Archive pour la catégorie ‘Inde’

Le 9/11 Indien

Mercredi 3 décembre 2008

Les Indiens pressent New Delhi de réorganiser sa sécurité

© France24

Après les attaques terroristes de Bombay, dans lesquelles près de 180 personnes ont trouvé la mort, les Indiens ne décolèrent plus. Et pointent du doigt l’incurie des agences de sécurité du pays qui n’ont su empêcher le carnage.

Quelques jours après les attaques terroristes de Bombay, les têtes commencent à  tomber. Le ministre de l’Intérieur, le conseiller national à  la sécurité et le chef de l’exécutif de l’Etat de Maharashtra ont démissionné. Dimanche, le Premier ministre indien Manmoham Singh a annoncé des changements en matière de sécurité, incluant les créations de « l’agence fédérale d’investigation » et de trois bases supplémentaires pour des spécialistes anti-terroristes de la National Security Guard (NSG).

Ces remaniements seront-ils toutefois suffisants ? Beaucoup d’Indiens se disent indignés par l’apathie politique et les mesures superficielles. « La colère des gens est palpable, affirme Hemant Sarin, un haut fonctionnaire de police qui a mené des opérations anti-insurrection. Mais les demandes de changement devront être satisfaites. »

Pour la population, qui considère que l’origine du problème réside à  l’intérieur même du système, les choses pressent. La dernière décennie a été particulièrement éprouvante pour le pays : selon un rapport du centre national anti-terroriste indien, entre 2004 et 2007, aucun pays au monde, hormis l’Irak, ne compte autant de morts dans des attaques terroristes.

Aussi les Indiens réclament-ils une refonte des organes de sécurité. Surtout depuis l’attaque du Parlement par des hommes armés en décembre 2001 et les importants attentats qui ont suivi :

- En aoùt 2007, plusieurs bombes explosent dans des parcs à  Hyderabad, tuant 40 personnes.

- En mai 2008, des attentats simultanés à  Jaipur tuent au moins 63 personnes.

- En juillet 2008, plus de 180 personnes ont été tuées à  Bombay dans l’explosion de bombes dans des trains de banlieue.

Etats contre gouvernement central

L’un des problèmes majeurs trouve son origine dans la Constitution indienne. Chacun des 28 Etats indiens est responsable de la sécurité sur son territoire. Le gouvernement central ne peut agir que lorsque l’un des États demande de l’aide. Et ces derniers mettent souvent du temps avant de solliciter New Delhi. Malgré les récentes attaques terroristes, la république indienne a été lente à  réagir, selon plusieurs sources anonymes proches du gouvernement. Pour beaucoup, l’absence d’un commandement centralisé constitue un obstacle à  la lutte contre le terrorisme. « Le gouvernement indien doit être capable de coordonner ses actions », estime Sarin.

Après que le Premier ministre de l’Etat du Maharashtra a été informé des attaques à  Bombay, il a fallu plusieurs heures au NSG, basé à  New Delhi, pour effectuer les 1 500 kilomètres séparant la capitale du théâtre des opérations. Les commandos de la marine nationale indienne (Marcos) se trouvaient pourtant dans une base navale située à  quelques minutes de Bombay.

L’Etat lui-même ne dispose pas de forces spécialisées capables de faire face à  de telles situations. Mais, selon Sarin, la NSG est « aussi bonne que les autres forces d’élite mondiales ». Pour ce haut fonctionnaire, les affirmations du New York Times selon lesquelles les forces de la NSG étaient sous-équipées, ne sont pas fondées. « Avec leur division aéronautique, ils devraient maintenant être en mesure de répondre beaucoup plus rapidement aux menaces », conclut-il.

La mise en œuvre des promesses a toujours été un problème en Inde. Les élections nationales, prévues en avril 2009, devraient toutefois permettre de savoir si de réels changements sont possibles.

Inde: démission du ministre de l’Intérieur, un groupe islamiste pakistanais suspecté

Mercredi 3 décembre 2008

Inde: démission du ministre de l’Intérieur, un groupe islamiste pakistanais suspecté

© AFP

Ajmal Amir Kamal
Capture d’écran de la chaîne NDTV montrant Ajmal Amir Kamal lors de l’attaque d’une gare de Bombay, le 26 novembre 2008

Le ministre indien de l’Intérieur a démissionné dimanche après les attaques de Bombay qui ont fait 195 morts alors que l’enquête s’oriente vers un groupe islamiste basé au Pakistan et actif au Cachemire.

