Archive pour la catégorie ‘Personnages Importants’

Paul Desmarais, le Sponsor de Notre Président Nicolas Sarkozy

Samedi 5 décembre 2009

Paul Desmarais grand ami de Sarkozy

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Qui connait Paul Desmarais en France? Pas beaucoup de gens en tout cas, et vous allez comprendre pourquoi.

D’après wikipedia:

Paul Desmarais (4 janvier 1927 à Sudbury – ) est un homme d’affaires canadien. Milliardaire, il est PDG de Power Corporation du Canada (PCC). Ses deux fils, Paul jr et André, occupent d’importantes responsabilités à l’intérieur de PCC.

[...]

Paul Desmarais est l’ancien employeur de Pierre-Elliott Trudeau, Jean Chrétien, Paul Martin, Brian Mulroney ainsi que de Maurice Strong, le « père des Accords de Kyoto » qui a été mis à la porte pour avoir participé à une fraude de 10 milliards USD dans le cadre du programme Pétrole contre nourriture en Irak.

Paul Desmarais ou ses fils font partie de nombreuses associations dénoncées par la gauche, tels le groupe Bilderberg, le North American Competitiveness Council qui définit le Partenariat pour la sécurité et la prospérité, ainsi que le Council on Foreign Relations de la famille Rockefeller.

PCC collabore avec le Groupe Carlyle auprès de George W. Bush ainsi que du demi-frère de Nicolas Sarkozy.

Et ce n’est pas tout:

Paul Desmarais (fils) est membre du conseil d’administration de Total SA, et de Suez. Ils s’allient fréquemment pour leurs opérations européennes avec le financier belge Albert Frère. Paul Desmarais (fils) est aussi membre du conseil d’administration et du groupe Lafarge.

La famille Desmarais entretient également des relations avec les dynasties industrielles françaises Dassault, Peugeot et Rothschild, entre autres.

Nicolas Sarkozy a privatisé les compagnies dans lesquelles Power Corporation a investi. Par l’entremise du groupe Carlyle, plusieurs projets de port méthaniers sont en développement dont les controversés projet Rabaska au Québec et celui de Nord Médoc en France1.

Et encore…

Selon Le Figaro, il serait un proche du Président de la République française, Nicolas Sarkozy. Paul Desmarais Sr était ainsi de la fête tenue au Fouquet’s pour célébrer l’élection du nouveau président français le 6 mai 2007.

En 2004, Nicolas Sarkozy a séjourné dans son domaine situé à Sagard, dans Charlevoix, à une bonne distance du fleuve Saint-Laurent. « Quand tu entres dans la propriété, on t’ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d’arriver au château », racontait Nicolas Sarkozy à propos du fief de son ami Desmarais.

Le 16 février 2008 au Québec, Paul Desmarais a été fait Grand-Croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy. Plusieurs articles dans la presse se sont fait l’écho à cette occasion des liens anciens qui unissent Messieurs Sarkozy et Desmarais, mettant en lumière l’éventuel soutien financier que le premier aurait reçu du deuxième dans sa remise en selle après 1995. Depuis, les positions de M. Sarkozy qui n’a vraisemblablement pas d’opinion personnelle sur le statut de la Belle Province suivraient à la lettre les consignes de son ami Desmarais dont les intérêts à Ottawa sont bien connus.

Paul Desmarais personnage très important

Ca fait quoi de savoir que la France est télécommandée à distance par un milliardaire fédéraliste canadien, qui a financé la campagne présidentielle de nicolas sarkozy. Paul Desmarais n’est pas pour un Québec libre mais pour un canada fédéraliste fort.

Aussi, vous devriez visiter la page du groupe Carlyle sur wiki,

Principaux investisseurs et conseillers
George H.W. Bush, ancien Président des États-Unis.
James Baker, ancien Secrétaire d’Etat américain.
Paul Desmarais, président de Power Corporation of Canada.
Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy), copilote depuis avril 2008, l’activité mondiale de services financiers de Carlyle Group.

Etc… Etc… Il est temps de se réveiller et de se renseigner sur ce fameux Paul Desmarais.

Observez bien la dynastie Desmarais.

Mao Zedong & Kissinger

Vendredi 4 décembre 2009

Mao Zedong & Kissinger

Le secret américain de Nicolas Sarkozy

Samedi 24 janvier 2009

Le secret américain de Nicolas Sarkozy

© Par Agoravox

Dans les coulisses du pouvoir, il y a ceux mis au devant de la scène, ceux qui restent dans l’ombre et, surtout, ceux des tréfonds que nul n’entrevoit jamais. Qui connaît Frank George Wisner ? Ce senior américain, diplomate et homme de réseaux, pourrait bien être la clé pour expliquer l’ascension fulgurante de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français bénéficie là du meilleur conseiller occulte pour jouer un rôle dans la marche du monde. A condition que le Président continue de servir avant tout les intérêts de l’Empire américain, que celui-ci soit dirigé par Bush ou Obama.

david wisner

« Un néo conservateur américain à passeport français » : la formule cinglante d’Eric Besson au sujet de Nicolas Sarkozy, formulée en vue de la campagne électorale de 2007, demeure d’une lucidité implacable. Le nouveau ministre chargé de l’immigration n’ira sans doute plus remettre en question le patriotisme de son mentor. Il n’en demeure pas moins que le mystère du succès rapide dans la conquête du pouvoir suprême par Nicolas Sarkozy passe par l’analyse de son rapport personnel aux Etats-Unis.

A cet égard, le destin peut s’avérer facétieux lorsqu’il veut avantager un jeune ambitieux désireux d’atteindre les sommets. C’est vers la fin des années 70 que le jeune loup du RPR saura tirer profit d’une fortune incomparable : le remariage de sa belle-mère, Christine de Ganay, avec un personnage prometteur de la vie politique américaine, Frank George Wisner.

Celui-ci avait déjà hérité d’une charge lourde : le patronyme et la carrière sulfureuse d’un homme exceptionnel, dans ses coups d’éclat comme dans sa folie, Frank Gardiner Wisner (1909-1965), cofondateur de la CIA. Le père Wisner, impliqué dans les renversements du pouvoir au Guatamala et en Iran, restera célèbre pour l’opération Mockingbird (un noyautage réussi des médias américains par des agents de la CIA), avant de se suicider en 1965, victime de démence. Né en 1938 à New York, diplômé de Princeton, le jeune Frank George ne marchera pas exactement dans les pas de son père mais suivra plus habilement un tracé parallèle : la diplomatie, dont on connaît les passerelles avec le monde de l’espionnage. Il apprendra ainsi l’arabe au Maroc dans son détachement effectué pour le compte du Département d’Etat avant un bref passage par Alger après l’indépendance et un long séjour au Vietnam. De retour à Washington en 1968, il sera chargé des affaires tunisiennes. Plus tard, après la spécialisation dans les questions asiatiques et arabes, Frank George Wisner exerça le poste d’ambassadeur en Zambie, en Egypte, aux Philippines et en Inde.

Derrière ces honorables activités, qui ont culminé par un poste de sous-secrétaire d’Etat sous Clinton et , plus récemment, dans sa médiation pour la Troika dans le règlement de la crise au Kosovo, Frank G. Wisner demeure, selon ses détracteurs, la clé de voùte dans l’exécution de l’espionnage économique pour le compte de la CIA. Mieux encore, l’homme est la caricature du personnage multicartes et influent, présent dans tous les centres réels ou fantasmés du pouvoir parmi lesquels les fameux Council on Foreign Relations ou le groupe Bilderberg. Mais c’est en 1997 qu’un tournant s’opère : après avoir longtemps manœuvré dans le monde feutré de la diplomatie et des renseignements, Wisner se risque à mélanger encore plus à mélanger les genres en rejoignant, au sein de son conseil d’administration, l’entreprise Enron ,la célèbre compagnie énergétique qui fera scandale quatre ans plus tard et dont la gigantesque fraude en Californie, portant sur des milliards de dollars, ne sera jamais exactement détaillée, « grâce » à la disparition des milliers de pages caractérisant la fraude fiscale dans la destruction des bureaux de la SEC, gendarme américain des opérations boursières , lors de la chute de la Tour 7 du World Trade Center.

Ironie du sort, ou étrange coïncidence, la sécurité de ce gratte-ciel (effondré alors qu’il ne fut pas percuté par un avion en ce jour du 11 Septembre 2001) relevait de la compagnie Kroll Associates, qui appartenait alors à l’AIG, assureur dont Wisner est le vice-président . S’il est vrai que les entreprises prestigieuses sont souvent interconnectées de par leurs administrateurs, il est notable de constater la récurrence curieuse de Wisner dans les anomalies du 11 Septembre. Ainsi, pour résumer, l’homme, spécialiste du monde musulman et de l’espionnage économique, responsable haut placé de Enron et de l’AIG, échappe à toute poursuite judiciaire lors du scandale Enron, jamais complètement décrypté de par la destruction des détails compromettants lors de la chute controversée d’un immeuble du World Trade Center qui abritait également, autre heureuse coïncidence, les bureaux de la CIA dédiés précisément à l’espionnage économique…

Quel rapport dès lors entre ce personnage sulfureux et Nicolas Sarkozy, mis à part le lien familial d’antan ?

A priori, il serait logique de présumer que le temps et la distance géographique auront naturellement creusé le fossé entre le chef de l’Etat et la famille de l’ancienne belle-mère. Il n’en est rien. Pour preuve, la campagne électorale de l’UMP qui a porté triomphalement au pouvoir, et dès la première tentative, Nicolas Sarkozy, disposait dans ses rangs d’un acteur discret, responsable de la section anglophone, mais dont le nom est suffisamment éloquent : David Wisner. Celui-ci semble également reprendre le flambeau de la lignée Wisner puisqu’il a intégré le Département d’Etat en septembre dernier, après des études d’arabe.

Et au-delà du légitime renvoi d’ascenseur du chef de l’Etat envers le fils de son parrain d’outre-atlantique, une autre fait passé inaperçu mérite d’être évoqué, non comme la preuve mais plutôt comme l’indice de la volonté présidentielle d’occulter l’existence et les agissements troubles de Wisner. S’il s’avère à l’avenir que les fameux délits d’initiés opérés à la veille du 11-Septembre ont été le fait de citoyens américains avertis, dont le point commun serait d’être à la jonction du renseignement et de la finance, alors il ne serait guère étonnant de voir figurer sur la liste de ces personnes au vent d’un « attentat terroriste imminent » un certain Frank George Wisner. Outre qu’il ait bénéficié de la destruction du dossier fiscal Enron tout en étant dans le même temps responsable de la sécurité du World Trade Center via Kroll Associates ( détenue par AIG), une réçente réaction de Nicolas Sarkozy pourrait laisser penser que le silence en la matière doit s’imposer.

En effet, selon le Canard Enchaîné du 24 septembre 2008, le Président avait vivement critiqué le Pdg de la chaîne info internationale, France 24, pour avoir organisé un débat sur la « théorie du complot » autour du 11-Septembre. Cette réaction de Nicolas Sarkozy pourrait prêter à sourire si elle venait simplement confirmer sa propension légendaire à tout régenter, y compris la programmation audiovisuelle. Mais compte tenu de l’implication éventuelle d’un de ses proches dans les coulisses logistiques et financières de l’attentat du World Trade Center, la colère présidentielle prend une toute autre tournure. De par le signal qu’il envoie ainsi aux journalistes mainstream tentés d’évoquer à l’antenne la question des zones d’ombre du 11-Septembre, le message relève plus de la censure tacite d’un sujet grave que de l’irritation d’un téléspectateur capricieux. Sans aller jusqu’à faire de Wisner un des instigateurs du 11-Septembre, il est plus vraisemblable de supposer que sa position et ses relations l’ont idéalement avantagé pour faire partie de ceux à avoir, « au mieux » anticipé l’événement, au pire participé par une quelconque assistance matérielle, en l’occurrence la mise à disposition de la gestion de la sécurité électronique des 3 tours effondrées, de par l’implosion de bombes pré-installées selon certains scientifiques spécialistes de la démolition contrôlée.

Au-delà des inévitables spéculations sur le rôle exact de Wisner dans l’opération à multiples facettes du 11-Septembre, force est de constater que l’homme dispose des diverses relations accumulées depuis près de 50 ans dans les élites dirigeantes des Etats-Unis et les cercles internationaux pour pouvoir, si besoin est, favoriser le jeune politicien impétueux que son épouse française affectionne. Nicolas Sarkozy doit beaucoup à Jacques Chirac pour son maillage lent et progressif du corps électoral français. Il doit sans doute davantage encore à Frank George Wisner pour avoir obtenu l’assentiment et la faveur de l’hyper-puissance occidentale.

Les parrains occultes du Président et méconnus du citoyen sont souvent les plus redoutables.

Les Rothschild et leurs 200 ans d’influence en politique

Lundi 27 octobre 2008

Les Rothschild et leurs 200 ans d’influence en politique

© Alter Info, Independent.co.uk

Nat Rothschild, le financier au centre des accusations qui menacent d’engloutir le ministre des finance du cabinet fantôme britannique, George Osborne, connaît bien les lois qui interdisent aux politiciens d’accepter des dons de l’étranger.

Par Andy McSmith

The Independent, jeudi 23 octobre 2008

article original : « The Rothschilds and their 200 years of political influence »

nat rothschild

Les dons politiques de l’étranger sont aussi illégaux aux Etats-Unis, où l’équipe de campagne de John McCain fait l’objet d’une enquête, accusée d’avoir accepté un avantage en nature de la part de deux citoyens britanniques ultra-riches, nommément Nat Rothschild et son père, Jacob, le 4ème Baron Rothschild.

