Archive pour la catégorie ‘Iran’

Le président iranien qualifie le 11-Septembre de grand mensonge

Dimanche 7 mars 2010

Le président iranien qualifie le 11-Septembre de grand mensonge

© NouvelObs.com

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié samedi la version officielle des attentats du 11-Septembre de « grand mensonge », utilisé par les Etats-Unis comme excuse pour justifier leur guerre contre le terrorisme, prélude à l’invasion de l’Afghanistan, d’après les médias locaux.

Le commentaire du président, émis lors d’un discours au ministère du Renseignement, traduit l’escalade des tensions entre l’Occident et l’Iran autour de son programme nucléaire. Ahmadinejad a estimé que les attaques correspondaient à « un scénario sophistiqué des services de renseignement mis en acte ».

En 2007, les autorités new-yorkaises avait refusé au dirigeant iranien la possibilité de se rendre sur le site du World Trade Center, parce qu’il avait suggéré que soient réexaminées les raisons de ces attentats. Il avait aussi mis en cause le décompte des victimes, affirmant que les Américains n’avaient jamais donné leurs noms. AP

[Archive] 2009: L’Union Européenne, Les Etats Unis, la Chine, l’Iran

Samedi 27 février 2010

2009: L’Union Européenne, Les Etats Unis, la Chine, l’Iran

2009

Récession, guerre en Iran, fin du capitalisme, avènement d’une nouvelle structure financière et politico-culturelle à l’échelle planétaire, le retour du communisme déguisé en socialisme humanitaire, le terrorisme, John McCain, et quoi d’autre… La liste est longue, gardez vos yeux bien ouvert ce n’est que le début de l’aventure.

La Crise Economique, le nouveau 11 Septembre Made In Internationalists

Il rajoute de l’eau dans la baudruche, elle a pas encore éclatée mais ça va pas tarder

crise-economique

Renseignez vous sur la crise économique en suivant ce lien : La Bourse & L’économie

L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial (officiel)

Jeudi 17 septembre 2009

L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial (officiel)

© French People Daily

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que l’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles importants dans le nouvel ordre mondial, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle IRNA.

« L’Iran et le Brésil peuvent jouer des rôles majeurs dans le nouvel ordre mondial, comme coopérer dans le désarmement nucléaire mondial et dans les arènes internationales », a déclaré Manouchehr Mottaki pendant une réunion avec le vice-ministre brésilien des Affaires étrangères, Roberto Jaguaribe Gomes de Mattos.

Pendant cette rencontre, les deux diplomates ont discuté des relations bilatérales et des développements internationaux, et M. Mottaki en a profité pour affirmer que « les positions politiques adoptées par Téhéran et Brasilia sont souvent très similaires ».

Il a ajouté que « les horizons élargies de la coopération économique entre les deux pays comprennent l’énergie, le commerce, les investissements et les projets communs dans les pays tiers », a rapporté IRNA.

Pour sa part, M. de Mattos a souligné les différents domaines potentiels de coopération entre les deux pays et a informé : « Dans un avenir proche, une importante délégation brésilienne visitera l’Iran pour accroître la coopération bilatérale ».

Le diplomate brésilien a également expliqué que son pays soutient le droit de l’Iran à accéder au cycle complet de l’énergie nucléaire à « des fins pacifiques ».

Lors de sa visite en Amérique du Sud, le chef de la diplomatie iranienne avait déclaré qu’un nouveau chapitre des relations entre l’Iran et le Brésil s’était ouvert.

L’Iran a fait des progrès considérables pour participer aux projets latino-américains après l’entrée au pouvoir du président Ahmadinejad en 2005.

Source: xinhua

Kissinger threatens Regime Change in Iran if coup fails.

Jeudi 2 juillet 2009

Kissinger threatens Regime Change in Iran if coup fails.

Vous voyez le vrai visage de Kissinger plus que jamais auparavant. Et c’est parti, maintenant traduction de la partie 2 des symboles dans les logos d’entreprises!

