Archive pour la catégorie ‘OGM’

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

Mercredi 3 mars 2010

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

© NouvelObs.com

Alors que la décision de la Commission européenne relance le débat sur l’innocuité des OGM, BASF annonce que sa pomme de terre Amflora ne sera proposée qu’aux pays « prêts à l’utiliser ».

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l’immédiat, a déclaré mardi 2 mars BASF dans un communiqué.

Amflora « est destinée aux pays qui sont d’ores et déjà prêts à l’utiliser », indique le groupe qui cite la Suède, les Pays-Bas, la République Tchèque et l’Allemagne.

« BASF n’a pas prévu, à ce jour, de la proposer aux industriels français et souhaite tenir compte des particularités et des demandes de chaque pays », a ajouté le groupe.

Interdiction nationale en Autriche

Le ministre autrichien de la Santé, Alois Stöger, va interdire la culture dans son pays de la pomme de terre génétiquement modifiée autorisée par Bruxelles dans l’Union européenne.

« Le ministre Alois Stöger prépare un texte pour interdire la culture de la pomme de terre OGM » sur le territoire autrichien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé à l’AFP.

Le ministre a dit vouloir légiférer « immédiatement » en vue d’une interdiction nationale.

La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, l’Amflora, premier feu vert depuis douze ans dans l’UE concernant les OGM.

L’Autriche avait déjà mis en place en 1999 une « clause de sauvegarde » pour empêcher l’importation et la culture de deux sortes de maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer autorisés également par la Commission européenne.

Demande de moratoire du PS

En France, le PS a jugé que « le gouvernement français doit imposer un moratoire ». Il considère que la décision de la Commission européenne est « un véritable coup de force alors que les citoyens et consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l’emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires ».

« A titre préventif, le Parti socialiste demande que le moratoire français sur le Mon 810 soit étendu aux nouveaux OGM dont la commercialisation a été autorisée par la Commission ».

Accusation de provocation du Modem

De son côté, Jean-Luc Bennahmias (MoDem) a accusé le président de la Commission de Bruxelles, Manuel Barroso, « de cultiver la provocation en remettant sur la table le dossier ô combien controversé des organismes génétiquement modifiés ». « Sans débat, sans consultation du Parlement européen, on ouvre rien de moins qu’une brèche inconsidérée dans la sphère agricole. Une faveur destinée à un groupe, BASF, en total contresens de tout ce qui avait été décidé collectivement depuis plus de 10 ans », a dénoncé dans un communiqué le député européen.

« Un risque inacceptable pour la santé »

L’organisation Greenpeace France appelle la France à déclencher la « clause de sauvegarde » pour faire barrage à la pomme de terre OGM Armflora autorisée mardi par la Commission européenne.

L’organisation dénonce dans un communiqué l’autorisation de culture et de commercialisation de ce tubercule génétiquement modifié qui pose, selon elle, « un risque inacceptable pour la santé humaine et animale et l’environnement ».

Notant qu’il s’agit de la première autorisation d’un nouvel OGM dans l’UE depuis 1998, Greenpeace souhaite que la France utilise pour s’y opposer « la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens ».

« Résistance à certains antibiotiques »

L’organisation affirme que le tubercule Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF « contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques ».

« Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation », juge-t-elle. « Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose », estime-t-elle.

« Il est vraiment très choquant que l’un des premiers actes officiels de la nouvelle commission soit d’autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques », souligne l’organisation en rappelant qu’une « majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation ».

En 2008, la France a fait valoir cette clause pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810, comme l’ont également fait cinq autres pays membres dont l’Allemagne.

Une « très mauvaise nouvelle » pour Duflot

Cécile Duflot, a qualifié mardi 2 mars de « très mauvaise nouvelle » le feu vert donné par Bruxelles à la mise en culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, appelant le gouvernement français à s’y opposer.

« C’est une très mauvaise nouvelle », a affirmé la secrétaire nationale des Verts, sur RMC.

« Ce que demandent notamment les écologistes et nos députés européens c’est qu’on puisse faire une évaluation précise (des risques). Ca fait dix ans qu’on le demande, ça n’a pas été fait », a-t-elle ajouté, reprochant à la Commission européenne « de se précipiter ».

