Archive pour la catégorie ‘Russie’

Nikita Khrouchtchev: « Vous Américains êtes si crédules! »

Dimanche 13 décembre 2009

Khrouchtchev: « Vous Américains êtes si crédules! »

© Infowars.com, traduction par mes soins.

Khrushchev
Khrouchtchev: « Vous Américains êtes si crédules. Non, vous n’accepterez pas le communisme sur le coup. Mais nous allons continué de vous nourrir de petites doses de socialisme jusqu’à ce vous vous réveillez et découvrez que vous êtes sous un régime communiste. »

Il y a deux forces opposées en combat éternel. Quand une force prends l’avantage, l’autre est subjuguée. A travers l’histoire le pendule a basculé d’un côté à un autre. Plus récemment les forces de la liberté individuelle ont marqué une victoire avec la fondation des Etats Unis et la création de la Constitution des USA. Cependant, a travers les deux cent dernières années les forces de la domination ont lentement érodé la croyance envers et le support pour la liberté.

Cette bataille épique est documentée dans un speech fournit par le Secrétaire de l’Agriculture sous le Président Eisenhower, Ezra T. Benson. Il a dit:

« J’ai personnellement été témoin des résultats déchirants de la perte de liberté. J’ai parlé face-à-face au leader communiste sans dieu. Cela peut vous surprendre d’apprendre que j’ai été l’hôte de Mr. Khrushchev pendant une demi-journée quand il a visité les Etats Unis. Non pas que j’en suis fier. Je me suis opposé à sa venue, et je continue de sentir que c’était une erreur d’avoir accueillit ce meurtrier athéiste en tant que visiteur d’état.

Alors que nous parlions face-à-face, il indiqua que mes petits-enfants vivraient sous le Communisme. Après lui avoir assuré que je m’attendais à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour assurer que les siens, et tous les autres petits-enfants, vivront sous la liberté, et il déclara orgueilleusement, en substance:

‘Vous Américains êtes si crédules. Non, vous n’accepterez pas le communisme sur le coup. Mais nous allons continué de vous nourrir de petites doses de socialisme jusqu’à ce vous vous réveillez et découvrez que vous êtes sous un régime communiste. Nous n’allons pas avoir besoin de nous battre contre vous; nous allons tellement affaiblir votre économie jusqu’à ce que vous tombiez comme des fruits blets dans nos mains.’« 

C’est que Khrushchev avait raison. Nous n’avons pas eut de coup militaire socialiste qui a changé les choses en une nuit, mais nous avons eu une attaque graduelle voulue envers notre croyance en la nature essentielle de la liberté. Ces « petites doses de socialisme » ont changé l’Amérique et ont été la cause de la grosse perte de notre liberté.

[...]

Lisez la suite sur Infowars.com

Dmitry Medvedev réaffirme l’urgence d’un nouvel ordre mondial plus juste

Mercredi 14 octobre 2009

Dmitry Medvedev réaffirme l’urgence d’un nouvel ordre mondial plus juste

© APA

APA-Moscou (Russie) La dernière Assemblée générale de l’ONU a montré que la majorité des pays membres voulaient d’un nouveau système plus juste dans les relations internationales, d’un environnement plus sain dans la monde et d’un plus grand niveau de partenariat à l’échelle mondiale, a indiqué le Président Dmitry Medvedev qui recevait lundi dix nouveaux ambassadeurs au cours d’une cérémonie au Kremlin.

S’adressant au nouveaux ambassadeurs qui venaient lui présenter leurs lettres de créances, M. Medvedev a expliqué que la plupart des pays éprouvent le même sentiment sur la nécessité d’une responsabilité collective et la recherche de solutions à leurs défis communs, non seulement sur le plan économique, mais également sur le plan de la sécurité, notamment la résolution des conflits régionaux et la prise en charge effective de la question des pénuries alimentaire et des changements climatiques.

