Archive pour la catégorie ‘Grèce’

La Grèce s’est-elle ruinée ou a t-elle été conduite par d’autres à la faillite ?

Mardi 9 mars 2010

La Grèce s’est-elle ruinée ou a t-elle été conduite par d’autres à la faillite ?

© Voltairenet

par Karl Müller

Alors que le discours dominant impute la situation économique critique de la Grèce à une mauvaise gestion camouflée par un trucage des comptes publics, Karl Müller l’analyse comme la conséquence de politiques extérieures au pays. Classiquement, il met en cause le rôle des agences de notation pour favoriser la spéculation. Surtout, et c’est beaucoup plus moins connu, il met en cause la politique économique agressive de Berlin qui a enrichit l’Allemagne au détriment de ses plus petits partenaires de la zone euro.

Athènes, début février 2010. Partout dans cette ville de plus de 3 millions d’habitants qui explose littéralement, on rencontre des gens aimables, ouverts, communicatifs et travailleurs. Sont-ils responsables de ce que l’Union européenne cloue leur pays au pilori ? Est-ce leur faute si depuis quelques se­maines, leur pays fait la une des journaux de ma­nière si négative ? Ou les vrais respon­sables se trouvent-ils ailleurs ?

Qui sont ces fameuses « agences de notation » ?

Le 11 février, le président du groupe socialiste du Parlement européen Martin Schulz a, au cours d’une interview au Deutsch­landfunk, déclaré ceci : « Vous avez mentionné les agences de notation qui, semble-t-il, ont abaissé la note de solvabilité de la Grèce. Je voudrais bien parler ce matin avec les chefs d’Etat et de gouvernement [ils se sont réunis le 11 février pour s’entretenir de la crise financière de la Grèce] pour savoir qui sont ces agences de notation et quel intérêt elles ont à déclarer que les mesures sont inefficaces, qu’il faut augmenter le taux d’intérêt des prêts qui seront accordés un jour ou l’autre soit par des pays soit par des banques privées. Quelqu’un va les recevoir, ces intérêts, mais qui ? Qui a intérêt à ce qu’on augmente les taux ? Les agences de notation. Mais qui sont-elles ? C’est une de ces petites questions que je pose en passant car on n’en débat jamais. »

La faute incombe-t-elle aux spéculateurs sur les monnaies ?

Rudolf Hickel, spécialiste de gauche des questions financières, a exprimé ses craintes en déclarant le 11 février au Spiegel Online : « Une faillite de la Grèce pourrait causer la ruine de tout le système de l’euro ». Selon le média allemand, toute l’agitation à propos de la Grèce a été provoquée volontairement par ceux qui spéculent sur les monnaies, « car les bénéficiaires d’une éventuelle faillite de l’Etat sont avant tout ceux qui spéculent en Bourse sur les monnaies. Selon Hickel, « plus le pays est petit, plus il est livré brutalement aux spéculateurs. […] Après la Grèce, l’Espagne et l’Italie seront dans la ligne de mire des spéculateurs. »

Le capital financier agit de son propre chef

Pour le chef des socialistes européens, c’est un dilemme : d’une part, ils s’accrochent de toutes leurs forces à l’UE et à l’euro pour leurs projets de gouvernement mondial. D’autre part, le capital financier — les res­ponsables socialistes sont toujours à son service — agit de son propre chef et on ne sait jamais avec certitude pour ou contre quoi il se décide dans tel ou tel cas. Actuellement, pas tellement pour l’euro, mais plutôt pour le dollar ? On dit que les Etats-Unis vont, cette année, lancer pour 2,5 billions d’emprunts d’Etat. C’est énormément d’argent et la concurrence augmente sur les marchés financiers. En tout cas, cela donne un coup de fouet aux affaires. Hickel dit simplement : « Les spéculateurs ne visent pas un cours particulier de l’euro qui reflèterait adéquatement l’activité économique. Ils tirent beaucoup plus de profits d’un cours extrêmement instable. » Selon le Neue Zürcher Zeitung du 11 février, la Bourse des marchés à terme de Chicago, qui est déterminante pour le négoce des dérivés monétaires, parie actuellement plus que jamais contre l’euro.

