Archive pour la catégorie ‘France’

Le gouvernement assure que la taxe carbone naîtra un jour

Mercredi 24 mars 2010

Le gouvernement assure que la taxe carbone naîtra un jour

© Reuters

Le gouvernement assure que la taxe carbone sera mise en place avant la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy et défendu son choix de ne pas l’appliquer avant le reste de l’Union européenne. Lire la suite l’article

Les écologistes dénoncent, depuis l’annonce mardi du report de cette réforme par François Fillon, un abandon pur et simple de la « fiscalité verte » que le président disait emblématique.

Le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, et sa secrétaire d’Etat Chantal Jouanno ont affiché leur déception mais aussi leur détermination à instaurer la taxe carbone, assurant que Nicolas Sarkozy, qui doit s’exprimer à la mi-journée, partageait leur sentiment.

« Vous pensez que je suis pas déçu ? (…) Nous sommes, le président est déçu », a dit Jean-Louis Borloo sur France 2.

« Je suis évidemment déçu qu’on ne puisse pas la mettre en place plus vite mais techniquement, aujourd’hui, on ne sait pas faire », a-t-il ajouté.

L’agenda européen est complexe et interdit de dire précisément quand une taxe carbone à cet échelon pourra être adoptée, a concédé le ministre.

« Compte tenu de son importance, de son caractère structurel, six mois, neuf mois, un an, ce n’est pas un sujet absolument majeur », a-t-il dit, souhaitant « très vivement » qu’elle puisse être appliquée en France avant 2012.

Sa secrétaire d’Etat à l’Ecologie a nuancé ses propos de la veille, lorsqu’elle s’était dite « désespérée de ce recul ».

Chantal Jouanno a regretté la « surinterprétation » des propos du Premier ministre et confirmé qu’elle ne démissionnerait pas.

« Le rôle d’un ministre, c’est pas de gagner un salaire, c’est de défendre des idées. Je reste totalement déterminée », a-t-elle dit sur RTL. « Cette remontée de l’écolo-scepticisme, on ne peut pas l’accepter. »

« BORLOO ET JOUANNO PEUVENT ALLER À LA PÊCHE »

La taxe carbone doit être améliorée, notamment sur les particuliers, ont dit les membres du gouvernement interrogés mercredi.

« Il faut mieux expliquer, mieux organiser ce principe de la taxation des émissions de CO2 et surtout, il ne faut pas que ça pèse uniquement sur les entreprises françaises », a dit Christine Lagarde sur RMC et BFM TV.

Les écologistes ont déploré l’abandon des promesses environnementales de Nicolas Sarkozy, après des élections régionales où l’UMP n’est pas parvenue à siphonner l’électorat d’Europe Ecologie.

« La première sanction après ces élections régionales (…) c’est de supprimer la taxe carbone, c’est-à-dire de prendre une décision nationale de très grande importance puisque c’était un peu le point phare du Grenelle de l’Environnement », a dit José Bové, eurodéputé écologiste, sur France Info.

Plusieurs médias ont rappelé mercredi les propos tenus par Nicolas Sarkozy en septembre dernier, lorsqu’il avait précisé les principes de la taxe carbone. « Je l’ai signé, je le fais. C’est une question d’honnêteté. Si on ne le fait pas, on n’est pas honnête », avait alors dit le chef de l’Etat.

« Ce qui est fascinant avec le gouvernement et Nicolas Sarkozy, c’est qu’on puisse dire une chose et son contraire dans la même année avec la même énergie », a dit le fondateur d’Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit.

« Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno sont au chômage partiel (…). S’ils ont envie d’aller à la pêche pendant le printemps, parce qu’ils n’ont rien à faire, c’est leur droit », a-t-il ironisé sur Europe 1.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet

Roselyne Bachelot rejette les critiques sur sa gestion de la grippe A

Mercredi 24 mars 2010

Roselyne Bachelot rejette les critiques sur sa gestion de la grippe A

© Le Monde

Achat en masse de vaccins, indépendance des experts, information des médecins généralistes, négociations avec les laboratoires : la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a défendu au Sénat, mardi 23 mars, sa gestion de la lutte contre la pandémie de grippe A(H1N1).