AHMADINAJAD DENONCE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

Lundi 20 avril 2009

AHMADINAJAD DENONCE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

Les officiels US entretiennent la rumeur de la loi martiale

Mercredi 3 décembre 2008

Les officiels US entretiennent la rumeur de la loi martiale

© Voltairenet

L’éventualité de l’imposition de la loi martiale aux États-Unis est désormais publiquement évoquée par de nombreux responsables politiques, aussi bien états-uniens que britanniques. Selon les intervenants, cette décision pourrait être justifiée soit par la crise économique, soit par un nouvel attentat majeur comparable à  celui du 11 septembre 2001.

Dans le premier registre, le représentant Brad Sherman (D-Californie) a déclaré en séance le 2 octobre « Beaucoup d’entre nous [les parlementaires] ont entendu dire lors de conversations privées que si nous ne votions pas cette loi [de sauvetage de l'économie] lundi, le ciel nous tomberait sur la tête, le Dow Jones perdrait 2 ou 3 000 points le premier jour, autant le second, et quelques membres [de la Chambre des représentants] se sont même entendu dire que la loi martiale serait proclamée en Amérique si nous votions non »
Ces propos ont été confirmés par le sénateur James Inhofe (R-Oklahoma) le 22 novembre à  l’antenne de KFAQ. Le parlementaire a indiqué que la menace de décréter la loi martiale avait été formulée par le secrétaire au Trésor Henry Paulson, lors d’une conférence téléphonique avec des membres du Congrès, le 19 septembre.

Dans le second registre, le président George W. Bush en personne a évoqué plusieurs fois de graves menaces qui pèseraient sur les États-Unis durant la période de transition présidentielle (4 novembre 2008 au 20 janvier 2009).
Tandis que le vice-président élu Joe Biden a martelé en différentes occasions que le sang froid du président Obama ne tarderait pas à  être mis à  l’épreuve par un méga-attentat.
Le général Michael Hayden, directeur de la CIA, a évoqué la reconstitution d’Al Qaeda sans les zones tribales du Pakistan et sa volonté de frapper « à  nouveau » les États-Unis, lors d’une intervention au Global Intelligence Forum de l’Atlantic Council, le 13 novembre.
Le ministre britannique de la Sécurité intérieure, Lord West of Spithead, a assuré quant à  lui qu’« à  nouveau, il y a un grand complot qui se prépare, et nous suivons cela de près ».

À noter : il y a un an et demi, Zbignew Brzezinski (conseiller de Barack Obama pour la sécurité nationale) avait laissé entendre que le complexe militaro-industriel pourrait organiser un méga-attentat sur le sol US pour justifier d’une guerre contre l’Iran. Ce scénario catastrophe ne s’est pas produit, probablement en raison des divisions à  Washington qu’illustraient les propos de M. Brzezinski. Il en est autrement aujourd’hui. La classe possédante €”qui ne veut pas d’une coùteuse guerre contre l’Iran€” est prête à  accepter le pire pour sauver ses privilèges menacés par la crise financière.

Budget du Pentagone, mission accomplie

Mercredi 22 octobre 2008

Budget du Pentagone, mission accomplie

© Mondialisation.ca

signature octobre 08 pentagone
Signature de la loi du budget du Pentagone, 14 octobre 2008

Souriant, le président Georges Bush a signé mardi (14 octobre 2008), dans le bureau ovale, la loi qui porte à  512 milliards de dollars le budget annuel du Pentagone pour l’année fiscale 2009 (qui a commencé le 1er octobre 2008). Assistaient à  la signature le secrétaire à  la Défense, Robert Gates, et l’amiral Michael Mullen, président des chefs d’état-major réunis, eux aussi visiblement satisfaits. A juste titre : depuis que l’administration Bush est entrée en fonction en 2001, le budget de base du Pentagone a augmenté de 74%. A quoi s’ajoutent d’autres postes (pour les armes nucléaires, les anciens combattants, la sécurité et l’intelligence) qui portent la dépense militaire étasunienne à  environ 660 milliards de dollars, la moitié de la dépense militaire mondiale. Plus les budgets affectés aux guerres en Irak et Afghanistan : 66 milliards ajoutés mardi au budget du Pentagone, qui arriveront à , au moins, 170 milliards pendant l’année fiscale 2009. La dépense militaire étasunienne atteint ainsi plus d’un quart du budget fédéral.

