fils du Baron du chemin de fer E.H. Harriman, ne veut pas entendre parler de chemins de fer. Son père se résout alors à  lui confier une entreprise d’investissement, W.A. Harriman & Company, à  New York. E.H. engage aussi la personne la plus qualifiée du pays pour conduire l’opération, un certain George Herbert Walker. Averell engage lui son petit frère Edward Roland « Bunny » Harriman comme vice-président.

En 1920, George Herbert Walker a déjà  édifié une fortune dans le Missouri. Charismatique ancien champion de boxe poids-lourds, il a tout d’un pitbull humain. Il profite de la vie au maximum, possède plusieurs maisons sur la côte Est et un des plus luxueux appartements de Manhattan. Ses hobbies sont le golf, la chasse, boire du scotch et tabasser ses fils. Elsie Walker, l’une de ses petit-filles, le dépeint comme un « vieux salaud coriace » peu aimé par ses enfants. C’est aussi un bigot religieux qui haït les catholiques, même si ses parents l’ont élevé pour en être. Selon d’autres sources, il n’aime pas non plus les Juifs.
En 1922, Averell Harriman fait le voyage de l’Allemagne pour installer une filiale W. A. Harriman & Co à  Berlin. Pendant son séjour en Allemagne, il rencontre pour la première fois la famille Thyssen et donne son accord pour les aider à  réaliser leur projet de création d’une filiale américaine.

L’année suivante, une Allemagne déjà  gravement blessée sombre davantage dans la crise. Le gouvernement ne trouve aucune solution et se divise alors que le pays pourrit de l’intérieur. Avec des grèves générales et une production quasi inexistante, rappelle plus tard Fritz Thyssen, « nous étions au nadir de l’inflation. A Berlin, le gouvernement était en perdition. Il était financièrement ruiné. L’autorité s’effondrait. En Saxe, un gouvernement communiste avait été formé et la terreur Rouge, organisée par Max Hoelz, régnait dans tout le pays. Le Reich allemand était désormais sur le point de s’effondrer. »

En octobre 1923, un Fritz Thyssen désespéré rend visite à  l’un de ses héros, qui se trouve également être parmi les grands héros de l’armée allemande, le général Erich Ludendorff. Pendant le gouvernement socialiste de Berlin, en 1918, Ludendorff organisa la résistance militaire contre les socialistes et les industriels ont contracté une grande dette de reconnaissance envers lui. Quand Thyssen rencontre Ludendorf, ils évoquent la faillite de l’économie allemande. Thyssen prend un ton apocalyptique, estimant que le pire était encore à  venir. Ludendorff n’est pas de cet avis. « Il y a encore un espoir », dit Ludendorff, « Adolf Hitler et le parti National-Socialiste ». Ludendorff respecte énormément Hitler. « Il est le seul homme qui ait actuellement un sens politique ». Il encourage Thyssen à  rejoindre le mouvement nazi et Hitler. « Va l’écouter un jour », enjoint-il à  Thyssen. Thyssen suit le conseil et se rend à  plusieurs réunions d’Adolf Hitler. Il est fasciné. « Je réalisais ses dons d’orateur et sa capacité à  galvaniser les masses. Ce qui malgré tout m’impressionna le plus fut l’ordre qui régnait lors de ses réunions, la discipline presque militaire de ces partisans ».
Thyssen s’arrange pour rencontrer Hitler et Ludendorff en privé à  Munich. Hitler confie à  Thyssen que le mouvement nazi connait des problèmes financiers, qu’il ne grandit pas suffisamment vite et qu’il n’est pas encore suffisament puissant au niveau national. Hitler a besoin d’autant d’argent que possible pour repousser la conspiration communiste/juive contre l’Europe. Il prévoit une monarchie allemande de type fasciste avec une force de travail nationale sans syndicat ni possibilité de grève. Thyssen est enchanté par ce programme. Il donne à  Hitler et Ludendorff 100.000 marks or (environ 25.000 dollars) pour financer le parti nazi naissant. D’autres industriels notoires de l’acier et du charbon suivent bientôt l’exemple de Thyssen. De nombreux leaders des affaires en Allemagne soutiennent également l’agenda secret anti-syndicat d’Hitler. Certains font leurs dons simplement parce qu’ils redoutent d’être laissés à  l’écart si Adolf Hitler parvient à  prendre réellement le pouvoir. Beaucoup d’entre eux l’abandonnent d’ailleurs après son coup d’État raté de 1923. Alors qu’Adolf Hitler passe une courte période en prison en écrivant Mein Kampf, les Thyssen, à  travers de la banque Voor Handel en Scheepvaart, ouvrent en 1924 aux USA la Union Banking Corporation (UBC).

L’Union Banking Corporation.

Début 1924, Hendrick J. Kouwenhoven, directeur général de la banque Voor Handel en Scheepvaart, se rend à  New York pour rencontrer Walker et les frères Harriman. Ensemble, ils fondent la Union Banking Corporation dont le siège est situé à  la même adresse que la société Harriman & Co, 39 Broadway Street. Comme l’économie allemande retrouve sa santé entre le milieu et la fin des années 20, Walker et l’entreprise d’Harriman vendent des bonds allemands d’une valeur de plus de 50.000.000 dollars à  des investisseurs américains qui bénéfient ainsi du boom économique allemand. En 1926, August Thyssen meut à  l’âge de 84 ans. Fritz est maintenant le patron de l’une des plus grandes familles industrielles d’Europe. Il cré la United Steel Works (USW), plus grand conglomérat industriel de l’histoire allemande. Thyssen place Albert Volger, l’un des industriels les plus influents, au poste de directeur général de l’USW. Thyssen nomme aussi au conseil d’administration Fredich Flick, un autre poids lourd des grandes familles allemandes. Flick posséde des industries de charbon et d’acier dans toute l’Allemagne et la Pologne et aspire à  investir dans l’empire Thyssen. L’une de ses principales motivations dans cette gigantesque fusion des rois du charbon et de l’acier est de supprimer les mouvements socialistes et syndicaux.