La commission d’enquête sur « le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le gouvernement de la grippe H1N1″ avait été mise en place à l’initiative des communistes et du Parti de gauche. Elle est présidée par François Autain (Parti de gauche) et son rapporteur est Alain Milon (UMP). Pourquoi 94 millions de doses achetées ? Pourquoi des commandes fermes ? Les experts sont-ils vraiment impartiaux ? Pourquoi les médecins généralistes ont-ils été tenus à l’écart ? Autant de sujets abordés par les sénateurs, lors d’une audition au ton parfois âpre, qui a duré plus de deux heures et demie.

LIENS D’INTÉRÊT

M. Autain a insisté sur l’influence des laboratoires pharmaceutiques et sur les liens d’intérêt des experts. « Ce n’est pas parce qu’un expert va travailler pour un laboratoire que son expertise n’est pas valable ou qu’elle est orientée, a déclaré Mme Bachelot. Les liens d’intérêt ne sont pas forcément des conflits d’intérêt. (…) Nous devons mobiliser les professionnels les plus compétents, et, dans un domaine donné, leur nombre est compté. » Elle a estimé aussi que les expertises étaient toujours rendues « de facon collégiale et plurielle » et que cela représentait « une garantie ».

La ministre a fait le point sur les négociations avec les laboratoires suite à l’annulation de commandes de vaccins. Confirmant les informations rapportées ce matin par Le Figaro, elle a redit qu’un contrat d’indemnisation avait été signé avec le seul laboratoire Novartis, d’un montant de 16 % du contrat initial, et que les négociations « continuent » avec les autres laboratoires, GSK et Sanofi-Pasteur. « Si nous ne parvenons pas à une démarche transactionnelle, nous notifierons à ces laboratoires une indemnisation unilatérale sur les mêmes bases que le contrat Novartis, de 16 % », a dit la ministre. Rappelant que les acquisitions de 94 millions de doses avaient été « dimensionnées de façon a pouvoir proposer la vaccination à l’ensemble de la population », elle a souligné que les laboratoires étaient « en position de force » et demandaient « des commandes fermes ».

Mme Bachelot a par ailleurs listé le nombre de fois où elle a rencontré les médecins généralistes, les pharmaciens et les infirmières, assurant qu’on ne « pouvait pas dire qu’on ne les a pas écoutés ».

Le site Internet de la SNCF annonce l’explosion d’un TGV à Mâcon

Mercredi 17 mars 2010

Le site Internet de la SNCF annonce l’explosion d’un TGV à Mâcon

© Koligo

Voici une publicité que la SNCF se serait bien passé, provenant d’un piratage du site ou d’une erreur interne sur le site Internet de la SNCF, hier le site annoncé une explosion à bord d’un TGV à hauteur de Mâcon sur la ligne Paris Dijon et bien que ce message resta peu de temps, celui-ci a attiré l’attention d’un grand nombre de médias.
Cette catastrophe ferroviaire faisait donc état de 102 voyageurs décédés ainsi que de nombreux blessés, le porte-parole de la SNCF s’est donc exprimé à ce sujet en indiquant qu’aucun TGV n’aurait explosé et qu’il ne s’agissait là que d’un exercice de crise et l’apparition de ce message d’erreur est déjà à la SNCF on parle d’un informatique.
Malgré que ce message soit resté environ 1h00 sur le site de la SNCF, de son côté la compagnie ferroviaire affirme n’avoir reçu aucun appel.

Destruction record d’emplois en France en 2009

Jeudi 11 mars 2010

Destruction record d’emplois en France en 2009

© NouvelObs.com

Plus de 320.000 emplois ont été détruits en 2009 dans le secteur privé -le pire chiffre jamais enregistré sur un an- dont 33.700 au quatrième trimestre, selon les statistiques publiées jeudi par Pôle emploi, qui note toutefois une « décélération par rapport aux trimestres précédents ». L’intérim progresse en revanche de 6,8% au quatrième trimestre, et de 0,9% sur un an.

De son côté l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS), dont le champ est un peu différent et qui publie ses propres statistiques également ce jeudi, note les mêmes tendances, mais avec 432.000 postes supprimés sur un an. C’est là aussi un niveau historique.