D’où la satisfaction du président Bush qui a continué à  sourire même si, le jour même où il a autorisé l’augmentation ultérieure du budget du Pentagone, le département du Trésor a annoncé que le déficit fédéral a atteint, pour l’année fiscale 2008, le niveau record de 455 milliards de dollars, un niveau beaucoup plus haut que celui qui était prévu. Et qui augmentera encore avec le « plan de sauvetage » de Wall Street, un déboursement massif d’argent public qui dépassera certainement les 700 milliards. Selon l’évaluation de David M. Walker, qui a dirigé la révision des comptes Usa jusqu’en mars 2008, les Etats-Unis, si l’on inclut d’autres postes de dépense, ont un découvert en dette de 53 mille milliards de dollars. Ils sont ainsi le pays le plus endetté du monde.

Mais comment l’économie Usa fait-elle pour supporter cet énorme déficit ? A travers le flux d’investissements provenant du reste du monde, sous forme d’achat aux USA de bons du trésor, d’obligations émises par des sociétés publiques et privées, d’actions et autres types d’investissement. Ceux qui effectuent ce genre d’investissement le font convaincus que les Etats-Unis sont la « puissance mondiale », bien décidée à  défendre ses intérêts même par la force militaire. La superpuissance étasunienne a donc une nécessité organique à  faire la guerre, pas seulement pour redimensionner des puissances en essor et contrôler des zones stratégiques comme celle pétrolière de Caspienne-Golfe. Elle en a la nécessité car, en jetant son épée dans le plateau de la balance, elle réaffirme sa suprématie et, donc, sa fiabilité aux yeux des gros investisseurs qui, en apportant leurs capitaux aux Usa, financent le déficit étasunien.

Le fait que les Usa misent toujours plus sur la guerre est confirmé par ce dernier budget du Pentagone. Celui-ci prévoit diverses primes pour augmenter le recrutement surtout dans l’armée (un million de soldats, dont 600 mille en service actif et 250 mille à  l’étranger). Et dans le corps des marines (plus de 200 mille). Il finance le « réalignement » des 800 bases à  l’étranger, de façon à  potentialiser la « projection de puissance » dans les zones d’intérêt stratégique. Il destine 76 milliards de dollars à  la recherche militaire et plus de 100 à  l’acquisition d’armements, pour accroître les capacités d’attaque des forces étasuniennes dans tous les secteurs. Les sommes allouées pour l’année fiscale 2009 ne sont qu’une tranche de la dépense globale pour les différents systèmes d’armes. Par exemple, 4 milliards de dollars sont destinés à  la construction de nouveaux porte-avions (type Ford), or le coùt de chacun d’eux se monte à  11 milliards de dollars. De même, 7 milliards sont destinés au chasseur F-35, mais le programme (auquel participe aussi l’Italie) coùtera 300 milliards. Il s’agit là  d’un colossal, et permanent, « plan de sauvetage » qui, en pompant toujours plus d’argent public pour les caisses du complexe militaro-industriel, vise à  maintenir la suprématie étasunienne dans le monde. Son coùt social est démontré par le fait que, tandis que les citoyens étasuniens privés d’assurance de santé atteignent maintenant 50 millions, et que la majorité de ceux qui en ont une n’arrivent pas à  couvrir leurs dépenses médicales, 872 milliards de dollars ont jusqu’à  présent été dépensés pour les guerres en Irak et Afghanistan.

Cet article est publié dans une version un peu raccourcie dans l’édition de samedi 18 octobre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/quotidiano-archivio/art49.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

Manlio Dinucci est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

Le projet d’Israël d’attaquer l’Iran se confirme

Lundi 20 octobre 2008

Le projet d’Israël d’attaquer l’Iran se confirme

© WSWS

La semaine dernière, le Guardian a confirmé qu’Israël envisageait sérieusement une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes au printemps dernier. Le journal a rapporté que lorsque le premier ministre israélien d’alors, Ehoud Olmert, avait soulevé la question en mai dernier lors de la visite du président américain, George W Bush, en Israël, Bush avait opposé son veto.