En avril dernier, M. McCain est passé par Londres et a fait un discours lors d’un dîner de collecte de fonds pour des expatriés américains, où les sièges aux tables les meilleures marché coùtaient 500 dollars par tête. Ce qui attira l’attention de Judicial Watch, une fondation basée à  Washington consacrée à  la lutte contre la corruption, était que cet événement se soit tenu « avec l’aimable autorisation de Lord Rothschild et de l’honorable Nathaniel Rothschild » à  Spencer House, la résidence familiale de St James, le seul palais du 17ème siècle privé au centre de Londres.

La Commission Electorale Fédérale (FEC) des Etats-Unis enquête toujours sur l’accusation selon laquelle l’équipe de campagne de M. McCain a violé la loi électorale en acceptant un avantage en nature de la part des Rothschild. « Nous n’avons pas encore de nouvelles de la part de la FEC et nous ne nous attendons pas à  en avoir avant la fin de la campagne électorale », a déclaré Tom Fitton, de Judicial Watch.

La famille Rothschild et la politique ont été étroitement liées pendant des générations, depuis que Nathan Rothschild, qui a fondé la branche anglaise de l’entreprise familiale, a financé la guerre britannique contre Napoléon, il y a deux siècles. Nathan était le fils de Mayer Rothschild, qui a fondé l’entreprise familiale dans le ghetto juif de Francfort au 18ème siècle.

L’année dernière, Serena Rothschild, la mère de Nat Rothschild, était l’une des plus importantes donatrices individuelles du Parti Conservateur. Elle a donné 190.000 livres sterling [240.000 €]. Elle a également aidé à  financer le poste de M.f Osborne.

Lorsqu’un autre membre du clan, Sir Evelyn de Rothschild, a épousé la femme d’affaire new-yorkaise Lynn Forester, ils ont passé leur nuit de noce à  la Maison Blanche, en tant qu’invités de Bill Clinton. Lady Rothschild était une collectrice de fonds pour les démocrates, mais elle est passée dans le camp de McCain après que son amie Hillary Clinton a été battue à  la nomination par Barack Obama.

Il n’est donc pas nouveau qu’un Rothschild fréquente des politiciens de premier plan – mais ils le font généralement d’une manière qui n’attire pas de publicité inutile. Ce qui est inhabituel à  propos de l’intervention soudaine de Nat Rothschild dans l’affaire de l’oligarque[1] et du yacht de Corfou est la façon dont il s’est mis au centre de la scène. Sa motivation présumée est la colère qu’il aurait éprouvé vis-à -vis des mauvaises manières de M. Osborne qui a révélé ce que Peter Mandelson avait dit sur Gordon Brown, lorsque Lord Mandelson, M. Osborne et M. Rothschild étaient les invités du magnat russe de l’aluminium, Oleg Deripaska.

Malgré la photographie désormais célèbre qui montre M. Rothschild et M. Osborne comme des étudiants privilégiés de 21 ans à  Oxford, ils n’étaient pas proches amis et leurs chemins ont rapidement bifurqué. Dans les deux ans après que cette photo fut prise, M. Osborne s’installa dans la carrière qu’il s’était choisie en prenant un poste au siège du parti conservateur. Cette même année, Nat Rothschild, ne montrant aucun intérêt à  trouver un emploi stable, se mit en couple avec Annabelle Neilson, un mannequin rencontré sur une plage en Inde, s’enfuit vers Las Vegas et l’épousa.

Ses parents horrifiés doivent avoir craint qu’il se dirige dans la même voie autodestructrice que celle de ses deux cousins – Amschel, qui s’est pendu dans un hôtel parisien en 1996, et Rafael, qui est mort d’une overdose d’héroïne, à  l’âge de 23 ans à  Manhattan.

Mais Nat Rothschild est sorti de ce mariage, rompu trois ans plus tard, en homme neuf. A New York, il a rencontré Timothy Barakett, le fondateur d’Atticus Capital, un fonds spéculatif qui fait des paris souvent risqués sur de larges sommes pour le compte de riches clients. M. Rothschild est devenu coprésident de cette entreprise, laquelle, à  son apogée, gérait des investissements de plus de 20 milliards de livres [27 milliards €]. C’était avant le désarroi des marchés financiers – le mois dernier, il a été rapporté que 2,5 milliards de livres [3,4 milliards €] ont été détruits de la valeur des actifs d’Atticus.

Même ainsi, on pense que Nat Rothschild a gagné beaucoup plus d’argent que ce qu’il aurait hérité en tant que plus jeune enfant et seul fils de Jacob Rothschild. Père et fils font à  présent équipe et ont co-fondé JNR, un véhicule d’investissement avec des bureaux à  Londres et à  New York et des intérêts étendus en Russie. C’est Jacob qui a présenté Nat à  Peter Mandelson.
Traduction JFG-QuestionsCritiques

Note :

[1] George Osborne, le « ministre de l’Economie » de l’opposition, est accusé d’avoir demandé au magnat russe de l’aluminium, Oleg Deripaska, de financer son parti, ce qui est illégal. Cela se passait pendant ses vacances en Grèce, à  Corfou, qu’il passait en compagnie de quelques personnalités extrêmement riches. Parmi ceux-ci, Nathaniel Rothschild, riche membre de la dynastie de banquiers, qui dispose d’une villa de vacances sur cette île grecque. A l’occasion de ce séjour estival, Osborne a en outre rendu visite à  l’oligarque russe Oleg Deripaska, l’un des hommes les plus riches de la planète, sur son yacht privé, lequel est, bien sùr, l’un des plus grands du monde.

Pendant ce séjour, Osborne a également rencontré Peter, désormais lord, Mandelson, alors encore commissaire européen au Commerce [devenu ministre du Commerce britannique début octobre]. Jusque-là , cette histoire de riches et célèbres ne suscite qu’un vague sentiment d’étonnement à  l’idée que le principal porte-parole des tories pour l’économie puisse frayer avec un adversaire politique tandis qu’au pays les gens s’inquiètent pour leur épargne, leur retraite, leur logement, leur emploi. Et c’est là  qu’intervient l’incroyable absence de jugement dont a fait preuve Osborne. Il a fait savoir que, lors de leur idylle ionienne, lord Mandelson avait « craché du pur vitriol » à  propos de Gordon Brown à  qui voulait bien l’entendre. Puis on a entendu dire que lord Mandelson aurait également rencontré Deripaska, qui a fait fortune dans l’aluminium et a profité de la baisse des droits de douane décidée par la Commission européenne. Ces révélations gênantes ont apparemment provoqué la colère de Rothschild, ce qui n’a rien de surprenant puisqu’elles entachent son rôle d’hôte. En réplique, Rothschild a affirmé que le chancelier de l’Echiquier du cabinet fantôme avait lui aussi vu Deripaska sur son yacht et qu’il était en plus accompagné d’Andrew Feldman, le collecteur de fonds des conservateurs, « pour solliciter un don » [la somme de 50 000 livres, soit plus de 63 000 euros, est avancée par la presse].

Jacques Attali

Vendredi 17 octobre 2008

Jacques Attali


Jacques Attali
envoyé par NosLibertes

Lire aussi l’article sur NosLibertes.org

Noam Chomsky : « Il y a toujours une lutte des classes, prête à  exploser »

Lundi 18 août 2008

Noam Chomsky : « Il y a toujours une lutte des classes, prête à  exploser »

© Bellacio

Vicenç Navarro : Merci beaucoup de nous accueillir.

Noam Chomsky : C’est un plaisir.

VN : nous sommes ici au nom de l’université d’été progressiste de Catalogne. Comme je vous l’ai dit, l’objectif de cette université est la réappropriation de l’histoire de la Catalogne, comme une réminiscence des années 30, lorsque ouvriers et universitaires se retrouvaient pendant l’été pour discuter de différents sujets d’intérêt. Bien sùr, c’était interdit sous la dictature de Franco. Lorsque les partis de gauche ont reconquis le gouvernement de la Catalogne en 2003, ils se sont engagés à  relancer cette Université d’été progressiste. Nous aurions aimé vous avoir pour prononcer le discours inaugural. Je regrette que vous n’ayez pu venir. Espérons que ce sera pour une autre fois.

NC : J’espère.

VN : j’aimerais que nous parlions de vous et des Etats-Unis. A l’extérieur des Etats-Unis, vous êtes l’intellectuel étatsunien le plus connu, et la plupart des gens à  l’extérieur ne se rendent pas vraiment compte de ce que cela signifie le fait que le plus célèbre des intellectuels US soit rarement présent dans les médias étatsuniens. Vous n’êtes jamais présent dans les grandes chaines de télévision, CBS, NBC, et autres. Beaucoup de gens ne le comprennent pas parce que les Etats-Unis sont souvent idéalisés et présentés comme une démocratie extrêmement active et dynamique, et ils ne réalisent pas vraiment à  quel point la gauche fait l’objet d’une discrimination aux Etats-Unis. Cette discrimination se produit y compris au sein de la gauche des milieux libéraux (« liberals » terme usuel aux US pour désigner les « progressistes » – NDT) de la classe politique. Comment réagissez-vous à  cela ? Comment expliquez-vous cet ostracisme dans la plupart des forums de discussion ?

NC : Je dois dire que c’est probablement dans les cercles intellectuels libéraux de gauche que je suis le plus craint et le plus méprisé. Si vous voulez un exemple, jetez un coup d’œil à  une de mes couvertures préférées de magazine, qui est encadrée et accrochée à  ma porte. Il s’agit de la revue plus ou moins officielle des intellectuels libéraux de gauche, « The American Prospect », et la couverture décrit les terribles conditions dans lesquelles ces milieux tentent de survivre, les énormes forces qui seraient en train de les mener à  leur perte.

On y voit deux visages, sévères, coléreux. D’un côté, on voit Dick Cheney et le Pentagone. De l’autre côté, moi. Les intellectuels libéraux de gauche seraient donc coincés entre ces deux énormes forces… Cette illustration montre le degré de paranoïa qui règne et la peur qu’une petite fissure se produise dans l’orthodoxie ambiante. Les intellectuels libéraux (pas uniquement aux Etats-Unis) sont typiquement les gardiens du temple : on peut jusqu’à  là , mais pas un millimètre de plus ; et l’idée que quelqu’un puisse franchir cette ligne les terrifie. C’est pareil pour les grands médias. Alors, oui, les Etats-Unis sont un pays très libre. C’est en fait le pays le plus libre au monde. Je ne crois pas qu’il y ait un pays dans le monde entier où la liberté d’expression, par exemple, soit mieux protégée qu’ici. Mais c’est aussi une société soigneusement gérée, comme une entreprise pourrait être gérée, avec un règlement intérieur strict et qui ne tolèrerait aucune déviation, ce qui serait trop dangereux.

Une des raisons de ce danger est que la classe dirigeante, les deux partis politiques et la classe politique, sur de nombreuses questions, est bien plus à  droite que la population. Sur la santé, par exemple, la population se situe à  gauche de la classe dirigeante, et l’a toujours été. Et c’est la même chose pour de nombreux autres sujets. Laisser libre cours aux débats sur certains sujets représente donc un danger et toute déviation par rapport à  une sorte de ligne officielle représente une menace et doit être soigneusement contrôlée.

Alors oui, ce pays est très libre mais dans le même temps il y règne une idéologie très rigide.

VN : C’est surprenant parce que, vue de l’extérieur des Etats-Unis, on a l’impression que le pays jouit d’un système politique très sùr et stable. On pourrait penser qu’avec un système politique et médiatique si puissant, ils pourraient tolérer plus de voix dissidentes dans les médias.

NC : C’est vrai !

VN : On dirait qu’ils ont peur des opinions critiques, comme la votre.

NC : Oui, je crois qu’ils ont peur. Ils ont peur qu’une petite déviation puisse mener à  un désastre. C’est une mentalité typiquement totalitaire. Il faut tout contrôler. Si quelque chose échappe au contrôle, c’est un désastre. Mais en fait, la stabilité de la société US n’est pas si évidente que ça. Cela demande beaucoup de censure – à  cet égard, les Papiers du Pentagone sont très intéressants. Les Papiers du Pentagone ne sont pas des documents déclassifiés. Y avoir accès c’est comme réussir à  cambrioler des archives secrètes. L’information qu’on trouve dans ces documents n’était pas destinée au grand public.

Il y a certaines choses intéressantes dans les Papiers du Pentagone qui sont censurées – pas formellement, mais dans la pratique. La plus intéressante est le compte-rendu de la fin de la période – les documents couvrent une période qui s’achève vers le milieu de l’année 1968, juste après l’offensive du Tet en janvier 1968 (nom d’une offensive militaire majeure lancée par les troupes Vietnamiennes contre l’armée US – NDT). L’offensive avait fini par convaincre les milieux économiques que la guerre était devenue trop couteuse. Mais dans les mois qui suivirent, le gouvernement a voulu d’envoyer 200.000 troupes supplémentaires au Vietnam, pour atteindre prés de 750.000 hommes. Il y a eu des discussions, comme décrit dans les Papiers du Pentagone, et ils ont finalement renoncé. La raison invoquée était la crainte d’un manque de troupes en cas de désordres sociaux à  l’intérieur des Etats-Unis. Ils craignaient un soulèvement sans précédent parmi les jeunes, les femmes, les minorités, les pauvres, etc. Ils arrivaient à  peine à  contrôler la situation dans le pays et toute nouvelle mesure pouvait provoquer un soulèvement. Et ça n’a pas changé. Ils ne peuvent permettre que la population échappe à  tout contrôle. Celle-ci doit être étroitement canalisée.