Ceci, a ajouté le dirigeant russe, ne fait qu’accroître les opportunités de commerce bilatéral et de coopération économique, ainsi que le renforcement de nos liens humanitaires. Il a également réaffirmé que les relations entre la Russie et la Libye étaient au beau fixe et qu’elles se renforçaient davantage.

“Au cours des dernières années, nous avons fait de grands progrès dans différents secteurs et nous savons eu des avancées significatives dans notre dialogue politique. Nous avons des contacts réguliers de haut niveau et notre coopération économique se renforce de jour en jour. Nous envisageons, entre autres, des projets communs d’investissement et de consolidation de nos rapports d’assistance humanitaire,”, a conclu M. Medvedev.

Halo Lumineux au dessus de Moscou

Lundi 12 octobre 2009

Halu Lumineux au dessus de Moscou


LA TV RUSSE EN PARLE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
envoyé par DUM2012. – Les derniers test hi-tech en vidéo.

Episode Russie, Géorgie, OTAN

Vendredi 17 octobre 2008

Russie, Géorgie, OTAN

OTAN VS Russie

russie guerre

En déclarant l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, la Russie est (re)devenue le mauvais méchant de l’Occident alors que tout le monde sait que les USA (grand ami de l’Europe) sont derrière le financement de l’armée Géorgienne.

Rectification! Ce qui se passe en Russie aujourd’hui n’est qu’une conséquence des tensions entre OTAN et Russie!

la décision du Kremlin n’est pas la cause de la gravissime tension internationale à  laquelle nous assistons, mais bien sa conséquence. C’est prendre acte qu’aucune négociation, aucune solution politique ne sera possible – pas du moins dans des temps prévisibles de façon réaliste- étant donné que l’Occident n’a pas la moindre intention de reconsidérer sa propre prétention à  dicter sa loi au reste du monde, comme il est en train de le faire depuis ce fatidique 1989, avec des conséquences catastrophiques.

Source: Sans retour

Que ce soit la Russie ou la Géorgie ou l’Europe tout le monde est mouillée, sauf que nous supportons la Géorgie qui est le pays qui a démarrée la Guerre en premier lieu. Il y a tellement de propagandes dans les médias occidentaux que c’est un tsunami de gerbe et il est très dur de s’y retrouver pour le citoyen lambda, ce qui se passe est grave! Nous avons fait un pas de plus dans la direction d’une troisième guerre mondiale, ou une nouvelle « guerre froide ». La Russie n’est pas le pays des soleils couchants tout rose mais nous non plus, et les USA non plus! Il va falloir que nos dirigeants fassent des efforts DIPLOMATIQUES, car comme le dit si bien l’article encore une fois,

La balle est ainsi dans « notre » camp. Ce sont nos gouvernements qui doivent commencer enfin à  raisonner, en mettant de côté les hystéries, les frustrations et les a priori idéologiques pour comprendre comment sortir de l’impasse où ils sont allés se fourrer durant ces vingt années, avec présomption et arrogance. La sortie de scène de Georges Bush pourrait être l’occasion d’un tournant ; mais ce qu’Obama (sans parler de son rival McCain) est en train de dire en ce moment ne laisse pas de place à  l’optimisme., ref

LIRE: Géorgie : Moscou défie les puissances occidentales

Et c’est pas avec des Kouchner qui déclare que la « Russie est hors la loi internationale » que tout ça va s’arranger.

Observons la diplomatie internationale et rigolons de la laideur des discours et de l’imbécilité qui découle des médias propagandistes, et j’espère que nous serons suffisamment intelligent pour ne pas régresser, de toute façon comme je dis, que ça soit la Russie ou les USA, ou l’Europe TOUS sont mouillées et c’est le même cerveau qui contrôle les deux mains. Ce qui est sur le point de se dérouler risque de carrément changer la face du monde à  nouveau.

boom

Jeune russe courageux harangue sur le comportement génocidaire de la géorgie et de son partenaire américain, et de la propagande qui sort de la bouche des médias occidentaux à  foison

Gorbatchev va créer un nouveau parti politique

Mercredi 1 octobre 2008

Gorbatchev va créer un nouveau parti politique

© AP

MOSCOU – Mikhaïl Gorbatchev va s’allier à  un homme d’affaires pour lancer un nouveau parti politique dont l’objectif sera de ramener la Russie sur une voie véritablement démocratique, a annoncé mardi soir le partenaire de l’ancien président soviétique dans ce projet, le milliardaire Alexandre Lebedev.