Autres chiffres publiés ce jeudi, ceux de l’INSEE et de la DARES, qui évoquent la disparition de 322.000 emplois dans le secteur concurrentiel et 357.600 dans le secteur marchand (dont 20.400 au quatrième trimestre, contre 79.800 au troisième, selon l’INSEE).

Ces deux organismes intègrent notamment dans leurs statistiques les « salariés des particuliers employeurs ».

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a salué dans un communiqué le « ralentissement important des destructions d’emploi » en fin d’année: -20.400 au dernier trimestre dans le secteur marchand, après -79.800 et -11.500 les trimestres précédents. Dans l’ensemble des secteurs concurrentiels, 66.000 emplois ont été détruits au dernier trimestre, selon l’INSEE et la DARES.

Selon Mme Lagarde, « cette évolution confirme la stabilisation en cours du marché du travail, qui devrait se prolonger en 2010″. La ministre y voit également « un encouragement à la politique industrielle offensive du gouvernement ». Elle affirme par ailleurs que des « mesures spécifiques » seront annoncées avant la fin du mois pour les demandeurs d’emploi en fin de droit.

Selon Pôle emploi, il y a eu 33.700 pertes nettes d’emplois au quatrième trimestre 2009, soit une activité salariée en baisse de 0,2% par rapport au troisième trimestre. Les trimestres précédents avaient été encore pires avec 165.000 suppressions au premier trimestre, 71.000 au deuxième et 52.000 au troisième.

« De fin décembre 2008 à fin décembre 2009, l’emploi diminue de 1,9%, soit 321.500 salariés », précise le communiqué diffusé jeudi.

« Ces pertes d’emplois au 4e trimestre s’expliquent essentiellement par la contraction dans l’industrie et la construction », souligne Pôle emploi. Cette baisse « ramène à 16.283.200 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 décembre 2009″.

Dans le détail, l’industrie a enregistré au 4e trimestre « un nouveau recul de ses effectifs (-1,4%, soit 44.200 postes de travail) ». Sur un an, la baisse atteint 5,6%, soit 182.000 postes supprimés.

La construction affiche une baisse de 1% au dernier trimestre, soit 14.500 postes de travail. Sur un an, dans ce secteur, « la contraction de l’emploi (…) s’accentue », avec une baisse de 2,6%, soit 39.000 postes de travail en moins.

Dans le tertiaire en revanche, l’emploi a enregistré une hausse de 0,2% au 4e trimestre 2009, soit 24.800 postes de plus. Mais sur un an, avec les destructions d’emplois des premier et deuxième trimestres (respectivement -1% et -0,2%), « les effectifs diminuent (…) de 0,9% », ce qui représente 100.500 emplois en moins.

L’intérim, pour sa part, a progressé au cours du 4e trimestre 2009 de 6,8%, avec « une légère hausse sur un an (+5.000 postes, soit +0,9%) ».

Sur un an, précise Pôle emploi, « il est à noter que (…) si les missions d’intérim étaient réaffectées dans les secteurs où elles s’exercent, la baisse serait moins marquée dans l’industrie (-5,2% sur un an) ainsi que dans la construction (-2,4%). Quant au tertiaire, l’évolution de son emploi serait inchangée (-0,9%) ». AP

Des chutes de neiges exceptionnelles dans le sud

Lundi 8 mars 2010

Des chutes de neiges exceptionnelles dans le sud

© Nouvelobs.com

Sept départements sont placés en alerte orange : l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, le Tarn, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, et la principauté d’Andorre.

Des chutes de neige exceptionnelles pour la saison sont tombées sur le Languedoc-Roussillon, la Provence, le sud de la vallée du Rhône et en Midi-Pyrénées dans la nuit du dimanche au lundi 8 mars, provoquant coupures d’électricité et perturbations routières.
Il faut notamment remonter à 1974 pour retrouver un niveau d’enneigement similaire un 8 mars à Nîmes (Gard), où il est tombé dans la nuit trente centimètres de neige, précise la préfecture.

Au total, sept départements et la principauté d’Andorre étaient toujours lundi matin en vigilance orange après la levée de la vigilance pour le Gard, le Vaucluse, la Drôme et l’Ardèche: l’Ariège, l’Aude, l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Tarn.