Une des raisons de cette pression extraordinaire exercée par la société de consommation, qui date des années 20, c’est que le monde des affaires a compris qu’elle doit atomiser les gens, les orienter vers ce qu’il appelle « les choses superficielles de la vie, telles que la consommation », sinon la population pourrait se révolter. Par exemple, actuellement, environ 80 % de la population aux Etats-Unis pense que le pays, selon leurs propres termes, est dirigé par « quelques gros qui ne servent que leurs propres intérêts », pas les intérêts de la population. Environ 95 % de la population pense que le gouvernement devrait régulièrement prêter attention à  l’opinion publique. Le niveau de rupture avec les institutions est énorme. Tant que les gens sont éparpillés, préoccupés par le solde de leurs cartes de crédit, isolés les uns des autres, et n’entendent jamais un véritable discours critique, les idées peuvent être contrôlées

VN : Un autre phénomène à  l’extérieur est l’idéalisation du système US dans les médias européens. Par exemple, les primaires aux élections présidentielles ont été décrits dans les médias européens comme le signe de la vitalité de la démocratie étatsunienne. Et le phénomène Obama est présenté comme la cause d’une mobilisation des masses. C’est faux. Mais comment expliquez-vous cette idéalisation de la scène politique étatsunienne, si courant en Europe ?

NC : Les gens ont effectivement de telles illusions et la question qu’il faut se poser est : d’où viennent ces illusions ? Mais les choses sont claires et la classe dominante les comprend parfaitement. Par exemple, pendant une journée, qu’on appelle « Super Tuesday » (super mardi – ndt), le 5 février, se déroulent quelques dizaines de primaires, il y a donc toute une agitation autour. Examinez le quotidien The Wall Street Journal : sa première page sur Super Tuesday, avec un gros titre, proclame « les enjeux passent au deuxième plan en 2008 tandis que les électeurs privilégient la personnalité ». Peu de temps après, un sondage a été effectué, et qui n’a pas été diffusé, qui montrait que 75% de l’opinion publique voulait une couverture sur les positions respectives des candidats sur les enjeux. Exactement le contraire de la doctrine officielle annoncée en première page. Ceci n’a rien d’exceptionnel. On a connu le même phénomène lors de précédentes élections. Mais les enjeux sont soigneusement tenus à  l’écart par les dirigeants des partis politiques. Dire que les électeurs s’intéresseraient plus aux personnalités des candidats qu’à  leurs programmes, c’est faux.

Les électeurs seraient très heureux de pouvoir voter en faveur d’un système de santé, chose qu’ils réclament depuis des dizaines d’années. Mais il se trouve que ça ne fait pas partie des options proposées. Les dirigeants des partis, ou plutôt l’industrie des relations publiques qui vend des biens de consommations à  la télévision, vend les candidats comme elle vend les biens de consommation. Lorsque vous regardez une publicité à  la télévision, vous ne vous attendez pas à  apprendre quelque chose. Si nous avions réellement un marché libre, comme celui dont les économistes parlent, un marché où des consommateurs informés feraient des choix raisonnés, alors General Motors présenterait à  la télévision les caractéristiques techniques des voitures qu’ils veulent nous vendre. Ce n’est pas ce qu’ils font. Ils essaient de créer des illusions en faisant appel à  des graphiques compliqués, à  une actrice célèbre qui vous emmène au ciel, ou quelque chose comme ça. L’objectif est de duper le public et de le marginaliser afin que les consommateurs, qui ne sont pas informés, fassent des choix irrationnels. Lorsqu’un candidat fait l’objet d’un marketing, c’est la même chose. Il faut évacuer les enjeux parce que c’est trop dangereux, parce que le public n’est pas d’accord avec ses positions. Il reste quoi ? Sa personnalité, quelques détails insignifiants, des questions personnelles – un Pasteur fait une déclaration, (Hillary) Clinton commet une erreur en parlant de la Bosnie…

La fondation de recherche Pew a publié une étude sur la couverture des primaires par les médias. Le sujet principal abordé était les sermons du pasteur Jeremy Wright. Ensuite venait le rôle joué dans le scrutin par les « super-délégués ». En troisième position, il s’agissait de savoir si Obama s’était mal exprimé lorsqu’il a parlé « d’amertume » de l’électorat vis-à -vis de l’économie. Et ainsi de suite, jusqu’à  la dixième place où on trouve la bourde de Clinton sur la Bosnie. Ainsi, tous les principaux thèmes abordés se rapportaient à  des questions marginales et hors sujet. Aucun n’abordait la position des candidats sur un sujet quelconque, alors que la vaste majorité du public demande à  les entendre. On parlera de tout, sauf des véritables enjeux. Du coup, et c’est assez évident, la population ignore quels sont les véritables enjeux.

L’opinion publique des Etats-Unis a fait l’objet d’études très complètes, d’abord parce que les milieux d’affaires, qui dirigent le pays, veulent connaître le pouls de la population dans un but de contrôle et de propagande. Il faut très bien connaître les gens si on veut contrôler leurs réactions et leurs opinions. Du coup nous connaissons très bien notre opinion publique. Lors de la dernière élection, en 2004, la plupart des électeurs de Bush se trompaient sur ses positions sur des sujets importants – pas parce qu’ils sont stupides ou qu’ils ne s’y intéressent pas, mais parce que les élections ne sont qu’un système de marketing commercial. Cette société est dirigée comme une entreprise : on commercialise des biens de consommation, on commercialise des candidats. Le public en est la victime, et il le sait. C’est pourquoi 80% de la population pense, avec plus ou moins de justesse, que le pays est dirigé par quelques gros qui ne servent que leurs propres intérêts. Les gens ne se font donc pas d’illusions, c’est juste qu’ils ne voient pas d’alternatives.

Le phénomène Obama est une réaction intéressante. Ceux qui sont derrière Obama, ceux qui gèrent sa campagne, ont crée une image qui n’est, pour l’essentielle, qu’une page blanche. Sa campagne s’appuie sur des termes comme « espoir », « changement », « unité » – autant de slogans creux prononcés par quelqu’un de gentil, qui présente bien, qui cause bien – ce que les commentateurs appellent une « rhétorique gagnante » – et du coup chacun est libre d’interpréter cette page blanche. Nombreux sont ceux qui croient y lire leurs espoirs d’un changement progressiste. Lors de la campagne, comme l’a très bien souligné le Wall Street Journal, les enjeux n’ont pratiquement pas été abordés. C’est la personnalité des candidats qui compte et qui est mis en avant.

Il est vrai que le soutien à  Obama est un phénomène populaire, et je crois que ce phénomène montre la désaffection de la population pour les institutions. Les gens s’accrochent à  l’espoir que quelqu’un pourrait défendre leurs idées. Et même si Obama ne l’a jamais confirmé, il ressemble à  ce « quelqu’un ».

Il est intéressant d’examiner les comparaisons qui sont faites. Obama est comparé à  John F. Kennedy et Ronald Reagan – Kennedy et Reagan furent inventés par les médias, surtout Reagan. Ce dernier ne savait probablement même pas de quelle politique il s’agissait, mais il était un produit des médias. Et, soi-dit en passant, il n’était pas particulièrement populaire mais les médias avaient crée cette image du merveilleux cow-boy qui allait nous sauver et tout le tralala.

L’administration Kennedy contrôlait plus les choses ; ce fut le premier groupe dirigeant à  comprendre le pouvoir exercé par la télévision et ils ont crée une sorte de charisme par le biais d’une bonne campagne de relations publiques : l’image de Camelot, un endroit merveilleux, où se déroulaient de grands événements, avec un grand président. Mais lorsque nous examinons les choses de près, ça devient grotesque.

Kennedy est le président qui a envahi le Sud Vietnam et lancé une guerre terroriste majeure contre Cuba, et on pourrait continuer à  en énumérer ainsi pendant des heures. C’est son gouvernement qui instaura la dictature néonazie au Brésil. Le coup d’état eut lieu juste après l’assassinat de Kennedy, mais le terrain avait été préparé par les Kennedy et déboucha sur une terrible vague de répression dans toute l’Amérique latine, et ainsi de suite. Mais l’image de Camelot était là , et l’image est très importante lorsqu’il s’agit de contrôler une population dissidente.

En fait, les Etats-Unis sont loin d’être un pays fasciste, ça c’est une mauvaise analogie. Mais la similitude avec les techniques de propagande fasciste est frappante et n’est pas fortuite. Les Nazis, explicitement, consciencieusement et ouvertement ont adopté les techniques de la publicité commerciale étatsunienne. Ils ne s’en sont pas cachés. Ils ont pris quelques idées simples pour les marteler sans cesse tout en leur donnant un côté « glamour » – c’était la technique employée par la publicité commerciale aux Etats-Unis dans les années 20 et ce modèle fut explicitement adopté par les Nazis. Et c’est sur ce même modèle qu’est basée la propagande commerciale aujourd’hui.

Donc, oui, je crois que le phénomène Obama reflète la désaffection de la population que l’on retrouve dans les sondages : 80 % pensent que le pays est dirigé par une poignée de gros intérêts. Obama annonce qu’il va tout changer, mais il ne donne aucun élément précis pour indiquer en quoi consistera le changement. En fait, les institutions financières, qui sont ses principaux bailleurs de fonds, trouvent qu’il est très bien. Il n’y a donc aucune indication de changement. Mais si vous prononcez le mot « changement », les gens vont s’y raccrocher ; si vous prononcez les mots « changement » et « espoir », les gens vont s’y raccrocher et se dire « bon, c’est peut-être lui le sauveur qui appliquera enfin la politique que nous voulons », même s’ils n’ont aucune raison précise de le penser.

VN : C’est certain.

NC : Donc, je pense que le phénomène Obama et celui de la désaffection vont de pair et sont intimement liés.

VN : Quelle serait la différence entre une administration McCain et une administration Obama ?

NC : McCain est un autre exemple de la redoutable efficacité de la machine propagandiste pour créer une image.

Par exemple, imaginez un pilote de chasse russe en train de bombarder des objectifs civils en Afghanistan. Imaginez que son avion soit abattu et qu’il soit fait prisonnier et torturé par les terroristes islamiques soutenus par les Etats-Unis. Qui le qualifierait de « héro » de la guerre ? Qui le qualifierait d’expert sur des questions stratégiques, de sécurité, parce qu’il bombardait des objectifs civils ? Certainement pas nous. C’est pourtant l’image qu’on a crée pour McCain. Son héroïsme, son expertise, son sens stratégique, sont basés sur le fait qu’il bombardait des civils à  30.000 pieds d’altitude et qu’un jour son avion a été abattu. Oui, il a été torturé, ce qui est condamnable, ce qui constitue un crime, etc. Mais ça ne fait pas de lui un héro de guerre ou un spécialiste en affaires internationales. Tout cela n’est qu’une image créée par une opération de relations publiques.

L’industrie de relations publiques est une industrie énorme, très sophistiquée. Quelque chose comme le sixième de notre Produit Intérieur Brut est dirigé vers le marketing, la publicité, et ainsi de suite, c’est un noyau de la société. C’est ainsi que l’on arrive à  isoler les gens, à  les subjuguer, à  détourner leur attention. Et comme je le dis, ceci n’est pas un secret, ce sont des choses qui sont ouvertement abordés dans les documents de l’industrie.

VN : Verriez-vous une différence entre McCain et Obama en matière de politique étrangère ?

NC : Oui. McCain pourrait être pire que Bush. Il ne dit pas grand-chose, parce qu’on n’est pas censé aborder les vrais sujets, mais le peu qu’il a déjà  dit fait plutôt peur. Il pourrait faire des dégâts.

VN : Pourriez-vous expliquer la sympathie qu’Obama suscite en Europe ?

NC : Je suppose que les Européens sont aussi en train d’interpréter à  leur manière la page blanche. Ce n’est pas un secret que de dire qu’ils craignaient Bush et que celui-ci leur faisait peur. La classe dirigeante étatsunienne elle-même avait peur de Bush. Bush a fait l’objet de critiques sans précédent, y compris de la part d’anciens officiels de l’administration Reagan et de l’ensemble des médias dominants en général. Par exemple, lorsque sa stratégie de sécurité nationale fut annoncée en septembre 2002, appelant à  la guerre préventive et annonçant ainsi la guerre contre l’Irak, immédiatement, dans les semaines qui ont suivi, un article important fut publié dans la revue Foreign Affairs (principale revue de la classe dirigeante). Cet article condamnait ce qu’ils qualifièrent de Nouvelle Grande Stratégie Impériale – la condamnation ne portait pas sur le principe de cette stratégie, mais sur le fait qu’elle risquait de nuire aux Etats-Unis.

L’administration Bush a reçu aussi beaucoup de critiques pour son extrémisme, pour ne pas dire son nationalisme radical extrémiste, et McCain est probablement sur les mêmes positions. Obama reviendra très probablement à  une politique de centre-droite, comme l’administration Clinton.