M. Gorbatchev, qui est bien plus populaire à  l’étranger que dans son pays, n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter l’information donnée par M. Lebedev sur son site Internet.

Selon l’homme d’affaires, cette nouvelle formation politique pourrait s’appeler le Parti démocratique indépendant.

Mikhaïl Gorbatchev, dernier président de l’Union soviétique et Prix Nobel de la paix en 1990 pour sa contribution à  la fin de la Guerre froide, a remporté moins de 1% des voix lors de l’élection présidentielle de 1996. AP

Les Russes ne croient plus la version bushienne du 11 septembre

Vendredi 19 septembre 2008

Les Russes ne croient plus la version bushienne du 11 septembre

© Voltairenet

Le public russe a bien compris le message que lui ont adressé implicitement ses dirigeants. Jeudi 11 septembre 2008, les téléspectateurs qui regardaient le journal télévisé de la première chaîne ont vu le Premier ministre Vladimir Poutine expliquer qu’il y aurait un avant et un après guerre d’Ossètie ; que cet événement mettait fin à  la collaboration russo-états-unienne dans la Guerre globale au terrorisme et ouvrait une ère nouvelle d’affirmation des intérêts russes.

Le lendemain 12 septembre, le journal télévisé présentait le président Dmitry Medvedev intervenant devant un panel d’experts de politique étrangère. Développant les propos de la veille, il soulignait que le 8 aoùt (date de l’invasion géorgienne de l’Ossètie du Sud) était pour le peuple russe l’équivalent du 11 septembre pour le peuple états-unien. Puis, il rappelait les mensonges de la propagande US sur l’Ossètie et laissait à  ses interlocuteurs le soin de poursuivre le parallèle à  propos de la version US des attentats du 11 septembre 2001.

Pour ceux qui n’auraient pas compris l’allusion, le journal télévisé était suivi d’une soirée spéciale au cours de laquelle furent présentés et débattus les principaux mensonges de l’administration Bush sur les attentats de New York et de Washington. Avec une évidente gourmandise, le présentateur ne manqua pas de souligner que les télévisions occidentales n’avaient pas eu la liberté de diffuser le documentaire de l’eurodéputé Giulietto Chiesa €”projeté ce soir là  en prime-time€”, ni de programmer des débats avec le dissident Thierry Meyssan, non seulement interdit d’antenne, mais contraint à  l’exil.

Parmi les différentes interventions, certaines sonnaient comme des avertissements destinés aux Etats-Unis. Ainsi, ce cosmonaute présent dans la station spatiale internationale lors des attentats, qui relata avoir pris de nombreux clichés depuis l’espace et les avoir transmis, selon la procédure, à  la fois à  Houston et à  Moscou où il furent « étudiés en détail ».

Géorgie: Sarkozy et l’UE lundi à  Moscou pour tenter de faire plier la Russie

Dimanche 7 septembre 2008

Géorgie: Sarkozy et l’UE lundi à  Moscou pour tenter de faire plier la Russie

© AFP

sarkozy georgie

PARIS (AFP) – Un mois après y avoir négocié un cessez-le-feu, Nicolas Sarkozy reprend lundi le chemin de Moscou et de Tbilissi pour tenter d’accélérer l’application d’un accord toujours retardée par des Russes décidés à  profiter jusqu’au bout de leur avantage militaire.

Lors de son premier séjour, le chef de l’Etat, président en exercice de l’UE, avait négocié seul et dans l’urgence un texte qui lui a valu les critiques de plusieurs partenaires européens. Il revient en Russie et en Géorgie flanqué du président de la Commission José Manuel Barroso et du diplomate en chef de l’UE Javier Solana, avec un mandat précis et le soutien unanime des 27.