Dans le Gard, 250 personnes, coincées sur les routes dans la nuit de dimanche à lundi, ont dû être prises en charge, a-t-on appris auprès du Centre régional d’Information et de Coordination routière (CRICR).

Près de 3.000 foyers, localisés essentiellement dans la périphérie de Nîmes, étaient privés d’électricité dans le département, a-t-on appris auprès d’ERDF (Electricité réseau distribution France) qui table sur un rétablissement dans la journée.

L’aéroport de Perpignan fermé

L’aéroport de Perpignan était fermé et celui de Nîmes Garon, qui avait dévié dimanche les atterrissages prévus sur l’aéroport voisin de Montpellier, n’avait pas de vols prévus lundi matin. Les pistes étaient en cours de déneigement, a-t-on appris auprès de l’aéroport. Ceux de Montpellier et de Toulouse-Blagnac fonctionnaient normalement mais enregistraient quelques retards.

Ces intempéries ont perturbé le trafic ferroviaire dans le Gard et l’Hérault avec des retards sur les TGV en provenance du Languedoc-Roussillon et des interruptions de circulation entre Nîmes et Alès et entre Nîmes et le Grau-du-Roi.

Dans les Bouches-du-Rhône, où la neige est tombée en abondance dans le nord et le nord-ouest du département, quelque 500 foyers étaient également privés d’électricité, essentiellement en périphérie de Tarascon et Arles et dans les Alpilles.

De nombreux petits axes routiers étaient coupés autour de Saint-Rémy-de-Provence, Arles et Tarascon, selon le CRICR et les pompiers.

Près de 500 foyers étaient privés d’électricité dans l’Hérault, où une moyenne de 15 centimètres de neige est tombée dans la nuit. Lundi, les transports scolaires ont été supprimés mais les élèves seront néanmoins accueillis.

Les poids lourds, interdits de circulation sur les autoroutes A7, A8, A9 et A54, sont stationnés sur plusieurs aires de stockage, a précisé le CRICR, qui souligne que la circulation est très délicate sur le réseau secondaire et principal en raison d’une chaussée verglacée. A 10H, l’interdiction de circulation a été levée dans le Gard sur l’autoroute A9 dans le sens Nord-Sud et sur l’A54 dans le sens Arles-Nîmes.

20 à 30 cm de neige dans la vallée du Rhône

Dans la journée, les chutes de neige vont continuer à se décaler peu à peu vers l’ouest en direction de l’Aude et des Pyrénées orientales, indiquent Météo-France et la préfecture du Gard.

Les équipements spéciaux étaient recommandés pour monter dans les stations de sports d’hiver des Hautes-Pyrénées et pour se rendre en Andorre.

Quelques flocons ont fait leur apparition en début de matinée sur Toulouse, en Aveyron, dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales et le Tarn.

En Rhône-Alpes, où Météo-France a annoncé une amélioration en début d’après-midi, il est tombé entre 20 à 30 cm de neige en moyenne sur la vallée du Rhône.

En Auvergne, où le Plan intempéries Massif Central (PIMAC) est toujours activé, l’autoroute A75 a été rouverte à la circulation dans le sens Nord-Sud.

Nicolas Sarkozy plaide à nouveau pour une politique industrielle européenne

Vendredi 5 mars 2010

Nicolas Sarkozy plaide à nouveau pour une politique industrielle européenne

© Euractiv.fr

« Les temps sont venus, il suffit de bien y réfléchir ». Le président de la république a déclaré, jeudi 4 mars, à Marignane, devant un parterre de représentants d’industries, qu’il allait demander à la Commission et au Conseil européen de « prendre des initiatives pour une véritable politique industrielle européenne ».

Le thème de la politique industrielle de l’UE est cependant d’ores et déjà sur la table, notamment dans la perspective de la mise en place de la nouvelle stratégie économique de l’UE pour 2020. Mais les ministres en charge de l’industrie, réunis à Bruxelles le 1er mars, n’ont pour le moment lancé que des pistes de réflexions floues.