En tant que tel, la doctrine de Bush, celle de la guerre préventive – vous savez, le mépris non dissimulé envers nos alliés, etc – est un exemple intéressent. Cependant, cette doctrine n’était pas une nouveauté. Celle de Clinton était encore pire, littéralement. La doctrine officielle de Clinton était que les Etats-Unis avait le droit de recourir à  la force pour protéger leurs accès aux marchés et aux ressources naturelles et ça, ça va plus loin que la doctrine de Bush. Mais l’administration de Clinton l’a présenté poliment, posément, d’une manière qui préservait les relations avec nos alliés. Les Européens ne pouvaient pas faire semblant de ne pas comprendre. Ils avaient évidemment compris et même, probablement, les dirigeants européens l’approuvaient. Mais l’arrogance, le culot, l’extrémisme et l’ultranationalisme de l’administration Bush a offensé le centre des classes dominantes aux Etats-Unis et en Europe. Il y a donc des manières plus polies pour mener la même politique.

VN : Voyez-vous un espace pour la gauche aux Etats-Unis ?

NC : Je crois que ce pays représente un énorme potentiel pour des organisateurs. On le constate si on examine l’opinion publique, qui a été largement étudiée. Nos propres enquêtes d’opinion montrent que la population veut un système de sécurité sociale aux Etats-Unis. Si notre démocratie fonctionnait réellement, un tel système aurait vu le jour aux Etats-Unis il y a des années. La population l’a toujours demandé.

C’est pareil en politique étrangère. Prenez par exemple l’Iran, le prochain sujet brùlant. Chaque candidat, y compris Obama, affirme que nous devons persister à  brandir la menace d’un recours à  la force contre l’Iran, qu’il ne faut pas exclure une telle option. Il se trouve que c’est là  une violation de la Charte des Nations Unies. Mais les élites considèrent comme acquis le fait que les Etats-Unis se placent au-dessus des lois, alors personne ne dit rien. Mais ce n’est pas ce que veut l’opinion publique.

Une large majorité de la population pense que nous ne devrions pas brandir des menaces, que nous devrions emprunter des voies diplomatiques. La grande majorité de la population, environ 75%, pense que l’Iran a les mêmes droits que n’importe quel signataire du traité de non prolifération des armes nucléaires : le droit d’enrichir de l’uranium pour produire de l’énergie nucléaire, mais pas pour produire des armes nucléaires. Et, de manière étonnante, une très large majorité de la population pense que nous devrions soutenir le projet d’une zone dénucléarisée dans la région, incluant l’Iran, Israël et les troupes étatsuniennes basées là -bas. Et il se trouve que c’est justement, aussi, la position officielle de l’Iran. En fait, c’est aussi la position officielle des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, mais il ne faut pas le dire.

Lorsque les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont tenté de fabriquer un semblant de couverture légale à  leur invasion de l’Irak, ils ont invoqué la résolution 687 de 1991 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui demandait à  l’Irak d’éliminer toutes ses armes de destruction massive, et ils ont affirmé que l’Irak ne l’avait pas fait. On connait cette partie de l’histoire mais pas celle où cette même résolution engage ses signataires à  œuvrer en faveur de la création d’une zone dénucléarisée au Moyen Orient (article 14). Mais aucun candidat ne peut se permettre de mentionner une telle possibilité. Si les Etats-Unis étaient une véritable démocratie, avec une opinion publique qui aurait son mot à  dire, la confrontation très dangereuse avec l’Iran pourraient peut-être être réglée pacifiquement.

Prenez aussi le cas de Cuba. Depuis 45 ans, les Etats-Unis se consacrent à  punir les Cubains – il existe des documents internes de l’administration Kennedy et d’autres pour le prouver. Nous devons punir les Cubains pour leur « défi victorieux » de la politique des Etats-Unis qui remonte à  la Doctrine Monroe de 1823. La Doctrine Monroe affirmait le droit des Etats-Unis à  gérer l’ensemble du continent. Les Cubains réussissent à  défier cette politique et la population, par conséquence, doit être punie par une guerre tout à  fait réelle, une guerre terroriste. Cet objectif n’a pas été caché. Arthur Schlesinger, le biographe quasi-officiel de Robert Kennedy et conseiller des Kennedy, dit que Robert Kennedy fut chargé de faire abattre « toutes les misères du monde » sur Cuba. C’était sa mission principale. Ils étaient obsédés par cette tâche – y compris celle d’étrangler Cuba économiquement et de punir sa population pour sa mauvaise conduite.

Qu’en pense la population étatsunienne ? Dans les sondages effectués depuis 1970, environ 75 % de la population dit que nous devrions établir des relations diplomatiques normales avec Cuba, comme le reste du monde. Mais le fanatisme règne dans toute la classe dirigeante – de tous bords, les Kennedy, qui ont commencé, mais tous les autres aussi. Aucun candidat n’oserait en parler. Et c’est la même chose sur tout un ensemble de sujets.

Donc, comme je le disais, les Etats-Unis devraient être un paradis pour des organisateurs. Je pense que les possibilités pour la gauche sont extraordinaires et c’est aussi une des raisons pour lesquelles les questions politiques sont évacuées du débat. En réalité, la population du pays est plutôt militante. Il y a probablement aujourd’hui plus de gens engagés pour une cause ou une autre qu’il n’y en avait dans les années 60. Mais cet engagement est plutôt retenu, et éparpillé. Il y a de nombreux mouvements populaires qui n’avaient jamais existé auparavant.

Prenez par exemple les mouvements de solidarité avec le tiers monde : c’est quelque chose de totalement nouveau dans l’histoire de l’impérialisme européen, et cela a surgi de la base dans les années 80. Des églises rurales, des évangélistes, des gens ordinaires, des milliers de personnes, se rendaient en Amérique centrale pour vivre avec les victimes des guerres terroristes menées par Reagan, pour les aider, pour tenter de les protéger, etc. Nous parlons de milliers ou de dizaines de milliers de personnes. Une de mes filles est encore là -bas, au Nicaragua. Un tel phénomène ne s’était jamais produit auparavant dans l’histoire de l’impérialisme. Personne en France n’allait vivre dans un village algérien pour aider peuple, pour le protéger des atrocités françaises. Ce n’était même pas envisageable, pendant la guerre d’Indochine non plus, à  part pour quelques très rares individus isolés. Mais dans les années 80, le phénomène s’est développé spontanément, non pas à  partir des centres des élites, comme Boston, mais à  partir du Kansas rural ou de l’Arizona. Et à  présent le mouvement s’étend dans le monde entier. C’est ainsi que l’on retrouve des pacifistes chrétiens, que sais-je.

Un autre mouvement très important et en développement est celui du mouvement international pour une justice globale qu’on qualifie, d’une manière assez ridicule, d’antimondialiste. La propagande affirme que le soi-disant mouvement antimondialiste a commencé à  Seattle. C’est faux. Il a commencé dans le tiers-monde. Mais lorsque des centaines de milliers de paysans en Inde prennent d’assaut un parlement, ça ne fait pas la une des journaux. Il faut que cela se passe dans une ville du Nord pour mériter une mention dans les médias. C’est ainsi que les mouvements populaires de masse au Brésil et en Inde, et ailleurs, n’ont commencé à  exister que lorsqu’une ville du Nord s’est trouvée mêlée. A présent le mouvement se répand aussi bien dans le Nord que dans le Sud.

VN : le mouvement « antimondialisation » a été un mouvement splendide. Mais parfois on a l’impression qu’il n’avance plus et se retrouve paralysé. Que pensez-vous de l’idée de créer une 5eme internationale, une forme d’organisation qui pourrait représenter une alternative dans le système mondial actuel ?

NC : j’ai fait des interventions lors des Forums Sociaux Mondiaux, qui se tiennent toujours dans le Sud, et j’ai dit que ce mouvement pouvait peut-être être le premier pas vers la constitution d’une véritable Internationale et même, à  mon avis, de la première véritable Internationale. Ce qu’on a appelé la 1ere International fut très important, mais c’était quelque chose de très localisée, uniquement en Europe. L’organisation fut détruite par Marx qui n’arrivait pas à  la contrôler. La 2eme Internationale s’est effondrée avant la 2eme guerre mondiale. La 3eme devint un appareil de propagande de l’Union Soviétique. Et la 4eme devint trotskyste et marginale.

Mais ceci est la première véritable Internationale, ou du moins ça en a l’air. Je ne parle pas seulement du Forum Social Mondial mais aussi par exemple de Via Campesina. La dernière fois que je me suis rendu à  Puerto Alegre au Brésil, pour assister au Forum Social Mondial, le premier endroit que j’ai visité fut la réunion de Via Campesina, une organisation internationale de paysans. C’était très vivant, très enthousiasmant. Elle représente la majeure partie de la population dans le monde, et c’était très excitant d’être là . Le Forum Social Mondial, aussi. Il s’agit là  d’une authentique globalisation. Ce sont des gens qui viennent de partout dans le monde, de toutes les couches, qui échangent, qui discutent, puis qui rentrent chez eux pour tenter de mettre en œuvre les idées sur le changement social.

La nouvelle Internationale sera peut-être un échec, je ne sais pas. Mais un échec rehaussera la barre du niveau des actions à  mener pour une nouvelle tentative. Ce que vous dites a donc un sens. Nous pourrions voir les prémisses de la première véritable Internationale, constituée par les classes populaires de partout, qui tenteraient de surmonter l’aliénation extraordinaire que les gens ressentent partout, aux Etats-Unis comme ailleurs, le sentiment que les institutions n’agissent pas pour nous mais pour quelqu’un d’autre. Ces groupes pourraient mobiliser et organiser, profiter des libertés dont nous jouissons. C’est une perspective très importante.

VN : une chose qui est très préoccupante est l’américanisation de la politique européenne que l’on constate partout, je crois. Même la gauche européenne a perdu son langage. Par exemple, même les dirigeants de gauche ne parlent plus de classe ouvrière, mais de classe moyenne. La lutte des classes a complètement disparu du discours de gauche. C’est une tendance très préoccupante. Le langage politique étatsunien fait son apparition en Europe en même temps que la gauche connait un énorme affaiblissement. Cette américanisation de la vie politique européenne paraît paradoxale parce qu’elle intervient au moment où l’influence des Etats-Unis est en déclin dans le monde. L’Europe devient de plus en plus comme les Etats-Unis. Les partis politiques, par exemple, ont perdu leur puissance et leur utilité. Plutôt que des partis politiques, on voit plutôt des réseaux médiatiques autour de dirigeants. Et la politique devient un spectacle, du théâtre. Comment expliquer, alors que l’influence des Etats-Unis est en déclin, que les valeurs culturelles et politiques de la classe dirigeante US deviennent de plus en plus dominantes en Europe ?

NC : C’est un vaste sujet. Mais examinons-en quelques aspects. Si vous examinez les choses sur une période plus longue, l’Europe a été, pendant des siècles, la région la plus sauvage et brutale du monde. L’instauration du système d’état-nation en Europe s’est accompagnée de meurtres et de destructions en masse. Au 17eme siècle, 40 % probablement de la population en Allemagne avait disparu à  cause des guerres.

Dans ce processus de sauvagerie et de brutalité, l’Europe a crée une culture de sauvagerie et de sauvagerie technologique qui lui a permis de conquérir le monde. Par exemple, la Bretagne est une petite île au large de l’Europe, mais elle a dominé le monde. Et le reste des pays de l’Europe n’avaient pas à  proprement parler des pratiques politiques très gentilles. Un petit pays comme la Belgique a été capable de tuer probablement 10 millions de personnes au Congo. Ceci, bien sùr, était associé à  une arrogance raciste des plus extrêmes, pour finalement culminer par deux guerres mondiales.

Depuis la 2eme guerre mondiale, l’Europe est en paix. Pas parce que les Européens sont devenus des pacifistes, mais parce qu’ils ont réalisé que s’ils continuaient à  jouer au jeu traditionnel de massacres réciproques, c’est le monde entier qui risquait de disparaître. Ils ont crée une telle culture de sauvagerie et une technologie de destruction qu’il leur a fallu arrêter de jouer.

La seconde guerre mondiale a aussi vu un transfert du pouvoir mondial. Les Etats-Unis étaient déjà  la plus puissante économie du monde, depuis longtemps déjà , bien plus que l’Europe, mais ne jouaient pas un rôle majeur dans les affaires internationales. Les Etats-Unis dominaient le continent et avaient quelques positions dans le Pacifique, mais étaient derrière l’Angleterre et même la France.

La deuxième guerre mondiale a tout changé. Les Etats-Unis ont énormément profité de la guerre alors que le reste du monde s’est retrouvé sérieusement abîmé. La guerre mit fin à  la Dépression et la production industrielle quadrupla. A la sortie de la guerre, les Etats-Unis se retrouvèrent en possession de la moitié des richesses du monde et des forces militaires et de sécurité incomparables. Les décideurs le savaient. Ils décidèrent d’imposer une domination globale où l’expression de souveraineté des autres pays ne serait pas tolérée.

Les plans furent développés et mis en œuvre. En Europe, à  la fin de la guerre, il y eùt une vague de démocratie radicale, d’antifascisme, de résistance, de contrôle par les travailleurs – et certains n’étaient pas insignifiants – et la première tâche des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, les vainqueurs, furent d’écraser ces mouvements.

C’est ainsi que, un pays après l’autre, y compris au Japon, la première tâche des libérateurs fut d’écraser la résistance au fascisme et de restaurer l’ordre traditionnel. Peut-être pas sous le même nom, mais souvent avec les mêmes dirigeants. Cela ne se fit pas du jour au lendemain. Par exemple, l’Italie fut probablement la principale cible de la subversion de la CIA, au moins jusqu’aux années 70 selon les documents disponibles. Il fallait empêcher l’expression de la démocratie en Italie parce que le monde du travail risquait d’y tenir un rôle important, ce qui était intolérable.

Petit à  petit, les élites européennes ont finit par intégrer l’idée qu’ils devaient céder aux Etats-Unis le rôle de diriger le monde par la sauvagerie et la barbarie, et se contenter d’une partie des bénéficies tirées de la domination mondiale par les Etats-Unis.

Les démocrates radicaux n’avaient pas totalement perdu en Europe car ils ont gagné une dose de social-démocratie. En fait, par bien des aspects, les Européens vivent mieux que les étatsuniens : ils sont en meilleur santé, ils sont plus grands, ils ont plus de loisirs. Les Etats-Unis, surtout depuis les années 70, ont en gros la plus longue durée du travail du monde industrialisé, les salaires les plus bas, le moins d’avantages sociaux, le plus mauvais système de santé. Si on ne tient compte que de la taille, la première chose qui frappe un étatsunien en Europe c’est la taille des gens, et c’est vrai. L’Europe a donc largement tiré profit de sa position de subordonnée – laissant aux Etats-Unis le soin de prendre la tête des destructions, des massacres, etc. L’Europe s’est en quelque sorte confortablement adaptée à  sa position. Il y a pratiquement eu un soupir de soulagement car, après des siècles de sauvagerie et de barbarie, l’Europe pouvait se détendre et suivre quelqu’un d’autre qui ferait le travail, et se contenter de profiter de la situation. Ce qui ne dérange pas la moins du monde les classes politiques, les milieux d’affaires, etc. Ce que vous appelez « américanisation » est en réalité une extension du contrôle exercé par les milieux d’affaires. Ces derniers sont tout à  fait heureux. Même s’il y a quelques conflits, ils sont étroitement intégrés aux Etats-Unis.

Il est intéressant d’examiner ces conflits. La doctrine officielle nous dit que nous avons un marché libre. En fait, nous avons un système basé sur une économie d’état. Le dynamisme de l’économie Hi-Tech est largement généré par le secteur public, dans des endroits comme celui-ci où nous sommes (Massachusetts Institute of Technology), puis on en fait cadeau au secteur privé qui l’exploite. Parfois ça frise le comique. Un de nos principaux secteurs d’exportation est l’aviation. L’industrie aéronautique est actuellement dominée par deux compagnies, Airbus et Boeing, qui se livrent constamment des batailles au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce pour savoir qui reçoit le plus de subventions. En réalité, les deux compagnies sont des branches du pouvoir d’état. Aux Etats-Unis, l’aviation commerciale est largement une branche de l’armée de l’air et de l’industrie spatiale, et n’existerait pas sans ces dernières.

En Europe, l’industrie aéronautique civile reçoit massivement des aides de l’état. Aux Etats-Unis récemment, on a entendu des cris d’horreur lorsqu’Airbus a remporté un contrat pour le ravitaillement des avions de l’Armée de l’air US. En examinant le contrat on se rend compte qu’il s’agit d’une opération conjointe entre une entreprise US et Airbus. Et c’est ça que nous appelons un marché libre : des industries d’état intégrés les unes aux autres. Mais pour les milieux d’affaires européens et étatsuniens, cet arrangement est acceptable et puisqu’ils dominent largement leurs sociétés, tout va bien. C’est ce que la propagande et la doctrine officielle nous disent aussi.

Je pense que, sous la surface des apparences, il y a toujours une lutte de classes en cours, qu’elle est bien comprise comme telle, et qu’elle est prête à  exploser à  tout moment. Il est vrai qu’on n’est pas censé en parler. Une de mes filles enseigne dans un établissement scolaire public et ses étudiants sont originaires de milieux relativement modestes. La plupart ont comme aspiration de devenir infirmière ou policier, ou quelque chose comme ça.

Lors de la première journée, elle leur demande de s’identifier, d’indiquer leur « classe » d’origine, de la qualifier. La plupart n’en avaient jamais entendu parler. On n’est pas censé utiliser ce mot. La plupart des réponses sont « classe défavorisée » ou « classe moyenne ». Si le père travaille comme agent d’entretien, la réponse sera « classe moyenne ». S’il est en prison, ce sera « classe défavorisée ». Voilà  les deux classes. C’est un piège idéologique. La relation entre classes et rapports de pouvoir – qui donne les ordres et qui les reçoit – est une idée qui a été totalement effacée des consciences, du moins en apparence. Mais elle est toujours présente, sous la surface. Dés que vous parlez à  des gens de la classe ouvrière, ils réagissent parce qu’ils la ressentent.

VN : Merci. J’avais promis de ne pas prendre trop de votre temps. Une dernière question personnelle. De nombreuses personnes dans le monde vous sont reconnaissantes pour le travail que vous faites, mais d’où tirez vous toute cette énergie ? Comme faites vous ? Vous êtes ici, au centre de l’Empire, vous parlez clairement aux puissances, tout en étant réduit au silence, ostracisé, marginalisé. Pendant ce temps, dans le reste du monde, les gens vous admirent, lisent vos travaux et les trouvent extrêmement utiles.

NC : je ne me sens pas marginalisé aux Etats-Unis. En arrivant à  la maison ce soir je vais passer cinq heures à  répondre aux courriers, dont plusieurs dizaines seront probablement des invitations.

VN : je voulais dire marginaliser par les structures du pouvoir.

NC : peu m’importent les structures de pouvoir, ce n’est pas là  où je vis. Si je n’étais pas leur ennemi, je penserais que quelque chose ne va pas. C’est pour cela que j’ai cette couverture de magazine que je vous ai décrite affichée en bonne place.

VN : c’est la meilleure manière de savoir que vous ne faites pas fausse route.

NC : Oui, que je fais ce qu’il faut faire. C’est cela, en partie. Mais ce qui me fait avancer ce sont certaines choses illustrées par ces photos là -bas [il les désigne]. Une d’entre elles montre ce qui fut peut-être le pire massacre de travailleurs de l’histoire. Au Chili, il y a un siècle, a Iquique, les conditions de travail dans les mines étaient indescriptibles. Les travailleurs et leurs familles ont marché environ 30 km jusqu’à  la ville pour demander une légère augmentation de salaire. Les propriétaires britanniques des mines les ont accueillis, les ont dirigé vers la cour d’une l’école, les ont autorisé à  tenir un meeting. Puis ils ont fait venir des soldats et les ont tous fait mitrailler : hommes, femmes, enfants. Personne ne connait le nombre de morts – nous ne comptons pas le nombre de gens que nous tuons – peut-être des milliers. Il a fallu attendre un siècle pour voir la première commémoration de cet événement. Ca [dans la photo], c’est un petit monument, que j’ai vu l’année dernière. Il fut érigé par de jeunes gens qui commencent tout juste à  se sortir de la poigne de fer de la dictature. Je ne parle pas uniquement de la dictature de Pinochet. Le Chili a une triste histoire de violence et de répression. Mais ils commencent à  s’en libérer. Oui, cette atrocité a eu lieu, et ils commencent maintenant à  en parler.

L’autre image là -bas [pointant du doigt] – vous savez ce que c’est bien sùr – est une peinture qui m’a été donnée par un prêtre jésuite. D’un côté, l’archevêque Romero, qui fut assassiné en 1980. Devant lui, six intellectuels éminents, des prêtres jésuites, qui furent abattus en 1989 par des forces terroristes dirigées par les Etats-Unis, des forces qui avaient déjà  un palmarès macabre de massacres des victimes habituelles. Et puis il y a l’Ange de la Mort qui se tient au-dessus. L’ensemble résume Reagan – pas vraiment le joyeux luron qu’on nous présente.

Ca, c’était la réalité des années 80. Je l’ai mise là  pour me souvenir du monde réel. Mais c’est un test de « Rorschach » intéressant car pratiquement personne aux Etats-Unis ne sait de quoi il s’agit. Nous ne sommes pas au courant du massacre parce que nous en sommes responsables. En Europe, ils sont peut-être 10 % à  le savoir. En Amérique du Sud, je dirais que tout le monde le sait. Jusqu’à  récemment. A présent, les jeunes sont souvent ignorants parce qu’à  eux aussi on leur vide la tête de toute histoire. L’Histoire et la réalité sont trop dangereuses. D’un autre côté, elles sont en train de revenir. La commémoration d’Iquique fut principalement une initiative de jeunes, qui commencent à  bouger, qui veulent retrouver le passé, retrouver un idéalisme, et faire quelque chose. C’est suffisant, je dirais même plus que suffisant, pour me faire avancer.

VN : Merci. C’était super. Vous êtes notre invité à  Barcelone et en Catalogne, quand vous voulez. Merci au nom de millions de gens.

Interview with Noam Chomsky by Vicenç Navarro, at M.I.T., Cambridge, Massachusetts,

May 13, 2008

http://www.agitkom.net/index.php?20…

Le Cas Kissinger

Mardi 12 août 2008

Le Cas Kissinger

© Il Faut Le Savoir

Le cas Kissinger ne manque pas d’alimenter les conversations des complotologues de tout poil tellement l’ex-secrétaire d’état américain a influencé, et influence encore, la géopolitique internationale. Prix Nobel de la paix en 1973, ce membre originel du CFR, de la Commission Trilatérale et du Groupe Bilderberg est accusé d’être un criminel de guerre par le journaliste britannique Christopher Hitchens, d’être un reptilien par David Icke ou d’être un habitué des Bohemian Grove party. Certains l’ont même fait apparaître dans la liste des nominés au titre d’antéchrist[1]. Pour mieux connaître un personnage, il est utile de connaître son comportement vis-à -vis des évènements. Ces derniers peuvent imposer des choix dans l’urgence que les historiens auront beau jeu de critiquer avec le recul. Néanmoins la philosophie de Kissinger tient dans la préservation et l’expansion du modèle américain contre tout système pouvant représenter une menace. Le bloc soviétique justifiait toutes les opérations d’ingérence que « K » résumait par ces questions : « Pourquoi laisserions-nous un pays devenir communiste ? Parce que le peuple est irresponsable ? ».

Le Cas Kissinger

kissinger

Le cas Kissinger ne manque pas d’alimenter les conversations des complotologues de tout poil tellement l’ex-secrétaire d’état américain a influencé, et influence encore, la géopolitique internationale. Prix Nobel de la paix en 1973, ce membre originel du CFR, de la Commission Trilatérale et du Groupe Bilderberg est accusé d’être un criminel de guerre par le journaliste britannique Christopher Hitchens, d’être un reptilien par David Icke ou d’être un habitué des Bohemian Grove party. Certains l’ont même fait apparaître dans la liste des nominés au titre d’antéchrist[1].

Pour mieux connaître un personnage, il est utile de connaître son comportement vis-à -vis des évènements. Ces derniers peuvent imposer des choix dans l’urgence que les historiens auront beau jeu de critiquer avec le recul. Néanmoins la philosophie de Kissinger tient dans la préservation et l’expansion du modèle américain contre tout système pouvant représenter une menace. Le bloc soviétique justifiait toutes les opérations d’ingérence que « K » résumait par ces questions : « Pourquoi laisserions-nous un pays devenir communiste ? Parce que le peuple est irresponsable ? ».

Deux petits tours et puis s’en va

Il est vrai que, pour Mr Kissinger, « la morale individuelle ne peut s’appliquer aux relations entre Etats, où, bien souvent, il faut choisir entre deux maux le moindre ». Cette réflexion est on ne peut plus d’actualité dans cette période où le monde s’est déchiré autour d’une question : Faut-il aller faire la guerre en Irak ? On nous a forcé à  faire un choix entre l’intervention d’une démocratie libérale dont nous dénoncions les égarements avant le 11 septembre et une dictature basée sur la peur, la répression, les massacres, la torture…. Si il faut suivre les préceptes de Mr Kissinger, le choix est vite fait, sauf que le démantèlement de l’oppressant pouvoir irakien aurait déjà  pu et dù s’opérer depuis longtemps. C’est tout l’art de la géostratégie politique que de laisser pourrir des situations qui nous amène inévitablement à  des impasses. L’aboutissement à  cette situation est dù au fait que nous manquons nous-mêmes de vision et de courage politique. Mais déjà  on voit pointer l’aile des faucons de la récupération politique qui viennent mettre le doigt sur cette apparente incohérence, celle qui veut que l’on annonce la fermeture d’unités de production de GIAT Industries alors que l’Europe ne peut soit disant pas s’imposer sur la scène mondiale de pas ses carences militaires. Seulement l’Europe a déjà  du mal à  avoir une vision politique de sa constitution et de sa géographie, alors je vois mal comment une armée au commandement polycéphale ou alternatif ne pourra pas avoir des comportements incohérents à  la lumière du recul que nous donnera l’histoire. On évite de laisser une arme à  un schizophrène…

kissinger pinochet

Le déclencheur initial de la guerre contre l’axe du mal fut l’écroulement de deux tours, écroulement dont la date coïncide avec la résurgence d’un passé qui n’a rien à  voir avec un quelconque terrorisme islamique. Je veux parler du renversement de Salvador Allende par Augusto Pinochet a eu lieu au beau milieu du règne de Kissinger, le 11 septembre 1973. Les 24000 documents déclassés par le gouvernement américain à  l’occasion de la procédure à  l’encontre de Pinochet ont montré l’influence de la politique américaine sur l’avenir du Chili. Le 11 septembre 2001, soit 28 ans jour pour jour après le coup d’Etat Chilien, le Washington Post révèle que le fils d’un chef d’état major chilien, le général Schneider qui a été assassiné après avoir été enlevé, poursuit en justice Kissinger.

Le fracas de la chute des tours coupe court de façon providentielle à  la portée médiatique qu’aurait pu avoir cette affaire. Dans les heures qui suivent la catastrophe, le site internet du Washington Post se faisait le support d’une tribune libre de l’ancien conseiller national de sécurité qui commençait par « Le gouvernement devrait se voir confier la mission d’apporter une réponse systématique qui aboutira, on l’espère, au même résultat que celle qui suivit l’attaque de Pearl Harbor – la destruction du système responsable de cette attaque »[2]. Intéressant que quelqu’un d’aussi bien informé fasse référence à  Pearl Harbor, début d’une guerre dont l’heure et le lieu de l’attaque étaient connus d’avance (voir ici) ! Et quand des doutes surviennent sur les vulnérabilités et les échecs de diverses agences fédérales dans les événements du 11 septembre (notamment la CIA, la centrale de renseignement, la NSA, l’agence chargée des écoutes, la police fédérale (FBI), les services d’immigration (INS) et la sécurité du transport aérien), c’est Mr Kissinger que le président Bush nomme à  la tête d’une commission d’enquête « indépendante »[3], dont il se retira en décembre 2002 prétextant des conflits d’intérêts avec ses clients actuels… à  moins que ce soit le documentaire de Eugène Jarecki , « Le Cas Kissinger »[4], réalisé la même année, qui a eu pour effet d’éloigner le personnage des sphères où il aimait graviter.

Responsable mais pas coupable

Si la responsabilité directe de l’ancien secrétaire d’Etat américain ne fait plus aucun doute dans les campagnes d’assassinats et de subversion de la démocratie au Chili, il en est de même dans la prolongation de la guerre au Vietnam et son extension au Cambodge et au Laos, ainsi que de sa complicité dans le génocide du Timor-Oriental. Les Etats-Unis ne reconnaissant pas le tribunal pénal international pour leurs ressortissants, il sera difficile de faire reconnaître certaines réalités.

Néanmoins si, comme nous l’avons vu, les déclarations du personnage sont toujours suivies d’effet sur la scène internationale, on peut s’effrayer de ce qui suit.

Il déclara ce qui pourrait être une justification de la politique impérialiste américaine dans le moyen orient : « Le pétrole est une chose trop sérieuse pour qu’on la laisse aux Arabes ».

Plus récemment, dans une tribune du Washington Post[5], il espérait au sujet de la guerre en Irak que « le réalisme français prévaudra et que Paris sera aux côtés des américains en cas d’intervention militaire », « si la France et l’Allemagne ne souhaitent pas renoncer à  leur vocation européenne », ce qui pourrait être compris comme une menace quand on connaît le passé de l’individu.

Mais il se laisse aussi aller à  des aveux sur certaines institutions quand celle-ci ont des effets contre-productifs : « Tel un médecin ne disposant que d’une seule pilule pour tous les maux imaginables, il (le F.M.I) prêche presque invariablement l’austérité, de forts taux d’intérêt pour empêcher la fuite des capitaux, en préconisant de grosses dévaluations pour décourager les importations et renforcer les exportations. Il en résulte mathématiquement une chute brutale du niveau de vie, du chômage et de la pauvreté, qui affaiblit les institutions politiques chargées d’exécuter le dit plan »[6]. Mais il se rattrape aussitôt en affirmant que « le Capitalisme de marché reste le meilleur moteur de croissance économique et de hausse générale du niveau de vie. Cependant, comme l’arrogant capitalisme du laissez-faire a permis l’éclosion du Marxisme au XIX ème siècle, le mondialisme aveugle des années 90 pourrait bien susciter une remise en cause du concept même de liberté des marchés financiers ». Les dirigeants en place sauront faire bon usage de cet avertissement pour mieux faire semblant de considérer les remontrances des antimondialistes, ou pour amplifier exagérément leur noyautage par des extrémismes minoritaires. Il pourront être aidé en cela par certain médias sans avoir besoin de leur demander, quand on sait que Mr Kissinger appartient au comité consultatif de Holinger, un groupe qui détient 68 % des journaux au Canada et plus de 250 journaux et magazines à  travers le monde[7].

Le sens de l’action

Dans un document qu’il rédigea en avril 1974 alors qu’il était Conseiller à  la Sécurité Nationale américaine, le NSSM 200, il conclu : « Le dépeuplement est l’axe prioritaire de la politique étrangère américaine dans les pays du Tiers-monde ». Il n’est pas étonnant qu’à  la suite de tel propos certaines personnes se demandent si il n’y a pas un rapport entre cet objectif et l’apparition soudaine de pathologies dont les effets dont d’autant plus meurtriers que ces contrées sont peu pourvues en moyens sanitaires. On peut aussi voir dans cette conclusion et à  la lumière de tout ce qui précède, que plus que la sauvegarde d’un système politico économique, c’est la survie d’une caste et la diffusion de ses valeurs sur l’ensemble du globe qui importe pour Mr Kissinger, quel que soit le prix à  payer pour ceux qui n’en font pas partie. Nous connaissons tous le sort « accidentel » de Diana, une personne « politiquement et diplomatiquement incontrôlable » de l’avis de Mr Kissinger…

Tous les sous entendus du personnage se sont révélés plus lisibles après que le temps qui passe nous ai permis d’avoir assez de recul sur les évènements pour pouvoir les saisir. C’est ainsi que l’on pourrait l’encenser pour ses analyses prévisionnelles qui tombent toujours juste et ses sous entendu qui semblent en dire encore plus long que ses déclarations. Mais on serait aussi en droit de le soupçonner de manipulation globale étant donné ses responsabilités au plus haut niveau d’un des états les plus puissants, et ce encore récemment puisqu’il fut l’un des conseillers de G. W. Bush lors de son élection présidentielle. Alors c’est imprégné de ce sentiment ambivalent que je vous laisserai méditer sa déclaration du 21 mai 1992 à  Evian :

kissinger 2

« Aujourd’hui, les américains seraient outrés si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour rétablir l’ordre.
Demain, ils leur en seront reconnaissants ! Ceci est spécialement vrai si on leur disait qu’il existe une menace extérieure, réelle ou fictive, mettant en péril notre existence même.
Alors tous les peuples du monde supplieront leurs dirigeants de les délivrer de ce mal.
Tout le monde craint l’inconnu. Quand les gens connaîtront ce scénario, ils abandonneront leurs droits individuels en échange de la protection de leur bien-être par les gouvernements.
Il me semble évident que les gens ne sont pas prêts à  entendre tout ce que savent certains de nos dirigeants.
Peut-être que nos visiteurs extraterrestres peuvent décider qui est prêt pour la vérité et qui ne l’est pas. Peut-être est-ce une question de choix individuel. »

Sources :

Le Journal du Dimanche, Dimanche 6 avril 2003.

[1] http://www.bibleetnombres.online.fr/candidat.htm

[2] 11 septembre : Le retour d’Henry Kissinger http://usgohome.free.fr/actualite/11_septembre.htm

[3] 11 septembre 2001 – Henry Kissinger va présider une enquête « indépendante » – Le Devoir.com http://www.ledevoir.com/2002/11/28/14684.html

[4] Présenté pour la première fois en France lors du FIPA de Biarritz en janvier 2003, il est diffusé sur la Cinq/Arte mercredi 9 avril 2003 à  20H45.

[5] Lundi 10 février 2003

[6] Le Monde, Le F.M.I fait plus de mal que de bien

[7] Le Plus Grand Secret, Tome 2, David Icke

Noam Chomsky ou l’art du bidonnage

Jeudi 24 juillet 2008

Noam Chomsky ou l’art du bidonnage

© Alter Info

Chomsky par ci Chomsky par la, évidement la plupart des gens savent-ils de quoi il s’agit vraiment? mais ça ne fait rien on fonce quand même!
Pourquoi un intellectuel de gauche (de très haute voltige soit-disant) fait-il soudain un tel tollé dans les mouvements alternatifs français, j’ai cru même voir un comportement difficilement contrôlable chez certain excités

àƒÅ tre vrai ce n’est pas toujours être juste.
Personne ne s’est demandé pourquoi depuis tout le temps qu’il existe on n’a pas plus entendu parler de lui ici ou ailleurs, et, pourquoi tout à  coup il débarque dans tous les milieux pseudo-intello-branchouille à  deux balles avec sa carapace toute neuve il va pouvoir faire illusion assez longtemps avant que comme d’habitude quelqu’un ne lui retire pour révéler le véritable visage caché du traitre.
Lorsqu’on regarde bien sont historique intellectuel, on sent déjà  la trahison à  tous les étages, par les glissements sémantiques, les sorties et les acrobaties de toutes sortes. Il serait soit-disant le chef d’orchestre des intellos de gauche..??
et c’est bien sur dans les milieux ultra gauche du 11eme arrondissement de Paris ( repère des RG infiltrés dans les mouvements anarchistes reconvertis par la force des choses à  des discours plus consensuels) qu’il diffuse abondamment sa poudre de perlimpinpin.
Les vrais sots ne savent pas toujours ou ils mettent les pieds!

Hommage à  Antony C. Sutton

Jeudi 3 juillet 2008

Hommage à  Antony C. Sutton

© We Are Change Paris, Evolution Quebec

Un énorme Monsieur !!! la source des faits sur le nouvel ordre mondial.

Il a démontré que le cartel des banques a cré et financé les bolchéviques,hitler,l’urss et le national socialisme . Il a publié deux énormes livres sur la réserve fédérale et les skull and bones.
Très peu de sources en français,en voici une avec un très bon résumé.

Hommage à  Antony C. Sutton

sutton

http://www.evolutionquebec.com/site/nom/sutton.html

- Disparition d’un Grand Connaisseur des Arcanes Secrètes.

In Memoria Aeterna erit Justus

Un maître de l’Histoire Secrète €” l’histoire honteuse comme la dénommait le martiniste Honoré de Balzac ( … ) €” nous a, hélas, quittés en février 2002. Antony C. Sutton était né à  Londres (Angleterre) en 1925 mais passa la plus grande partie de sa vie aux Etats-Unis (40 ans) après sa naturalisation. De formation universitaire (Economie, Génie Civil), Antony Sutton exerça dans les Industries minières et de l’acier. Diplômé des Universités de Londres, de Gà¶ttingen et de Californie, A. Sutton sera, dans les années 60, professeur d’Economie à  l’Université d’Etat de Californie (Los Angeles) et pendant sept ans, chercheur à  l’Université Stanford (Fondation Hoover). Ce fut pendant son séjour à  Stanford qu’il écrivit l’ouvrage définitif en trois volumes sur les sources de la technologie soviétique: Western Technology and Soviet Economie Development, toujours réimprimé vingt-cinq ans après sa parution… Dans sa Lettre d’Information, ([1]) Pierre de Villemarest –éminent spécialiste des questions soviéto-mondialistes €” écrit que Sutton fut le seul auteur qui ait jamais disséqué les contrats grâce auxquels les totalitarismes nazi et soviétique ont pu vivre et survivre économiquement. Cela lui a d’ailleurs valu la haine et le harcèlement d’Illuminati ou agents des Illuminati tels que David Rockefeller, Averell Harriman, Henry Kissinger et autres animateurs des clubs fabiens anglo-américains qui, à  partir de la Trilatérale en 1973, ([2]) ont conduit à  encadrer la marche au Mondialisme !…

Ces hommes n’ont eu de cesse de faire disparaître les parutions d’A. Sutton et de l’interdire de signature ou de référence dans les médias, ([3]) jusqu’en France où le nom d’A. Sutton n’était connu que des seuls spécialistes en Mondialisme. Inutile de dire qu’aucun de ses ouvrages n’a été traduit dans notre langue… En conséquence notre auteur méritait bien un hommage pour ses travaux d’écrivain non aligné qui déplaisaient fortement aux Maîtres du Système ! … Revenons à  Technologie Occidentale. Dans cette monumentale oeuvre de 1300 pages, A. Sutton démontre la dépendance technologique de l’URSS, dès les années 30, vis à  vis de l’Occident et conclue qu’à  deux ou trois exceptions près toutes les innovations technologiques provenaient des Pays de l’Ouest, si décriés par le régime bolchevique…

L’Occident a bâti, soutenu, financé la Dictature Rouge dès les origines. Sans un tel soutien logistique, un régime aussi inique n’aurait pas survécu!… On comprend que les Architectes de cette Conspiration n’aient pas du tout goùté les révélations gênantes d’A. Sutton et se soient dépensés sans compter pour tenter d’occulter ses travaux… Dans la foulée, A. Sutton publia, comme pour enfoncer le clou, un ouvrage complémentaire intitulé National Suicide. Military Aid to the Soviet Union dans lequel il accusait l’Establishment d’avoir fait tuer des Américains au Viêt-Nam avec… la technologie US! … Cet ouvrage sera réactualisé en 1986 sous le titre The Best Enemy Money can buy, ([4]) grâce à  une montagne de documentation provenant en majorité de sources gouvernementales et de sociétés commerciales… Sutton insistait sur le fait que la technologie militaire soviétique était très dépendante des dons des pays libres (dont les E.-U.), du commerce pacifique et des programmes d’échanges. Tout leur fut construit ou vendu depuis le bobinage en cuivre jusqu’aux camions militaires, en passant par la technologie du guidage des missiles, des ordinateurs, et même de la Navette Spatiale ! Des centaines et des centaines de millions de dollars dépensés sans compter pour maintenir à  flot la formidable machinerie soviétique ! … Suite à  ces révélations indélicates, la Fondation Hoover €” sur la pression de la Maison Blanche €” retira alors sa bourse de recherches à  Antony Sutton, qui perdit son poste… C’est une constante que les forces de ténèbres ne supportent pas la moindre révélation sur leurs activités subversives. Intrigué par la nature de l’attaque dont il avait été la victime, et surtout par les forces puissantes qui avaient dirigé cette agression, Antony Sutton décida de mener une enquête approfondie sur lesdites forces et publia dans les années 70 une trilogie sur le soutien politique et financier que les Banquiers Internationaux de Wall Street avaient accordé à  trois variantes du Socialisme.

Ainsi parurent Wall Street and the Bolshevik Revolution, Wall Street and the Rise of Hitler et Wall Street and FDR [Franklin Delanoe Roosevelt]. Dans Wall Street and the Bolshevik Revolution, A. Sutton dévoile l’action des dirigeants de la firme bancaire Morgan dans l’acheminement illégal de l’or bolchevique vers les États-Unis, mais aussi le rôle subversif de la Croix-Rouge américaine en Russie, cooptée par de puissants intérêts de Wall Street. On y apprend également quels sont les hommes de Wall Street qui intervinrent pour libérer Trotsky de façon à  ce que le futur organisateur de l’Armée Rouge fùt en mesure de déclencher la Véritable Révolution, cette sanglante révolution de 1917 qui renversa Kérensky, franc-maçon notoire dont le rôle consista à  préparer le terrain aux bouchers du Kremlin. Sutton dévoile les marchés passés entre les grandes firmes et les soviétiques dans le but précis d’accaparer le gigantesque marché russe plus de 15 ans avant que le Gouvernement des États-Unis ne reconnaisse le Régime Soviétique… Pour la première fois, les liens étroits entre quelques banquiers de New-York et de nombreux révolutionnaires étaient prouvés avec des documents inattaquables ([5]) par un universitaire de renom. Soutenant en façade (= publiquement) le mouvement anti-bolchevique, cette immonde pègre financière tissait des liens durables dans les coulisses de la politique, avec… les Bolcheviques ! … Poursuivant sur sa lancée, A. Sutton publiait en 1975 Wall Street & F.D.R., exposant les liens entre Roosevelt et la Haute Finance Internationale, le quartier général de la Conjuration Mondiale se situant à  Wall Street au n° 120. Roosevelt tissa en effet des liens très étroits avec ces banquiers, de 1927 à  1934. Ce sont les mêmes banquiers apatrides qui conseillèrent Roosevelt pour le lancement de la politique socialiste de New Deal [Nouvelle Donne], contribuant à  l’essor du Socialisme officiel aux États-Unis. C’est ce qui ressort des papiers personnels de Roosevelt qui appliqua strictement les consignes données pour l’édification de cette Nouvelle Société Mondiale. La clique financière de Wall Street voulait que les politiques édifient une Société Socialiste car le socialisme nivelle par le bas, appauvrit et permet de mieux contrôler les peuples. Roosevelt se fit donc le héraut de cette sinistre politique et devint l’agent de l’Illuminati Bernard Baruch, gouvernant occulte des États-Unis et … d’une grande partie du monde.

Rappelons que ce fut à  cette époque que Roosevelt, toujours soumis aux diktats de ses mentors, fit placer la pyramide illuministe sur le billet de 1 dollar, en 1933 très exactement. ([6]) Les Maîtres du Monde sentaient que des pas gigantesques avaient été accomplis vers leur objectif de Domination Mondiale et ne pouvaient s’empêcher de marquer leurs territoires, à  l’aide de symboles très explicites, pour des initiés… En 1976, A. Sutton concluait avec son remarquable Wall Street and The Rise of Hitler. ([7]) Ce furent les financiers américains qui procurèrent à  Hitler l’argent et le matériel destinés à  provoquer la Deuxième Guerre Mondiale. ([8]) Trente ans d’erreurs, de mensonges, de duplicités pulvérisés en un ouvrage de 220 pages bourrées de documents et de références indiscutables. Livre qui permit à  Pierre de Villemarest d’écrire son A l’ombre de Wall Street. Complicités et financements soviéto-nazis. ([9]) Dans son troisième volet, Antony Sutton prouvait que non seulement la 2e Guerre Mondiale avait été programmée mais qu’elle fut aussi extrêmement profitable à  un groupe restreint d’insiders de la Haute Finance. Sutton a eu recours à  des documents originaux et des témoignages de première main qui jettent une lumière crue sur des secrets sévèrement gardés jusqu’ici et que les grands financiers ne pensaient pas voir remonter de sitôt à  la surface! … Nous disposons ainsi d’un éclairage unique sur le rôle joué par les J.P. Morgan, T.W. Lamont, H. Ford, les intérêts Rockefeller, la General Electric, Standard Oil, National City Bank, Chase & Manhattan Banks, Kuhn Loeb & Co et quantité d’autres affairistes de haut vol. Quel spectacle attendrissant: les fées de la Haute Finance Internationale se penchaient dès le début sur le berceau du National – Socialisme dans le but de provoquer moins de dix ans plus tard la plus terrible guerre que le monde ait jamais connu jusque là , à  savoir la deuxième étape du Plan Pike-Mazzini. Les mêmes hommes, les mêmes firmes internationales financèrent la Révolution Bolchevique, le New Deal de Roosevelt et le National-Socialisme ! … Est-il besoin de mentionner que les révélations documentées d’Antony C. Sutton déplurent fortement et que l’Establishment US lui voua dès lors une haine profonde qui alla en s’amplifiant…

Antony Sutton ne s’arrêta pas en si bon chemin. Ayant appris beaucoup (beaucoup trop !) de choses sur les agissements de la haute finance internationale et sur les cercles mondialistes, il publia un ouvrage en deux parties sur les Guerres et les Révolutions (Wars and Revolutions ) et ceux qui les commanditent pour l’avancement de leurs plans. De même il publia un ouvrage très documenté en deux tomes sur le sujet de la Trilatérale: Trilaterals over Washington, cette fameuse société mondialiste créée en 1973 par le banquier-homme d’affaires international Rockefeller. Société bien décortiquée par Yann Moncomble et dont nous avons parlé dans de précédents articles. ([10]) A. Sutton réécrira entièrement son livre en deux tomes, incorporant de nouveaux documents reproduits photographiquement, mais en les publiant cette fois-ci en un seul volume, sous le titre : Trilaterals over America. ([11]) Cet ouvrage important complète très utilement celui de Yann Moncomble par la documentation qu’il fournit et les pièces inédites qu’on ne trouve pas chez notre auteur français. A la lecture d’un tel livre on saisit sans ambages le rôle détestable de cette société du Nouvel Ordre du Monde qui se met en place et ses ingérences insupportables dans tous les domaines: imposition, agriculture, fausse paix, ententes avec les socialo-communistes, domination bancaire, utilisation de la drogue ([12]) dans une optique très particulière: celle d’exercer un contrôle de plus en plus étouffant sur les populations pour arriver sans difficulté à  la Domination du Monde Entier ! Cet ouvrage contribua sans aucun doute à  rendre encore plus sympathique Antony Sutton aux yeux des Trilatéralistes et autres gangsters mondialistes… Mais le clou du spectacle, si vous me permettez cette expression, n’est pas encore arrivé. Nous n’avons signalé que les oeuvres majeures d’Antony Sutton, qui a rédigé plus d’une vingtaine de livres dont Technological Treason; The Diamond Connection; Gold versus Paper , The War on Gold; Energy, the Created Crisis qui abordèrent à  tour de rôle différents aspects de la Domination du Monde et du Nouvel Ordre Mondial: la trahison technologique au profit de l’Est; les pierres précieuses, l’or, l’énergie (une crise créée de toutes pièces par les grands cercles mondialistes, les grands trusts pétroliers, etc., tous liés dans le même complot … ). Antony Sutton avait donc pénétré bien des secrets du Gouvernement Occulte du Monde. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, il n’était pas satisfait à  cent pour cent. Après 16 livres et 25 ans de recherches fondamentales, il pensait avoir tout vu, que le monde n’était finalement que le règne de la confusion à  l’état pur, au-delà  de toute intelligibilité, éloigné de toute notion de salut et qu’il n’y pouvait malheureusement pas grand chose… En 1968 il se rappelait avoir fait publier par la Hoover Institution, à  l’Université Stanford, ses volumes sur Western Technology and Soviet Economic Development.

En 3 volumes substantiels il avait expliqué, en long, en large et en travers comment l’Occident avait édifié l’Union Soviétique. Toutefois ce travail suscitait des interrogations en apparence insolubles: pourquoi avait-on fait cela ? Pourquoi avait-on édifié l’Union Soviétique et opéré à  de nombreuses reprises des transferts de technologie à  destination de l’Allemagne hitlérienne ? Pourquoi à  Washington voulait-on occulter ces faits ? Pourquoi avait-on renforcé la puissance militaire soviétique et simultanément la nôtre ? Dans des ouvrages ultérieurs €” la série des Wall Street €” A. Sutton avait accumulé d’autres questions, mais n’avait toujours pas apporté de réponse à  ses interrogations profondes. Il était arrivé plus ou moins à  la conclusion qu’aucune réponse rationnelle ne pouvait le satisfaire pleinement. C’est alors, qu’en 1982, il reçut une liasse de documents d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur ! Rien moins que des listes de membres d’une Société Secrète Américaine. Et quelle société secrète! Au fur et à  mesure que les pages défilaient, il devenait de plus en plus évident qu’il ne s’agissait pas de n’importe quel groupe. Les noms étaient synonymes de Pouvoir avec un grand P. Tandis qu’il contrôlait l’identité de chacun de ses membres émergeait une construction étonnante, et ce qui constituait auparavant un monde flou devenait clair comme du cristal… Cette société secrète qui avait pour emblème un crâne et des tibias entrecroisés (Skull & Bones) n’était rien d’autre que l’ Ordre de Yale, l’Ordre des Illuminés de Bavière en sa descendance, ayant pour quartier général l’Université de Yale.

A. Sutton commença à  publier ses résultats d’enquêtes sur l’Ordre sous la forme de grosses brochures:

An Introduction to the Order; How the Order contracts Education; How the Order creates War and Revolution; The Secret Cult of the Order qui seront complétées par une autre brochure uniquement consacrée à  un membre éminent de l’Ordre, le futur président des Etats-Unis, George Bush (père): Two Faces of George Bush. En 1986, A. Sutton regroupera ses brochures en un seul volume qu’il intitulera Americas Secret Establishment. ([13]) Ce volume constitua une réponse documentée aux questions que voulait résoudre l’auteur: il expliquait pourquoi l’Occident a édifié l’Union Soviétique et soutenu Hitler; ([14]) pourquoi les Américains sont entrés dans la 2e Guerre Mondiale pour perdre dans beaucoup de domaines; pourquoi Wall Street aimait les marxistes et les nazis; pourquoi les enfants ne savent et ne peuvent pas lire; pourquoi les Eglises sont devenues des centres de propagande mondialiste; pourquoi les faits historiques (dérangeants) sont étouffés; pourquoi les politiciens passent leur temps à  mentir, etc., etc. … Antony Sutton concluait en déclarant que cet ouvrage était infiniment plus important que ses livres sur la Technologie Occidentale et le soutien à  l’Union Soviétique et que s’il avait un magnum opus, c’était bien celui-là . Et comment ! Nous l’avons déjà  dit dans de précédents articles ([15]): l’Ordre de Yale n’est qu’une extension de l’ Ordre des Illuminés de Bavière fondé au XVIIIe siècle par le sinistre Adam Weishaupt. Tous les cercles mondialistes (Trilatérale, Bilderberg, CFR, Pilgrim Society, Conseil Atlantique, Bohemian Club ([16]) de San Francisco, … ) ne sont que des cercles extérieurs de l’Ordre de Yale, un des plus importants noyaux dirigeants de la subversion, à  l’échelle de la planète ! William Carr avait démontré dès les années 50 que les Illuminati Pike et Mazzini étaient responsables du programme luciférien des Trois Guerres Mondiales voulues pour instaurer le fameux Gouvernement Mondial de l’Antéchrist. ([17]) Les Illuminés de Yale oeuvrent dans le même sens: la domination mondiale demeure leur préoccupation majeure. On comprend dès lors pourquoi l’Ordre s’est immiscé dans le domaine de l’éducation pour mieux contrôler les peuples et les conduire ensuite dans des cycles infernaux de crises, de guerres et de révolutions. On comprend aussi pourquoi de tels individus €” pourris jusqu’à  la moëlle, des poteaux de boue comme aurait dit la stigmatisée bretonne Marie-Julie Jahenny ! €” ne peuvent être que des serviteurs de Lucifer. Les rituels qu’ils utilisent ne laissent aucun doute à  ce sujet. C’est dire l’importance d’un tel ouvrage qui n’a pas son équivalent en français ! …

