Archive pour la catégorie ‘Ségolène Royal’

Royal condamne la « trahison » de Lang et les « pressions indignes » de Sarkozy

Jeudi 31 juillet 2008

Royal condamne la « trahison » de Lang et les « pressions indignes » de Sarkozy

© AFP – Mardi 29 juillet

PARIS (AFP) – Ségolène Royal a durement critiqué lundi les « pressions indignes » de Nicolas Sarkozy et la « trahison » de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.

« Ce n’est pas la victoire de la démocratie, c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à  coups de pressions indignes sur plusieurs députés », a déclaré l’ancienne candidate socialiste à  la présidentielle dans une déclaration à  l’AFP.

« Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coùt », ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à  avoir voté la réforme.

« Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n’y a que le fleuve de la honte à  traverser », ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.

« A l’avenir, ce type de manquement à  la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste », ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.

LEILA BOUACHERA « IL YA UN CABINET NOIR À L’ELYSÉE »

Mercredi 16 juillet 2008

LEILA BOUACHERA « IL YA UN CABINET NOIR À L’ELYSÉE »

© Libertés & Internets

[LE PARISIEN - jeudi 10 juillet 2008 ]

DOCTEUR EN DROIT, chargée de mission au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Leila Bouachera, 48 ans, avait tenté, sans succès, de se présenter à  l’élection présidentielle de 2007. Inconnue du grand public, cette juriste de formation installée à  Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) désignait à  l’époque le candidat Nicolas Sarkozy comme « un réel danger pour la démocratie ». Ex-membre du RPR puis de l’UMP, elle a été cambriolée deux fois et se dit, comme Ségolène Royal, victime d’une opération « d’intimidation ».

En quoi votre cas ressemble-t-il à  celui de Ségolène Royal ?

Leila Bouachera. Comme elle, mon domicile a été visité à  deux reprises. Le 2 décembre 2006, seul le disque dur de mon ordinateur, qui comprenait 202 promesses de signatures, m’a été dérobé. La police n’a constaté aucune trace d’effraction. Ma porte blindée trois points n’a pas été dégradée. L’alarme laser a été désactivée. Le 23 mai dernier, le mode opératoire a été le même. C’est du travail de professionnels, pas de barbouzes. Je maintiens qu’il existe un cabinet noir à  l’Elysée qui s’occupe d’intimider les gêneurs.

Pourquoi n’avoir pas déposé plainte ?

àƒ”¡a ne servirait à  rien. Tout le monde tourne en ridicule Ségolène Royal. Lorsqu’une femme s’exprime pour oser dénoncer la mainmise du clan Sarkozy, on la considère comme quasi folle… C’est scandaleux. Par contre, je déposerai plainte contre Nicolas Sarkozy pour détournements de fonds publics à  l’époque où il était ministre de l’Intérieur. Je le ferai prochainement devant la doyenne des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris.

Vous parlez de « cabinet noir », mais avez-vous la moindre preuve ?

Comment pourrais-je apporter des preuves face à  des professionnels qui rentrent et sortent de chez vous sans laisser la moindre trace ? Ce sont des fantômes… mais je ne craquerai pas.

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/UN-CABINET-NOIR-A-L-ELYSEE_298618

Ségolène Royal se dit porteuse d’une « vérité qui dérange »

Mardi 15 juillet 2008

Ségolène Royal se dit porteuse d’une « vérité qui dérange »

© Reuters – Mardi 15 juillet

segolene royal

PARIS (Reuters) – Ségolène Royal affirme que la majorité cherche à  la faire taire car elle est détentrice d’une « vérité qui dérange ».

« (L’attitude de) la majorité consiste à  me faire taire en m’insultant », a déclaré la présidente de Poitou-Charentes sur France Inter.

Pour l’ancienne candidate socialiste à  la présidentielle, « on a rarement atteint une telle vulgarité, une telle violence dans les propos de la majorité en place contre un responsable de l’opposition ».