Cette même année 1926, à  New York, George Walker décide de donner à  son nouveau beau-fils, Prescott Bush, un immense coup de pouce. Walker fait de Bush l’un des vice-présidents de Harriman & Co. Ce dernier embauche nombre de ses camarades de la classe 1917 de Yale, dont Roland Harriman et Knight Wooley. Ces trois-là  ont été de proches compères à  Yale et sont tous membres de la confrérie Skull and Bones (Crâne et Os), une mystérieuse et sulfureuse société secrète universitaire. Au delà  de l’ambiance confraternelle, Harriman & Co est aussi le lieu d’un travail acharné et personne ne travaille davantage que Prescott Bush. En fait, Walker a engagé Bush pour l’aider à  superviser la nouvelle United Steel Works de Thyssen et Flick. Une partie de l’empire USW est constitué par la Consolidated Silesian Steel Corporation et la Upper Silesian Coal and Steel Company (Société commerciale d’acier de Silésie et Compagnie de charbon et d’acier de haute Silésie réunies) situées, comme leurs noms l’indidique, en Silésie (Pologne). Thyssen et Flick paient Bush et Walker généreusement, mais chaque centime gagné est mérité. Le nouvel arrangement d’affaires leur plait financièrement à  tous et les talents collectifs des quatre hommes ainsi que leur rapide ascension ahurit le monde des affaires.

Au même moment, Adolf Hitler et le parti nazi sont ruinés. Depuis la reprise économique de l’Allemagne, les membres et les donations se sont asséchés, obligeant le mouvement nazi à  mettre de l’eau dans son vin. En 1927, Hitler a désespérément besoin de cash; son parti croùle sous les dettes. Hitler demande à  son secrétaire Rudolf Hess de faire cracher le sympathisant nazi et riche homme d’affaires Emil Kirdorf. Ce dernier rembourse la dette d’Hitler cette année-là , mais l’année suivante, il n’a plus assez d’argent pour contribuer. Hitler a les yeux rivés sur le gigantesque Palais Barlow situé dans Briennerstrasse, la partie la plus aristocratique de Munich. Il veut absolument convertir ce palais en siège du parti nazi et changer son nom en « Maison Brune », mais son prix de vente est trop élevé pour lui. Hitler demanda à  Hess de contacter Thyssen. Après avoir pris connaissance de son appel, Thyssen sent que c’est le moment d’accorder une seconde chance à  Hitler. Par l’intermédiaire de la banque Voor Handel en Scheepvaart, il fait le nécessaire pour permettre à  Hitler d’entrer en possession du Palais. Thyssen déclarera plus tard que le montant de sa contribution s’est élevé à  250.000 marks, mais les leaders nazis prétendirent eux que la réfecton seule coùta plus de 800.000 marks (environ 2 millions d’Euros d’aujourd’hui). Sans se soucier de la dépense, Hitler et Thyssen deviennent de proches amis après l’achat de la Maison Brune. A ce moment-là , aucun des deux ne sait encore à  quel point cette maison allait devenir influente l’année suivante, en 1929, lorsque la grande dépression s’abat sur le monde. Avec la reprise allemande partie en fumée, Hitler voit s’allonger devant sa porte la queue des industriels tous prêts à  lui donner de l’argent.
Les années 30: l’ascension d’Adolf Hitler — Thyssen et Bush le financent.

Thyssen essayera plus tard de prétendre que ses week-ends passés en compagnie d’Adolf Hitler et de Rudolf Hess dans ses châteaux du Rhin n’avaient pas de portée personnelle mais étaient strictement professionnels, et qu’il n’approuvait pas la plupart des idées du leader nazi, mais le journaliste R. G. Waldeck, qui séjourna avec Thyssen dans une station thermale de la Forêt Noire dans les années 20-30, se rappelle les choses différemment. Selon Waldeck, Thyssen croit en Hitler. Il parle d’Hitler « chaleureusement » et déclare que les nazis sont « des hommes nouveaux » qui rendront l’Allemagne puissante. Avec la dépression qui saigne l’Europe, le large soutien financier de Thyssen rend inévitable l’ascension d’Hitler au pouvoir.
Le grande dépression ébranle Harriman & Co. L’année suivante, la firme fusionne avec l’entreprise londonienne Brown/Shipley. Brown/Shipley garde son nom mais Harriman & Co en change pour Brown Brothers, Harriman. La nouvelle entreprise déménage au 59 Wall Street alors que l’UBC reste au 39 Broadway. Averell Harriman et Prescott Bush constituent une société de portefeuille appelée The Harriman 15 Corporation. Une des sociétés dans laquelle Harriman détient des titres est la Consolidated Silesian Steel Company. Les deux tiers de la société appartiennent à  Friedrich Flick tandis que Harriman détient le reste.
En décembre 1931, Fritz Thyssen adhère officiellement au parti nazi, le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands). Quand Thyssen intégre le mouvement, le NSDAP est déjà  en train d’atteindre une taille critique en Allemagne. Les discours et la personnalité charismatiques du jeune leader politique, la dépression économique et le soutien de la banque Voor Handel en Scheepvaart de Thyssen contribuent de concert à  l’ascension météorique de la popularité d’Hitler auprès de la population allemande. En septembre 1932, Thyssen invite dans son château un groupe de riches et importants hommes d’affaires de l’élite industrielle allemande afin qu’ils rencontrent Adolf Hitler. Ils passent des heures à  le questionner et il répond à  toutes leurs questions avec « la plus grande satisfaction », se rappelle Thyssen. L’argent afflue des cercles industriels, en grande partie grâce à  « l’attitude monarchiste » d’Hitler sur les questions de travail et de classe. Mais en novembre, les électeurs allemands se lassent des tendances anti-démocratiques d’Hitler et se tournent vers le parti communiste, lequel gagne le plus de sièges lors des élections de l’automne. Les nazis subissent une perte considérable de 35 sièges au Reichstag, mais comme ils sont déjà  en train de négocier secrètement avec Hindenberg une alliance consacrant un partage du pouvoir, lequel amènera finalement Hitler à  se proclamer lui-même Führer, les votes des électeurs allemands restent politiquement lettre morte. En 1934, Hindenberg meurt et Adolf Hitler prend le contrôle total de l’Allemagne. En mars, il annonce ses projets de construction d’un vaste système autoroutier. Il veut relier le Reich entier grâce à  un plan routier étendu sans précédent interconnectant les principaux ports. Hitler veut certes réduire le chômage mais, bien davantage, il a besoin de nouvelles routes permettant des manoeuvres militaires rapides. Il veut aussi moderniser sérieusement la machine militaire allemande. Le Fuhrer met en oeuvre la « renaissance de l’armée allemande » et passe un contrat avec Thyssen et l’United Steel Works pour la refonte de ses équipements. L’empire sidérurgique de Thyssen est désormais bel et bien le coeur d’acier froid de la nouvelle machine de guerre nazie, ouvrant épouvantablement la voie à  la seconde guerre mondiale et à  ses dizaines de millions de morts en Europe et au delà .