On fait des affaires avec les intérêts

On fait aussi des affaires avec les intérêts. En avril et mai 2010 seulement, des emprunts de l’Etat grec à hauteur d’environ 40 milliards arrivent à échéance qui devront être remboursés au moyen de nouveaux emprunts, de nouveaux crédits, cependant plus à 3% mais à 6% environ. Les prêteurs appellent cela « prime de risque » à cause de la dette publique grecque. A vrai dire, ils doublent ainsi leurs profits car jusqu’ici, la Grèce a toujours payé. Il paraît que cette année, un total de 2,2 billions d’emprunts d’Etat arrive à échéance dans le zone euro. Une grande partie devra être financée en recourant aux marchés financiers. Si le monde de la finance réussissait ici aussi — au Portugal, en Italie et en Espagne et également en France et en Belgique, peut-être même en Allemagne — à faire grimper les taux d’intérêt, avec l’aide des agences de notation ? 1% de plus, cela représente déjà 22 milliards d’euros. Ce serait une affaire formidable … en tout cas aussi longtemps que les peuples et les Etats participeront à ce jeu sinistre. Et qu’est-ce qui se passerait si l’euro ne pouvait plus être soutenu, si l’UE s’effondrait et si par exemple la Grèce ne remboursait plus ses dettes qu’à des conditions équitables ?

L’Allemagne a profité de l’euro … au détriment d’autres pays

L’Allemagne avant tout perdrait énormément de sa puissance. Son industrie exportatrice tout particulièrement a profité considérablement jusqu’ici de l’UE et de l’introduction de l’euro. Actuellement, les exportations représentent environ 50% du PIB.

Le journal Junge Welt titrait même, le 9 février : « Faillite made in Germany. La me­nace d’effondrement des finances publiques d’Etats d’Europe du Sud est la consé­quence directe de la politique agressive de l’Allemagne en matière de commerce extérieur ». Dans l’article, on pouvait lire ceci : « Depuis des décennies, Berlin mène une politique économique agressive fondée sur les exportations. […] Le plus grand débouché pour le capital allemand, c’est l’UE. […] La monnaie commune européenne a privé les pays de la zone euro exposés à cette offensive exportatrice allemande de la possibilité de rétablir la compétitivité de leur économie en procédant à une dévaluation de leur monnaie. L’énorme déséquilibre économique qui en est résulté se manifeste de manière éclatante à travers la Grèce, cette candidate à la faillite qui, en 2008, a importé des marchandises alle­mandes pour 8,3 milliards d’euros alors que ses exportations ne s’élevaient qu’à 1,9 milliard d’euros.

Pour l’auteur de l’article, une cause importante du « succès » allemand réside dans une « stratégie d’appauvrissement du marché intérieur : Entre 2002 et 2008, les salaires bruts ont augmenté en moyenne de 15,2% en Allemagne, mais de 31,9% dans l’ensemble des pays de l’UE. »

L’euro conduit à un contrôle total des Etats de l’UE

La grande industrie allemande « a besoin » de pays comme la Grèce, mais à la longue, cela ne fonctionne que si la politique alle­mande peut contrôler de plus en plus ces pays. Et c’est à cela que sert l’actuelle politique de la carotte et du bâton : le bâton des restrictions pour la population, celui du contrôle par des commissaires européens pour le gouvernement. Le nouveau président de l’UE Hermann van Rompuy a déclaré après le sommet de Bruxelles : « Nous demandons au gouvernement grec d’appliquer toutes ces mesures de manière rigoureuse et déterminée. » Mais la carotte a également été présentée lors de la réunion du 11 février des chefs d’Etat et de gouvernement : « Nous n’abandonnerons pas la Grèce », a déclaré la Chancelière allemande Angela Merkel (communiqué officiel).

Cela veut dire que l’Allemagne fait savoir qu’en cas d’insolvabilité de la Grèce, elle est prête à l’aider financièrement … afin de soutenir l’euro et mais sans doute pas par solidarité.

Et quel en est le prix ? L’inflation ? Encore plus de sacrifices pour le contribuable allemand, et avant tout au détriment des travailleurs ? Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies (CEPS) de Bruxelles, a fait savoir au Manager Magazin allemand en quoi consistait la « maîtrise de la crise » dans des pays comme la Grèce : « Il s’agit précisément de baisse des salaires dans le secteur privé. C’est pour moi l’essentiel. » Et il ne pensait pas seulement à la Grèce.

Les leaders socialistes européens vont louer cela comme étant un acte de solidarité. Les chefs de gouvernement socialistes des Etats européens, à la veille de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, avaient demandé une « aide » d’urgence pour la Grèce (et les autres pays du sud de l’Europe dont il était question à la une des journaux). En effet notons-le bien : les socialistes européens veulent aussi l’UE et l’euro.

Le gouvernement allemand aspire-t-il à un statut de puissance mondiale ?

Revenons encore une fois à l’Allemagne. L’Agence de Renseignement privée états-unienne Stratfor Global Intelligence a publié le 8 février une analyse intéressante sur le rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde (« Germany’s Choice »). Pendant des décennies, l’Allemagne a été le trésorier (coupable) de l’Europe sans y jouir d’un poids politique réel, mais maintenant, elle n’est plus un « observateur passif muni d’un carnet de chèques ». Merkel est la première Chancelière qui gouverne « libérée du poids des péchés passés ». Elle n’est plus disposée à payer pour l’Europe « au détriment des intérêts allemands ».