« Quand on dénonce des vérités qui dérangent, ceux qui portent ces paroles de vérité sont traités de dérangés et c’est ce qui est en train de se passer », a-t-elle estimé.

« Je ne dépends d’aucune puissance d’argent, d’aucune puissance médiatique, je n’ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie donc je ne suis sujette à  aucune pression ou aucun chantage donc cette liberté de parole, elle est totale et je continuerai à  l’exercer », a-t-elle poursuivi.

Ségolène Royal a déclenché la semaine dernière des attaques violentes de la part de l’UMP en dénonçant un possible lien entre deux cambriolages de son appartement et ses critiques contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a déclaré que l’élue socialiste avait « pété un câble » et lui a conseillé de solliciter un soutien psychologique. Un autre porte-parole du parti majoritaire, Dominique Paillé, a parlé d’ »insinuations calomnieuses ».

Ségolène Royal a indiqué qu’elle ne comptait pas porter plainte pour diffamation « parce que sinon c’est tous les jours, je ne voudrais pas encombrer les prétoires ».

Elle a ajouté ne pas vouloir entretenir le « feuilleton » sur les cambriolages dont elle a été victime, qui font l’objet d’une enquête.

« J’ai simplement souligné qu’il y avait une drôle de coïncidence et que ça faisait deux fois, sans parler du vol des ordinateurs de plusieurs de mes collaborateurs et amis », a-t-elle dit.

Sur RTL, le ministre de la Défense Hervé Morin a considéré que la présidente de Poitou-Charentes cherchait avant tout à  se faire remarquer.

« àƒ”¡a fait 15 jours que Ségolène Royal essaie de se faire remarquer. La semaine dernière c’était son appartement, la semaine d’avant c’était je ne sais quoi, ça embarrasse tellement ses partenaires et ses collègues socialistes qu’ils ne savent plus quoi dire d’ailleurs », a-t-il déclaré.

Elizabeth Pineau

Royal : l’enquête avance, la thèse du complot se dégonfle

Lundi 14 juillet 2008

Royal : l’enquête avance, la thèse du complot se dégonfle

© France Info

Une suspecte identifiée pour le cambriolage d’aoùt 2006, d’autres empreintes exploitables découvertes après le cambriolage de juin dernier : les progrès des enquêtes sur les « visites » de l’appartement de Ségolène Royal mettent à  mal la théorie du complot fomenté par « le clan Sarkozy »…

Au cœur de la polémique sur les cambriolages successifs de l’appartement de Ségolène Royal, la police a identifié un suspect pour le premier fric-frac, celui du 16 aoùt 2006. Il s’agit d’une jeune femme de 23 ans originaire de l’ex-Yougoslavie, confondue par ses empreintes digitales retrouvées dans l’appartement de la présidente socialiste de Poitou-Charentes.

C’est un nouveau passage des empreintes au fichier qui a permis l’identification. Entre temps, la suspecte, connue pour avoir commis de nombreux cambriolages, avait été inscrite à  ce fichier.

Concernant cette fois l’effraction du 27 juin dernier, le ministère de l’Intérieur indique que deux autres empreintes « exploitables » ont été retrouvées, mais pas encore identifiées à  ce stade de l’enquête.

« L’extrême vulnérabilité du logement »

Une équipe de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’est par ailleurs rendue au domicile de Ségolène Royal à  Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en présence de l’un de ses fils, pour procéder à  une « sécurité électronique » (recherche de système d’écoute). Si rien n’a été trouvé, les enquêteurs soulignent en revanche « l’extrême vulnérabilité du logement » situé en rez-de-jardin. En outre, lors de l’effraction du 27 juin, le système d’alarme n’était pas branché.

Ségolène Royal, qui bénéficie depuis l’élection présidentielle d’une protection rapprochée de deux fonctionnaires du SPHP (service de protection des hautes personnalités), affirmait hier encore qu’elle était « sans doute suivie » ou « écoutée ». Qualifiant la « mise à  sac » de son appartement d’ »affaire publique », l’ex-candidate socialiste à  la présidentielle a relevé la « coïncidence très étrange » de l’effraction avec un « moment politique sensible », au lendemain de sa mise en cause de « la mainmise sur la France du clan Sarkozy ».