Les bénéfices du conglomérat géant de Thyssen et Flick s’élèvent à  plusieurs centaines de millions de dollars en 1934. La banque Voor Handel en Scheepvaart et la UBC de New York engrangent aussi d’énormes bénéfices. Prescott Bush devient directeur général de l’UBC et prend en main la gestion quotidienne du nouveau plan économique allemand. Les actions de Bush dans l’UBC atteignent un niveau maximal grâce au nouvel ordre allemand d’Adolf Hitler. Plus la production augmente, plus le rapprochement amical entre les deux hommes s’accroit.

Le 19 mars 1934, Prescott Bush donne à  Averell Harriman un exemplaire du New York Times du jour. Le gouvernement polonais est en train de retirer la Consolidated Silesian Steel Corporation des mains des « intérêts allemands et américains » en raison « d’une mauvaise gestion, d’emprunts excessifs, d’une comptabilité fictive et d’un risque de sécurité ». Le gouvernement polonais exige des propriétaires de la société, qui compte pour plus de 45% de la production d’acier de la Pologne, qu’ils payent la totalité des impôts qu’ils doivent au pays. Bush et Harriman engagent alors l’avocat John Foster Dulles pour les aider à  couvrir toutes les irrégularités pouvant être mises à  jour en cas d’investigation minutieuse. L’invasion de la Pologne par Hitler en 1939 clôture le débat sur la Consolidated Silesian Steel Corporation. Les nazis retirent la participation du gouvernement polonais dans la société de Thyssen Flick et Harriman et dressent des plans pour le remplacement des travailleurs salariés. Hitler promet à  Staline qu’ils se partageront la Pologne et pourront ainsi utiliser les prisonniers soviétiques comme esclaves dans les usines polonaises. La promesse d’Hitler ne se matérialisera jamais et il va finalement envahir la Russie.

Les années 40: les affaires, comme d’habitude.

La Consolidated Silesian Steel Corporation était située près de la ville polonaise de Oswiecim, l’une des régions les plus riches en minéraux. C’est là  qu’Adolf Hitler installe le camp de concentration d’Auschwitz. Quand le projet de faire travailler les prisonniers soviétiques tombe à  l’eau, les nazis transfèrent les Juifs, les communistes, les tsiganes et les autres populations minoritaires dans le camp. Les prisonniers d’Auschwitz capables de travailler sont expédiés vers trente sociétés différentes, dont l’une est l’immense Consolidated Silesian Steel Company. « Personne n’avait auparavant fait le lien entre la Consolidated Silesian Steel Corporation, Auschwitz et Prescott Bush », selon John Loftus. « C’était cependant la raison pour laquelle Auschwitz avait été construit précisément là . Les dépôts de charbon pouvaient être transformés soit en charbon, soit en additifs pour le gazole d’aviation ». Mais même si la Consolidated Steel de Thyssen et Flick est leur propriété, les invasions d’Hitler dans toute l’Europe les effraient, leur rappelant les mauvais souvenirs de la première guerre mondiale. Thyssen et Flick revendent donc la Consolidated Steel à  l’UBC. Sous le contrôle administratif total de Harriman et Bush, la société devient la Silesian American Corporation (Société américaine de Silésie), elle-même partie de l’UBC et du portefeuille financier de Harriman. Thyssen déménage en Suisse, et plus tard en France, pour se prémunir de la terreur qui allait bientôt être déchaînée par la machine de guerre nazie qu’il a largement financé.
Une partie du contingent du Serice de Travail Obligatoire en Pologne est directement « gérée par Prescott Bush », selon un agent des services de renseignements néerlandais. En 1941, le travail forcé est le moteur principal de la machine de guerre nazie. Les ressources du bassin riche en acier et en charbon de la Pologne jouent un rôle essentiel dans l’invasion de l’Europe par Hitler. Selon Higham, Hitler et la confrérie des hommes d’affaires américains « ne recherchaient pas seulement une alliance d’intérêts pour la durée de la seconde guerre mondiale, mais soutenaient l’idée d’une paix négociée avec l’Allemagne qui excluerait toute réorganisation de l’Europe sur des bases démocratiques. Cette alliance établirait après-guerre un État policier qui placerait la confrérie en position d’autonomie financière, industrielle et politique ».

Six jours après Pearl Harbor et la déclaration de guerre des États-Unis, à  la fin de l’année 1941, le Président Franklin D. Roosevelt, le ministre des finances Henry Morgenthau et le ministre de la justice, le Général Francis Biddle, signent le Trading with the Enemy Act (Loi sur le Commerce avec l’ennemi) qui interdit tout partage d’intérêt financier avec les ennemis de guerre des États-Unis. Prescott Bush continue néanmoins de mener ses affaires comme d’habitude, aidant à  l’invasion nazie de l’Europe et fournissant des ressources en armement qui vont être utilisées contre les soldats américains.

Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain se lasse finalement de Prescott Bush et de ses arrangements d’affaires avec Thyssen et les nazis. Durant l’été, le New York Times dénonce Bush et Thyssen, qu’il surnomme même « l’ange d’Hitler ». Quand le gouvernement américain prend connaissance des livres de compte de l’UBC, il découvre que la banque de Bush et de ses actionnaires « détenait les bénéfices des membres de la famille Thyssen, propriété de nationaux d’un pays désigné comme ennemi ». Pour mémoire, la liste des autres actionnaires de l’UBC est alors: E. Roland Harriman: 3991 parts; Cornelis Lievense: 4 parts; Harold D. Pennington: 1 part; Ray Morris: 1 part; H.J. Kouwenhoven: 1 part; Johann G. Groeninger: 1 part. Les livres de compte de l’UBC dévoilent aussi les milliards de dollars et les centaines de de sociétés en portefeuille capitalisés par les Thyssen. Le gouvernement américain réalise que l’UBC n’est que la partie visible de l’iceberg. Le 17 novembre 1942, il confisque la Silesian American Corporation mais ne poursuit pas Bush pour les raisons que Highman a relevées plus haut. Les entreprises sont autorisées à  travailler sous couverture du Bureau de protection de la propriété étrangère et sous condition de ne pas aider le régime nazi. En 1943, alors qu’il posséde toujours ses parts, Prescott Bush démissionne de l’UBC et aide même à  collecter de l’argent pour des causes liées à  la guerre, à  titre de président du Fonds national de guerre.

