Archive pour la catégorie ‘Education Nationale’

Supprimer l’histoire en terminal scientifique, un choix politique

Samedi 12 décembre 2009

Supprimer l’histoire en terminal scientifique, un choix politique

© Le Monde

« Les lycéens en S ne feront pas d’histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non
plus de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés. », a déclaré dimanche à l’AFP, Luc Chatel, ministre de l’Education national. C’est un peu plus qu’un « sentiment » qu’il aurait fallu mettre en avant pour être convaincant. Un argument aurait pu être discuté, mais un sentiment ! Cela illustre déjà le niveau où se situe le débat ; si débat il y a au ministère.

Partons de ce « sentiment » pour montrer la nocivité de tels propos : une politique éducative à moindre coût. Une politique ambitieuse aurait consisté à remettre une heure ou deux de français en terminale S. Mais non. En plus de ne pas avoir de français, les élèves n’auront plus d’histoire, ni de géographie. Heureusement, la philosophie, qui n’est pas enseignée en première, n’est pas encore reléguée. Pourquoi heureusement ? Tout simplement parce que ces élèves auront au moins la possibilité de composer, de rédiger une dissertation. Plutôt que de mettre en avant ce « sentiment », le ministre ou ses conseillers auraient pu s’informer auprès des professeurs de sciences dans les Universités, voire en prépa scientifique, sur le niveau de français des élèves.

Après les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie est donc dans la ligne de mire. Certains diront qu’une heure de perdue sur trois ans, c’est peu. Mais cela permet de supprimer des postes… A lire les témoignages de nombreux enseignants, ce serait méconnaître la difficulté de boucler le programme. Ce dernier était réparti sur trois ans. Demain, il ne le sera plus que sur deux ans avec quatre heures en première. Quatre heures par semaines pour tout boucler, quatre heures pour « lobotomiser » des élèves, quatre heures pour traverser le XXe siècle au pas de charge ou au galop. Et après, d’anciens élèves, sur un futur forum, stigmatiseront l’enseignement de l’histoire géographie comme un vaste bachotage…

Il n’est pas utile de re-citer un des arguments avancés par « l’appel des Historiens » sur ce paradoxe qui consiste à ne plus enseigner l’Histoire-géo « A l’heure de la mondialisation… » et ajoutons : au moment même où ces élèves atteignent la majorité, obtiennent le droit de vote etc. Certes, cette matière pourra toujours être prise en option …

Quoi que l’on pense de cette suppression de l’histoire en terminal scientifique, ce choix, en dernier ressort, est un choix de politique éducative et donc de société. En tant que tel, il relève d’une décision politique et d’une certaine conception de ce que la France doit être. A l’heure où un débat (?) sans but (aucune loi n’est prévue) sur l’identité nationale a lieu, ce n’est pas le moindre des paradoxes de vouloir supprimer l’histoire et la géographie à des élèves de cet âge. A ce titre, tout le monde est concerné.

Zéro en orthographe pour Luc Chatel

Jeudi 3 septembre 2009

Zéro en orthographe pour Luc Chatel

© Le Point

Luc Chatel commence mal son année scolaire. Le ministre de l’Éducation nationale a fait distribuer aux journalistes lundi un dossier de presse consacré à la rentrée scolaire truffé de fautes d’orthographe. Tout y passe : accords oubliés, conjugaison piétinée, erreurs de syntaxe… Morceaux choisis :

- « La rèforme de l’enseignement primaire, qui est entré en application à la rentrée 2008, s’appuie sur des horaires et des Les programmes, redéfinis par arrêtés du 9 juin 2008 qui s’articulent avec les sept grandes compétences du socle commun. »

- « En 2009 se sont 214.289 élèves qui ont suivi…  »

- « Ces formations concerneront prioritairement les enseignants qui exercent pour la première fois en école maternelles . »

La rue de Grenelle, bien embarrassée par cette mauvaise publicité, a rapidement apporté « quelques petites corrections au dossier ». Le correcteur automatique d’orthographe a été activé et le document est désormais disponible sur le site internet du ministère de l’Éducation nationale… sans faute.

Grippe A : une rentrée scolaire sous haute surveillance

Mercredi 2 septembre 2009

Grippe A : une rentrée scolaire sous haute surveillance

© Le Monde

Pour les 12 millions d’élèves et 870 000 enseignants de France, le retour à l’école est placé sous le signe de la grippe A. Considérant que le nombre de cas « ne connaît pas d’accélération alarmante » et que « la gravité de la grippe reste modérée », le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, n’a pas jugé opportun de reporter la rentrée, qui a lieu mercredi 2 ou jeudi 3 septembre selon les établissements.

Les autorités sanitaires restent néanmoins extrêmement vigilantes. L’arrivée de l’automne et la réouverture des établissements scolaires pourraient marquer le début d’une accélération de la contagion par le virus H1N1, les enfants constituant un vecteur privilégié de transmission. Les réunions de pré-rentrée, qui ont eu lieu mardi 1er septembre, ont permis aux enseignants et aux personnels scolaires de se former aux mesures de prévention prévues par le ministère de l’éducation nationale.

Des réflexes à adopter. Dès la rentrée, les enseignants distribueront à leurs élèves une brochure éditée par le ministère de l’éducation nationale, tirée à 12 millions d’exemplaires, qui présente les réflexes à adopter pour limiter la contagion : se moucher dans un mouchoir en papier, se laver les mains soigneusement, éternuer dans son coude… Ces « gestes barrières » sont considérés par les médecins comme les principaux moyens de lutte contre la propagation du virus.