Ironisant sur les déclarations de la présidente de Poitou-Charentes, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a estimé sur France Info que « Ségolène Royal, ça (devenait) un peu de plus en plus Les malheurs de Sophie ».

L’épopée Ségolène Royal, j’ADORE!

Vendredi 11 juillet 2008

Tout d’abord ça commence par:

Un cambriolage fait dire à  Ségolène Royal qu’elle est « suivie », l’UMP ironise

© AFP

segolene royal

PARIS (AFP) €” L’ex candidate socialiste à  l’élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi après la mise à  sac de son domicile, près de Paris être « sans doute suivie » ou « écoutée » et l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui a suggéré de se procurer, comme à  toute victime d’un cambriolage, une « aide psychologique ».

L’enquête de police a progressé avec la découverte sur place d’ »empreintes digitales exploitables », a-t-on appris de source proche du dossier.

« Je suis sans doute suivie puisque que les policiers eux-mêmes ont trouvé très étrange qu’entre 8H30 et 10H30 le soir de la mise à  sac (de son appartement), il y a cette intervention très professionnelle dans un temps très court et à  un moment où il n’y a pas de cambriolage car il y a beaucoup d’allers et venues », a déclaré Mme Royal sur RTL.

« Alors en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu’à  mon domicile, c’est une évidence », selon elle.

Estimant que ce cambriolage, le 27 juin, est « une affaire politique », l’ex candidate à  l’Elysée a relevé une nouvelle fois la « coïncidence très étrange » de l’effraction avec un « moment politique sensible ».

Concernant l’enquête, deux empreintes, différentes de celle relevée lors d’un premier cambriolage, le 16 aoùt 2006 dans l’appartement de Mme Royal à  Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et identifiée depuis, ont été isolées par les enquêteurs, a-t-on indiqué au ministère de l’Intérieur.

Ces empreintes étaient en cours d’identification. Celle relevée en 2006 a été identifiée le 30 juin comme appartenant à  une femme de 23 ans originaire de l’ex-Yougoslavie et connue comme auteur de nombreux cambriolages. Le dossier du cambriolage de 2006, clos en mars 2007, devrait être rouvert par le parquet de Nanterre, a ajouté au ministère de l’Intérieur.

Mme Royal a souligné que cette nouvelle effraction chez elle est survenue au lendemain de sa mise en cause de « la mainmise sur la France du clan Sarkozy ».

Un ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a également exprimé le sentiment d’être lui aussi suivi.

Un porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a simplement noté dans un bref communiqué que Mme Royal « a vécu, comme des centaines de milliers de Français, un cambriolage ».

« Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l’intimité peut être traumatisant », a souligné M. Lefebvre, suggérant que « comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Mme Royal devrait avoir droit à  une aide psychologique ».

Les propos de la présidente de Poitou-Charentes, qui avait établi mardi « un rapport » entre « la mise à  sac » de son appartement et ses attaques contre M. Sarkozy avaient suscité mercredi quolibets et indignation à  droite.

Le Premier ministre François Fillon a reproché à  Mme Royal de « perdre le contrôle d’elle-même », le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, déplorant qu’elle ait atteint « un niveau de stupidité affligeant ».

Un autre porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, avait estimé que Mme Royal devait présenter une demande d’ »excuses publiques ».

« Dans n’importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému », a estimé Mme Royal en dénonçant « la violence et la vulgarité » des propos de responsables UMP.

« Il y a, selon elle, un climat assez détestable aujourd’hui en France qui autorise les malversations de ce type (…) Ceux qui ont fait cette mise en scène ont voulu me signifier que j’étais vulnérable ».