Le spécialiste du Guardian pour le Moyen-Orient, Jonathan Steele, cite du personnel diplomatique de haut rang travaillant pour un chef de gouvernement européen et qui a rencontré Olmert quelque temps après la visite de Bush.

Selon les sources du Guardian, les discussions étaient tellement sensibles qu’elles avaient dù être menées en privé et en l’absence de secrétaires. Ces sources disent qu’Olmert « a reçu (le refus du feu vert américain) comme étant la situation du moment et que la position américaine ne changerait vraisemblablement pas tant que Bush serait aux affaires ».

Il semble que le refus de Bush de cautionner une attaque contre l’Iran se fonde sur plusieurs facteurs. Tout d’abord les Etats-Unis craignaient qu’une telle attaque ne provoque une réplique de l’Iran, ce qui signifierait certainement une vague d’attaques contre le personnel militaire et civil en Irak, en Afghanistan et contre la flotte américaine basée dans le Golfe persique. Le gouvernement irakien à  dominante chiite mis en place par les Etats-Unis, entretient des liens étroits avec Téhéran dont il dépend largement.

Deuxièmement, il est peu probable qu’une attaque aérienne israélienne, même avec des dizaines d’avions, réussisse à  anéantir les installations nucléaires iraniennes, qui sont largement dispersées dans plusieurs lieux souterrains fortifiés qui sont dispersés de par le pays.

En plus, le chemin le plus court pour se rendre à  Natanz, l’usine iranienne d’enrichissement d’uranium, est à  plus de 1000 kilomètres d’Israël et impliquerait le survol de l’espace aérien irakien, contrôlé par les Américains. Il ne serait pas possible pour Israël de déclencher une telle attaque sans l’accord explicite des Américains.

Ceci mettrait les Américains dans l’impossibilité de démentir officiellement avoir eu connaissance de l’attaque. L’Iran aurait toutes les raisons de déduire la participation de Bush à  un tel acte de guerre et cela conduirait l’Iran à  riposter.

L’Iran a plusieurs fois déclaré que le pays se défendrait contre toute attaque sur ses installations nucléaires (dont elle continue à  maintenir le caractère civil). Une attaque aérienne accélérerait le déclenchement d’une guerre à  grande échelle, sortant largement du cadre de l’Iran et soulignant l’isolement croissant des Etats-Unis dans la région. Cela entraînerait des attaques du Hezbollah contre Israël et même des attaques terroristes sur le sol américain.

Un responsable a déclaré « Plus de dix années se sont écoulées depuis la dernière attaque terroriste du Hezbollah en dehors d’Israël, provoquant la mort de 85 personnes lors de l’attaque d’un bâtiment de l’association Argentine-Israël ». Il a ajouté : « Il y a une diaspora libanaise importante au Canada, au sein de laquelle il doit y avoir des sympathisants du Hezbollah. Il pourrait s’introduire aux Etats-Unis et y mener des actions. »

En niant que Bush ait refusé de donner son feu vert à  Israël pour attaquer l’Iran lors de toutes leurs rencontres, l’attaché de presse d’Olmert n’a fait que confirmer ce que le Guardian avait avancé.

Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain, Gordon Johndroe, a refusé de faire le moindre commentaire sur la teneur d’une conversation privée entre Bush et Olmert et il a précisé : « La position du président est qu’aucune option n’est à  exclure, mais la diplomatie demeure notre priorité. »

Même s’il apparaît que Bush a mis son veto en privé aux intentions d’Israël d’attaquer l’Iran, il continue publiquement d’afficher une attitude belliqueuse envers l’Iran et rien n’indique qu’au moins pour le moment il ait exclu l’option militaire.