Au lendemain de l’assaut final contre les derniers extrémistes islamistes, le ministre indien de l’Intérieur, Shivraj Patil, a démissionné dimanche, indiquant qu’il se sentait dans l’obligation d’assumer la « responsabilité morale » après les attaques, selon une source gouvernementale.

Dans le même temps, l’enquête s’orientait vers le groupe islamiste Lashkar-e-Taïba, l’un des mouvements islamistes clandestins pakistanais qui assurent lutter contre l’ »occupation » indienne du Cachemire ou les persécutions dont est selon victime la minorité musulmane d’Inde.

Le seul assaillant arrêté à  Bombay lors des attaques, Ajmal Amir Kamal, 21 ans, a indiqué aux enquêteurs que les assaillants étaient tous des Pakistanais entraînés par le Lashkar-e-Taïba, selon la presse indienne de dimanche, citant les services de renseignement.

« Savez-vous combien de personnes ont été tuées au Cachemire? », avait demandé en ourdou l’un des assaillants à  une chaîne de télévision qui l’avait contacté par téléphone alors qu’il occupait un centre religieux juif. Il e ensuite été abattu par les forces de sécurité indiennes venues libérer le bâtiment.

Des responsables du contre-espionnage américain ont confirmé à  l’AFP que des preuves montraient l’implication du groupe dans la série d’attaques de mercredi soir.

Le Lashkar-e-Taïba est fortement soupçonné d’avoir attaqué le Parlement indien en 2001, un attentat qui avait précipité l’Inde et le Pakistan au bord d’une nouvelle guerre.

Le Pakistan a fermement nié toute implication dans ces attaques, revendiquées par un mystérieux groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom du plateau couvrant le centre et le sud de l’Inde.

Samedi, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a appelé l’Inde à  ne pas réagir de façon excessive et trop rapide aux attaques de Bombay.

« Quels que soient les responsables de cet acte primitif et brutal contre le peuple indien et l’Inde, ils cherchent à  déclencher une réaction » de vengeance, a-t-il déclaré à  la chaîne de télévision indienne CNN-IBN.

« Nous devons nous placer au dessus d’eux et faire en sorte, nous, vous et la communauté mondiale, qu’il n’y ait pas de réaction excessive », a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité indiennes ont mis fin samedi à  Bombay à  deux jours et demi d’attaques déclenchées par une dizaine d’assaillants qui ont fait au moins 195 morts, dont 28 étrangers, et 295 blessés.

Neuf assaillants ont été tués dans les opérations commando indiennes et un autre arrêté, et 15 membres des forces de sécurité ont péri, selon les autorités indiennes.

Huit des assaillants s’étaient infiltrés dans la ville un mois plus tôt, menant « des missions de reconnaissance en prélude aux attaques » et se faisant passer pour des étudiants, ont indiqué samedi à  l’AFP des sources au sein des services indiens de renseignement.

Le seul assaillant arrêté, Ajmal Amir Kamal, a déclaré que les hommes armés étaient arrivés à  Bombay en bateaux pneumatiques, venus d’un navire plus important, qui avait été auparavant capturé et dont l’équipage avait été abattu, selon la presse indienne de dimanche.

Les attaques de mercredi ont surtout visé des étrangers, particulièrement des Américains et Britanniques, ainsi qu’un centre juif. Mais les extrémistes, fortement armés, ont aussi frappé des cibles indiennes, tuant 50 personnes à  la gare centrale de Bombay, et attaqué un hôpital.

La mort d’au moins 28 étrangers — neuf Israéliens, cinq Américains, deux Français, deux Australiens, deux Canadiens, un Britannique, une Singapourienne, un Japonais, un Italien, une Thaïlandaise, un Allemand, un Mauricien et une Mexicaine — a été confirmée par leurs pays respectifs.

« On s’est retrouvés calfeutrés pendant très longtemps dans nos chambres, une quarantaine d’heures environ. Les informations étaient très confuses », a raconté un Français de 53 ans, Philippe Meyer, en voyage d’affaires à  Bombay et de retour samedi à  Paris après avoir été bloqué au Trident, l’un des hôtels ciblés par les terroristes.