Puis ça termine par:

Une jeune ex-Yougoslave impliquée dans le premier cambriolage de Ségolène Royal

© NouvelObs

Une jeune femme originaire de l’ex-Yougoslavie est impliquée dans le premier cambriolage dont Ségolène Royal a été victime le 17 aoùt 2006, a-t-on appris vendredi de source policière. Identifiée grâce à  ses empreintes digitales prélevées dans l’appartement de la dirigeante socialiste à  Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), cette suspecte est mise en cause dans d’autres affaires de vols.

Lors de ce premier fric-frac, l’appartement avait été fouillé mais aucun bien de valeur n’avait été dérobé. Vu la personnalité de la victime, le Service départemental de police judiciaire (SDPJ) des Hauts-de-Seine avait été saisi. Les traces papillaires relevées avaient alors été comparées sans succès à  celles contenues dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et l’affaire avait été classée sans suites en mars 2007.

L’ancienne candidate socialiste à  l’élection présidentielle a ensuite été victime d’un second cambriolage durant l’été 2007 puis d’un troisième le 27 juin 2008 où deux empreintes digitales suspectes, différentes de la première prélevée en aoùt 2006, ont alors été identifiées. A cette occasion, une nouvelle recherche a été menée dans le FAED. Celui-ci a alors mis en concordance la première trace papillaire avec celle d’une femme de 23 ans née dans l’ex-Yougoslavie et qui serait impliquée dans une série de plusieurs cambriolages commis au début de l’année 2008. AP

C’est trop poilant j’vais crever

Je pense que Ségolène Royal en dit un peu trop sur ce qui se passe en Sarkozie. Elle est surement suivie, et le complot serait que c’est Sarkozy qui a demandé aux médias de diffuser un scoop choc qu’en fait une « EX-YOUGOSLAVE » aurait cambriolé l’appartement de Ségolène pour la troisième fois consécutive, en plus ce n’est pas sur, c’est du sous entendu! Non seulement c’est poilant parce que ça saute aux yeux que c’est pas une ex-yougoslave qui a fait le cambriolage, mais c’est la honte pour Ségolène!

Et ça aussi! Le Monde!

« MME ROYAL DEVRAIT AVOIR DROIT À UNE AIDE PSYCHOLOGIQUE »

© Le Monde

Estimant que le cambriolage du 27 juin est « une affaire politique », l’ex-candidate à  l’Elysée avait relevé jeudi, sur RTL, la « coïncidence très étrange » de l’effraction avec un « moment politique sensible ». « Alors en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu’à  mon domicile, c’est une évidence », avait-elle affirmé. Un ex-premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a également exprimé le sentiment d’être lui aussi suivi.

Dans un communiqué, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, note que Mme Royal « a vécu, comme des centaines de milliers de Français, un cambriolage ». « Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l’intimité peut être traumatisant », a souligné M. Lefebvre, suggérant que « comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Mme Royal devrait avoir droit à  une aide psychologique ».« Dans n’importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému », a estimé Mme Royal en dénonçant « la violence et la vulgarité » des propos de responsables UMP.

Un cambriolage fait dire à  Ségolène Royal qu’elle est « suivie », l’UMP ironise

Vendredi 11 juillet 2008

Un cambriolage fait dire à  Ségolène Royal qu’elle est « suivie », l’UMP ironise

© AFP – Vendredi 11 juillet

PARIS (AFP) – L’ex candidate socialiste à  l’élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi après la mise à  sac de son domicile, près de Paris être « sans doute suivie » ou « écoutée » et l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui a suggéré de se procurer, comme à  toute victime d’un cambriolage, une « aide psychologique ».

L’enquête de police a progressé avec la découverte sur place d’ »empreintes digitales exploitables », a-t-on appris de source proche du dossier.

« Je suis sans doute suivie puisque que les policiers eux-mêmes ont trouvé très étrange qu’entre 8H30 et 10H30 le soir de la mise à  sac (de son appartement), il y a cette intervention très professionnelle dans un temps très court et à  un moment où il n’y a pas de cambriolage car il y a beaucoup d’allers et venues », a déclaré Mme Royal sur RTL.