Derrière ce plaidoyer pour une politique industrielle commune, l’objectif affiché par Nicolas Sarkozy est d’éliminer les distorsions de concurrence entre les entreprises européennes et leurs homologues chinoises ou américaines. « Il est invraisemblable que l’Europe interdise le soutien des Etats aux industries exportatrices alors que ses concurrents asiatiques déploient des financements massifs sur leurs territoires comme sur les marchés mondiaux », a déclaré le président français.

La part des exportations européennes a baissé d’un quart depuis l’an 2000, a précisé Nicolas Sarkozy. « Nous ne pouvons pas être la seule zone économique mondiale qui applique unilatéralement les préceptes du libre échange, en parfaite méconnaissance du comportement de ses grands concurrents », a-t-il ajouté.

Le droit communautaire interdit aujourd’hui le versement de subventions à l’exportation, pour éviter les distorsions de concurrence au sein du marché intérieur européen. « Indirectement, il est vrai que cela peut avoir des effets négatifs et empêcher de promouvoir des champions européens à l’exportation. Mais tant qu’on n’aura pas une politique industrielle au niveau européen, on ne pourra pas assouplir ces règles », explique Claire Vanini, avocate au cabinet Francis Lefebvre.

Plus largement, le président français a insisté sur son souhait de voir les règles de la concurrence européenne assouplies. Nicolas Sarkozy a en effet critiqué la vision européenne de la concurrence « marché par marché », estimant que c’était une « erreur majeure ». « Il faut une industrie européenne, donc il faut analyser les parts de marché pour libérer la concurrence au regard du marché européen ». « Je veux d’abord qu’évolue la conception de la concurrence européenne », a-t-il martelé.

Au plan communautaire, la Commission européenne est compétente sur les questions de concurrence. En France, les autorités de la concurrence sont chargées de veiller au respect des règles. La posture du président de la République « est très politique mais on sait qu’elle ne se traduira pas en termes juridiques. Et si on fait un parallèle avec M. Almunia, ils ne sont clairement pas sur la même longueur d’onde », estime Claire Vanini.

Dans un discours prononcé à Paris le 16 février, peu de temps après son investiture, le nouveau commissaire à la Concurrence a effectivement expliqué qu’il était favorable à une application rigoureuse des règles de la concurrence, notamment en temps de crise.

Clémentine Forissier

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

Mercredi 3 mars 2010

Pas de patate OGM en France « dans l’immédiat »

© NouvelObs.com

Alors que la décision de la Commission européenne relance le débat sur l’innocuité des OGM, BASF annonce que sa pomme de terre Amflora ne sera proposée qu’aux pays « prêts à l’utiliser ».

La pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, autorisée mardi par la Commission européenne, ne sera pas proposée en France dans l’immédiat, a déclaré mardi 2 mars BASF dans un communiqué.

Amflora « est destinée aux pays qui sont d’ores et déjà prêts à l’utiliser », indique le groupe qui cite la Suède, les Pays-Bas, la République Tchèque et l’Allemagne.

« BASF n’a pas prévu, à ce jour, de la proposer aux industriels français et souhaite tenir compte des particularités et des demandes de chaque pays », a ajouté le groupe.

Interdiction nationale en Autriche

Le ministre autrichien de la Santé, Alois Stöger, va interdire la culture dans son pays de la pomme de terre génétiquement modifiée autorisée par Bruxelles dans l’Union européenne.

« Le ministre Alois Stöger prépare un texte pour interdire la culture de la pomme de terre OGM » sur le territoire autrichien, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé à l’AFP.

Le ministre a dit vouloir légiférer « immédiatement » en vue d’une interdiction nationale.

La Commission européenne a annoncé mardi avoir autorisé la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, l’Amflora, premier feu vert depuis douze ans dans l’UE concernant les OGM.

L’Autriche avait déjà mis en place en 1999 une « clause de sauvegarde » pour empêcher l’importation et la culture de deux sortes de maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer autorisés également par la Commission européenne.

Demande de moratoire du PS

En France, le PS a jugé que « le gouvernement français doit imposer un moratoire ». Il considère que la décision de la Commission européenne est « un véritable coup de force alors que les citoyens et consommateurs européens sont de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l’emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires ».