Un acteur britannique, qui avait interprété à  la télévision le rôle d’un kamikaze à  l’origine des attentats suicide de Londres en 2005, a raconté à  la presse comment il a échappé aux attaques, les terroristes le croyant mort alors qu’il était couvert du sang d’autres victimes.

L’acteur, Joey Jeetun, 31 ans, né d’une mère d’origine mauricienne, a ensuite été arrêté, la police le soupçonnant d’être l’un des assaillants, avant d’être libéré au bout de 13 heures.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, Israël et la Grande-Bretagne ont proposé d’apporter leur aide dans l’enquête.

L’Inde fait un grand pas vers la Chine

Mercredi 18 juin 2008

L’Inde fait un grand pas vers la Chine

© Solidarité & Progrès

Dans un discours à  l’université de Pékin le 6 juin, le ministre indien des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, a déclaré que son gouvernement était prêt à  assurer la paix et la stabilité en Asie et au-delà , en s’alliant avec la Chine pour créer une nouvelle architecture sécuritaire. Cette structure prendrait en compte les conditions prévalant en Asie, dans un cadre « ouvert et inclusif », suffisamment flexible pour s’accommoder de la grande diversité asiatique, a-t-il ajouté.

La déclaration de M. Mukherjee est significative pour plusieurs raisons. Tout d’abord, avec l’expression « et au-delà  », il inclut, consciemment, la Russie et les autres pays eurasiatiques. Ensuite, la discussion sur les sujets sécuritaires a toujours été conduite, en Inde et en Chine, de manière fort discrète, chacun pensant avoir des préoccupations propres en la matière.

En définissant cette nouvelle architecture comme « ouverte et inclusive », le ministre indien des Affaires extérieures a proposé que la sécurité soit discutée au sein de différents forums, comme l’ASEAN, la Conférence sur les mesures d’interaction et de confiance en Asie, ou encore l’Organisation de la coopération de Shanghai (SCO). « L’Inde et la Chine devraient tenter d’établir ensemble un nouveau cadre à  partir de ces éléments de base » déclara-t-il. Ceci permettrait aux deux partenaires d’aborder des préoccupations communes, comme la sécurité des voies de communication maritimes, qui sont primordiales pour les échanges commerciaux et énergétiques dans la région, et pour l’avenir des nations.

M. Mukherjee, l’architecte de la nouvelle politique étrangère de l’Inde, a abordé la question des frontières de façon inattendue. Le 5 juin, quand il s’est envolé pour la Chine, les observateurs indiens étaient d’avis qu’il ferait pression sur Pékin pour accélérer la résolution de ce conflit vieux de cinquante ans. Mais il a préféré déclarer aux étudiants : « Nous devons être patients au sujet des frontières. La Chine et l’Inde devraient travailler ensemble sur les questions sécuritaires de la région. Nos deux pays ont une responsabilité commune et un intérêt commun à  préserver nos frontières. Nous avons acquis l’expérience nécessaire pour maintenir la paix et la tranquillité à  nos frontières. » Voilà  justement la formulation invoquée depuis des années par les dirigeants chinois.

La Russie, l’Inde et la Chine, qui se savent être les premières cibles de l’offensive globale menée par la Grande-Bretagne, ont commencé à  exprimer leur détermination à  contrecarrer ces projets, comme au récent sommet des ministres des Affaires étrangères les 15 et 16 mai à  Catherinenbourg, en Russie. Les entretiens de M. Mukherjee à  Pékin s’inscrivent dans ce contexte.

On constate aussi un angle intéressant de leur diplomatie en Afrique et au Moyen-Orient. Alors que la Chine est impliquée depuis des années dans des projets de développement avec les pays africains, aujourd’hui, avec l’effondrement du système économique à  domination occidentale, l’Inde et le Japon se sont engagés à  leur apporter une aide accrue, en particulier pour assurer la production et la sécurité alimentaires.

Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter notre focus en cliquant ici

Inde Bilan mitigé de 90 ans de discrimination positive

Mercredi 27 février 2008

Le système des castes

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Super article du journal Le Monde.