Après la guerre, le gouvernement néerlandais commence à  enquêter pour savoir où se trouvent certains bijoux de la famille royale hollandaise volés par les nazis. Ils commencent à  regarder dans les livres de compte de la banque Voor Handel en Scheepvaart où ils découvrent des documents sur la transaction de la Silesian American Corporation. Ils interrogent l’administrateur de la banque, H. J. Kouwenhoven qui, choqué par la découverte, se rend à  New York pour en informer Prescott Bush. Selon les services de renseignements néerlandais, Kouwenhoven rencontre Bush peu après Noël 1947. Deux semaines plus tard, Kouwenhoven meurt, apparemment d’une crise cardiaque.

Les années 50: Bush vend ses parts de l’UBC.

En 1948, la vie de Fritz Thyssen est ruinée. Après avoir été emprisonné par les nazis, il est de nouveau emprisonné par les Alliés et interrogé, mais pas complètement, par les enquêteurs américains. Thyssen et Flick sont obligés de payer des réparations et condamnés pour l’atrocité de leurs crimes contre l’humanité. Le 8 février 1951, Fritz Thyssen meurt dans l’amertume en Argentine, à  l’âge de 78 ans. Il est furieux de la façon dont il a été traité par l’Europe après la guerre et par la façon dont l’histoire va le retenir comme étant le plus important et éminent financier d’Adolf Hitler. Quand Thyssen meurt, l’administration des biens étrangers rend les avoirs de l’Union Banking Corporation aux Harriman. Les autres actionnaires se font rembourser leurs parts et liquident tranquillement le reste du prix du sang de l’UBC.

Prescott Bush reçoit 1,5 millions de dollars pour ses actions de l’UBC. Cet argent lui permait d’aider son fils, Georges Herbert Walker Bush, à  s’installer pour créer sa première entreprise, l’Overby Development Company. Il est aussi utile quand Prescott Bush laisse tomber le monde des affaires pour entrer dans la sphère publique en 1952, lors d’une campagne sénatoriale couronnée de succès dans le Connecticut. Le 8 octobre 1972, il meurt d’un cancer et son testament est promulgué peu après.

En 1980, quand George H.W. Bush est élu vice-président, il place l’héritage de son père dans un trust aveugle. Ce trust est géré par son vieil ami et partenaire de chasse aux cailles, William « Stamps » Farish III. Le choix de Farish par George H.W. Bush pour gérer la fortune de la famille montre qu’il sait sans doute très bien d’où provient une partie de l’argent. Le grand-père de Farish, William Farish Jr., qui plaida « non coupable » le 25 mars 1942 pour conspiration avec l’Allemagne nazie alors qu’il était à  l’époque président de la Standard Oil dans le New Jersey, a été accusé publiquement par le Sénateur Henry Truman d’être un « traitre » et un profiteur de la machine de guerre nazie. Standard Oil avait en effet investi des millions dans IG Farben, laquelle ouvrit une usine à  gaz à  Auschwitz en 1940. Les millions dont William « Stamps » Farish III hérita étaient encore plus entâchés de sang que ceux de George H.W. Bush. La piste aux indices de l’UBC sera en sùreté pendant les 12 années de mandat présidentiel de ce dernier.

Cela fait soixante ans que l’un des plus gros scandales de blanchiment d’argent du XXe siècle a pris fin et nous commençons seulement aujourd’hui à  découvrir les véritables dessous des cartes historiques de cette période capitale de l’histoire du monde. Une histoire que les survivants de l’Holocauste supplient à  l’humanité de « ne jamais oublier ». John Loftus croit que l’histoire livrera un jour son verdict sur Prescott Bush au même titre que sur Thyssen. « Il est déjà  scandaleux que la famille Bush collecte de l’argent pour que Thyssen lance Hitler dans les années 20, mais aider l’ennemi en temps de guerre est carrément une trahison. La banque de Bush a aidé les Thyssen à  faire en sorte que l’acier nazi tue des soldats alliés. Mais aussi maléfique qu’est le financement de la machine de guerre nazie, l’aide et le soutien de l’Holocauste est quelque chose de pire, un cercle de l’enfer encore plus profond. Les mines de charbon de Thyssen ont utilisé des esclaves juifs pour réaliser des profits. Il y a six millions de squelettes dans le placard de la famille Thyssen, et une multitude de questions historiques et criminelles auxquelles il reste à  répondre sur la complicité de la famille Bush. »

La famille Bush doit reverser au moins 1,5 million de dollars dans le fond de réparation de l’Holocauste le plus approprié. Puisque Prescott Bush est mort, le seul moyen de compenser, pour les principaux héritiers de ses biens, est de s’amender auprès des ex-esclaves survivants et des familles des esclaves qui moururent dans les mines de charbon de Bush et de Thyssen. Si la famille de George W. Bush se refuse à  réparer l’engagement de Prescott Bush dans l’Holocauste, c’est comme si elle niait l’Holocauste en même temps que son propre rôle dans un des tournants les plus noirs de l’histoire de l’humanité.