Réunis le 1er septembre à  Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont chargé la « troïka » européenne d’obtenir au plus vite l’application intégrale de l’accord en six points négocié le 12 aoùt, dont les Russes tardent à  respecter plusieurs dispositions.

En retrouvant lundi son homologue russe Dmitri Medvedev, Nicolas Sarkozy espère donc obtenir des « avancées » sur trois points jugés essentiels, selon son entourage.

D’abord le déploiement rapide sur le sol géorgien d’une mission d’observateurs indépendants. A la mission de l’ONU déjà  en Abkhazie et à  celle que l’OSCE souhaite positionner autour de l’Ossétie du Sud, l’UE souhaite ajouter un autre contingent civil à  ses couleurs.

Réunis vendredi et samedi à  Avignon, les chefs des diplomaties européennes ont confirmé cette volonté. Mais, comme l’a souligné Javier Solana, la zone de déploiement de cette mission, et donc son efficacité, devra être discutée lundi avec la Russie.

Le deuxième objectif consiste, selon l’Elysée, à  « obtenir des dates précises, des mécanismes et des engagements de Moscou qui garantissent l’achèvement du retrait » des troupes russes encore présentes sur le sol géorgien, hormis l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

Moscou affirme avoir retiré du territoire géorgien l’ensemble de ses effectifs, et n’en maintenir dans des zones tampon que conformément au point 5 de l’accord. La France estime à  environ un millier le nombre de soldats russes encore déployés autour de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. « Si on y arrivait dans un délai court (…) ce serait déjà  pas mal », dit-on à  Paris.

Nicolas Sarkozy espère enfin obtenir de Moscou « une date et un lieu » pour engager les discussions prévues au point 6 de l’accord sur « la sécurité et la stabilité » dans les deux républiques séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

« Ce serait déjà  une satisfaction » de voir les Russes, qui ont reconnu le 26 aoùt l’indépendance de ces territoires au grand dam des Occidentaux, accepter l’ouverture de ces discussions, commente-t-on à  l’Elysée.

Mais la Russie ne semble guère disposée à  faire de concessions, comme le suggère sa réaction à  peine contrariée à  la décision de l’UE de geler les négociations sur leur futur partenariat. Et Moscou invoque maintenant des ambiguïtés de traduction de l’accord pour traîner des pieds.

« Les Russes veulent absolument faire consacrer le rapport de force né de leur intervention. Il ne faut pas être surpris qu’ils ne respectent pas l’accord », juge le chercheur Thomas Gomart, spécialiste de la Russie à  l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Sans vouloir anticiper un échec de la « troïka » européenne, Paris rappelle toutefois que, le cas échéant, les discussions des 27 reprendraient sur une « longue liste » de sanctions possibles, parmi lesquelles une annulation du sommet UE-Russie du 14 novembre.

Après Moscou, MM. Sarkozy, Barroso et Solana rallieront lundi soir Tbilissi pour redire leur soutien au président géorgien Mikheïl Saakachvili. Et lui livrer les résultats très attendus de leur discussion avec Dmitri Medvedev.

L’Occident pousse la Russie vers l’Iran et le Venezuela (Nezavissimaïa gazeta, RBC Daily)

Mercredi 3 septembre 2008

L’Occident pousse la Russie vers l’Iran et le Venezuela (Nezavissimaïa gazeta, RBC Daily)

© RIA NOVOSTI

MOSCOU, 1er septembre – RIA Novosti. Il y a trois mois, Téhéran avait déclaré que la première centrale nucléaire iranienne en cours de construction par des spécialistes russes à  Bouchehr pourrait être mise en service dès septembre-octobre, rappellent lundi les quotidiens Nezavissimaïa gazeta et RBC Daily.