37 Heures à  Delhi

Mercredi 27 février 2008

37 Heures à  Delhi

37 heures a delhi

Paris et New Delhi renforcent leur coopération contre le terrorisme

Mercredi 20 février 2008

Paris et New Delhi renforcent leur coopération contre le terrorisme

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L’Inde écartelée entre Chine et l’Amérique

inde entre chine et amerique

L’Inde doit avoir sa place au Conseil de sécurité de l’ONU, plaident Londres et Delhi

Dimanche 17 février 2008

L’Inde doit avoir sa place au Conseil de sécurité de l’ONU, plaident Londres et Delhi

© AFP

brown singh

NEW DELHI (AFP) €” Le Premier ministre britannique Gordon Brown et son homologue indien Manmohan Singh ont plaidé lundi pour que l’Inde dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, reflet de la puissance économique du géant asiatique.

« Les institutions internationales, si elles veulent rester crédibles, ne peuvent pas ignorer des pays comme l’Inde et la Chine« , a déclaré M. Singh au cours d’une conférence de presse avec M. Brown, qui achevait une visite de deux jours à  New Delhi.

« Vous ne pouvez pas régler des problèmes mondiaux si des pays comme l’Inde ne sont pas sur la haute marche », a-t-il ajouté.

« Un pays d’un milliard d’habitants, qui a l’économie à  la croissance la plus rapide au monde, qui est prêt à  assumer sa position dans le monde, doit avoir sa place au Conseil de sécurité de l’ONU, quand il se réformera », a renchéri le chef du gouvernement britannique.

Arrivé dimanche soir de Shanghaï, M. Brown avait plaidé dès lundi matin en faveur d’une évolution « radicale » des organisations internationales nées après la Seconde Guerre mondiale et qui ne tiennent pas compte du poids de la Chine et de l’Inde.

L’ONU, le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale doivent se métamorphoser, s’adapter au « nouvel ordre mondial (…) créé par le boom économique asiatique », a-t-il lancé.

« Nous pouvons et nous devons faire plus pour que nos institutions internationales soient plus représentatives. Je soutiens des changements au sein du FMI, de la Banque mondiale et du G8 qui soient le reflet de l’essor de l’Inde et de l’Asie », a promis M. Brown.

La Grande-Bretagne, tout comme la France, avait déjà  soutenu le projet de hisser l’Inde au rang de membre permanent du Conseil de sécurité aux côtés de l’Allemagne, du Japon ou du Brésil.

M. Brown s’était aussi déjà  déclaré favorable à  une proposition du président français Nicolas Sarkozy d’élargir le G8 à  la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Mexique et le Brésil, pour former un G13.

« Les règles du jeu et les institutions internationales de l’après-guerre étaient faites pour la Guerre froide et pour un monde de 50 Etats. Elles doivent être radicalement réformées pour s’adapter à  la mondialisation, à  un monde de 200 Etats et qui voit émerger un marché unique mondialisé », a martelé M. Brown.

Lorsqu’il était le ministre des Finances de Tony Blair, Gordon Brown s’était rendu en Chine et en Inde, les pays plus peuplés de la planète et aux croissances les plus fortes au monde.

Cette fois, son voyage officiel visait aussi à  doper les échanges bilatéraux.

La Grande-Bretagne est le quatrième partenaire commercial de l’Inde qui est elle-même son deuxième investisseur avec 1,3 milliard d’euros en 2007, grâce à  la communauté d’origine indienne au Royaume-Uni.

Les échanges bilatéraux « augmentent maintenant de 20% par an (…) et j’espère que des contrats d’une valeur de 10 milliards de livres seront signés dans les prochains mois », a déclaré M. Brown.

Car dorénavant, Londres et New Delhi sont « des partenaires égaux », a assuré celui dont le pays fut la puissance coloniale de l’Empire des Indes britanniques jusqu’à  la Partition et l’indépendance sanglantes d’aoùt 1947. Le Britannique s’est d’ailleurs incliné devant le mémorial du Mahatma Gandhi, l’un des pères de l’indépendance.

Au cours de cette visite, New Delhi a apparemment mis de côté ses différences de vue avec Londres sur la réduction des émissions de gaz à  effet de serre. Car M. Brown souhaitait convaincre l’Inde de signer l’accord international sur le climat adopté à  Bali en décembre dernier. Les discussions sur le changement climatique ont été « utiles », a simplement commenté M. Brown.

L’Inde va devenir un grand de l’automobile avec sa TaTa

Vendredi 25 janvier 2008

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