Mais elle paiera malgré cela, ou plutôt à cause de cela, pour la Grèce. Il serait certes « intelligent » que l’Allemagne cesse de payer et que l’UE et l’euro s’effondrent, mais sans l’UE et l’euro, l’Allemagne ne pourrait plus prétendre au statut de puissance mondiale. (A vrai dire, la population n’y tient pas.) Cependant, le gouvernement Merkel y tient et le prix que les autres Etats de l’UE doivent payer pour cela est le contrôle absolu de l’Allemagne sur la Banque centrale européenne et par là même sur les budgets de tous les pays de la zone euro.

Mais ne voyons-nous pas se profiler ici une mégalomanie qui s’était déjà mani­festée jadis en Allemagne ? Qu’est-ce qui rend le gouvernement allemand si certain qu’il ne pourra pas se trouver bientôt au bord de la faillite ? Où existe-t-il des plans sinistres de la droite et des Verts en vue d’un renouveau « allemand vert » qui ne recule devant rien ?

Mais revenons à la Grèce. Lors des manifestations contre le plan de rigueur imposé par l’UE au nouveau gouvernement, on pouvait lire ou entendre des slogans comme « Nous n’accepterons pas le chômage et la pauvreté pour permettre au capital monopoliste de faire de gros profits » ou : « Nous ne payerons pas un centime pour la ploutocratie ». Le secrétaire général du syndicat grec des fonctionnaires Adedy a déclaré : « Ils ont promis que les riches paieraient mais au lieu de cela, ils se servent chez les pauvres. C’est cette politique que nous combattons, pas la tentative de surmonter la crise. »

Les Grecs en ont assez de l’UE

La Grèce a-t-elle une chance de s’en tirer au sein de l’UE et de la zone euro ? Guère ! Un article paru dans le Neue Zürcher Zeitung du 12 février et intitulé « La zone euro, zone de conflits » a une fois encore rappelé un défaut fondamental de l’euro : Contre toute raison économique, l’introduction de l’euro devait permettre de créer un super-Etat européen. L’euro devait contraindre les Etats à harmoniser de plus en plus leurs politiques. Mais c’était chimérique dès le début : « Les tensions au sein de l’union monétaire européenne sont plus ou moins le résultat du fait que les politiques ont toujours vu dans l’union monétaire un instrument destiné à accélérer et à imposer l’intégration politique de l’Europe. On a fait un usage abusif de l’institution moné­taire afin de viser des objectifs situés au-delà de la politique monétaire, ce qui représente un danger pour la stabilité de la monnaie et pour l’économie. »

Il est possible que si la Grèce sortait de l’UE, elle subirait dans un premier temps un certain nombre d’inconvénients écono­miques et autres, mais si elle reste dans l’UE, les inconvénients se multiplieront considérablement. Les Athéniens disent qu’ils en ont assez de l’UE, et c’est normal. Ne se fier qu’à ses propres forces et jouir de la liberté est plus digne que mener de plus en plus une vie d’esclaves.

Karl Müller

Grippe A : les 12 millions de Grecs seront vaccinés

Samedi 1 août 2009

Grippe A : les 12 millions de Grecs seront vaccinés

© Le Monde

A l’heure où les autorités françaises fixent les priorités de vaccination pour la rentrée – personnes souffrant de pathologies respiratoires, personnels médicaux… –, la Grèce, annonce, vendredi 31 juillet, qu’elle entend vacciner l’ensemble de sa population contre la grippe A(H1N1).

« Nous avons décidé que l’intégralité de la population, tous les citoyens et les résidents sans exception, sera vaccinée contre la grippe », a déclaré le ministre de la santé, Dimitris Avramopoulos, à l’issue du conseil des ministres.

Selon les experts, il faudra au moins deux doses par personne pour une protection totale, ce qui signifie que le gouvernement devra acheter au moins 24 millions de doses.

La Grèce, qui compte moins de 12 millions d’habitants et accueille 15 millions de touristes par an, a fait état, pour l’heure, de 700 cas de grippe A mais d’aucun mort.

L’épopée Grecque

Mercredi 17 décembre 2008

Des étudiants grecs au JT : « Arrêtez de regarder, sortez dans la rue »

© Le Monde

Les téléspectateurs qui regardaient le journal télévisé grec, mardi 16 décembre, ont assisté à  un spectacle inattendu. Un groupe de plusieurs dizaines d’étudiants a investi les studios de la chaîne publique NET, interrompant les diffusions. Les jeunes, qui sont apparus à  l’écran sans dire un mot, tenaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Arrêtez de regarder, sortez dans la rue ». NET diffusait à  ce moment-là  un discours du premier ministre, Costas Caramanlis, devant le Parlement.

sortez-dans-la-rue-grece

Les étudiants, qui ont quitté les lieux sans incident, ne sont restés à  l’écran que quelques minutes. La direction de la chaîne s’est empressée de lancer des publicités avant de rétablir les programmes, sans donner immédiatement d’explications. Près de 45 minutes plus tard, Christos Panagopoulos, directeur de la chaîne, s’est emporté contre ce qu’il a qualifié d’ »acte de violence qui dépasse les limites de la démocratie ».