Le lendemain, dans son discours à  la Knesset, Bush a dit aux députés : « L’Amérique se tient à  vos côtés pour s’opposer fermement aux ambitions iraniennes d’acquérir l’arme nucléaire. Autoriser les principaux promoteurs du terrorisme mondial à  posséder les armes les plus meurtrières au monde serait une trahison impardonnable envers les futures générations. Dans l’intérêt de la paix, le monde ne doit pas permettre à  l’Iran d’avoir l’arme nucléaire. »

Les intentions israéliennes d’attaquer les installations nucléaires iraniennes n’ont pas du tout cessé, et ceci malgré le fait que 16 agences américaines de renseignement aient publié en décembre dernier un NIE (Estimation nationale de renseignement) longtemps ajourné qui concluait que Téhéran a mis fin depuis décembre 2003 à  son programme d’armement atomique.

Les dirigeants politiques et militaires israéliens, qui considèrent l’Iran comme le principal rival d’Israël dans la région, ont rejeté le rapport du NIE et ont à  plusieurs reprises voulu s’assurer que l’administration Bush « s’occuperait » de l’Iran avant de quitter le pouvoir.

Ces dirigeants veulent absolument garder leur suprématie militaire au Moyen-Orient et empêcher que l’Iran ou tout autre voisin n’ait la possibilité de maîtriser la technologie nucléaire leur permettant de produire des armes nucléaires. Ce n’est un secret pour personne qu’Israël possède un arsenal de plus de 200 missiles nucléaires. Afin de garder son monopole nucléaire, la classe dirigeante israélienne est tout à  fait disposée à  plonger toute la région dans la guerre par l’intermédiaire d’une attaque sans provocation préalable et criminelle contre l’Iran.

Des ministres chevronnés, dont Olmert en personne, en novembre dernier ont averti qu’Israël engagerait seul des actions militaires pour supprimer la « menace » posée par les installations nucléaires iraniennes. En septembre dernier, Israël avait détruit une cible syrienne désertée que Washington et Tel-Aviv prétendaient être une installation nucléaire construite par la Corée du Nord. Cette attaque n’avait pas suscité de condamnation internationale sérieuse et est considérée comme précurseur d’une attaque à  venir contre l’Iran.

En avril dernier, le ministre de l’Aménagement du territoire, Benjamin Ben-Eliezer a menacé l’Iran de destruction complète si ce pays s’attaquait à  Israël. Cette menace a été formulée lors d’un exercice militaire de 5 jours et d’indications continuelles d’une attaque israélienne préventive contre les installations nucléaires iraniennes.

Même après l’apparent veto de Bush, les menaces verbales et les spéculations quant à  une attaque aérienne imminente contre l’Iran n’ont pas cessé. En juin, Israël a effectué des manœuvres à  grande échelle au dessus de la Méditerranée occidentale avec 100 avions de combat F-15 et F-16, avec des avions de ravitaillement et des hélicoptères de sauvetage. S’appuyant sur des sources anonymes, le New York Times a annoncé que l’opération était une répétition d’une attaque contre l’Iran.

Quelques semaines plus tard, Shaul Mofaz, vice premier ministre et ancien ministre de la Défense, a prévenu que, comme les sanctions internationales avaient été inefficaces, une attaque unilatérale contre l’Iran était inévitable.

La position officielle de Washington et Tel-Aviv consiste à  dire que la diplomatie est la voie qu’ils préfèrent pour les relations avec l’Iran. Et beaucoup considèrent ces menaces et ces jeux guerriers comme participant d’une campagne de pression orchestrée contre l’Iran pour que ce dernier obéisse aux exigences américaines d’arrêt de son programme d’enrichissement nucléaire. Mais, comme Israël n’est pas en mesure de mener seul une attaque réussie contre les installations nucléaires iraniennes, le but final de telles menaces, en ce qui concerne des personnalités influentes de Tel-Aviv et de Washington, est d’attirer les Etats-Unis dans une telle attaque.

Il ne fait pas de doute qu’il y a des individus au sein de la classe dirigeante israélienne et américaine qui font pression pour une escalade du militarisme dans cette région, tandis que la question iranienne est l’un des sujets les plus polémiques des élections présidentielles américaines.