Elle a souligné que des traces de tels organismes génétiquement modifiés utilisés dans l’alimentation animale pouvaient se retrouver « dans le viande ou le lait » à l’insu des consommateurs.

Quel est le danger ? « Justement on ne le connaît pas ! On a pu avoir, sur le maïs notamment, quelques études qui ont montré sur des rats des conséquences sur des atteintes au foie. Ces travaux scientifiques doivent être approfondis, on doit aller jusqu’au bout de ces études-là avant de commercialiser », a dit Cécile Duflot.

Appliquer la clause de sauvegarde

« Ces doutes, ce soupçon ne peuvent pas être levés aujourd’hui puisque ces études n’ont pas été menées avec suffisamment de moyens, de rigueur et de temps », a insisté la chef de file d’Europe Ecologie pour les élections régionales en Ile-de-France.

A la question de savoir ce qu’elle attendait du gouvernement français, elle a souhaité qu’il « refuse la commercialisation et la culture de cette pomme de terre comme de tous les OGM ». « On a appliqué et fait appliquer la clause de sauvegarde, il faut continuer », s’est-elle exclamée.

La Commission doit « sortir de sa tour d’ivoire »

Fer de lance de la contestation des OGM en France, José Bové a, lui aussi, dénoncé le feu vert européen accordé à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, exhortant Bruxelles à sortir de sa « tour d’ivoire ».

« La Commission européenne doit sortir de sa tour d’ivoire et revenir sur cette décision », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Elle doit entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM. Elle doit en outre accepter la position des 27 Etats membres (de l’UE) qui en décembre 2008 avaient majoritairement souhaité une réforme radicale des procédures d’évaluation » des demandes d’autorisation des produits transgéniques, a-t-il ajouté.

Connu pour ses prises de position contre les OGM, José Bové a fait l’objet de condamnations en justice pour ses actions d’arrachage illégal de plantations transgéniques.

Autorisation de la Commission européenne

Il s’agit du premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l’Union européenne, où les OGM suscitent une vive controverse. La décision prise ce mardi est de nature à relancer le débat autour de l’innocuité des produits OGM en Europe. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat.

Selon le communiqué de l’exécutif européen la vraie nouveauté concerne l’autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale. La Commission européenne n’avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs Monsanto MON 810 dont l’autorisation de culture est arrivée à échéance il y a deux ans.

Choc des écologistes

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l’exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l’objet d’autorisations pour le commerce.

Les écologistes au Parlement européen se sont dits « choqués » mardi par l’autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.

« Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n’a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels », a estimé l’un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.

« Déclaration de guerre »

« Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d’OGM dans l’environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable », a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.

Elle « constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso », le président de la Commission, a-t-elle ajouté.

L’organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. « C’est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l’environnement », a-t-elle dit dans un communiqué.

(Nouvelobs.com avec AFP)

La Commission européenne autorise la commercialisation d’OGM

Mardi 2 mars 2010

La Commission européenne autorise la commercialisation d’OGM

© Le Monde

La Commission européenne a autorisé, mardi 2 mars, le commerce de plusieurs organismes génétiquement modifiés (OGM). Les autorisations concernent la culture de la pomme de terre Amflora, mise au point par la firme BASF, ainsi que plusieurs variétés du maïs MON 863.

La mise sur le marché européen des produits transgéniques est bloquée depuis plusieurs années par les avis divergents des Etats européens sur l’opportunité de recourir à cette technologie.

Habilitée à trancher en dernier ressort, la Commission Barroso II justifie son choix en s’appuyant sur les avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), selon laquelle les variétés concernées ne posent aucun problème pour la santé. Par cette décision, le président de la Commission, José Manuel Barroso, cherche à avancer sur un dossier qui lui a valu des déboires sérieux lors de son premier mandat.

Les Etats membres s’étaient mobilisés, courant 2009, pour contrer sa proposition de lever la clause de sauvegarde mise en place en Autriche et en Hongrie contre la culture du MON 810. Six pays, dont la France et l’Allemagne, ont interdit la culture de cette variété produite par la firme Monsanto, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire les cultures transgéniques sur leur territoire.