Auteur : Toby Rogers, mardi 20 mai 2008
URL : http://www.republique-des-lettres.fr/10418-george-w-bush.php

Geronimo : sa vie, son crâne

Dimanche 18 mai 2008

Geronimo : sa vie, son crâne

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Un chaman n’est pas forcément un vieillard enveloppé de bandelettes, bredouillant, yeux révulsés et bave aux lèvres. Il peut aussi prendre l’apparence d’un joli brin de fille, pianiste et parisienne, ou d’un grand-père poule à  Stetson blanc offrant des croissants à  ses petites-filles dans un « gourmet bar » du Nouveau-Mexique. Comme Corine Sombrun, première Occidentale initiée au chamanisme mongol, et comme Harlyn Geronimo, arrière-petit-fils du grand guerrier apache et medicine man reconnu. Février 2005 : depuis son appartement, Corine Sombrun compose le numéro de Harlyn Geronimo. Elle l’a obtenu après une longue enquête commencée en Mongolie : au cours d’une transe, par 40°, le nom « Geronimo » s’est imposé à  elle. C’est irrationnel, mais ce n’est pas un hasard : comme les jeunes Mongols, les bébés apaches ont en bas du dos une tache de naissance bleue. Surprise au bout du fil ? Même pas : « J’attendais votre appel », répond l’Apache, qui l’invite à  le rejoindre dans sa réserve, au Nouveau-Mexique. C’est ce voyage que la Française raconte dans un livre stimulant, plein d’Histoire et de légendes, de peintures de guerre et de plantes qui guérissent. Un voyage aux sources de la Gila, lieu de naissance de Geronimo, pendant lequel Harlyn l’a initiée aux vertus des plantes médicinales, à  la survie dans le désert, à  l’histoire secrète de son arrière-grand-père, « chaman de guerre », dont on suit les années de formation et la guerre épuisante menée contre les Blancs. Récit double, qui vous plonge dans le passé et dans le quotidien de ces Indiens de réserve, entre les traditions qui se perdent et l’obésité qui gagne. Récit vivant mais dense, où l’on apprend que le cri de guerre des paras américains qui sautèrent sur la verte Normandie, en juin 1944, était « Geronimo ! » et que son petit-fils débarqua à  Omaha Beach. Où l’on apprend aussi que Prescott Bush, grand-père de l’actuel président des Etats-Unis, aurait profané en 1918 la tombe du guerrier apache, à  Fort Sill, pour rapporter son crâne et ses fémurs à  la société secrète des Skull and Bones (Crâne et Os), dont il faisait partie à  Yale. Harlyn a écrit à  George W., membre des Skull and Bones, pour qu’il rende les os et que Geronimo puisse ainsi terminer le grand cycle de la vie près de son arbre de naissance. Pas de réponse pour l’instant. Il va falloir lui envoyer notre chaman

« Sur les pas de Geronimo », de Corine Sombrun et Harlyn Geronimo (Albin Michel, « Terre indienne », 316 pages, 22 E).

Un jeune étudiant tasé pour avoir posé une question à  John Kerry sur son appartenance à  Skull & Bones

Dimanche 10 février 2008

Université de Floride


Tasé pour une question sur les Skull&Bones
Uploaded by Paraclet

Le 17 septembre 2007, Andrew Meyer, un étudiant en journalisme à  l’Université de Floride se fait arrêter et torturer devant les caméras pour avoir posé une question de trop à  John Kerry.

Une question sur les Skull & Bones.

Explications.

NB : suite à  certaines remarques, je précise que la parole a bien été donnée à  Andrew Meyer. Il ne l’a pas prise sans autorisation. Le début de son intervention que je n’ai pas jugé nécessaire d’inclure à  cette vidéo est disponible sur Youtube pour vérification :

http://fr.youtube.com/watch?v=sE76LQwT6qA

Son temps de parole avant de se faire couper est d’1 minute 30. Qui a déjà  assisté à  des conférences sait que ce n’est pas excessivement long.

Qui est Dans Skull & Bones? 2/2

Dimanche 22 juillet 2007

L’histoire de Skull & Bones Continue

Pour comprendre ce qui va suivre, il faut d’abord lire l’article Qui est Dans skull & Bones? 1/2.

Harriman Président

Harriman a servit en tant que Gouverneur de New York de 1954 à  1958 puis il a ensuite dominé le parti démocratique en tant que elder statesman jusqu’à  la fin de sa vie.

lovett et kennedy

Robert Lovett a été demandé par le président Kennedy d’être le secrétaire d’Etat à  la défense ou de la trésorerie, mais il refusa. A la place Lovett suggéra son ami, C. Douglas Dillon, qui était investisseur exécutif et diplomate; Dean Rusk, le président de la fondation Rockefeller; et Robert Macnamara de Ford, ces 3 là  devinrent Secrétaire du trésor, Secrétaire d’Etat et Secrétaire à  la défense. Ils sont les architectes de la guerre du Vietnam.

Harriman et JFK

Durant la guerre du Vietnam, Harriman a tenu le poste d’ambassadeur à  Large durant l’administration Kennedy et Johnson. Il servit en tant que Secrétaire d’Etat de l’Asie de 1961 à  1963 et Secrétaire d’Etat pour les affaires politique de 1963 à  1965, et a dirigé des négociations pacifiques avec le Vietnam en 1968.

Henry P. Davison, aussi connu comme Stimson’s Kindergarten » obtient sa licence, William Bundy (S&B 1939) et son frère MacGeorge Bundy (S&B 1940), de part leurs positions à  la CIA, au département de la Défense, au département d’état et comme assistants spéciaux du président Kennedy et Johnson, exercèrent un impact significatif sur le courant d’informations et d’intelligences obtenues pendant l’action de police du Vietnam (police action).

William Bundy devint éditeur du « Foreign Affairs », le magazine trimestrielle du Council on Foreign Relations (CFR). McGeorge devint président de la fondation Ford.

Les deux partenaires de WA Harriman and Co furent Prescott Bush (S&B 1917) et son beau père, George Herbert Walker (« Bert »). Il y eut beaucoup de directeurs et de partenaires bonesmen membre de l’ordre de Skull & Bones.

george herbert walker beau pere de prescott bush

Bert Walker hérita d’un business d’importation de produits séchés à  St. Louis. En 1900, il lança une banque et une compagnie d’investissement appelé GH Walker et Compagnie. La famille de Walker a développé plusieurs contacts internationaux bancaires et aida l’organisation « St Louis World’s Fair » en 1904. Walker était connu en tant que le pouvoir derrière le trône des politiques démocratiques.

En 1919, Prescott Bush se déplaça à  St. Louis après avoir accepté le job que Wallace E. Simmons (S&B 1890) lui avait proposé dans une compagnie d’équipement de chemin de fer. En automne Prescott rencontra Dorothy, la fille de Bert Walker. La même année, Averell qui avait besoin de quelqu’un avec un sens puissant des affaires internationales implora Bert d’organiser la WA Harriman & Co. Le frère d’Averell, Roland « Bunny » Harriman (S&B 1917), était le copropriétaire. Percy Rockefeller (S&B 1904) fut un financier fondateur, sponsor et directeur.