Récemment Israël a conclu un marché avec Washington en vue de l’achat de bombardiers furtifs F-22 qui conviennent parfaitement pour le type de bombardement ciblé planifié le commandement militaire aérien israélien. La flotte existante d’avions de combat F-15 pourrait également être utilisée pour lancer une attaque sur l’Iran.

L’armée israélienne a acheté 90 chasseurs bombardiers F-161 qui peuvent atteindre l’Iran et en recevra 11 de plus d’ici la fin de l’année prochaine. Elle a également acheté à  l’Allemagne deux nouveaux sous-marins de type Dolphin qui s’ajoutent aux trois sous-marins déjà  en sa possession. Ces sous-marins sont déclarés capables de lancer des missiles nucléaires.

Début septembre, le ministère américain de la Défense a déclaré au Congrès qu’ils avaient l’intention de vendre à  Israël 1000 bombes intelligentes assez puissantes pour pénétrer 90cm de béton armé.

Dimanche, il a été annoncé que les Etats-Unis avaient fourni à  Israël un système de radar supérieur qui pourra fournir une alerte précoce dans le cas d’une attaque de missiles iraniens. Du nom de FBX-T, il sera relié à  la Station terrestre tactique principale américaine et sera géré par 120 militaires américains. Actuellement, le bouclier antimissiles israélien Arrow II fonctionne avec un système de radar moins perfectionné.

Alors qu’en mai dernier, Bush a refusé à  Israël son accord pour attaquer l’Iran car il pensait que c’était là  un pas trop abrupt, l’intensification militaire dans la région montre clairement qu’une telle attaque est loin d’être définitivement écartée. En effet, certains éléments au sein de l’Administration Bush n’ont pas encore exclu une attaque non provoquée contre l’Iran avant les élections présidentielles de novembre prochain.

(Article original anglais paru le 30 septembre 2008)

La surprise de Septembre (il faut s’y préparer)

Dimanche 7 septembre 2008

La surprise de Septembre (il faut s’y préparer)

© Mondialisation.ca

Tandis que la bande des journaleux se perdent en conjectures quant à  la signification et aux conséquences de l’ascension de Sarah Palin, de mairesse d’un trou perdu à  future éventuelle vice-présidente des Etats-Unis – et quand à  la question de savoir si la vie privée de sa fifille est un gibier autorisé pour tous les médias à  l’exception du National Enquirer – ceux parmi nous dont le boulot est de monter la garde sur les remparts et de donner les véritables infos se demandent quand – et non pas : si – le Parti de la Guerre va sortir un lapin de son proverbial chapeau.

Depuis des mois, je lance des avertissements, sur ce site, sur une attaque américaine imminente contre l’Iran, et voici qu’aujourd’hui, je pense que les Hollandais ont raison de confirmer mon diagnostic.

Leur service de renseignement, a indiqué la presse, se serait retiré d’une opération clandestine à  l’intérieur du territoire iranien au motif qu’une frappe américaine est juste au coin de la rue – c’est une «question de semaines», a écrit De Telegraaf, un quotidien batave.

Selon cet article, les Hollandais avaient infiltré le projet d’armement allégué des Iraniens, et ils étaient fermement installés dans la place lorsqu’ils ont eu vent que les Américains s’apprêtaient à  lancer une attaque par missiles contre des installations nucléaires iraniennes. Prudemment, ils ont alors décidé de renoncer à  leur opération, et ils se sont retirés.

Vous vous en souvenez sans doute : cela fait des mois que les Israéliens menacent de frapper l’Iran de leur propre chef : ce qui a changé, c’est le fait que maintenant, apparemment, les Etats-Unis ont cédé devant ce qui n’est qu’un cas de chantage éhonté, et qu’ils ont accepter de faire le boulot à  leur place.