Cependant, à  la veille de la visite effectuée aujourd’hui par une délégation d’Atomstroïexport en Iran, la compagnie a refusé de préciser la date de mise en service de la centrale, dont la construction se prolonge indéfiniment. L’Occident menace de punir la Russie pour la guerre en Géorgie, par conséquent, l’intensification de la coopération avec l’Iran dans le domaine nucléaire pourrait être une sorte de réponse à  ces menaces, et une éventuelle monnaie d’échange dans le marchandage avec l’Occident, si ce dernier se résigne à  prendre des sanctions sévères.

« La réaction exagérément sévère de l’Occident, surtout des Etats-Unis, aux actions de la Russie à  l’égard de la Géorgie rapproche certainement Moscou de pays du type de l’Iran et du Venezuela », estime Rouslan Poukhov, directeur du Centre d’analyse des stratégies et des technologies. Selon lui, à  un moment donné, « cédant à  l’influence de l’Occident, la Russie a partiellement « trahi » l’Iran, en réduisant le niveau de soutien apporté à  ce pays dans l’arène internationale ». Mais cette politique favorable à  l’Occident pourrait toucher à  sa fin. « A présent, à  la suite des événements dans le Caucase, nous subissons une grande pression, nous avons besoin de partenaires et d’alliés, c’est pourquoi le pendule s’est déplacé de l’autre côté », a déclaré l’expert à  Nezavissimaïa gazeta.

Les sanctions prises par l’ONU à  l’encontre de l’Iran restreignent tous ses contacts avec le monde extérieur dans les domaines para-nucléaire et militaire. Les Etats-Unis et l’UE ont réduit leurs investissements, ce qui n’a d’ailleurs pas touché les petites entreprises, dont les intérêts sont éloignés de la grande politique. « Du point de vue iranien, les rapports avec les compagnies étrangères sont certainement loin d’être idéaux et l’Iran voudrait entretenir des contacts commerciaux normaux, a déclaré au quotidien RBC Daily Mohammed Shakil, expert d’Economist Intelligence Unit. Mais les petites entreprises ont trouvé une brèche dans les sanctions de l’UE et en ont profité, grâce à  quoi la pression de ces sanctions sur l’économie de l’Iran a diminué ».

M. Shakil a souligné que les Iraniens suivraient attentivement l’évolution de la discussion entre les pays de l’UE sur les sanctions à  l’encontre de la Russie. Il estime que l’économie iranienne pressée par les sanctions pourrait servir d’exemple de ce à  quoi conduisent ce genre de restrictions, les principales victimes étant les grandes entreprises européennes.

Cet article est tiré de la presse et n’a rien à  voir avec la rédaction de RIA Novosti.

La Russie se montrerait désormais plus hostile aux sanctions anti-iraniennes

Mercredi 3 septembre 2008

La Russie se montrerait désormais plus hostile aux sanctions anti-iraniennes

© Irib, Alter Info

Dans les récentes évolutions du Caucase, le quotidien britannique Financial Times voit la perspective d’un rapprochement entre Moscou et Téhéran. Le quotidien londonien Financial Times estime que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réagi avec une certaine réserve au bras de fer entre la Russie et les Occidentaux, autour de la Géorgie. « Contrairement à  son homologue syrien qui a ouvertement admiré le militarisme russe en Géorgie, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a seulement profité de la tribune de l’organisation de coopération de Shanghai pour critiquer ceux qui n’approuvent l’attitude de Moscou », écrit le quotidien.