Signature de la compagnie Brown Brother Harriman
La signature officielle de Brown Brothers Harriman & Co. c. 1931

On peut voir une belle pyramide avec un oeil au milieu rappelant les Illuminatis, et aussi si vous avez l’oeil vous verrez 3 x 6, ce qui fait 6 6 6, deux de ces 6 sont renversés, et le 3ème est très clair, c’est le fond de la pyramide à  droite de la signature.

Prescott et sa jeune famille se déplacèrent dans le Connecticut en 1925, où il travaille à  l’US Rubber Corp de Harriman. Puis, en 1926, son beau-père « Bert », président de la WA Harriman & Company, fit Prescott vice-président de la compagnie. Après que la société ait fusionné avec Brown Brothers pour devenir Brown Brother Harriman, Prescott devint un partenaire de la compagnie.

Le 20 Octobre 1942, 10 mois après Pearl Harbor, le gouvernement des USA ordonna la capture de « toutes les parts et du capitale de la Union Banking Corporation, une compagnie basée à  New York, avec l’aide du Alien Property Custodian. L’ordre du gouvernement disait que toutes les parts sont pour le simple bénéfice de la famille Thyssen et ses partenaires provenant de pays ennemies. Prescott était directeur et avait des parts dans la banque UBC. (Voir: l’article sur Prescott Bush)

prescott bush skull & bones

Averell, Bert et Prescott ont utilisé la Union Banking, la Humburg-Amerika Line et d’autres compagnies qui furent directement impliquées dans la construction de l’Allemagne NAZI. Des juges et diplomates, John Foster Dulles, son frère, un maitre espion pour la CIA et l’OSS, Allen Dulles, aidèrent l’approvisionnement du troisième Reich avec un capital, des arrangements financiers et d’autres services.

Tout cet arrangement est resté très très discret, le New York Times est le seul journal à  avoir écrit un petit article sur la chose – et des années plus tard – le 16 Décembre 1944: « La Union Banking Corporation, 39 Broadway à  New York reçu l’autorité de changer son adresse à  120 Broadway. » Sans jamais mentionner le fait que la propriété avait été saisit pour avoir fait du commerce avec l’ennemie, ou même sans dire que 120 broadway était l’adresse de l’Alien Property Custodian.

Et il n’y eut aucune conséquences, Prescott, Sénateur des USA, était toujours un partenaire de Brown Brothers Harriman et continua d’être directeur d’une grande gamme de compagnies comme CBS, Dresser Industries, Pan-American Air, Prudential, et U.S. Guaranty and Trust.

Lawernce G. Tighe Skull & Bones JB Madden
A Gauche: Lawernce G. Tighe, S&B 1941, En charge de bureau à  Chicago
A Droite: JB Madden, S&B 1941, Associé syndic du « Russel Treasurer » à  Yale

stephen y hord
Stephen Y Hord, S&B 1921, Associé Syndic

Sur Prescott Bush Et Geronimo

Prescott Bush est comme vous le savez ou l’avez sùrement deviné, un ancêtre de l’empire Bush et il est le grand père du président Américain George Bush Junior (2000 – 2008). Prescott a un autre secret,

En mai 1918, avec l’aide d’autres bonesmen, il déterra et déroba le crâne de Geronimo directement dans la base de l’armée Fort Still dans l’Oklahoma. Vers la fin de l’année 1983, Ned Anderson, Directeur tribal du San Carlos Apache Tribe, essaya de récupérer les restes de Geronimo et de les ramener là  où réside sa tribu d’origine. Plus tard, une personne informa Anderson, avec des photos des restes du crâne, et une copie du livre de Skull & Bones de 1918, dans lequel est enregistré un vol dans un cimetière. L’informateur lui a dit que les membres du Skull & Bones utilisent le crâne pour performer des rituels le Jeudi et le Dimanche soir en face d’eux.

geronimo crane skull bones

Après plusieurs tentatives, Ned Anderson finalement rencontra Jonathan Bush (S&B 1953), frère de George Herbert Walker Bush (S&B 1948, Delta Kappa Epsilon (DKE) société secrète) qui était vice-président en 1986. Jonathan dit à  Anderson qu’il « aura ce qu’il est venu chercher » et lui a demandé de revenir demain. Demain ne vint jamais, le rendez-vous fut remit pour plus tard.

L’avocat des Bonesmen, qui lui aussi fait parti de Skull & Bones, Endicott Peabody Davison (S&B 1945) a été appelé à  la rescousse. Après quelques délais, un autre rendez-vous eu lieu. Davison amena une boite, la même boite qui apparait sur les photos de Ned et un crâne. Le crâne était différent et apparaissait être celui d’un enfant.

Par rapport à  un article dans le Washington Post de 1988, l’avocat Davison demanda au leader Apache de signer un accord qui n’ »autorise personnes en association avec eux, de faire ou de permettre toutes publications en connexion avec cette transaction ». Anderson refusa. Davison lui a dit que « le livre de l’histoire de l’ordre est une farce ». Cependant, pendant les négociations avec Anderson, Davison n’arrêta pas de stipuler qu’ »Anderson doit laisser tomber sa copie du livre de Skull & Bones ». Ned refusa et ne signa rien du tout.

Anderson reçu une réponse privée des membres de Skull & Bones qui raconte que – d’une manière ou d’une autre – Prescott s’est fait avoir et qu’il a acheté un faux crâne de Geronimo, et il lui « montra » le rapport d’un archiviste a Fort Still qui dit que la tombe avait été déplacé quelques année auparavant.

La confession de Prescott par rapport au vol du crâne et de son commerce avec l’ennemie furent inconnus du grand public et il n’eut aucun problème à  devenir Sénateur en 1950.

En 1952, « Ike » Einsenhower, un avide joueur de golf, se lança dans la campagne présidentielle, il a battu Robert Alphonso Taft (S&B 1910) pour être à  la tête du parti Républicain. Prescott, un ancien président de l’Association de Golf des Etats Unis (USGA), était un de ces partenaires favoris pour jouer au golf. Le beau père de Prescott, Bert, a aussi servit en tant que président du USGA en 1922.