Nous n’avons pas beaucoup entendu parler de l’Iran, ces jours derniers, tout du moins, en comparaison des titres menaçants d’il y a quelques mois, où les rumeurs de guerre tournoyaient, rapides et véhémentes. La « menace » russe semble avoir supplanté la « menace » iranienne, dans la parodie de choix opéré par le Parti de la Guerre. Ce que nous ignorons encore, toutefois, c’est si ces deux points focaux de tension sont intimement reliés entre eux.

D’après un article du vétéran correspondant du Washington Times Arnaud de Borchgrave, l’intime coopération des Israéliens avec l’armée géorgienne dans la mise au point du blitz contre l’Ossétie du Sud déclenché par le président Saakashvili avait eu pour origine une promesse des Géorgiens de permettre aux Israéliens d’utiliser les terrains d’aviation de la Géorgie afin de concocter leur frappe contre l’Iran.

Le principal problème auquel Tel Aviv était confronté, pour rendre ses menaces contre l’Iran ne serait-ce que crédibles, était la distance à  couvrir pour les avions de combat israéliens, qui auraient eu une grande difficulté à  parvenir sur leurs cibles et à  en revenir sans se réapprovisionner en carburant. Grâce à  l’accès aux aéroports de l’ « Israël du Caucase », comme Borchgrave appelle la Géorgie – en citant Saakashvili – la probabilité d’une attaque israélienne entra dans le monde des possibilités réalistes. De Borchgrave affirme :

« Aux termes d’un accord secret conclu entre Israël et la Géorgie, deux aérodromes du Sud de la Géorgie ont été désignés pour le décollage de bombardiers israéliens, dans l’éventualité d’attaques préemptives (israéliennes) contre des installations nucléaires iraniennes. Cela aurait la vertu de réduire considérablement la distance que les bombardiers israéliens auraient eu à  couvrir avant de pouvoir frapper leur cible en Iran. Ajoutons que, pour atteindre l’espace aérien géorgien, l’armée de l’air israélienne survolerait la Turquie.

« L’attaque contre l’Ossétie du Sud ordonnée par Saakashvili dans la nuit du 7 aoùt a donné aux Russes un prétexte qui leur a permis d’ordonner aux Forces Spéciales (russes) d’investir ces installations israéliennes, dans lesquelles un certain nombre de drones israéliennes auraient été saisis. »

Des rapports faisant état d’un nombre indéterminé de « conseillers » israéliens en Géorgie (allant de cent à  mille) ne dit rien de bon, en ce qui concerne la situation sur le terrain. Les Israéliens étant d’ores et déjà  installés dans ce pays, c’est toute la logistique d’une telle attaque par le revers qui serait grandement simplifiée. Les pilotes israéliens n’auraient plus qu’à  survoler l’Azerbaïdjan, et ils se retrouveraient dans l’espace aérien iranien – avec Téhéran sous leur feu.

Confrontés à  ce fait accompli – si l’on doit en croire les Hollandais – les Américains semblent avoir capitulé. Si tel est effectivement le cas, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Bien que de Borchgrave écrive que « le fait que l’aviation israélienne puisse toujours compter sur ces bases aériennes [en Géorgie, ndt] pour lancer des raids de bombardement contre les installations nucléaires iraniennes est désormais [après l'intervention défensive russe, ndt] remis en doute », je ne vois pas, personnellement, pour quelle raison la défaite des Géorgiens dans la guerre de Saakashivili contre les Ossètes devrait nécessairement signifier que le projet [israélien, ndt] de frapper l’Iran via la Géorgie aurait été ajourné.

De fait, à  la lecture du compte-rendu sidérant que fait de Borchgrave de l’ampleur de la collaboration Tel Aviv-Tbilissi, on ne peut trouver des raisons supplémentaires, pour tous ceux que cette question préoccupent, de continuer à  se faire des cheveux blancs :

« Saakashvili était convaincu qu’en envoyant 2 000 de ses soldats en Irak (lesquels soldats furent immédiatement rapatriés par la voie des airs par les Etats-Unis après que la Russie ait lancé une contre-attaque massive contre la Géorgie), il serait récompensé de sa loyauté. Il ne pouvait imaginer que le président Bush, un ami personnel, l’aurait laissé dans la merde. La Géorgie, selon la vision que Saakashvili avait de son pays, était l’ « Israël du Caucase ».