Cet incident vient rappeler que la tension est toujours très vive en Grèce, près de dix jours après le début de manifestations violentes de la jeunesse en réponse à  la mort du jeune Alexandros Grigoropoulos. Le premier ministre Caramanlis, contesté de toute part, a promis de s’attaquer aux problèmes de corruption et « d’injustice sociale ». « Des problèmes restés sans solution depuis longtemps déçoivent lesjeunes gens. Contre tout cela, la lutte est difficile et de longue haleine, et nous sommes résolus à  la mener », a-t-il promis, tout en soulignant que les nombreux dégâts qu’a connu le pays pèseront sur la dette, et donc sur la marge de manoeuvre du gouvernement.

Outre les manifestations quotidiennes dans le pays, la journée de mardi a été marquée par une série d’attaques contre descommissariats de police ou des établissements publics à  Athènes et à  Salonique. Par ailleurs, des centaines d’établissements scolaires et universitairesrestaient occupés.

En Grèce, une grève « massive » émaillée d’affrontements

© Le Monde

Alors que la Grèce est toujours secouée par des violences, principalement centralisées à  Athènes et Salonique, les centrales syndicales se sont félicitées, mercredi 10 décembre, de la « participation massive » à  la grève générale de vingt-quatre heures dans les secteurs public et privé, contre la politique d’austérité du gouvernement de droite. Prévue de longue date, la grève n’est pas liée à  la mort d’un adolescent sous les balles de policiers, samedi. Cependant, les syndicats ont exprimé dans leur communiqué « leur colère pour l’assassinat d’Andreas Grigoropoulos », et ont appelé « à  la démocratisation de la police et à  la fin des actes de violence et de l’arbitraire par les organes de l’État ». Les deux grandes centrales syndicales du pays, la Confédération générale des travailleurs grecs (six cent mille adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (deux cent mille membres), ont également réclamé « la convergence des salaires en Grèce avec ceux des autres pays de l’Union européenne », ainsi que des « fonds pour les secteurs de la santé et de l’enseignement ».

manifestation-jeune-grece

Les transports publics et aériens ont été perturbés et aucune liaison maritime n’a été assurée avec les îles grecques, selon les syndicats. Des arrêts de travail ont eu lieu dans les chemins de fer, le métro, les autobus et les tramways, et de nombreuse écoles ont été fermées. Le fonctionnement des banques, administrations et grandes entreprises du secteur public a aussi été affecté, ajoute leur communiqué.

L’AVOCAT DES POLICIERS VISÉ PAR DES COCKTAIL MOLOTOV

Les dirigeants syndicaux ont tenu à  organiser ce rassemblementmalgré une demande d’annulation du premier ministre conservateur, Costas Caramanlis. Leur mouvement accroîtla pression sur le gouvernement, déjà  fragilisé par la flambée deviolences qui a suivi la mort d’AndreasGrigoropoulos. Le cortège le plus important, formé d’étudiants etd’enseignants, a défiler vers la place centrale de Syntagma, à  Athènes, où se trouve leParlement grec, sous des banderoles appelant à  renvoyer le premierministre et qualifiant le gouvernement d’ »Etat de tueurs ». À Salonique, une manifestation a rassemblé plus de dix mille personnes.

Malgré l’appel au calme des syndicats, de nouveaux affrontements ont opposé la police antiémeute et des groupes de jeunes, dans le centre d’Athènes. Deux cocktails Molotov ont été lancés devant le palais de justice en direction de l’avocat des deux policiers inculpéspour la mort d’Andreas, sans toutefois le blesser. Ailleurs dans la capitale, une centaine de manifestants ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et des bouteilles sur les policiers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Des affrontements similaires se sont déroulés à  la mi-journée à  Salonique, dans le nord de la Grèce, en marge d’une manifestation d’environ deux mille personnes, dont de nombreux élèves et étudiants.

Par ailleurs, en Turquie, une dizaine de manifestants ont aspergé, mercredi, de peinture rouge la façade du consulat général de Grèce, à  Istanbul, pour protester contre la mort d’Andreas. Les manifestants, qui ont affirmé faire partie d’un groupe « anarchiste » de la métropole turque, ont également brisé les vitres de la voiture officielle du consul garé devant la section des visas, avant de prendre la fuite. La police n’a procédé à  aucune arrestation.

En France, la LCR et l’organisation étudiante UNEF ont affiché leur soutien à  la jeunesse grecque.