Prescott Bush gagne une élection spéciale – avec l’aide d’Ike – en 1952 puis devint Sénateur Sénior des Etats-Unis dans l’état du Connecticut. Il aida à  garder les contractures de la Défense du Connecticut occupés pendant un moment.

prescott harriman et compagnie
Roland Harriman, Prescott Bush, Knight Woolley et R. Lovett – Tous Séniors de Skull & Bones et partenaire de Brown Brothers Harriman

Il quitta le Sénat en 1962 pour rejoindre Brown Brothers Harriman, et resta impliqué dans le business de sa famille, politique et sa vie sociale. Il a été plus qu’un instrument pour le business et la carrière politique de son fils, George Herbert Walker Bush. Il mourut en 1972. Avant de mourir il a vu son fils élu pour devenir plus tard le second président des USA appartenant à  Skull & Bones, la fraternité de la mort.

Mais il y a beaucoup plus de choses à  propos de Prescott que ce simple résumé.

Prescott Bush a été opératif dans l’espionnage pendant la Première Guerre Mondiale. Il était le lien des Britanniques et quelques un disent qu’il a été entrainé par le fameux Stewart Menzies, la personne à  la tête des services secrets britanniques durant la seconde guerre mondiale.

Gordon Gray (un autre partenaire de golf de Prescott) fut le premier directeur du Psychological Strategy Board, qui a été installé par le « Régime de Sécurité Harriman » dans le début des années 50. Gray et ses 4 élites, Jupiter Island, Floride, Prescott Bush, Lovett, Douglas Dillion et « Jock » Whitney, sont considérés, avec Dulles et les frères Harriman, d’être les « pères de ce monolithe d’action de couverture permanente ». Le « gouvernement secret », dans le domaine des opérations secrètes, dissimulent ses actions afin de pleurer sur la sécurité nationale.

Le fils de Gray, C. Bowden était l’ami « âme sœur » quand il devait aider le Président George Herbert Walker Bush. Il aida à  garder George en dehors du cercle, alors que George était entraîné dans l’implication du scandale de l’Affaire Iran-Contra.

En 1954, H. S. Richardson, le créateur de Vick et de Vapo-Rub, écrivit une lettre au Sénateur Prescott Bush; « … Je veux avoir votre opinion et conseil sur un sujet-qu’est ce que je devrais faire avec l’argent que je reçois de ma fondation, que mon frère et moi même sommes entrain d’installer?… »

Eugene Stetson (S&B 1934), un assistant directeur de Prescott Bush à  Brown Brothers Harriman, organisa la fondation H. Smith Richardson. La fondation participa dans le MK-ULTRA, une couverture domestique de la CIA et de ses opérations psychologiques de guerre et aida le financement de drogue psychotrope, comprenant le LSD, à  l’hôpital Bridge Water dans le Massachusetts durant les années 50.

Pendant les opérations de l’affaire Iran-Contra, la fondation Smith Richardson devint un « comité de donneurs privés » travaillant pour le National Security Council, afin de coordonner le Office of Public Diplomacy. Ce fut un effort afin d’avoir de la propagande pour le grand public en faveur des opérations de l’affaire Iran-Contra.

En 1962, Prescott fonda le National Strategy Information Center, avec son fils Prescott Bush Jr. et William Casey, investisseur banquier, vétéran de l’OSS et futur président de la CIA. Le centre, parmi plein d’autres choses, nettoya les fonds pour la diffusion de « La CIA est l’auteur de plus de 300 journaux ».

L’affaire Iran-Contra, Watergate sont juste deux des plusieurs scandales qui permettent d’avoir un coup d’œil sur le « gouvernement secret ». Les scandales existent pour éviter que la population puisse avoir conscience de la corruption plus profonde qui règne. Un monde noir et gris ou plusieurs voient les mêmes têtes, oui, George H Walker Bush est dans le cercle. Le trafic de drogue est maintenant le domaine de la « sécurité nationale ». Il y a des excuses comme – Est-ce que ce n’est pas plus mieux de faire ça, avant que quelqu’un ne le fasse, et autres faux – peu importe les tromperies et les pare-balles tant que ça fonctionnent.

Le trafic de drogues est le plus gros business de la planète, de l’or qui pousse sur le sol.

Qui est Dans Skull & Bones? 1/2

Jeudi 19 juillet 2007

Quelque membres de Skull & Bones

Introduction

1873 membres skull bones

Nazi Skull & Bones seconde guerre mondiale

Tout les ans, en Mai, un Jeudi, 15 étudiants sont sélectionnés et initiés dans l’ordre de Skull & Bones. L’ordre compte plus ou moins 2500 membres depuis sa création, la plupart des membres étant des hommes blanc provenant de famille richissime aristocratique d’Angleterre. Vous pouvez voir la liste complète des membres de Skull & Bones. Vous constaterez que des noms comme: Bundy, Bush, Ford, Harriman, Heinz, Kellogg, Lord, Perkins, Pillsbury, Rockefeller, Taft, et Whitney etc… reviennent assez souvent. Les minorités ethniques ont été accepté dans l’ordre dans les années 50 et les femmes en 1991.

Les membres de Skull & Bones ont des gros impacts sur la société Américaine, donc par conséquent l’Europe est aussi dans le même panier. Ils ont des amis très haut placés. Ils occupent des postes clés dans tous ce qui est le monde du commerce, la communication, la diplomatie, l’éducation, l’espionnage, la finance, la loi et la politique. Leurs impacts sur les associations professionnelles et la fortune de philanthropes célèbres, comme John Davidson Rockefeller, ont été très profonde.

Il y a eut 3 présidents qui ont été membres de Skull & Bones, William Howard Taft, George H. Walker Bush et George Walker Bush Junior; Au moins 10 sénateurs, 2 juges à  la Cour suprême des États-Unis et plusieurs gouverneurs et ambassadeurs. Les bonesmen ont toujours eut une grande affinité pour les postes de Secrétaire à  la Défense; Des postes diplomatiques en Europe, Russie, Chine, aux Philippines et à  la NSA (National Security Agency).

Pour comprendre comment ils fonctionnent, voyons voir qui étaient les amis et les relations des 3 présidents bonesmen.

Alphonso Taft skull & bones
Alphonso Taft (S&B co-fondateur 1833)

William Howard Taft président des Etats Unis Skull & Bones
William Howard Taft (S&B 1878)

Alphonso Taft, le père de William Howard Taft, a été désigné secrétaire de Guerre sous la présidence d’Ulysses Grant, et plus tard Attorney General des États-Unis. En tant qu’Attorney General, Alphonso a aidé la commission à  décider qui gagnera les élections présidentielles de 1876 entre Samuel J. Tilden et Rutherford Birchard Hayes.

rutherford birchard hayes Delta Kappa Epsilon 19ème président américain

La commission choisira en faveur de Rutherford Hayes, qui était membre de la Delta Kappa Epsilon (DKE), une société secrète en lettre grecque junior à  l’université de Yale, la seule société secrète grecque qui a été initialement fondée à  Yale. Alphonso Taft est mort en 1891.

Son fils, William Howard Taft, est devenu le premier gouverneur civil des Philippines sous l’ordre du président McKinley. Teddy Roosevelt, lui aussi membre du Delta Kappa Epsilon, fut le président après l’attentat de MacKinley, puis décida de faire Taft Secrétaire de Guerre de 1904 à  1908. Pendant ses années en tant que secrétaire, il était le maitre responsable et médiateur dans un conflit à  propos du canal de Panama; Puis gouverneur provisionnel de Cuba, et il remplacera John Hay qui était Secrétaire d’Etat, à  cause d’une maladie.

derniere vache

la premiere voiture

William Taft a été élu président des Etats-Unis en 1909. On lui a offert la dernière vache et la première voiture à  la maison blanche. La création de la Réserve Fédérale a été développée sous l’administration Taft et la loi a été furtivement signée par Woodrow Wilson en 1913 le jour de noël. William deviendra juge de la cour suprême des Etats Unis sous le président Harding en 1921 et servit jusqu’à  sa mort en 1930.

taft famille
William Taft, sa famille et 2 futurs membres du Skull & Bones, Robert et Charles

Taft a fait Henry L. Stimson (S&B 1888) son secrétaire de guerre de 1911 à  1913. Stimson a toujours eut des postes très haut placés dans le gouvernement Américain sous le règne de 7 présidents différents. Il est devenu gouverneur général des Philippines de 1926 à  1928, Secrétaire d’Etat sous le règne du président Herbert Hoover (1929-1933), et Secrétaire de Guerre sous le règne du président Franklin Delano Roosevelt et Harry S. Truman (1940-1946). Il fut ultimement responsable pour les camps d’internements civils Américano-Japonnais durant la seconde guerre mondiale et il supervisa le Manhattan Project, qui est le projet de bombes atomiques des USA. Stimson aida/poussa/influença Truman à  larguer la première bombe sur le Japon. Un autre club qui se vante d’avoir largué la bombe atomique est le Bohemian Club.

Henry Stimson a formé une génération de guerriers sans pitiés baptisée en tant que « Stimson’s Kindergarten ». Parmi les étudiants de Stimson, on retrouve le Général George C. Marshall, Dean Acheson (DKE), John J. McCloy, 3 bonesmen de la famille Bundy et Robert A. Lovett (S&B 1918).

sb yale pilote
L’équipe de Pilote de l’université de Yale (de gauche à  droite)
Au premier rang: Wellsey Laud Brown et Henry P. Davison (S&B 1920)
Au deuxième rang: John Vorys (S&B 1918), Artemus Gates (S&B 1918), Albert Dilman, Jr., Allan Ames (S&B 1918), David McCulloh, F Trubee Davison (S&B 1918), R Lovett (S&B 1918) et E. Gould

Arthur Schlesinger, a écrit, « Ces hommes ont aidé à  établir un réseau distingué en connectant Wall Street, Washington, des bonnes fondations et des clubs ». Le New York and legal community était au cœur de l’établissement Américain. Il fut maisonnée par Henry L. Stimson, dirigé par Robert A. Lovett et John J. McCloy. Le tout contrôlé par la fondation Rockefeller, Carnegie, Ford et le Council on Foreign Relations (CFR).

Robert A. Lovett était assistant secrétaire de guerre dans l’armée de l’air (1941-1945), secrétaire à  la défense (1951-1953) et un membre leader du CFR. Jusqu’à  sa mort en 1986, Lovett était l’une des personnes les plus puissantes des USA pendant près de 40 ans.

Il était aussi un partenaire dans la maison d’investissement des Brown Brothers Harriman, Lovett avait aussi d’autres connections avec un autre groupe de bonesmen.

harriman et lovett 1936 harriman et lovett
Photo de gauche: R. Harriman et R. Lovett en 1919
Photo de droite: R Lovett et A Harriman en 1936

Le père de W. Averell Harriman (S&B 1913) et de Lovett travaillaient pour l’Union Pacific Railroads. Lovett et les Harriman étaient des amis d’enfance.

En 1919, Averell Harriman fonda la WA Harriman and Company, une maison d’investissement, maintenant appelé Brown Brothers Harriman. Harriman prit les rênes de la Union Pacific Railroads en tant que directeur en 1932 jusqu’en 1942.

stalin et averell harriman

Averell a perçu toute sa vie avoir un intérêt pour la Russie, qu’il visita pour la première fois en 1899. Sa dernière visite fut à  l’âge de 91 ans en 1983. Harriman a investit en U.R.S.S, juste après la révolution. Les compagnies d’investissements, Guaranty Trust et Brown Brothers, ont été directement impliquées dans le financement de la Russie Communiste. Ils financèrent les industries, les banques et les plateformes d’extraction de pétroles et de ressources minérales.

Plus tard en tant que ministre au Royaume-Uni en charge du Lend-Lease entre le Royaume-Uni et la Russie, Harriman créa un programme, qui envoya par cargos des usines entières en Russie; Et d’après certaines personnes directement impliquées dans cette affaire, Harriman est responsable pour avoir transféré des secrets sur le nucléaire, le plutonium et des plaques afin d’imprimer des dollars en URSS.

Harriman fut ambassadeur de l’union soviétique de 1943 à  1946 et était un agent secret envoyé au leaders soviets de Staline, Krushchev, Brezhnev et Andropov.

Après la seconde guerre mondiale, il servit en tant que secrétaire du commerce de 1946 à  1948, assistant spécial du président Truman et le représentant des USA lors de réunions de l’OTAN.

acheson ike lovett harriman
Secrétaire d’Etat Dean Acheson, Ike Eisenhower, Secrétaire à  la défense, R Lovett et W. Harriman

En 1951, Averell devint directeur de la Mutual Security Agency. Travaillant avec son ami bonesman Robert Lovett qui lui était Secrétaire à  la défense et était directeur du Lovett Committee en 1947, afin d’organiser les activités de renseignements des USA.

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