« A titre préventif, le Parti socialiste demande que le moratoire français sur le Mon 810 soit étendu aux nouveaux OGM dont la commercialisation a été autorisée par la Commission ».

Accusation de provocation du Modem

De son côté, Jean-Luc Bennahmias (MoDem) a accusé le président de la Commission de Bruxelles, Manuel Barroso, « de cultiver la provocation en remettant sur la table le dossier ô combien controversé des organismes génétiquement modifiés ». « Sans débat, sans consultation du Parlement européen, on ouvre rien de moins qu’une brèche inconsidérée dans la sphère agricole. Une faveur destinée à un groupe, BASF, en total contresens de tout ce qui avait été décidé collectivement depuis plus de 10 ans », a dénoncé dans un communiqué le député européen.

« Un risque inacceptable pour la santé »

L’organisation Greenpeace France appelle la France à déclencher la « clause de sauvegarde » pour faire barrage à la pomme de terre OGM Armflora autorisée mardi par la Commission européenne.

L’organisation dénonce dans un communiqué l’autorisation de culture et de commercialisation de ce tubercule génétiquement modifié qui pose, selon elle, « un risque inacceptable pour la santé humaine et animale et l’environnement ».

Notant qu’il s’agit de la première autorisation d’un nouvel OGM dans l’UE depuis 1998, Greenpeace souhaite que la France utilise pour s’y opposer « la clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son environnement et la santé de ses citoyens ».

« Résistance à certains antibiotiques »

L’organisation affirme que le tubercule Amflora de la firme agro-chimique allemande BASF « contient des gènes marqueurs qui lui procurent une faculté de résistance à certains antibiotiques ».

« Risques médicaux, environnementaux, tout allait contre cette autorisation », juge-t-elle. « Disséminer des OGM de la pomme de terre BASF dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, comme des traitements contre la tuberculose », estime-t-elle.

« Il est vraiment très choquant que l’un des premiers actes officiels de la nouvelle commission soit d’autoriser une culture aussi critiquable. Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques », souligne l’organisation en rappelant qu’une « majorité des pays de l’Union Européenne s’est opposée à cette autorisation ».

En 2008, la France a fait valoir cette clause pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810, comme l’ont également fait cinq autres pays membres dont l’Allemagne.

Une « très mauvaise nouvelle » pour Duflot

Cécile Duflot, a qualifié mardi 2 mars de « très mauvaise nouvelle » le feu vert donné par Bruxelles à la mise en culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, appelant le gouvernement français à s’y opposer.

« C’est une très mauvaise nouvelle », a affirmé la secrétaire nationale des Verts, sur RMC.

« Ce que demandent notamment les écologistes et nos députés européens c’est qu’on puisse faire une évaluation précise (des risques). Ca fait dix ans qu’on le demande, ça n’a pas été fait », a-t-elle ajouté, reprochant à la Commission européenne « de se précipiter ».

Elle a souligné que des traces de tels organismes génétiquement modifiés utilisés dans l’alimentation animale pouvaient se retrouver « dans le viande ou le lait » à l’insu des consommateurs.

Quel est le danger ? « Justement on ne le connaît pas ! On a pu avoir, sur le maïs notamment, quelques études qui ont montré sur des rats des conséquences sur des atteintes au foie. Ces travaux scientifiques doivent être approfondis, on doit aller jusqu’au bout de ces études-là avant de commercialiser », a dit Cécile Duflot.

Appliquer la clause de sauvegarde

« Ces doutes, ce soupçon ne peuvent pas être levés aujourd’hui puisque ces études n’ont pas été menées avec suffisamment de moyens, de rigueur et de temps », a insisté la chef de file d’Europe Ecologie pour les élections régionales en Ile-de-France.

A la question de savoir ce qu’elle attendait du gouvernement français, elle a souhaité qu’il « refuse la commercialisation et la culture de cette pomme de terre comme de tous les OGM ». « On a appliqué et fait appliquer la clause de sauvegarde, il faut continuer », s’est-elle exclamée.

La Commission doit « sortir de sa tour d’ivoire »

Fer de lance de la contestation des OGM en France, José Bové a, lui aussi, dénoncé le feu vert européen accordé à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, exhortant Bruxelles à sortir de sa « tour d’ivoire ».