M. Barroso entend profiter du début de son second mandat pour passer outre la paralysie des procédures. « Il devrait être possible de combiner un système d’autorisation communautaire (…) avec la liberté pour les Etats membres de décider s’ils veulent ou non cultiver des OGM », écrivait-il au moment de sa reconduction. Il cherche à mettre en œuvre cette politique, par l’intermédiaire du nouveau commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli. La gestion du dossier a été retirée à la direction générale de l’environnement, pour être confiée à celle de la santé, après le départ de Stavros Dimas, l’ancien commissaire à l’environnement, opposé à la culture des OGM.

MÉPRIS DES CITOYENS

La décision de la Commission est fragilisée par le fait que l’indépendance de l’AESA est mise en cause : comme l’a révélé en janvier l’association Corporate Europe Observatory, la directrice du groupe OGM de l’agence, Suzy Reckens, a quitté celle-ci début 2008 pour rejoindre la firme Syngenta, qui produit des OGM. Mme Reckens avait eu à valider des produits que la Commission veut autoriser.

Pour Corinne Lepage, députée européenne, « la Commission envoie un signal détestable aux citoyens européens: alors qu’il y a une défiance croissante à l’égard des OGM, elle leur dit qu’elle méprise leur avis ». Mme Lepage demande aussi que des études sur l’impact sanitaire des OGM soient « menées par des organismes publics, et de manière transparente, ce qui n’a pas été le cas depuis dix ans ».

Hervé Kempf et Philippe Ricard

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Mercredi 4 novembre 2009

Les Monstrueux Animaux de la génétique

Monsanto et son contrôle illégal

Jeudi 27 novembre 2008

Monsanto et son contrôle illégal


envoyé spécial_OGM-WorldHistoryCanada
envoyé par tchelsoo

Victoire: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

Jeudi 21 août 2008

Bravo aux faucheurs: Monsanto affirme que la totalité de ses essais 2008 ont été détruits en France

© AFP – Mercredi 20 aoùt

PARIS (AFP) – Pour la première année, « 100% des essais » OGM lancés en France en 2008 par le semencier américain Monsanto ont été détruits, a annoncé mercredi le groupe, à  la suite du fauchage vendredi dernier de parcelles de maïs transgénique par les militants anti-OGM.

Une centaine de faucheurs volontaires emmenés par José Bové ont détruit vendredi dans la Vienne, à  Valdivienne et à  Civaux, deux parcelles de maïs OGM MON810. Ces deux destructions ont été suivies de la découverte d’une troisième parcelle également fauchée à  Valdivienne, a affirmé Monsanto.

Ces destructions font suite à  celles fin juin dans le Gers et en Haute-Garonne où les faucheurs se sont aussi attaqués à  des parcelles de Monsanto.

« Pour la première année, 100% des essais mis en place ont été saccagés », a déclaré le groupe américain dans un communiqué, tirant le bilan de ses expérimentations en France.

« Opéré à  la manière d’un +show médiatique+ (…), l’acte de vandalisme du 15 aoùt signe une bien triste conclusion: le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales », a ajouté Monsanto.

« Un pays qui laisse une poignée d’obscurantistes saccager sa recherche se prive de toutes les promesses de progrès que celle-ci porte pour le présent et pour l’avenir, et ce au détriment des citoyens et des consommateurs de ce pays », selon Laurent Martel, directeur de Monsanto France, cité dans le communiqué.

Le groupe souligne par ailleurs que ses « expérimentations en biotechnologies (…) ont préalablement reçu du ministère de l’Agriculture toutes les autorisations requises » et qu’elles font « l’objet d’un suivi continu de la part des services administratifs de la Protection des végétaux comme des techniciens de Monsanto ».

Selon les faucheurs, le maïs détruit était de type MON810, une espèce dont la culture et la commercialisation est officiellement interdite en France depuis février 2008.

La préfecture de la Vienne a confirmé à  l’AFP qu’il s’agissait de MON810, mais a souligné que les deux parcelles étaient cultivées « à  des fins d’expérimentation sous le contrôle du ministère de l’Agriculture », ce qu’autorise le décret du 9 février 2008 interdisant cette variété.

Monsanto dénonce « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM

Mercredi 20 août 2008

Monsanto dénonce « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM

© AP

PARIS – La multinationale Monsanto dénonce mercredi dans un communiqué « 100% de saccage » de ses expérimentations d’OGM en France en 2008, aboutissant au « retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales », suite à  la destruction le 15 aoùt de deux parcelles expérimentales de maïs transgénique MON810 par le collectif des Faucheurs volontaires dans la Vienne.

