Archive pour la catégorie ‘Jeux Olympiques 2016’

Rio, ville hôte des JO-2016: un triomphe au delà du sport pour le Brésil

Lundi 5 octobre 2009

Rio, ville hôte des JO-2016: un triomphe au delà du sport pour le Brésil

© AFP

RIO DE JANEIRO — La désignation de Rio comme ville hôte des Jeux Olympiques de 2016 est un succès qui va au-delà du sport pour le Brésil et qui contribue à le propulser un peu plus dans le club des puissances mondiales.

« Rio 2016 fait entrer le Brésil dans la cour des Grands », a déclaré le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, à l’issue de la victoire de Rio qui organisera les premiers JO de l’histoire sur le continent sud-américain.

Le Brésil, connu comme le pays du football avec cinq Coupes du monde à son actif et qui fait du sport un culte, va aussi accueillir la Coupe du monde en 2014.

L’implication personnelle de longue date de Lula, son charisme, son obstination, auront été payants. Avec un message simple qu’il aura martelé à Copenhague: « cette fois-ci, c’est notre tour », celui des puissances montantes, celui de l’Amérique latine. « Pour avoir été colonisés, nous avons eu le sentiment d’être petits, de ne pas être importants », a rappelé le chef de l’Etat brésilien.

Aujourd’hui le géant sud-américain, un pays de 190 millions d’habitants, ne fait plus de complexes. « Le Brésil fait partie des dix plus grandes économies du monde et est le seul parmi ces dix pays à n’avoir jamais organisé les JO », a rappelé à satieté l’ancien ouvrier métallurgiste qui jouit d’une popularité record de 80% après sept ans de pouvoir.

Sous son impulsion, le Brésil s’est déjà imposé dans le cercle restreint des décideurs mondiaux, devenant un acteur incontournable de la réforme des institutions financières internationales, des négociations commerciales ou du débat sur le climat. Pour le moment, seules les portes du Conseil de sécurité de l’ONU – dont le Brésil aspire à devenir un membre permanent – restent obstinément closes.

Le choix de Rio pour les JO de 2016 « ne suffit pas en soi, mais aide à donner une image positive d’un pays qui a des moyens » et qui « se projette sur la scène internationale », a dit à l’AFP Amado Cervo, professeur en relations internationales à l’université de Brasilia.

Le temps d’une diplomatie qui se voulait discrète, évitant toute ingérence dans les affaires de ses voisins, parait ainsi révolu: les dirigeants brésiliens revendiquent par exemple haut et fort leur soutien au président déchu du Honduras, Manuel Zelaya, qui mène l’opposition au régime putschiste depuis l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa où il a trouvé refuge.

Selon l’expert Amado Cervo, Lula a réalisé un travail important sur trois fronts: dans le domaine multilatéral, dans l’ouverture de l’économie brésilienne vers l’étranger en encourageant les investissements brésiliens hors du pays, et en coordonnant les pays émergents. D’après lui, l’existence des BRIC (groupe formé par quatre des principaux pays émergents: Brésil, Russie, Inde et Chine) « a été en bonne partie une conséquence de la volonté politique du gouvernement Lula ».

Ami des Etats-Unis comme de l’Iran, du Venezuela ou de la Libye, le Brésil a commencé rapidement vendredi à recevoir les félicitations de ses voisins, alliés et même rivaux dans la compétition, à commencer par le président américain Barack Obama qui a échoué à faire gagner sa ville de Chicago.

JO-2016: le CIO s’apprête à  désigner les villes finalistes

Mercredi 4 juin 2008

JO-2016: le CIO s’apprête à  désigner les villes finalistes

© AFP

ATHENES (AFP) – La commission exécutive du Comité international olympique (CIO) s’apprête à  désigner mercredi à  Athènes les villes finalistes dans la course à  l’organisation des Jeux d’été en 2016.

Parmi les sept villes qui ont déposé leur candidature – Bakou, Chicago, Doha, Madrid, Prague, Rio de Janeiro et Tokyo – le CIO n’a pas dit s’il en choisirait quatre ou cinq pour aller au bout de la compétition.

La décision sera annoncée à  15h30 GMT.

La plupart des observateurs prédisent que Bakou et Prague ne figureront pas parmi les villes sélectionnées, alors que Chicago, Madrid, Rio de Janeiro et Tokyo devraient passer l’épreuve sans encombre. La principale inconnue réside donc dans le sort qui sera réservé à  Doha.

Agacé de voir Chicago donnée comme archi-favorite, le responsable de la candidature américaine Patrick Ryan, présent à  Athènes, a déclaré à  l’AFP qu’il n’y avait « pas de favori à  ce stade car il est encore beaucoup trop tôt ». « Ceux qui disent que l’on est en tête cherchent à  nous donner le baiser de la mort ».

A ce stade, le principal obstacle à  la candidature américaine est le fait que les Etats-Unis n’ont pas ratifié la convention de l’Unesco intégrant le nouveau Code mondial antidopage révisé, qui entrera en vigueur en janvier 2009. Si le pays ne signe pas ce texte, il ne peut prétendre accueillir les Jeux. Mais le dispositif législatif a été lancé et « une solution sera trouvée de manière imminente » à  Washington, a prédit Patrick Ryan.

Si la candidate américaine mène pour l’instant la course, c’est autant en raison de la puissance et de l’influance américaine sur le monde sportif que le résultat d’une règle tacite d’alternance entre les continents, après l’attribution des éditions 2004 et 2012 à  l’Europe (Athènes et Londres), 2008 à  l’Asie (Pékin) et 2000 à  l’Océanie (Sydney).

Mais les défenseurs de la candidature de Tokyo s’inscrivent en faux contre cette logique.

« L’Europe a eu les Jeux en 2004 et elle les aura de nouveau en 2012, soit huit ans après. Donc il n’est pas absurde que l’Asie les ait aussi deux fois à  huit ans d’intervalle, en 2008 à  Pékin et 2016 chez nous », a déclaré à  l’AFP Ichiro Kono, chef de la candidature japonaise.

Visiblement assurés d’être eux aussi dans la « short list », les Madrilènes se sont montrés confiants. « Nous sommes en juin et c’est un peu comme de passer un examen. Or nous avons fait nos devoirs et nous les avons bien faits », a commenté au cours d’une conférence de presse le secrétaire d’Etat espagnol aux Sports, Jaime Lissavetzki.

Après avoir réglé cette question des villes, les membres de la commission exécutive du CIO, réunis jusqu’à  vendredi dans un grand hôtel de la capitale grecque, examineront plusieurs autres dossiers.

Parmi ceux-ci pourraient figurer le délicat sujet de la réattribution des cinq médailles remportées par l’Américaine Marion Jones lors des jeux Olympiques de Sydney en 2000, alors qu’elle était dopée.

Le CIO pourrait aussi décider de prendre des sanctions contre l’Irak, en réponse à  un décret de Bagdad du 21 mai révoquant le Comité national olympique et le remplaçant par un nouvel organisme dirigé par le ministre irakien de la Jeunesse et des sports.

Cette décision, prise à  quelques mois des jeux Olympiques de Pékin était motivée par le fait que le comité ne disposait pas du quorum suffisant pour mener ses débats et qu’il n’avait pas organisé d’élections depuis plus de cinq ans.