« La Commission européenne doit sortir de sa tour d’ivoire et revenir sur cette décision », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Elle doit entendre enfin les citoyens qui ne veulent pas d’OGM. Elle doit en outre accepter la position des 27 Etats membres (de l’UE) qui en décembre 2008 avaient majoritairement souhaité une réforme radicale des procédures d’évaluation » des demandes d’autorisation des produits transgéniques, a-t-il ajouté.

Connu pour ses prises de position contre les OGM, José Bové a fait l’objet de condamnations en justice pour ses actions d’arrachage illégal de plantations transgéniques.

Autorisation de la Commission européenne

Il s’agit du premier feu vert de ce type depuis douze ans dans l’Union européenne, où les OGM suscitent une vive controverse. La décision prise ce mardi est de nature à relancer le débat autour de l’innocuité des produits OGM en Europe. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a profité du début de son deuxième mandat à Bruxelles pour clore le dossier de la pomme de terre de BASF qui avait empoisonné son premier mandat.

Selon le communiqué de l’exécutif européen la vraie nouveauté concerne l’autorisation de la pomme de terre Amflora, un tubercule conçu par la firme BASF destiné à l’usage industriel pour son amidon et à l’alimentation animale. La Commission européenne n’avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs Monsanto MON 810 dont l’autorisation de culture est arrivée à échéance il y a deux ans.

Choc des écologistes

Bruxelles a aussi accepté la commercialisation en Europe à des fins alimentaires de trois variétés de maïs transgéniques de la firme Monsanto, des dérivés du MON 863, selon un communiqué de l’exécutif européen. Une décision moins spectaculaire dans la mesure où des produits OGM importés font régulièrement l’objet d’autorisations pour le commerce.

Les écologistes au Parlement européen se sont dits « choqués » mardi par l’autorisation sans précédent accordée par la Commission européenne à la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, le premier feu vert de ce type depuis douze ans.

« Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, n’a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels », a estimé l’un de leurs chefs de file, Martin Häusling, dans un communiqué.

« Déclaration de guerre »

« Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d’OGM dans l’environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable », a critiqué de son côté la libérale Française Corinne Lepage, vice-présidente de la commission Environnement du Parlement.

Elle « constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM, de la part de M. (José Manuel) Barroso », le président de la Commission, a-t-elle ajouté.

L’organisation des Amis de la terre a également dénoncé le feu vert de Bruxelles à la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF. « C’est une mauvaise journée pour les citoyens européens et l’environnement », a-t-elle dit dans un communiqué.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Des bracelets électroniques contre les violences faites aux femmes

Vendredi 26 février 2010

Des bracelets électroniques contre les violences faites aux femmes

© NouvelObs.com

Le gouvernement a annoncé jeudi 25 février la prochaine mise en place de bracelets électroniques pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ils serviront à tenir à distance les conjoints violents.

Ce dispositif de bracelets électroniques devait être présenté dans l’après-midi sous forme d’un amendement gouvernemental à la proposition de loi contre les violences faites aux femmes, portée par tous les groupes politiques et en débat à l’Assemblée.

156 femmes décédées

Faisant état de 156 femmes décédées sous les coups de leurs compagnons en 2008, la ministre Michèle Alliot-Marie a souligné que la « prévention et la dissuasion de la violence conjugale exigent des moyens renforcés et renouvelés ».

Parmi ceux-ci, elle a évoqué la mise à disposition de téléphones portables d’alerte pour les femmes victimes de violences conjugales, un dispositif utilisé par le tribunal de grande instance de Bobigny et dont la chancellerie a souhaité la généralisation. « Un décret a été pris en ce sens », a précisé la garde des Sceaux.
A propos du bracelet électronique, inspiré de l’exemple espagnol, il permettra, a indiqué la ministre, de « signaler à distance que l’ex-conjoint violent de la victime se trouve à proximité ».

Le bracelet pourra être mis en place dans plusieurs cas: « avant le jugement, dans le cadre d’une assignation à résidence avec surveillance électronique », « après le jugement, dès lors que la peine encourue est de cinq ans d’emprisonnement », enfin, « en cas de menaces commises au sein du couple et pas uniquement de violences avérées », a précisé Michèle Alliot-Marie.