« Pour la première année, 100% des essais mis en place ont été saccagés », regrette la firme américaine. « Opérée à  la manière d’un ’show médiatique’ (…), l’acte de vandalisme du 15 aoùt signe une bien triste conclusion: le retard quasi-irrattrapable de la recherche française en biotechnologies végétales, une discipline scientifique devenue essentielle pour la recherche agronomique et aujourd’hui utilisée par tous les grands pays agricoles du monde ».

« Les expérimentations en plein champ sont indispensables et exigées par la réglementation pour valider en conditions réelles de culture les résultats obtenus en milieu confiné », précise Monsanto qui ajoute qu’elles « ont préalablement reçu du ministère de l’Agriculture toutes les autorisations requises après avis des structures d’évaluation scientifique officielles ».

Le 15 aoùt, José Bové et une centaine de faucheurs volontaires avaient détruit deux parcelles expérimentales de maïs transgénique, situés à  Valdivienne et à  Civaux dans la Vienne. D’après Monsanto, une troisième parcelle détruite a également été découverte à  Valdivienne. Au cours de l’été, les deux autres essais mis en place par la multinationale en Midi-Pyrénées, à  Mauroux (Gers) et à  Beaumont-sur-Lèze (Haute-Garonne), avaient déjà  été fauchés, tout comme deux appartenant à  Pioneer et Syngenta à  Condom (Gers). AP

Prince Charles: développer les OGM causera la pire « catastrophe » écologique

Jeudi 14 août 2008

Prince Charles: développer les OGM causera la pire « catastrophe » écologique

© AFP – Mercredi 13 aoùt

LONDRES (AFP) – Le développement important des cultures transgéniques risque de provoquer la pire « catastrophe » environnementale jamais survenue dans le monde, a affirmé mercredi le prince Charles, héritier du trône d’Angleterre et fervent défenseur de la cause écologique.

Le prince de Galles a également estimé que dépendre de « groupes gigantesques » pour la production alimentaire plutôt que de petits fermiers allait se conclure par un « désastre total ».

« Ce dont nous devrions parler, c’est de sécurité alimentaire et non de production alimentaire –c’est ce qui est important », a déclaré le prince dans un entretien au quotidien britannique The Daily Telegraph.

« Et si les gens pensent que d’une façon ou d’une autre cela va fonctionner parce qu’ils vont disposer d’une nouvelle forme de technique génétique ingénieuse, alors ne comptez surtout pas sur moi, car cela va être la plus grande catastrophe environnementale de tous les temps », a-t-il estimé.

« Il ne s’agit pas de revenir en arrière. Il s’agit de reconnaître que nous sommes du côté de la nature, pas contre elle. Nous avons travaillé contre la nature depuis trop longtemps », a-t-il souligné.

La Banque mondiale estime que les prix alimentaires ont presque doublé au cours des trois dernières années, et son président Robert Zoellick a estimé que deux milliards de personnes étaient affectées par cette crise alimentaire.

Pomme de terre OGM: l’allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles

Lundi 28 juillet 2008

Pomme de terre OGM: l’allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles

© AFP – Jeudi 24 juillet

pomme de terre caen 2007

FRANCFORT (Allemagne) (AFP) – Le groupe chimique allemand BASF a déposé une plainte auprès de la Cour européenne de justice (CEJ) contre la Commission européenne qui repousse depuis des mois l’autorisation de sa pomme de terre transgénique, a-t-il annoncé jeudi.

Le motif est l’absence de décision de Bruxelles, notamment sur la période courant de juillet 2007 à  mai 2008, précise le numéro un mondial de la chimie.

« La Commission européenne a repoussé l’autorisation de l’Amflora (le nom de la pomme de terre OGM, ndlr) malgré les avis positifs répétés prononcés par l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments », a expliqué Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué.

« Nous ne sommes pas prêts à  accepter de nouveaux reports », a-t-il ajouté.

Début mai, la Commission européenne avait encore reporté toute décision sur l’autorisation de deux variétés de maïs et de l’Amflora, en demandant à  l’EFSA de réexaminer ses avis jusqu’ici favorables.