« Alors en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu’à  mon domicile, c’est une évidence », selon elle.

Estimant que ce cambriolage, le 27 juin, est « une affaire politique », l’ex candidate à  l’Elysée a relevé une nouvelle fois la « coïncidence très étrange » de l’effraction avec un « moment politique sensible ».

Concernant l’enquête, deux empreintes, différentes de celle relevée lors d’un premier cambriolage, le 16 aoùt 2006 dans l’appartement de Mme Royal à  Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et identifiée depuis, ont été isolées par les enquêteurs, a-t-on indiqué au ministère de l’Intérieur.

Ces empreintes étaient en cours d’identification. Celle relevée en 2006 a été identifiée le 30 juin comme appartenant à  une femme de 23 ans originaire de l’ex-Yougoslavie et connue comme auteur de nombreux cambriolages. Le dossier du cambriolage de 2006, clos en mars 2007, devrait être rouvert par le parquet de Nanterre, a ajouté au ministère de l’Intérieur.

Mme Royal a souligné que cette nouvelle effraction chez elle est survenue au lendemain de sa mise en cause de « la mainmise sur la France du clan Sarkozy ».

Un ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a également exprimé le sentiment d’être lui aussi suivi.

Un porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a simplement noté dans un bref communiqué que Mme Royal « a vécu, comme des centaines de milliers de Français, un cambriolage ».

« Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l’intimité peut être traumatisant », a souligné M. Lefebvre, suggérant que « comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Mme Royal devrait avoir droit à  une aide psychologique ».

Les propos de la présidente de Poitou-Charentes, qui avait établi mardi « un rapport » entre « la mise à  sac » de son appartement et ses attaques contre M. Sarkozy avaient suscité mercredi quolibets et indignation à  droite.

Le Premier ministre François Fillon a reproché à  Mme Royal de « perdre le contrôle d’elle-même », le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, déplorant qu’elle ait atteint « un niveau de stupidité affligeant ».

Un autre porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, avait estimé que Mme Royal devait présenter une demande d’ »excuses publiques ».

« Dans n’importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému », a estimé Mme Royal en dénonçant « la violence et la vulgarité » des propos de responsables UMP.

« Il y a, selon elle, un climat assez détestable aujourd’hui en France qui autorise les malversations de ce type (…) Ceux qui ont fait cette mise en scène ont voulu me signifier que j’étais vulnérable ».

Pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy « ne se rend même plus compte de ce qu’il dit »

Mardi 8 juillet 2008

Pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy « ne se rend même plus compte de ce qu’il dit »

© AP

PARIS – Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d’influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que le président de la République « ne se rend même plus compte de ce qu’il dit » car « il vit dans un autre monde ».

L’ancienne candidate socialiste à  la présidentielle a déclaré sur RTL que pour le chef de l’Etat « l’argent n’a pas d’importance puisqu’il croule sous l’argent », évoquant « une méconnaissance de ce qui se passe aujourd’hui en France » de la part de Nicolas Sarkozy.

« On se croirait revenu sous l’Ancien Régime où le Roi s’amuse, le Roi dilapide l’argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà  riches et pendant ce temps là  le peuple s’appauvrit », a dénoncé la présidente de la région Poitou-Charentes.

Mme Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à  des grèves moins importantes qu’auparavant : « Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (…), parce que ça coùte cher », a-t-elle averti.

« Les gens sont désespérés, c’est très difficile aujourd’hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève », a prévenu Mme Royal, pour qui « présider un pays, c’est d’abord respecter les Français et c’est répondre à  leurs soucis et à  leurs problèmes. AP

UIMM : Royal dénonce des « protégés » du pouvoir

Mercredi 5 mars 2008

UIMM : Royal dénonce des « protégés » du pouvoir

© NouvelObs.com

« Il y a des gens puissants qui bénéficient d’une totale impunité. Aujourd’hui dans le pays, les devoirs, c’est surtout pour les moyens et les petits », a lancé Ségolène Royal, lors d’un déplacement à  Clichy-sous-Bois.