Un texte consensuel

La proposition de loi visant à renforcer la prévention et la répression des violences faites aux femmes est présentée par des députés de gauche et de droite.
Le texte crée notamment une « ordonnance de protection des victimes », permettant à un juge de statuer dans les 24 heures en cas d’urgence, et un « délit de violence psychologique ».

La proposition de loi, déposée par les députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP), est issue du travail de la mission d’évaluation des politiques de lutte contre les violences faites aux femmes, mise en place en décembre 2008. Le texte a été cosigné par des députés issus de tous les bancs de l’Assemblée.

Selon ses auteurs, la mesure la plus innovante du texte est la création d’une « ordonnance de protection des victimes ». Celle-ci doit permettre à un juge de statuer dans les 24 heures, par exemple sur l’éviction de l’auteur des violences du domicile conjugal ou sur la garde temporaire des enfants, dans les situations urgentes. Seront concernés les couples mariés, mais également les partenaires d’un Pacs et les concubins.

Les mesures prises dans le cadre de cette ordonnance de protection auraient une durée maximale de quatre mois avec possibilité de prolongation « en cas de dépôt par la victime d’une requête en divorce ou en séparation de corps ».

La victime pourrait alors « dissimuler son adresse et élire domicile chez son avocat ou auprès du procureur de la République ». En cas de violation de ces mesures, le conjoint violent s’exposerait à deux ans de prison et 15.000 euros d’amende.

« Renforcer la chaîne de la sécurité »

Le texte vise également à compléter l’arsenal juridique français, en créant un « délit de violence psychologique ou morale » et un délit de « contrainte au mariage ».

Enfin, en ce qui concerne la protection des étrangères, la proposition de loi prévoit d’accorder ou de renouveler le titre de séjour des femmes venues en France au titre du regroupement familial, mais qui ont dû se séparer de leur mari en raison de violences. Un autre article permet la délivrance d’une carte de séjour aux personnes en situation irrégulière ayant subi des violences conjugales.

Les sondages de l’Elysée échapperont à l’enquête parlementaire

Jeudi 21 janvier 2010

Les sondages de l’Elysée échapperont à l’enquête parlementaire

© MeteoFrance

La demande PS de formation d’une commission d’enquête sur les sondages de l’Elysée a subi un nouveau revers ce mercredi.

La polémique est née en juillet dernier après la publicationpar la Cour des comptes des lourdes dépenses de l’Elysée en matière de sondages. Un budget qui avait atteint 3,28 millions d’euros en 2008. Outre la quinzaine de sondages facturée à l’Elysée alors qu’ils faisaient l’objet d’une publication dans la presse, la Cour des comptes avait pointé le caractère « exorbitant » d’une convention, de près d’1,5 million d’euros, liant l’Elysée au cabinet d’étude Publifact appartenant à Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy.

Face à ces révélations, le PS a demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la question. Dans un premier temps, cette demande a essuyé le rejet de la commission des Lois, un avis suivi par le président de l’Assemblée Bernard Accoyer, ce qui a obligé le PS a élargir le champs d’investigation de l’enquête parlementaire qu’il réclame. Les députés socialistes demandaient depuis que cette dernière se concentre sur les « crédits budgétaires votés par le Parlement depuis 2007″.

Ce jeudi, les députés UMP ont porté une nouvelle attaque à la demande des parlementaires socialistes en excluant les dépenses de l’Elysée de l’enquête à venir. Après l’adoption ce mercredi, d’un amendement déposé par le rapporteur UMP de la résolution Olivier Carré, les investigations ne pourront plus oprter que les « crédits des programmes du budget de l’Etat ». L’Elysée exclu, les institutions, restant concernées par la futur commission d’enquête, sont: Matignon, les ministères, le Service d’information du gouvernement (SIG)…

L’amendement UMP a été voté par 38 voix contre 25 et trois abstentions (les villepinistes François Goulard, Hervé Mariton et Marie-Anne Montchamp).

Les voeux de Sarkozy 2010

Jeudi 14 janvier 2010

Les voeux de Sarkozy 2010