Pour BASF, le processus d’agrément dure au total depuis douze ans, rappelle le groupe de Ludwigshafen (ouest), qui a lancé de nombreux projets OGM depuis plusieurs années, notamment en 2007 en collaboration avec l’américain Monsanto.

Uniquement réservée au marché européen, l’Amflora est une pomme de terre modifiée génétiquement pour être renforcée en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier –les restes pouvant servir d’aliments pour le bétail.

Elle aurait dù être le premier brevet OGM de BASF, pour un gain estimé de 100 millions d’euros par an pour l’ensemble de la filière.

Mais, comme de nombreux produits transgéniques, elle suscite la polémique. La Commission européenne n’a plus délivré d’autorisation pour la mise en culture d’OGM depuis 1998.

Procès de José Bové et 11 autres militants anti-OGM à  Bordeaux

Jeudi 10 juillet 2008

Procès de José Bové et 11 autres militants anti-OGM à  Bordeaux

© AFP

jose bove sur le banc

BORDEAUX (AFP) – Le procès de 12 militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour avoir rendu impropre à  la consommation un stock de maïs génétiquement modifié en novembre 2006 à  Lugos (Gironde), s’est ouvert jeudi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Peu avant 09h00, environ 200 personnes coiffées de toques blanches siglées « Non aux OGM » se sont rassemblées sur le parvis du tribunal, en présence des forces de l’ordre, scandant des slogans tels que « Pas d’OGM dans nos champs ni dans nos assiettes » ou encore « les OGM, on n’en veut pas ». Les manifestants ont ensuite pénétré dans le calme dans la salle d’audience.

Les 12 prévenus, venus de toute la France, comparaissent au côté de Marc Giblet, gérant de l’exploitation agricole, poursuivi pour « violences avec arme ». Ce dernier avait tiré le 4 novembre 2006 un coup de fusil en présence des manifestants anti-OGM.

A la tête de 150 « faucheurs volontaires », José Bové avait mené ce jour-là  une opération q’u'ils avaient qualifiée de « traçabilité des OGM » dans l’exploitation de M. Giblet: des militants avaient notamment versé de l’eau et du brou de noix dans le silo contenant 2.320 tonnes de maïs génétiquement modifié.

Cette opération avait provoqué la colère de l’exploitant, âgé d’une cinquantaine d’années, qui était alors arrivé sur les lieux et avait ouvert le feu avec un fusil de chasse alors que des militants étaient montés sur son silo, avant d’être désarmé par les manifestants.

L’homme avait ensuite foncé avec son véhicule tout-terrain sur les voitures stationnées sur son exploitation, en endommageant plusieurs dont la camionnette d’un militant qui avait été projetée dans un fossé.

Le procès, qui devait se tenir dans un premier temps le 16 avril, avait été reporté au 10 juillet, les avocats des militants anti-OGM ayant mis en avant l’envoi tardif de certaines convocations.

En février, la France a officiellement interdit la culture de ce maïs transgénique, produit par l’Américain Monsanto.

Pétition européenne contre les OGM

Samedi 31 mai 2008

Pétition européenne contre les OGM

© Greenpeace (?!), Alter Info

ogm

€”¹Â€”¹Â€”¹Fin octobre, le Commissaire européen à  l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agro-alimentaire en proposant l’interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait avoir des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des organismes non ciblés comme des oiseaux.

Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

€”¹Â€”¹Â€”¹Si la proposition de Dimas était adoptée, il s’agirait d’un véritable tournant… Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu’à  présent toujours donné son feu vert aux demandes d’autorisation d’OGM. Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s’opposer à  l’initiative courageuse de Stavros Dimas.

Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position : « Le risque est trop élevé pour l’environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à  Bruxelles le 22 novembre. J’envisage de donner un avis négatif pour la demande d’autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d’OGM dans l’histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM.

Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100.000 signatures !

Le plus grand nombre possible d’Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l’environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à  destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

Plus de 75.000 européens l’ont déjà  signée en quelques semaines, dont 10.000 en France…

La pétition française s’adresse également à  Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l’avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à  l’issue du Grenelle de l’environnement.

€”¹Â€”¹Â€”¹Â€”¹Signez la pétition :
http://write-a-letter.greenpeace.org/332

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux…