Archive pour la catégorie ‘Médias’

Le Council On Foreign Relations et le contrôle de la presse Américaine

Mercredi 24 février 2010

Behind the Big News : CFR

C’est un clip du reportage Behind the News, qui explique comment le CFR (Council on foreign relations) manipule les médias américains.

Derrière les Grosses Infos : La Propagande et le CFR

Le reportage complet, à voir !

Comment les médias vous manipulent

Lundi 13 octobre 2008

Comment les médias vous manipulent


Regardez Comment Les Medias Vous Manipulent
envoyé par LeVraiSarko

Bertelsmann

Mercredi 27 août 2008

Bertelsmann

© Wikipedia

Bertelsmann est un groupe de médias allemand dont l’origine remonte à  la création en 1835 de l’imprimerie de Carl Bertelsmann à  Gütersloh.

En 2004, Bertelsmann est le premier groupe de médias européen. Les principales sociétés du groupe sont :

- RTL Group, audiovisuel
- Random House, édition
- Gruner & Jahr, presse
- Prisma Presse
- Arvato, société de services média (imprimerie, gravure CD et DVD, marketing direct, IT)
- DirectGroup, vente de produits culturels
- Nordcall, plateforme téléphonique en réception et émission d’appels
- France Loisirs, vente de produits culturels, abonnements livres

Le groupe est contrôlé par Liz Mohn, la présidente du groupe, et sa famille qui détiennent en direct 17,3 % du capital alors que 57,6 % sont à  la fondation Bertelsmann. Le financier et milliardaire belge Albert Frère va leur vendre au premier juillet 2006 les 25,1 % qu’il détient depuis 2001 pour 4,5 milliards d’euros.

Au temps de la bulle internet dans les années 1995-2000, le groupe, sous la houlette de Thomas Middelhoff, président du directoire, avait multiplié les initiatives numériques et notamment crée une coentreprise européenne avec le fournisseur d’accès américain AOL.

La division musique de Bertelsmann a enregistré une baisse de 16% de son chiffre d’affaires en 2005, à  2,13 milliards. Cette perte proviendrait de l’essor du téléchargement de musique.

Le 6 septembre 2006, Bertelsmann vend sa participation de 50% dans l’éditeur musical Sony BMG ainsi que sa filiale à  100% BMG Music Publishing à  Universal Music Group, filiale de Vivendi, pour une valeur totale de 2 milliards d’euros.

Le 23 avril 2008, ce groupe allemand annonce la publication de la première encyclopédie papier de Wikipedia. C’est une version germanophone comprenant les 50.000 fiches les plus consultées outre-Rhin. Cette encyclopédie sera basée essentiellement sur l’actualité et permettra au gens de découvrir Wikipedia et son fonctionnement. Elle sera mise en vente au prix de 19,95 euros dont 1 euros sera reversé à  l’association à  but non lucratif Wikipedia Allemagne.

Bertelsmann, premier groupe de communication en Europe

© Prisma Presse

Bertelsmann est organisé en six grandes lignes de produits : la presse écrite (G+J), l’audiovisuel (RTL Group), les livres (Random House), l’imprimerie et les services (Arvato), la musique (BMG Entertainment), les clubs et le e-commerce (Direct Group).

Pourcentage du chiffre d’affaires par division d’activité en 2007

bertelsmann<br />

Bertelsmann en France

Le groupe est notamment présent à  travers Prisma Presse, Motor Presse, M6, RTL, France Loisirs et BMG France.

Le groupe Bertelsmann

© Acrimed

Premier groupe européen de communication et le quatrième au niveau mondial. Quelques informations [*] sur I.Une peu d’histoire – II. Le groupe – III. Les principakles activités Les chiffres – IV. En France.

I. Une peu d’histoire

Le groupe allemand, un des groupes de médias les plus importants dans le monde, tire son origine dans une imprimerie située à  Gütersloh, où se trouve encore son siège social.

En 1835 l’imprimerie se double d’une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages religieux, puis elle s’étend, modestement, dans la presse.

Au cours des années 1920 la branche édition se développe au-delà  du livre religieux, et la maison collaborera activement avec le pouvoir nazi (avec notamment des livres diffusés aux soldats), du moins jusqu’en 1944, où elle est fermée par les autorités.

C’est après la deuxième guerre mondiale que cette entreprise familiale va connaître une croissance exceptionnelle, grâce, en premier lieu, au succès de son club de livres fondé en 1950 sous le nom de Bertelsmann Leserer, et qui compte 1 million d’abonnés dès 1954. Cette formule à  succès s’étendra en Espagne, et plus tard en France en 1970 (France-Loisirs), puis en Belgique, en Suisse et au Québec, en Italie, au Portugal, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne…

Le développement du groupe est passé par le processus classique de diversification et d’internationalisation, avec son cortège de fusions et d’acquisitions.

Les principales étapes de la croissance intéressent le disque (création d’Ariola en 1958), le cinéma (rachat de la fameuse société allemande UFA en 1964, dont les salles seront revendues une dizaine d’années plus tard), l’édition de livres (maison C. Bertelsmann, puis rachat de Goldmann en 1977, de Bantam Books en 1980, etc.), et la presse : rachat de Gruner & Jahr, éditeur des célèbres magazines Stern, Brigitte, Capital, où Bertelsmann est majoritaire depuis 1973 – puis création en France de Prisma Presse en 1978 et extension aux Etats-Unis et en Europe centrale.

La télévision est devenue un objectif essentiel dans les années 1980 avec la fusion de sa filiale UFA et de la Compagnie luxembourgeoise de télévision, puis la création de chaînes privées en Allemagne à  partir de 1984. Enfin les pratiques dites de convergence ont débouché sur d’importants investissements dans le multimédia et Internet.

II. Le groupe

- Voir : Le site web du groupe

Bertelsmann est le premier groupe européen de communication et le quatrième au niveau mondial.

Son principal actionnaire, la Fondation Bertelsmann a été créée en 1977 par M. Reinhard Mohn, descendant de la famille Bertelsmann. Reinhard Mohn et sa famille ont transféré l’essentiel de leur portefeuille de titres Bertelsmann à  la Fondation.

Le groupe voit ainsi son capital protégé et s’assure une totale indépendance. Reinhard Mohn est actuellement président du conseil de surveillance de Bertelsmann.

Le groupe est présent dans tous les secteurs de la communication : édition de livres et de disques, imprimerie, presse, radio, télévision, multimédia.

Voir Groupe Prisma

bertelsmann 2

Source de l’organigramme : sur les site du groupe Prisma

Bertelsmann emploie 82 162 collaborateurs dans plus de 58 pays.

En 2000-2001, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et un résultat net de 968 millions d’euros.

II. Les principales activités

Bertelsmann est ainsi devenue une des principales multinationales de la communication, le troisième groupe, probablement, après AOL-Time Warner et Vivendi Universal, et le premier groupe européen. Ses activités se sont développées dans 5 directions : la musique, l’audiovisuel, l’édition de livres, la presse, et Internet.

la musique : BMG (Bertelsmann Music Group), qui a racheté RCA Records à  General Electric en 1986, fait partie aujourd’hui de l’oligopole du disque avec Warner, Universal, Sony et EMI. BMG se vante de posséder 200 labels répartis dans 42 pays : Arista, BMG-Ariola, Milan, RCA et RCA Victor, Jive, Windham Hill, Nashville, Ricordi, etc.

l’audiovisuel : Bertelsmann détient aujourd’hui les deux tiers de RTL Group, le reste relevant du groupe britannique Pearson. Les chaînes RTL couvrent l’Allemagne et d’autres pays comme ceux du Benelux et la Hongrie, mais Bertelsmann dispose d’autres chaînes privées, comme Vox en Allemagne, ou Channel 5 en Grande-Bretagne. La fusion de la CLT-UFA avec Pearson TV en a fait un des plus importants fournisseurs de programmes. RTL Group est également très actif dans la radio, dans 14 pays européens.

Leader européen en matière de télévision financée par la publicité, le groupe dispose en Allemagne du tiers environ de l’audience des chaînesTV, devant le groupe Kirch, en pleine déconfiture en 2002, et à  égalité avec le service public.

En France, au-delà  de RTL 9, ses principaux intérêts résident dans la propriété de 48 % de M6, où Suez (qui a reçu les parts de la Lyonnaise des Eaux lors de leur fusion) est devenue minoritaire – et dans les filiales de M6, comme M6 Music, Teva, des sociétés de production, la société de distribution de films en salles SND, et le club de foot-ball professionnel de Bordeaux. M6 détient en outre 34 % de TPS aux cotés de TF1.

le livre : la position de Bertelsmann s’est renforcée simultanément en Allemagne et aux Etats-Unis, qui sont devenus le premier marché du pôle-édition du groupe depuis l’acquisition de Random House en 1998, qui a fusionné avec les maisons déjà  détenues (Bantam, Doubleday, Ballantine, Pantheon) et qui est très présent en Grande-Bretagne. En Allemagne le groupe dispose de C. Bertelsmann, Karl Blessing, Goldmann, Siedler – et tente en 2003 de reprendre…

Au printemps 2003, le groupe a cédé à  un fonds d’investissement britannique sa filiale spécialisée dans l’édition scientifique et professionnelle.

Dans le domaine de la diffusion, la formule club a été une des sources de la prospérité de Bertelsmann, dont la filiale allemande se nomme aujourd’hui tout simplement « Der Club ». D’après la maison-mère, tous ses clubs compteraient quarante millions d’abonnés dans le monde. Le dernier-né serait Book Club of China. En France, France-Loisirs a été fondé en 1970 à  parité avec les Presses de la Cité dont les parts, au terme d’une série d’acquisitions sont revenues à  Vivendi-Universal, qui les a cédées à  Bertelsmann en 2001. Malgré une baisse importante par rapport aux années 1980, France Loisirs compte 3,5 millions d’abonnés, et a élargi ses ventes au disque et à  la vidéo.

Bertelsmann a tenté de relancer la diffusion du livre à  l’âge du commerce électronique, avec Bertelsmann on line (BOL – en France Books on line) mais des résultats décevants ; le site français, filiale de France-Loisirs, a cessé ses activités en 2002.

la presse : l’expansion du groupe s’est appuyée sur la prospérité des magazines édités par Grüner & Jahr, dont plusieurs titres ont été adaptés dans plusieurs pays (Capital, Geo, presse féminine, presse parentale). Les titres G & J sont parmi les magazines allemands les plus diffusés : Stern, Geo, Eltern, Schöner Wohnen, Essen und Trinken, Brigitte. Le groupe co-édite le National Geographic, ainsi que plusieurs éditions européennes du Financial Times (avec Pearson) et des quotidiens allemands, dont deux à  Berlin.

La presse Bertelsmann est présente au total dans 14 pays avec 120 titres, notamment dans plusieurs anciens pays socialistes et aux Etats-Unis (Child, Family Circle, Parents, Parents Expecting a Baby, Inc., Fitness, Fast Company). L’ensemble représenterait 11 000 emplois dans le monde.

Internet : Bertelsmann, traditionnellement prudent dans ses stratégies, n’a pas résisté devant les brillantes perspectives de la bulle Internet, créant le fameux portail Lycos. Associé au lancement d’AOL Europe, le groupe s’en est retiré à  l’époque de la fusion d’AOL avec son concurrent Time-Warner en réalisant des gains substantiels – ce qui n’a pas été le cas des ses autres activités du secteur. Lycos a racheté Comundo (né en Allemagne), Caramail, Tripod, le suédois Spraynet, et Multimania. Bertelsmann a d’autre part racheté Napster afin de transformer le fameux système d’échange sur le Web – mais les résultats se font attendre.

III. En France

Prisma Presse, fondée en 1978 et dirigée par Axel Ganz, filiale française de G & J, est le deuxième groupe de presse magazine en France, revendiquant 270 millions de magazines par an (cf. site) et 18,3 % de parts de marché sur le secteur.

Chiffre d’affaires brut en 2002 : 531 millions d’€, dont 30% apportés par la publicité, et 1 753 700 abonnés au 31-12-2002.

En France, Bertelsmann est présent dans plusieurs sociétés :-

- France Loisirs,
- Setradis,
- les Encyclopédies Bordas,
- les Code Rousseau,
- BMG-France,
- la CLT/UFA,
- RTL,
- M6,
- Prisma Presse : Voir le Groupe Prisma

Les titres, avec date de création et tirage OJD (diffusion totale payante 2002) se répartissent tout d’abord entre presse féminine, presse « people », presse documentaire, avec des mensuels ou des hebdomadaires consacrés à  l’économie, la TV, la cuisine, et un titre généraliste (VSD) :

- Geo (1979) – 389 383 exemplaires
- Ca m’intéresse (1981) – 236 994 ex.
- Capital (1991) – 375 317 ex.
- Management (1995) – 92 689 ex.
- Prima (1982) – 699 437 ex.
- Femme actuelle (1984) – 1 416 769 ex.
- Gala (1993) – 302 022 ex.
- Voici (1987) – 573 349 ex.
- Télé-Loisirs (1986) – 2 002 168 ex.
- Guide cuisine (1989) – 135 127 ex.
- Cuisine actuelle (1989) – 167 400 ex.
- Cuisine gourmande (1994) – 88 626 ex.
- VSD (racheté en 1996 devant le tribunal de commerce) – 228 728 ex.
- Femme (1999) – n.c.
- National Geographic, édition française, en co-édition à  50% (1999) – 228 991 ex.
- Geo Ado (2002)
- Shopping (2003)

S’y ajoutent des suppléments et des hors-série, ainsi qu’une collection de guides touristiques co-édités par Gallimard. Quelques déconvenues dans ce brillant tableau : Allo (1998), disparu en moins d’un an, et Web Magazine, né en 1999, interrompu en 2002.

- Lire la suite : « Bertelsmann : recentrages de 2003-2004 » à  dater du 26 aoùt.

Le FBI présente des excuses à  deux journaux surveillés clandestinement

Dimanche 10 août 2008

Le FBI présente des excuses à  deux journaux surveillés clandestinement

© AP

WASHINGTON – Le directeur du FBI Robert Mueller a présenté des excuses aux rédacteurs en chef du « Washington Post » et du « New York Times » pour avoir indùment obtenu le relevé des appels passés et reçus par des journalistes des deux journaux dans le cadre d’une enquête en terrorisme il y a quatre années.

Le chef de la police fédérale a appelé Leonard Downie Jr. au « Washington Post » et « Bill Keller » au « New York Times » vendredi pour leur dire qu’il regrettait que les agents n’aient pas suivi la procédure en 2004 pour les relevés téléphoniques d’un journaliste du « Post » et d’un chercheur ainsi que deux reporters du « Times ». Tous quatre travaillaient à  cette époque sur le terrorisme islamique en Indonésie.

Les agents du FBI ont obtenu les relevés en avançant l’urgence pour se dispenser d’une autorisation judiciaire. Cette irrégularité a été révélée lorsque la Justice s’est intéressée à  al façon dont le FBI a eu accès à  des milliers de relevés des opérateurs téléphoniques après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. La police fédérale dit avoir renoncé à  cette procédure d’urgence depuis 2007.

MM. Keller et Downie ont déclaré qu’ils recherchaient des informations supplémentaires sur ces incidents et demandaient des assurances pour l’avenir.

Un haut responsable du FBI, Mike Kortan, a affirmé dans un communiqué que les relevés téléphoniques des journalistes n’avaient pas été utilisés pour les enquêtes. AP

L’extermination nucléaire rendue respectable par le New York Times

Jeudi 7 août 2008

L’extermination nucléaire rendue respectable par le New York Times

© Mondialisation.ca

Le 18 juillet 2008, le New York Times a publié un article de l’historien juif israélien, le Professeur Benny Morris, recommandant une attaque israélienne nucléaire génocidaire contre l’Iran avec la possibilité de tuer 70 millions d’Iraniens – 12 fois le nombre de victimes juives de l’Holocauste nazi.

« Les dirigeants de l’Iran feraient bien de repenser leur jeu et de suspendre leur programme nucléaire. S’ils ne le font pas, le mieux qu’ils puissent espérer c’est que l’attaque d’Israël contre leurs installations nucléaires avec des armes conventionnelles détruira celles-ci. Cela voudrait dire sùrement des milliers de victimes iraniennes et une humiliation internationale. Mais l’alternative c’est un Iran transformé en désert nucléaire. »

Morris fait régulièrement des conférences, il est aussi consultant auprès des institutions politiques et militaires israéliennes et à  de ce fait un accès unique auprès des planificateurs militaires stratégiques israéliens. La recommandation de Morris et son soutien public à  une expulsion massive et brutale de tous les Palestiniens est de notoriété publique. Malgré ses prises de position génocidaires, cela ne l’a pas empêché de recevoir de nombreuses récompenses universitaires. Ses écrits et points de vue sont publiés en Israël dans les journaux et magazines les plus importants. Les positions de Morris ne sont pas de vaines rodomontades d’un psychopathe marginal, comme en témoigne son article d’opinion récemment publié dans le New York Times.

Que nous révèle la publication par le New York Times d’un article qui appelle à  l’incinération nucléaire de 70 millions d’Iraniens et à  la contamination d’environ un billion de personnes du Moyen Orient à  l’Asie et l’Europe, sur la politique et culture US ? Car c’est le NYT qui informe les « classes éduquées » des US, publie des suppléments du dimanche, des pages littéraires et éditoriales et qui sert de « conscience morale » pour d’importants secteurs de l’élite culturelle, économique et politique.

Le NYT offre une certaine respectabilité au meurtre de masse, exprimé par les points de vue de Morris et dont ils ne pourraient pas bénéficier si, disons, ils étaient publiés dans des hebdomadaires ou mensuels néo cons. Le fait que le NYT considère la perspective d’une extermination israélienne de millions d’Iraniens comme faisant partie du débat politique au Moyen Orient révèle à  quel point le Zionisme-Fascisme a infecté les « hauts « cercles culturels et journalistiques des Etats Unis. Il est vrai que c’est le développement logique de l’acceptation publique par le NYT du blocus économique par Israël pour affamer 1.4 millions de Palestiniens à  Gaza ; la dissimulation par le Times de l’influence de l’organisation Israélo sioniste AIPAC sur l’attaque lancée par les US contre l’Irak conduisant au meurtre de plus d’un million d’Irakiens.

Le Times donne le ton pour toute la scène culturelle de New York, qui privilégie les intérêts israéliens, au point de les assimiler au discours politique US non seulement dans leurs violations routinières des lois internationales, mais leurs menaces, en fait promesses de dévaster d’immenses zones de la terre dans leur poursuite de suprématie régionale. La volonté du NYT de publier un article recommandant un génocide ethnocide, nous montre la force des liens entre un journal pro israélien « institutionnel libéral » et la droite totalitaire israélienne. C’est comme si en publiant cela le NYT considérait que les points de vue des nazis non juifs étaient inacceptables, mais que les points de vue et politiques judéo fascistes nécessitaient un examen attentif et une possible mise en application.

L’article de Morris « d’extermination nucléaire » dans le New York Times n’a provoqué aucune opposition des 52 présidents des plus importantes Organisations Juives Américaines (PMAJO) car, dans leur bulletin quotidien, Daily Report, elles ont fréquemment publié des articles par des israéliens et des sionistes américains, préconisant une attaque nucléaire israélienne et ou US contre l’Iran. En d’autres termes, les points de vue totalitaires de Morris font partie de la Matrix culturelle profondément enracinée dans les réseaux organisationnels sionistes et leurs « influence » étendue dans les cercles culturels et politiques US. Ce que le Times a fait en publiant l’article démentiel de Morris a sorti le discours génocidaire des cercles d’influence limités sionistes, et l’a placé dans le champ traditionnel de lecture de millions de lecteurs américains.

Mis à  part une poignée d’écrivains (non juifs et juifs) qui publient sur des sites marginaux, il n’y a aucune condamnation politique ou morale émanant de tout le monde littéraire, politique et journalistique, à  cet affront à  notre humanité. Aucune tentative n’a été faite de lier les politiques totalitaires génocidaires de Morris aux menaces publiques officielles d’Israël et aux préparations pour une guerre nucléaire. Il n’y a aucune campagne anti nucléaire menée par nos intellectuels ayant le plus d’influence sur l’opinion publique pour dénoncer l’état (Israël) et ses intellectuels connus qui préparent une guerre nucléaire qui peut potentiellement exterminer plus de dix fois le nombre de juifs massacrés par les Nazis.

Une incinération nucléaire de la nation iranienne est l’équivalent israélien des chambres à  gaz d et fours crématoires d’Hitler, écrit en grosses lettres. L’extermination est la dernière étape du Sionisme : sur la base de la doctrine dominer le Moyen Orient ou ruiner l’air et la terre de la planète. C’est le message clair de Benny Morris (et de ses sponsors officiels israéliens) qui, comme Hitler, lance des ultimatums aux Iraniens, « rendez vous ou vous serez détruits » et qui menace les US, joignez vous dans le bombardement de l’Iran ou sinon vous devrez affronter une catastrophe écologique et économique mondiale.

Que Morris soit complètement, carrément et cliniquement fou ne fait aucun doute. Le New York Times, en publiant ses divagations génocidaires fournit de nouveaux signes prouvant comment la puissance et la richesse ont contribué à  la degenerescence de la vie intellectuelle et culturelle juive aux Etats Unis. Pour comprendre les dimensions de cette décadence nous avons seulement besoin de comparer le brillant écrivain juif allemand tragi romantique, Walter Benjamin, fuyant désespèremment l’avancée de la terreur totalitaire nazie, à  la recommandation criminelle de l’écrivain juif israélien, Benny Morris, d’une terreur nucléaire sioniste, publié dans le New York Times.

La question de la puissance sioniste en Amérique n’est pas seulement une question d’influence du « lobbying », sur les décisions du Congrès et de la Maison Blanche concernant l’aide étrangère fournie à  Israël. Ce qui est en jeu actuellement, ce sont les questions liées, celle de la recommandation d’une guerre nucléaire par laquelle 70 millions d’Iraniens sont menacés d’extermination et la complicité des médias de masse US qui fournissent une plateforme, voire une certaine respectabilité politique pour un meurtre de masse et une contamination mondiale. Contrairement au passé nazi, nous ne pouvons pas affirmer, comme l’ont fait les bons allemands « que nous ne savions pas « ou « qu’on ne nous a pas prévenu », parce que cela a été écrit par un universitaire israélien notoirement connu et cela a été publié dans le New York Times.

Article original en anglais, The New York Times: Making Nuclear Extermination Respectable, 30 juillet 2008

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org.

James Petras est l’auteur du livre « Zionism, Militarism And the Decline of U.S Power (Clarity Press Atlanta )  » publié en Aoùt 2008.

Philippe Val est un raciste, Démonstration, preuve à  l’appui

Jeudi 24 juillet 2008

Philippe Val est un raciste, Démonstration, preuve à  l’appui

© Alter Info

Rédaction Alter Info:
Nous republions ce texte qui est toujours d’actualité et publié la première fois en aout 2007

« Le racisme est une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges. » À la lumière de cette définition d’Albert Memmi [1], nous sommes en mesure de démontrer que Philippe Val, le très médiatique et pontifiant patron-éditorialiste de Charlie Hebdo, est, purement et simplement, un raciste.

Par Pierre Tevanian

charlie hebdo

Lecteur assidu – de son propre aveu – du grand Spinoza, chansonnier depuis trois bonnes décennies, éditorialiste et écrivain depuis deux décennies, Philippe Val sait peser ses mots, et on est en droit de supposer que lorsqu’il écrit et publie quelque chose – et qu’il ne le renie pas dans les semaines, les mois et les années qui suivent – ses écrits nous livrent le fond de sa pensée. C’est pourquoi on ne peut pas considérer les ahurissants propos qui suivent comme une blague de fin de banquet ni comme du deuxième ou du troisième degré. C’est imprimé, noir sur blanc, dans le Charlie Hebdo le 5 janvier 2005 :

« [Les otages français, Christian Chesnot et George Malbrunot] ont été enlevés par des terroristes islamiques qui adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà , par défaut, une politique arabe. »

Cette phrase de Philippe Val n’a évidemment aucun sens. Qualifier la politique antijuive de Vichy de politique « arabe » n’a aucun sens puisque aucune influence arabe n’a joué un quelconque rôle dans cette entreprise criminelle. Tout s’est passé entre l’Allemagne nazie et la France de Vichy, point barre.

Pour que cette phrase insensée signifie quelque chose, il faut admettre un postulat raciste : le postulat selon lequel les Arabes, en bloc, sont antisémites par nature. Dans cette hypothèse, même si aucun Arabe n’est ni auteur, ni incitateur ni demandeur d’une politique antijuive, ladite politique n’en est pas moins une « politique arabe » dans la mesure où elle ne peut que remplir de joie cette masse assoiffée de sang juif qu’est « le monde arabe » . En résumé : « politique arabe » ne signifie, chez Philippe Val, rien d’autre que « politique antisémite ».

« Arabe » et « antisémite » sont donc synonymes.

En d’autres termes : Philippe Val essentialise « les Arabes », en fait une entité homogène, pour ensuite attribuer à  cette essence (« les Arabes ») un caractère infâmant (« antisémite »). Cette manière de penser, conjuguant l’essentialisation l’homogénéisation et le dénigrement, porte un nom : le racisme.

Philippe Val a donc écrit un texte purement et simplement raciste. Et comme il assume ce texte près de deux ans après sa publication, comme il ne l’a pas renié, on peut donc affirmer, de manière plus concise, qu’il est avéré et démontré que

Philippe Val est raciste.

Reste maintenant à  se demander pourquoi aucune association n’a jusqu’à  présent porté plainte contre lui, ni même publié le moindre communiqué face à  des propos racistes caractérisés, tenus dans un grand média – ni SOS Racisme, ni le MRAP ni la LICRA, ni la Ligue des Droits de l’Homme – et pourquoi aucun journaliste n’a jamais interpellé l’écrivain, éditorialiste, chroniqueur, débatteur multimédias qu’est Philippe Val lors d’un de ses innombrables prestations télévisées ou radiodiffusées.

Post-scriptum

Une première version de ce texte est parue dans le mensuel L’indigène de la république [2]

Textes de Pierre Tevanian

- Philippe Val est un raciste, 8 aoùt
- La « salope » et les « Arabes répugnants », 6 juillet
- Ni putes, ni soumises ou la logique du bouc émissaire, 20 juin
- Ni putes ni soumises, ou la parole confisquée, 20 juin
- Les « balles populaires » du MAP, 16 mai
- Une révolution conservatrice dans la laïcité, 14 mars
- Les mains, les couilles et le trou du cul, 27 janvier
- La faute à  Voltaire ?, Novembre 2006
- Un racisme post-colonial, Octobre 2006
- Injures et menaces : Pas en notre nom !, Octobre 2006

Notes

[1] Albert Memmi, Le racisme, Folio, 2000

[2] L’indigène de la république proposait également ces deux réactions, nettement plus positives, aux propos de Philippe Val :

Celle de Marie-Léonie Leblanc, la célèbre « mythomane du RER D » : « Cette analyse est lumineuse. Philippe Val m’a tout appris. »

Et celle du MRASC (Mouvement pour un Rassemblement des Amis de Sœur Caroline (Fourest) : « L’analyse de Philippe Val est remarquable. Nous nous sommes d’ailleurs procurés une correspondance secrète entre Gobineau, Drumont, Barrès, Maurras, Doriot, Déat, Céline, Pétain, Bousquet, Papon et Tariq Ramadan. Dans une série de mails écrits entre 1940 et 1944, Tariq Ramadan apparaît clairement, par défaut, comme la tête pensante du groupe, notamment en ce qui concerne les questions juives. Nous sommes par ailleurs sur la trace de documents secrets attestant une collusion par défaut entre les profanateurs de Carpentras, l’OLP, le Hezbollah et les Indigènes de la République. »

Philippe Val, le « tueur » de Siné, un mec très malsain au service de la police de la pensée.

Jeudi 24 juillet 2008

Philippe Val, le « tueur » de Siné, un mec très malsain au service de la police de la pensée.

© Tout Sauf Sarkozy

Ci-dessous l’excellent billet de Jacques-Marie Bourget (www.bakchich.info) concernant le licenciement de Siné par Philippe Val, un type vraiment pas recommandable, qui a fait tandem pendant 15 ans avec un pédophile sans broncher, mais qui vient jouer les « vigilants » quand il s’agit de se débarrasser d’un Siné qui refuse de jouer les carpettes.

Tueur de presse

Val, qui a eu assez d’argent pour acheter Charlie, vire Siné. Val est mùr pour devenir pdg d’Europe 1.

Un homme qui aime les chats ne saurait être fondamentalement mauvais. Siné aime les chats mais Philippe Val ne les aime pas. Donc il n’aime pas Siné et il l’a viré de « Charlie Hebdo ». Je trouve ça bien. A part le type qui a vraiment envie de gagner sa croùte, qui rêve de travailler dans un tel canard, mal écrit et dirigé par un homme qui aime tellement la jeunesse qu’il voulait que des parachutistes français et post adolescents tombent sur la gueule des serbes pour « libérer » le Kosovo ? Dans le clan des anti-Siné, Val rejoint les « nationalistes » corses qui ont naguère fait sauter la baraque de l’anar : les choses sont bien à  leur place. Quant au je vous salut Maris, le sépulcre blanchi qui dit conjointement la messe télé de l’économie en compagnie de Sylvestre, et qui approuve l’expulsion du catophile, je vais réciter une prière, un libera, pour ce prof qui est mort et qui l’ignore, continuant de marcher comme les canards sans tête. Bernard Maris je l’ai aimé, acheté, lu et fait lire jusqu’à  en avoir aujourd’hui honte. Comme chez Darty, il devrait y avoir sur le Maris un contrat de confiance pour être remboursé de l’oseille dépensé dans ses bouquins.

Outre la querelle sur les chats, le fond du propos tient à  ce que Siné trouve que le sort fait aux Palestiniens est illégal et injuste alors que, pour Val, un porteur de keffieh est un danger, un islamo-gauchiste, un rouge-brun ayant troqué son Petit Livre Rouge contre un Gros Livre Noir : « Mein Kampf ». Et avant de dormir le directeur de Charlie conseille à  ses lecteurs de bien regarder sous leur lit si une telle engeance n’y est pas planquée.

L’honneur de Siné est donc de plus être dans ce journal, cette passerelle lancée par le sapeur Val pour conduire, les yeux fermés, de la lutte du Larzac à  la Modernisation de la vie politique façonnée par Sarkozy. A savoir que Val, disciple de Karl Max, n’est qu’un cheval au Gallo. Mais, côté grand capital, Charlie est blindé puisque son avocat, défenseur des faibles, est également celui de Clearstream le trust aussi complexe que bancaire basé au Luxembourg.

Je parle de Charlie avec quelque droit puisqu’au lendemain du numéro « Bal Tragique à  Colombey : un mort » qui avait entraîné l’interdiction de Hara-Kiri Hebdo, avec Claude-Marie Vadrot nous avons créé un « Comité de défense de la Presse » pour soutenir le titre flingué par la justice d’Etat, et fait des manifs. Et conseillé à  l’équipe de journalistes abattus de se relancer immédiatement dans un autre titre, ce sera Charlie. Quand on voit ce que cet Hara-Kiri nouvelle manière est devenu en passant par les mains de l’endormeur de Val, on regrette la salive dépensée et les godasses usées sur le bitume, les emmerdements avec les flics. Ce type, cet ex-chansonnier amuseur et je ne sais quoi, le Attila des MJC je ne l’ai croisé qu’une fois. L’un et l’autre nous étions témoins en faveur d’Albert Lévy, magistrat pilonné par sa hiérarchie. Et voir ses mâchoires, si serrées, m’a mis mal à  l’aise : Val ne respire pas le brave type et s’il dirige Charlie c’est qu’il le possède. A un moment de l’histoire cet homme de spectacle a trouvé l’argent pour devenir actionnaire principal du journal.

Siné, pendant la période coloniale, a été un vrai militant prenant de très gros risques : trafiquant de faux papiers, porteur de valises, organisateurs de rencontres, auteurs de textes et de traits pointus comme des couteaux. La moitié des dessins qui traduisent la vérité de Mai 68 sont signés Siné. Et c’est ce mec qu’un petit chanteur de Maisons de Jeunes ose virer, un militant historique de l’antiracisme qu’il accuse d’antisémitisme !

Alors que lui-même, malgré des années de vie commune avec Font, son ex-copain de music hall, ne c’est jamais aperçu que ce pote était un pédophile de la race des plus terribles, avec pubs passées dans Charlie pour rabattre des gamines vers les stages de « théâtre » organisées par le Font en question ! Virer Siné c’est mettre l’un des derniers clous dans le cercueil de la presse libre. Après restent des moulins à  paroles : Christophe Barbier.

Notes :

Dans un commentaire que nous publions, à  propos de l’article de Claude Askolovitch sur l’affaire Siné, le chroniqueur du Nouvel Observateur François Reynaert estime que l’accusation d’antisémitisme contre le dessinateur de Charlie relève d’une « logique regrettable et dangereuse ».

ANTISEMITISME crient les uns, règlement de compte politique répliquent les autres. Le terrain est glissant. Avec ça – pétition de défense de Siné, d’un côté, tribune de BHL et prise de position de SOS racisme de l’autre- l’artillerie lourde est de sortie. Et comme dans toutes les guerres, on n’en finit plus de toute évidence, de régler de vieilles batailles dont le détail échappe à  tout le monde, sauf aux trois anciens combattants qui les ont faites. Oui je vois bien que dans ce contexte, le plus sùr serait de se coller un casque sur la tête, et d’attendre avec prudence au fond de la tranchée que l’orage se calme. Seulement je n’y arrive pas, et à  propos d’une affaire bien délicate, je risque ces trois mots parce que je les rumine depuis la semaine passée, qu’ils me tiennent à  cœur, et qu’ils concernent mon journal, le Nouvel Observateur.

Je l’écris franchement : à  propos de la chronique de Siné (et de la phrase incriminée : « Jean Sarkozy vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée juive et héritière des fondateurs de Darty. Il fera son chemin dans la vie ce petit ».) , j’ai été étonné de lire sous la plume de Claude Askolovitch : « Son texte joue avec les registres magiques de l’antisémitisme , l’image du juif, favorisé, riche et puissant… ». Eh bien non, cher Claude. Je n’ai rien à  redire sur le reste de ton enquête. J’ai lu, relu, relu encore la phrase de Siné, j’ai soulevé les adjectifs, soupesé les virgules, cherché à  voir derrière les principales et les subordonnées. Je hais autant que toi et autant que nous tous, au journal, toutes les formes de discriminations, et non seulement je ne suis pas d’accord avec ce que tu écris, mais je pense qu’en l’écrivant, tu nous fais entrer dans une logique regrettable et dangereuse.
Le propre de l’antisémitisme, comme de tous les racismes, c’est d’écraser un individu sous un stéréotype. Ca n’a rien à  voir avec le fait de dénoncer le comportement particulier d’un individu, même si ce comportement rejoint je ne sais quel stéréotype. Siné n’a pas écrit « tous les juifs sont riches » ou « pour réussir, il faut vraiment être juif » ce qui serait une saloperie. Il a écrit, « ce garçon là  est prêt à  tout même à  une conversion pour devenir riche », ça n’a rien à  voir. On me dit : mais cette histoire de conversion de Jean Sarkozy est fausse. Alors il faut faire un procès à  Siné pour fausse information, pas pour antisémitisme. On me dit : mais on sait bien que l’antisémitisme a toujours reposé sur cet amalgame entre les juifs et l’argent. Et après ? En quoi est ce que cela empêche de se moquer d’un individu qui chercherait à  réussir dans la vie en épousant une héritière qui se trouve être d’une famille juive (si c’est le cas bien sur, ce que j’ignore, évidemment). Au contraire, refuser de le faire nous ferait entrer dans une logique de folie. A ce compte là , j’aurai le droit de me moquer ou de contester les milliards de M. Arnaud, de M. Bill Gates, ou de M. Mittal, uniquement si je suis bien sùr qu’ils sont catholiques, protestants, hindouiste, ou n’importe quoi d’autre, et je devrais me bâillonner la bouche à  propos des milliards d’un M de Rothschild, parce qu’il s’appelle Rothschild ? C’est délirant.

Et pourquoi s’arrêter aux juifs alors ? Si je suis ta logique, je n’ai plus le droit de me moquer d’une bourde de Ségolène Royal ou de n’importe quelle autre femme politique : allons, on sait bien quelle misogynie honteuse se glisse derrière le fait d’accuser une femme d’inconséquence, non ? Et je n’aurais plus le droit non plus de dénoncer la corruption de je ne sais quel ministre d’un pays du Golfe : voyons, ne soyez pas naïf, traiter un arabe de voleur, c’est entrer dans un stéréotype raciste, non ?
Non et non. Il faut être d’une vigilance scrupuleuse pour lutter contre tous les racismes. Il faut aussi l’être contre une logique folle qui ferait basculer cette noble lutte dans un retour aux procès staliniens.
____________________

2.000 signatures pour la pétition de soutien à  Siné:

Une pétition de soutien à  Siné, licencié de Charlie hebdo après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, a obtenu près de 2.000 signatures, selon les proches du dessinateur et chroniqueur.
« C’est impressionnant, c’est de la folie », a commenté Siné à  l’AFP, samedi 19 juillet.
La pétition rappelle les faits reprochés au chroniqueur, « un anar », qui « dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l’opportunisme du fils du président de la République ».
Elle reproche au directeur de la publication de Charlie hebdo, Philippe Val, de s’être « couché devant Jean Sarkozy », et évoque la « grande gueule » de Siné, « sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à  tous : Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes ».

« Soutien inconditionnel »

« Nous apportons notre soutien inconditionnel à  Siné », disent les signataires.
Le texte est signé par nombre de dessinateurs -Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux-, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l’écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes -Denis Robert, Denis Sieffert…-, la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l’entarteur Noël Godin…

Bedos compare Val à  Sarkozy

Guy Bedos a par ailleurs rédigé une lettre à  Philippe Val, l’accusant d’être à  l’hebdomadaire « ce que Sarkozy est à  la France », et une autre de l’avocate féministe Gisèle Halimi qui estime que le licenciement de Siné « participe des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd’hui pour maintenir une psychose du juif persécuté ».

DIEUDO ET LE PEN… C’EST UN COUP DE PUB !!!

Lundi 21 juillet 2008

DIEUDO ET LE PEN… C’EST UN COUP DE PUB !!!

© Libertés & Internets

Mouais, pas mal le coup de pub, mais je trouve qu’il aurait pu aller plus loin, organiser le baptème au Mont Valérien et appeler sa fille Détail… c’est joli comme nom, Détail…

[Blogs du Journal du Dimanche - Le Flingueur - 18/07/08]

Sans fioriture ni regret, sans vague à  l’âme ni stress, Dieudonné annonça la couleur d’entrée. Avec sa verve habituelle, il expliqua au public que suite à  son écart des médias depuis des années, il fallait leur donner quelque chose de négatif à  manger, ironisant sur le prix d’une promo sur TF1.

Il indiqua qu’il a organisé le stratagème en demandant à  Jean-Marie Le Pen, président du Front National, d’être le parrain de son dernier enfant se prénommant, Judas. Refus poli du leader frontiste et, il lui suggera alors sa dernière fille. Il savait que le buzz allait faire de lui, la star de toute la France et de Navarre. Il n’a pas loupé son coup. Il s’insurgea néanmoins contre cette presse qui ne le contactait que pour avoir des……photos et ne parlait pas de son spectacle.

Dans la foulée, il a annoncé un Zenith pour le 26 décembre prochain en décidant de continuer dans la même stratégie de communication. Vous vous êtes fait votre opinion ? Moi aussi. Adviendra que pourra !

Voir vidéo de sa déclaration :
http://allainjulesblog.blogspot.com/2008/07/d…

Dieudonné aurait choisi Le Pen comme parrain pour sa fille

Mercredi 16 juillet 2008

Dieudonné aurait choisi Le Pen comme parrain pour sa fille

© Reuters

dieudonne

PARIS (Reuters) – L’humoriste Dieudonné a fait baptiser vendredi dernier son quatrième enfant à  Bordeaux par un évêque traditionaliste en présence de Jean-Marie Le Pen, selon un site internet proche du Front national et Libération.

Le site « Nation Presse hebdo » précise que le président du Front national est le parrain du plus jeune des quatre enfants de Dieudonné.

« Cela aurait pu être un baptême assez ordinaire si le parrain de la fillette n’avait été autre que le Président du Front National, Jean-Marie le Pen », écrit-il.

Joint par téléphone, un responsable du FN s’est refusé mercredi à  commenter cette information, soulignant qu’il s’agit « d’une affaire privée. »

C’est l’abbé Philippe Laguérie, issu d’une mouvance traditionaliste et connu pour ses liens avec l’extrême droite, qui aurait célébré l’office.

Selon « Nation Presse hebdo », l’information a été confirmée par l’abbé « lefebvriste » Guillaume de Tanoüarn.

Le rapprochement de Dieudonné avec le FN avait débuter le 11 novembre 2006, quand il avait participé à  la fête des Bleu, Blanc, Rouge du mouvement au Bourget, près de Paris.

L’humoriste avait précisé quelques jours plus tard qu’il n’appelait pas à  voter FN, mais qu’il n’appelait pas non plus « à  ne pas voter FN. »

Un mois plus tard, des dirigeants du parti d’extrême droite avaient assisté à  un spectacle de l’humoriste.

Gérard Bon, édité par Olivier Guillemain

Auto Plus perquisitionné: le droit à  la protection des sources « bafoué »

Mercredi 16 juillet 2008

Auto Plus perquisitionné: le droit à  la protection des sources « bafoué »

© AFP

PARIS (AFP) – Le syndicat des journalistes SNJ-CGT a estimé mercredi que le droit à  la protection des sources journalistiques avait été « bafoué », après la perquisition la veille au sein de la rédaction du magazine automobile Auto Plus.

« Après les perquisitions au Canard Enchaîné, à  l’Equipe, au Nouvel Observateur, une nouvelle fois le droit à  la protection des sources journalistiques est bafoué », a indiqué le SNJ-CGT dans un communiqué.

Le syndicat « apporte tout son soutien au journaliste incriminé et exige qu’une loi protégeant les sources d’informations permette aux journalistes d’exercer leur métier d’informateur au service du public ».

Le magazine a été perquisitionné mardi et un de ses journalistes placé en garde à  vue à  la suite d’une plainte déposée par Renault pour « espionnage industriel ». La perquisition vise à  connaître la source, très probablement interne à  Renault, de photos et de textes portant sur des modèles à  venir, très en amont de leur sortie officielle, selon une porte-parole du constructeur.

Mardi, les syndicats SNJ et FO avaient eux aussi vivement protesté contre cette perquisition.