Lors d’un déplacement mardi 4 mars à  Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), berceau des émeutes urbaines de l’automne 2005, Ségolène Royal s’est lancée dans une diatribe contre les scandales financiers, dénonçant « des gens puissants qui bénéficient d’une totale impunité » et qui « sont protégés par le pouvoir en place ».

« Colère sourde »

Elle a estimé que « ce que les Français découvrent, c’est que finalement les petits et moyens paient toujours pour les gros. On a su il y a quelques jours l’augmentation de 40% des salaires du CAC40, les 200 familles qui ont fui dans un paradis fiscal, le scandale de l’UIMM, le krach de la Société générale où les responsables sont toujours en place ».
Dans la veine d’un François Mitterrand qui dénonçait au congrès d’Epinay « l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue », la dirigeante socialiste a noté que cette accumulation d’affaires « nourrit une colère sourde. Il y a le sentiment que l’argent, il y en a, mais que l’argent est gaspillé et que les puissants sont protégés par le pouvoir en place ».

« Sentiment de révolte »

« N’oublions pas que pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’est rendu au MEDEF », où « il y avait toute la brochette des gens de l’UIMM. Il a dit devant eux que le programme du MEDEF était aussi son programme présidentiel. Voilà  le résultat! », a-t-elle lancé, en poursuivant qu’il « y a des gens puissants qui bénéficient d’une totale impunité. Aujourd’hui dans le pays, les devoirs, c’est surtout pour les moyens et les petits ».
« Il y a de quoi comprendre ce sentiment de révolte », a conclu Ségolène Royal, « à  un moment où la vie est difficile pour des millions de Français ».

Royal reconnaît la « capacité de mouvement » de Sarkozy

Samedi 25 août 2007

Royal reconnaît la « capacité de mouvement » de Sarkozy

© Reuters

sarko sego

BORDEAUX (Reuters) – Ségolène Royal reconnaît dans un entretien accordé au journal Sud-Ouest samedi la « capacité de mouvement » du président Nicolas Sarkozy mais estime qu’avec lui « paradoxalement, le principal risque, c’est celui de l’immobilisme ».

« Si on ne veut pas entrer dans la caricature, je dois lui reconnaître sa capacité de mouvement. Certains la jugeront excessive. C’est son style. L’important, c’est d’avoir un style, et ce n’est pas négatif. Nous avons quelqu’un qui démontre, au moins dans la forme, sa volonté que ça marche. Mais paradoxalement, le principal risque, c’est celui de l’immobilisme », déclare l’ancienne candidate socialiste à  l’élection présidentielle.

La présidente de la région Poitou-Charentes estime que « les réformes les plus douloureuses qui permettraient de remettre le pays sur le chemin de la croissance n’ont pas été faites ».

« Au lieu d’évaluer la situation, on a droit à  une nouvelle agitation », déplore-t-elle, ajoutant que « le paquet fiscal a avantagé la rente plutôt que les entreprises dynamiques ».

Ségolène Royal revient aussi sur les suites de sa présidentielle malheureuse.

Elle dit ne plus vouloir « perdre la moindre seconde dans les affrontements stériles ou les violences verbales », rappelant que « le Parti socialiste reste à  rénover » et que « des idées neuves doivent germer ».

« Nous devons peser pour que les problèmes soient réglés, et pas seulement pour critiquer systématiquement », dit-elle.

Concernant les élections municipales de l’an prochain, Ségolène Royal pense que « la question se pose d’une vaste coalition de la gauche, des altermondialistes et du MoDem (Mouvement démocrate), sur des projets municipaux. Mais pas de façon désordonnée ».

« Sur la responsabilité et la morale politiques, la dépense publique, il y a plein de questions sur lesquelles on peut se retrouver avec les centristes, mais en évitant que ce soient des alliances à  la carte, qui risqueraient d’émietter le Parti socialiste, ce qui serait regrettable. Avec le MoDem, qui a refusé toute proposition, les choses peuvent évoluer », conclut-elle.