Saakashvili, un homme brouillon et imbu de lui-même, a désormais encore plus de raisons de passer derrière le dos de Tonton Sam et de donner aux Israéliens une position de tir imprenable sur Téhéran. Avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des Américains, les arguments en faveur d’une frappe des Etats-Unis bien plus limitée n’en deviennent que par trop évidents.

En définitive, si les Israéliens passaient à  l’attaque, c’est la totalité du monde musulman qui se rangerait, uni, derrière les Iraniens. Si, d’un autre côté, les Etats-Unis faisaient le sale boulot d’Israël, Tel Aviv s’agitant dans l’ombre, cela serait vraisemblablement bien moins provocateur, et cela pourrait même générer un soutien implicite chez les dirigeants sunnites des alliés arabes de l’Amérique. C’est ce qui va se passer, quoi qu’il en soit, selon ce raisonnement, aussi, nous pourrions tout aussi bien faire le boulot directement, plutôt que de le sous-traiter aux Israéliens, qui ont menacé – via des commentateurs « indépendants » comme l’historien et super-faucon israélien Benny Morris – d’utiliser des armes nucléaires contre des villes iraniennes.

En termes de politique intérieure américaine, la route de la guerre contre Téhéran avait été pavée depuis bien longtemps : les deux principaux partis et leurs candidats à  la présidence ont donné au Parti de la Guerre le feu vert pour frapper Téhéran – explicitement pour McCain, tacitement, dans le cas d’Obama – mais non moins fermement l’un que l’autre.

Le décor est planté, les répétitions sont terminées, et les acteurs connaissent leur texte : tandis que le rideau se lève sur l’Acte I de la tragédie « La Troisième Guerre Mondiale », respirez un bon coup, et priez tous les dieux que vous voudrez que ce drame mortel sera avorté.

Article original en anglais, Behind the Headlines, AntiWar.com, 3 septembre 2008.

L’Iran et la Bolivie publie une déclaration commune

Jeudi 4 septembre 2008

L’Iran et la Bolivie publie une déclaration commune

© Alter Info

L’Iran et la Bolivie ont publié une déclaration commune mardi pour déclarer que l’ingérence du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le dossier nucléaire de l’Iran n’a aucune justification légale ou technique.

La déclaration commune a été publiée après une rencontre entre le président bolivien Evo Morales et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad mardi à  Téhéran.

Selon la déclaration commune, les deux états ont qualifié leur rencontre de très fructueuse.

L’Iran et la Bolivie ont annoncé un renforcement de leur coopération afin de continuer à  lutter contre « l’impérialisme ».

« Aucun pays, ni aucune puissance, ne pourra affaiblir nos relations avec l’Iran révolutionnaire, » a déclaré le président bolivien Evo Morales.

« C’est seulement grâce à  la solidarité que nos pays pourront affirmer leur puissance, » a-t-il ajouté. « Nous sommes partenaires et nous nous aidons mutuellement », a dit Mahmoud Ahmadinejad précisant que l’Iran et la Bolivie poursuivaient des idéaux communs.

La déclaration commune précise également que les activités nucléaires de l’Iran sont de nature pacifique et l’Iran a fait du mieux qu’il a pu pour gagner la confiance de la communauté internationale par ses activités transparentes.

Le conseil de sécurité n’a aucune légalité pour intervenir dans ce dossier qui doit simplement être résolue dans le cadre de l’AIEA.

Le président bolivien a soutenu l’adhésion en tant que membre non-permanent au conseil de sécurité en 2009-2010.

Le président bolivien Evo Morales, accompagné d’une délégation de responsables de haut rang, est arrivé lundi à  Téhéran, capitale iranienne, pour
effectuer une visite officielle.

M. Morales a été accueilli par le ministre iranien des Industries et des Mines Ali-Akbar à  l’aéroport international de Mehrabad à  Téhéran.