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que suite à  ses travaux sur l’Ordre de Yale, Antony Sutton fut l’objet d’une attention toute particulière de la part des Hauts Mondialistes qui, en général, ne goùtent pas du tout ce genre de publicité intempestive ! Leur hargne ne connut plus de bornes: à  partir de ce moment-là , A. Sutton ne put faire de recherches dans les grandes bibliothèques, les archives et les bibliothèques universitaires. Des ordres discrets avaient été donnés pour en interdire l’accès à  ce dangereux personnage qui osait dévoiler ce qu’il est interdit de dévoiler et que le vulgum pecus se doit d’ignorer pour son plus grand bien ! … Ce fut la retraite forcée qu’il occupa en publiant deux Lettres d’Informations qui osaient révéler ce que la grande-presse-aux-ordres avait pour consigne de taire ! ([18]) En quittant Stanford il avait lancé The Phoenix Letter, lettre mensuelle d’informations consacrée à  dénoncer les infractions de la Haute Politique, courrier qu’il publia jusqu’à  sa mort. Suite aux persécutions des mondialistes, qui commencèrent après la parution de ses travaux sur l’Ordre, A. Sutton lança en 1990 une nouvelle Lettre intitulée Future Technology Intelligence Report consacrée aux techniques muselées car les Hauts Mondialistes exercent dans ce domaine un pouvoir absolu. ([19]) Antony Sutton vécut donc retiré du monde, gardant seulement contact avec une de ses deux filles, subissant les contrecoups de l’ostracisme d’individus aux ordres de celui dont il a été dit qu’il est le Prince de ce Monde! Il avait osé pénétrer et publier des secrets parmi les mieux gardés au monde, ce qui constitue, n’est-ce pas, un crime abominable ! Avant de quitter la scène de ce monde, A. Sutton publia en 1995 un petit ouvrage de 115 pages donnant la substantifique moëlle sur une question des plus importantes puisqu’elle a empoisonné le monde entier: celle de l’Argent et des Maîtres de l’Argent qui gouvernent de fait la planète: The Federal Reserve Conspiracy. Ouvrage documenté fournissant toute les preuves du complot. Car il s’agit bien d’un Complot de la Réserve Fédérale ! Tous les pays du monde sont tenus par les Banques Centrales ([20]) où dans certains pays (comme la France) des familles se cooptent de siècle en siècle pour exercer un pouvoir réservé à  une élite très spéciale. Rappelons pour mémoire que la Révolution Russe de 1917³ fut décidée, entre autres, parce que le Tsar refusait la création d’une Banque Centrale en Russie. Un tel affront vis à  vis des maîtres du monde ne pardonne pas. En publiant ce dernier ouvrage €” qui reprenait en fait le titre exact d’un excellent volume publié dans les années 50 par Eustace Mullins, cité par William Carr dans Des Pions €” Antony Sutton désirait attirer l’attention sur les comploteurs qui vont provoquer la 3e Guerre Mondiale grâce à  l’étincelle du Proche-Orient, conflit majeur qui verra la destruction simultanée du sionisme et du monde musulman telle qu’annoncée dans la fameuse lettre de Pike à  Mazzini en 1870-71.

Les descendants de ces hauts lucifériens se réunirent donc à  Jekyl Island en 1910 et décidèrent la création de la Réserve Fédérale US; ils réussirent le tour de force de faire adopter en 1913, par le Congrès des Etats-Unis, leurs décisions prises dans le plus grand secret. Les Puissances d’Argent remportèrent ce jour-là  une victoire dont les peuples ne mesurent pas, encore aujourd’hui, l’importance; nous devrions dire le tragique !… Mammon exerce depuis cette date un pouvoir extraordinaire sur toutes les nations du globe. L’Argent règne en maître; tout le monde en conviendra. Remercions en conséquence des auteurs aussi courageux qu’A. Sutton qui osa combattre des puissances infiniment plus puissantes que lui et qui €” ainsi que l’écrit Pierre de Villemarest dans sa Lettre d’Information n° 8 du 14.09.2002 €” n’eurent de cesse de faire disparaître ses parutions et de l’interdire de signature ou de références dans les médias, jusqu’en France (! … ) où depuis 25 ans nous avions convenu de ne pas étaler nos recherches et écrits conjointement menés. Espérons que ses ouvrages irremplaçables ne tomberont pas dans l’oubli et continueront à  être édités ou réédités aux Etats-Unis et même, traduits dans nos pays d’Europe où la censure et le terrorisme intellectuel sévissent plus que jamais !…

En la fête de St Hilaire de Poitiers, Docteur de l’Eglise

[1] Lettre n° 8 du 14 septembre 2002, page 8

[2] Voir l’irremplaçable ouvrage de Yann Moncomble: La Trilatérale et les Secrets du Mondialisme, maintenant épuisé

[3] Ces hommes ont la haine de la vérité. Ils ne cessent de prôner la liberté d’expression mais exercent de fait une censure terrible dès qu’on ne va pas selon leurs vues. Lorsqu’on tient la Haute Finance, la Presse, les Médias, les Gouvernements, on peut se permettre beaucoup de choses pour bâillonner des vérités dont le grand public ne doit pas avoir connaissance…

[4] Le Meilleur Ennemi que l’Argent puisse acheter.

[5] Documents officiels du Département d’Etat, papiers privés de personnages clés de Wall Street, biographies, etc.

[6] Sur cette question, nous renvoyons nos lecteurs à  nos articles parus dans Sous la Bannière, n° 5 & 11.

[7] Wall Street et l’Ascension d’Hitler.

[8] Dans son numéro spécial de Lectures Françaises (avril 1963) consacré à  La Haute Finance et les Révolutions, Henry Coston traitait dans un chapitre intitulé Hitler fut-il commandité par des financiers américains? des relations entre le Führer et le Groupe Warburg. Il y signalait un ouvrage paru en 1933, en Hollande, immédiatement étouffé: Les Ressources financières du National-Socialisme. Trois conversations entre Hitler et Sidney Warburg. 1933 : l’année même de l’accession d’Hitler au pouvoir. L’édition fut achetée en bloc par des agents de la Haute Finance, ce qui fait que très peu d’exemplaires échappèrent à  l’ autodafé. Ces révélations étaient plus qu’inopportunes; il ne fallait à  aucun prix qu’elles soient rendues publiques.Cet ouvrage a eu toutefois une traduction américaine faite sur un des rares exemplaires hollandais vendus avant le rachat en bloc du tirage: Hitler’s Secret Backers, publié en 1983 par la Research Publications Inc. de Phoenix dans l’Arizona (diffusion Emissary Publications, PMB 1776, 1205 SE Clackamas Rd., Clackamas OR 97015, USA). Nous apprenons dans cet ouvrage qu’Hitler reçut 10 millions de dollars de Kuhn-Loeb & Co en 1929 (la même firme qui finança la Révolution Bolchevique de 1917 !!! … ), 1 million et demi de dollars en 1931 et 7 millions en 1933 lorsqu’il prit le pouvoir.

[9] La première édition de cet ouvrage de Pierre de Villemarest connut quelques déboires puisque l’éditeur avait supprimé de son propre chef tout le chapitre sur le financement du nazisme, ce qui avait obligé l’auteur à  le publier en cahier complémentaire ! Heureusement cet ouvrage a été réédité aux éditions Godefroy de Bouillon en 1996 et comprend le chapitre censuré lors de la 1e édition, révélations gênantes pour certains… Mais attention: toutes les publications de cet éditeur ne sont pas absolument fiables. Certaines influences ésotériques se font hélas sentir… Toujours ces maudits réseaux guénoniens-évoliens-païens qui pourrissent de plus en plus la Droite Française car les veilleurs du sanctuaire ne font plus ce qu’ils devraient faire ! …

[10] Voir notre article paru dans Sous la Bannière n° 22

[11] Chez CPA Book Publishers, P.O. Box 596, Boring OR 97009, USA [ISBN : 0-944379-32-X et 0-944379-079].

[12] Voir justement à  ce sujet les ouvrages de Yann Moncomble: Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale (son dernier livre … ) et l’ouvrage qui rendit fou furieux Henry Kissinger et d’autres hauts mondialistes: Dope, Inc. par Lyndon LaRouche et ses collaborateurs. Ouvrage qui dénonçait les liens tentaculaires très étroits entre la Haute Banque, les Cercles Mondialistes (Bilderberg, Trilatérale, … ), la Grande-Bretagne (depuis les fameuses guerres de l’opium … ), les USA et le trafic de drogue à  l’échelon mondial… Il est des choses qui ne sont pas bonnes à  dénoncer, notamment la volonté des Hauts Lucifériens qui dirigent le monde de pourrir systématiquement les nations occidentales €” par l’usage de la drogue, entre autres poisons €” de façon à  mieux dominer les peuples, en vue de l’Asservissement Universel. Tel est le programme ! Autant dire l’importance de Dope Inc. Boston Bankers & Soviet Commissars [New Benjamin Franklin House Publishing Company Inc., P.O.Box 20551, New-York, N.Y. 10023, USA; ISBN: 0-933488-47-51. Autre ouvrage important dans ce domaine et dont nous recommandons vivement la lecture à  nos amis qui lisent l'anglais : Red Cocaine. The Drugging of America and the West, par le Dr Joseph D. Douglass, autorité mondiale en matière de drogue et d'utilisation de la drogue à  des fins politiques. Cet ouvrage dénonce le plan à  longue échéance des services secrets russes et chinois dans les opérations de démoralisation et de contrôle final de l'Occident par l'usage des drogues. Objectif qui fait partie du plan de Révolution Mondiale Léniniste. (chez Edward Harle Limited, 108 Horseferry Road, Westminster, London SW1P 2EF, United Kingdom, GB Tél. : +44 [0] 20-7222 2635 ; ISBN : 1-899798-04-8 25 £). Précisons que l’éditeur de cet ouvrage est celui qui a édité le 2e livre d’Anatolyi Golitsyne: The Perestroïka Deception (25 £) dont nous avons parlé dans Sous la Bannière n° 73 et aussi celui de Christopher Story: The European Union Collective. Enemy of its member States. A Study in Russian and German strategy to complete Lenins World Revolution (25 £). Ouvrage très important. Terminons en précisant que cet éditeur publie une lettre d’information (onéreuse) très percutante, intitulée: Soviet Analyst. A review of continuing Soviet Global Revolutionary Strategy… Au total, l’ouvrage de Douglass complété par celui de LaRouche (liens Haute Finance & Mondialisme) offrent un panorama complet du Complot Mondial de la Drogue dans la tentative de destruction et de pourrissement systématiques de l’Occident et de la Race Blanche…

[13] Ouvrages qu’on peut se procurer chez: Liberty House Press, 2027 Iris, Billings, Montana 59102, USA.

[14] Tous les Grands Trusts étaient partie prenante dans cette aventure. Par exemple IBM (une des grandes sociétés d’informatique à  l’échelon mondial) qui fournira à  l’Allemagne national-socialiste des machines à  cartes perforées €” ancêtres des ordinateurs en quelque sorte €” pour la gestion de l’extraordinaire logistique allemande. Voir à  ce sujet l’ouvrage d’Edwin Black: IBM et l’Holocauste (Laffont, 2001), à  lire toutefois avec la plus extrême prudence pour certaines raisons…

[15] Cf. notamment Sous la Bannière, n° 27 et 46 3

[16] Il serait temps qu’un spécialiste du mondialisme (Texe Marrs, E. Ratier, … ) rédige un ouvrage sur ce Bohemian Club de San Francisco qui regroupe les 2500 personnes les plus riches ou les plus influentes de la Terre… Club où l’on adore le dieu Moloch (!!! … ) et où l’on pratique des rituels diaboliques. Lorsqu’on refuse le Vrai Dieu, l’Autre occupe le terrain. Oui, il est urgent de publier un livre sur la question d’autant plus que la littérature qui circule sur Internet à  propos du Bohemian Club est considérable !

[17] Cf Sous la Bannière, n° 21 et 74 ainsi que son livre Des Pions sur l’Echiquier (Diffusion DPF), autre ouvrage important qu’il importe de bien connaître pour disposer de clés qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

[18] 5 Voir dans notre article Les Illuminés passent aux aveux (Sous la Bannière , n° 86, page 13), les remerciements de l’illuminati Rockefeller à  la presse libre !

[19] Pensons notamment aux carburants propres €” qui auraient pu remplacer l’Or noir (du Diable), source de pollutions et de guerres innombrables €” et que les Hauts Mondialistes, propriétaires des grands trusts pétroliers, ont systématiquement occultés et accaparés pour ne pas tarir leurs fabuleux revenus. Le sang sur les mains ne les gêne pas le moins du monde ! Nous risquons de le voir prochainement avec l’Irak, 2e réserve de pétrole du Golfe.

[20] Voir par exemple: La Banque de France aux mains des 200 Familles par Francis Delaisi (1936); La Banque de France par A. Dauphin-Meunier (Gallimard, 1937).

Félix Causas, Sous la Bannière, bimestriel, n° 105, janvier-février 2003, p. 11-16

Source : CMAQ, http://www.cmaq.net

William Milton Cooper

Jeudi 3 juillet 2008

William Milton Cooper

Source: Wiki

william cooper

William Milton, dit « Bill », Cooper (6 mai 1943 – 6 novembre 2001) était un militaire, animateur radio, théoricien conspirationniste et milicien américain catégorisé à  l’extrême droite. Recherché par les autorités, il fut abattu lors d’une interpellation le 6 novembre 2001, à  Eagar (Arizona), à  l’âge de 58 ans, après avoir tiré deux balles dans la tête d’un officier de police.

Cooper s’est fait un nom dans le milieu conspirationniste pour les thèses extravagantes qu’il expose dans ses livres (très axées sur le thème classique des extraterrestres, de la Majestic 12, etc.). Il est par ailleurs vu, dans ce milieu, comme un martyr depuis sa mort. Aussi les théoriciens du complot se plaisent à  dire que ce « héros » a été assassiné pour divulgation d’informations secrètes auxquelles il avait eu accès dans le milieu militaire, et que son implication dans des milices d’extrême droite relève de la calomnie.