Au sommet de l’organisation de coopération de Shanghai, Ahmadinejad a affirmé que les pays n’appartenant pas à  cette région ne devaient se permettre de s’immiscer dans les affaires des pays qui y appartiennent. Dans tout cela, le Financial Times trouve une dose de prévoyance. « Téhéran pense à  assurer ses propres intérêts, pour les jours où la Russie aura augmenté le coùt de sa coopération avec les autres membres du Conseil de sécurité pour enrayer les activités nucléaires iraniennes », estime le quotidien. « Il serai aussi envisageable que la Russie décide de résoudre la crise, en se montrant plus coopérative sur le cas iranien! ». « Cette hypothèse s’adapte parfaitement à  la réticence des Iraniens dans le règlement de l’affaire nucléaire, au moins jusqu’à  l’expiration du mandat présidentiel de George. W. Bush », prétend le quotidien londonien. L’article rappelle surtout que l’affaire nucléaire iranienne faisait ces derniers jours la une des journaux d’information des médias du monde. Le texte souligne aussi que la Maison Blanche est contre les menaces brandies par Israël sur une éventuelle attaque unilatérale visant les installations nucléaires de l’Iran. « Les pronostics autour de l’éventuelle guerre contre l’Iran ne sont pas apaisés que lorsque les Etats-Unis ont accepté d’envoyer le numéro 2 de leur Département d’Etat, aux négociations directes avec les Iraniens », conclut le reportage. Il est très probable que les Russes montrent plus de rigidité, face aux critiques formulées par les Etats-Unis et les états européens contre la décision du Kremlin de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, ajoute le texte.

La Russie a besoin de partenaire

Evoquant le litige produit entre Moscou et les Etats-Unis autour des événements de la Georgie, un quotidien russe estime, pareillement, qu’une intensification des pressions sur la Russie pourrait la conduire à  s’approcher plutôt de l’Iran et du Venezuela. « Ce n’est pas l’Iran mais l’économie européenne qui est la plus endommagée à  cause des sanctions anti-iraniennes », ajoute Neza-visimaya gazeta. « L’Occident menace de punir la Russie pour son agissement militaire en Géorgie; Moscou pourrait y répondre par une activation de coopération avec Téhéran, au cas où les Occidentaux décident inopinément de la boycotter », argue le quotidien Neza-visimaya gazeta. « La trop vive réaction de l’Occident surtout les Etats-Unis à  l’attitude de la Russie dans l’affaire géorgienne finira sans aucun doute par mener ce pays à  s’approcher plus des pays tels que l’Iran et le Venezuela », estime Rouslan Poukhov, Directeur du centre d’analyses stratégiques et technologiques de la Russie. « On peu dire que la Russie pourrait enterrer son approche plus ou moins pro-occidentale, envers le dossier nucléaire, pour se pencher plus vers l’Iran », ajoute Rouslan Poukhov. « Nous sommes sous les pressions grandissantes à  cause des récentes évolutions du Caucase. Quant à  nous, nous avons besoin, bien sùr, de partenaires. La pendule va tourner naturellement dans d’autres directions… », ajoute le Directeur du centre d’analyses stratégiques et technologiques basé à  Moscou.

La Russie et la ‘Vieille Europe’ vont-elles déjouer le piège britannique ?

Mercredi 3 septembre 2008

La Russie et la ‘Vieille Europe’ vont-elles déjouer le piège britannique ?

© Solidarité & Progrès

2 septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Alors que ceux qui voulaient rompre en Europe les relations diplomatiques avec la Russie et pousser l’UE à  prendre des sanctions contre son partenaire eurasiatique, ont échoués lundi à  Bruxelles, la France, l’Allemagne et l’Italie sont allées dans le sens d’un dialogue continu avec la Russie. Dans le même temps, lors d’un discours à  l’Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO), le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’en est pris au « Grand Jeu » britannique qui cherche à  pousser l’Europe continentale et la Russie à  l’affrontement mutuel.

Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, qualifié par l’agence de presse officielle russe, Ria Novosti, de « plus fort allié du Kremlin dans l’UE », a déclaré hier sur la chaîne Canale 5 qu’il est « absolument essentiel d’empêcher une situation où la crise actuelle dans le Caucase serve de détonateur pour déclencher une nouvelle guerre froide ». Dans cet entretien accordé avant le sommet extraordinaire des 27 sur la Géorgie, Berlusconi a appelé ses camarades européens à  adopter « une déclaration allant dans le sens du dialogue, pas de la confrontation ». Il a également expliqué s’être entretenu au téléphone avec de nombreux dirigeants européens et que tous ne comprennent pas à  quel point une confrontation entre l’Occident et la Russie peut être dangereuse. Après le sommet, le Premier ministre italien a expliqué que « le texte initial évoquait une riposte disproportionnée de la Russie. J’ai demandé alors ce que voulait dire une riposte proportionnée, et personne n’a pu me répondre. » Berlusconi, qui s’est dit « entièrement satisfait » des résultats « équilibrés » du sommet des 27, a appelé à  « reconnaître qu’il y a eu une provocation sérieuse qui a suscité une riposte ».

Dans son discours au MGIMO, Sergueï Lavrov a réaffirmé que la riposte russe était « un modèle de modération », n’ayant eu pour seul objectif que de s’assurer « que l’agression de la Géorgie à  l’encontre de l’Ossétie du Sud ne puisse plus être renouvelée ». A ce sujet, il a ajouté qu’il « serait juste, d’abord d’introduire un embargo sur les livraisons d’armes à  Tbilissi, jusqu’à  ce que de nouveaux pouvoirs fassent de la Géorgie un Etat normal ».

Puis, soulignant le rôle néfaste qu’a joué dans cette crise le soutien militaire américain à  Tbilissi, Lavrov est allé plus loin que Poutine et Medvedev dans leurs dernières déclarations où ils montraient du doigt les Etats-Unis. Le ministre russe des Affaires étrangères s’en est pris quasi-directement à  l’Empire britannique : « le spectre du Grand Jeu [*] ressurgit à  nouveau sur le Caucase. Si les Etats-Unis et leurs alliés ne choisissent finalement pas leurs propres intérêts nationaux, ni celui du peuple géorgien, mais du régime Saakashvili qui n’a toujours rien appris, ce sera une bévue de portée véritablement historique. » Puis il a poursuivi, en faisant allusion aux méthodes des services secrets britanniques : « Lorsque l’on parle en permanence du €˜gouvernement démocratique de Géorgie’, est-ce que cela veut dire qu’un gouvernement démocratique est autorisé à  agir ainsi contre des civils qu’il considère pourtant comme les siens ? Nous ne serons jamais d’accord avec ce modèle britannique du €˜permis de tuer’ que certaines capitales accordent à  ce qu’elles certifient être des €˜régimes amis’. » Lavrov s’en est également pris à  ceux qui essayent d’affaiblir la relation germano-russe et a réaffirmé que « la réconciliation germano-russe est un des facteurs les plus importants pour la construction de la nouvelle europe. Et nous ne laisserons personne semer la discorde entre nos peuples. »

En considérant également le rôle de la France pour encourager le dialogue avec Moscou, avec notamment les accords Medvedev-Sarkozy, et l’opposition de l’Allemagne, comme de la France et de l’Italie, à  toute sanction lors du sommet de Bruxelles ce lundi, il semble que cette Europe là  s’oppose à  la « nouvelle Europe » (Etats baltes, Pologne, Roumanie…) conduite par le Foreign Office britannique. Comme l’a dit Lyndon LaRouche, les pays européens doivent désormais décider s’ils veulent aller en guerre ou pas, et vraisemblablement, les pays de la « Vieille Europe » ne le veulent pas.

Brève contenue dans Géorgie, Pologne, Pakistan, Xinjiang… : L’Empire britannique lance la guerre

Notes:

[*] Le « Grand jeu » (ou « Great Game ») désigne la guerre indirecte que se livraient au 19ème siècle la Russie et l’Empire britannique, pour le contrôle du sous-continent indien, de l’Asie du Sud-Ouest et de l’Asie Centrale. On a parlé de « nouveau Grand jeu » lorsque Zbigniew Brzezinsky, ancien conseiller à  la sécurité nationale du président américain démocrate Jimmy Carter et parrain politique de l’ancienne secrétaire d’Etat de l’administration Clinton, Madeleine Albright, a lancé par ce biais sa politique du « Grand échiquier » en 1997-99.