Des « correspondants grippe A ». Ils seront chargés de surveiller étroitement la situation sanitaire dans chaque académie. Dès la survenue d’un cas de grippe, le directeur de l’école doit avertir la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et organiser le retour de l’enfant à son domicile.

En cas d’apparition d’un « cas groupé », c’est-à-dire trois cas en moins d’une semaine au sein d’un même établissement, celui-ci sera fermé pour une durée de 7 jours. La décision sera laissée à l’appréciation du préfet et décidée au cas par cas. La fermeture systématique et généralisée des établissements n’est cependant pas envisagée. La France, tout comme la plupart des pays européens, a en effet jugé que la gravité du virus ne justifiait pas une mesure qui risquerait de provoquer une désorganisation sociale disproportionnée.

Aucune solution pour la garde des enfants n’étant prévue – afin de ne pas recréer un groupe susceptible de favoriser la contamination –, les familles sont invitées à faire jouer la solidarité familiale et les relations de voisinage.

Rattrapages des programmes scolaires. Un plan de continuité administrative et pédagogique a également été mis au point par le ministère dans le cas où une pandémie grippale de grande ampleur entraînerait une fermeture durable des établissements. Des programmes de rattrapage et des modules pédagogiques seront diffusés sur France 5, France Culture et sur le site academie-en-ligne.com.

Vaccination. Quant à la campagne de vaccination, elle débutera dès que les doses seront disponibles en quantité suffisante, à partir du 28 septembre selon le ministère de la santé. La vaccination sera proposée aux élèves mais restera facultative.

Audrey Fournier

L’Opus Dei veille à  la fin de l’école gratuite

Jeudi 28 août 2008

L’Opus Dei veille à  la fin de l’école gratuite

© Bakchich

C’est avec un enthousiasme inquiétant que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos sont en train de transformer l’école publique. Derrière ces réformes, il y a une idéologie, inspirée de mouvements sectaires ou d’extrême droite. Elle est expliquée avec brio par Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste, dans un livre à  paraître lundi 25 aoùt aux éditions Demopolis, « Main basse sur l’école publique ». « Bakchich » publie quelques bonnes feuilles de ce livre-enquête qui dépasse de loin le simple résumé des événements de l’année en matière scolaire.

Nouveaux programmes, suppression des cours le samedi matin, introduction de leçons d’instruction civique et morale, voilà  un aperçu de ce qui attend nos petits inscrits à  l’école primaire à  la rentrée de septembre.

Il faut dire que l’école intéresse beaucoup le père Darcos.

Depuis septembre 2007, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a entamé son projet de réformes du primaire, qui n’est pas du goùt de tous. Nombreux sont les enseignants et parents d’élèves qui jugent ces propositions menaçantes pour l’école publique et son principe d’équité, et s’inquiètent de la qualité de l’enseignement, elle aussi un brin menacée. Ca y est, c’est dit, les professeurs des écoles devraient perdre beaucoup moins de temps à  prendre des notes sur des cours de pédagogie sur les bancs des IUFM d’ici 2010.

Contre cette avalanche de réformes, les mobilisations ont été nombreuses avant les vacances estivales. Et aujourd’hui, qu’en est-il ? Bien que « la priorité soit donnée à  la rentrée des enfants, des Assemblées Générales sont d’ores prévues pour le jour de la pré-rentrée », indique à  Bakchich une représentante parisienne du Syndicat National des Ecoles (SNE-CSEN). Elle ajoute : « Avant de penser dans le détail aux actions à  mener à  la rentrée, nous attendons le rapport de la commission de juillet du rectorat, que nous n’avons encore reçu ».

Pas de doute, Xavier Darcos doit revoir sa copie sous peine de s’exposer à  de nouvelles grèves. Mais le monsieur est chanceux, le service minimum imposé aux salariés de l’éducation publique est passé depuis.

Les deux auteurs de Main basse sur l’école publique, Eddy Khaldi, enseignant et spécialiste de la laïcité et l’école, et Muriel Fitoussi, journaliste spécialisée dans les questions politique et sociale, montrent dans leur livre sur quelle toile de fond idéologique se repose notre Darcos pour réformer l’Education nationale. C’est avec surprise que derrière les idées du ministre, apparaissent des noms tel que l’Opus Dei.

main basse ecole
Main basse sur l’école publique, de Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi
© Démopolis

EXTRAITS DU LIVRE

« Si l’on veut vendre à  défaut d’être lu, si l’on veut faire les plateaux de télévision, il ne faut pas hésiter à  affirmer que l’école française ne fabrique que des crétins et que les enseignants français sont tous des privilégiés qui ne font même pas 35 heures de travail par semaine…

Christian Forestier et Claude Thélot

Une vingtaine d’organisations tentent de peser sur la campagne des présidentielles

Lors de l’élection présidentielle de 2007, fait inhabituel, tous les candidats ont fait l’impasse sur les questions d’éducation, qui ne furent jamais spontanément conviées dans les débats. Il ne fut quasiment question que du problème de la carte scolaire, dont le sort était mis en balance par les deux principaux candi- dats, qui annonçaient, qui sa « suppression », qui son « assou- plissement ». Dans ses discours de campagne sur l’éducation, le candidat de l’ump n’évoque pas, ou si peu, l’« Éducation nationale » en tant que telle. En revanche, il propose déjà , sans aucune ambiguïté, des privilèges nouveaux en vue d’un redé- ploiement des établissements privés.

(…)

Certains libéraux ne s’y sont pas trompés et déclarent, sur leur site Internet Liberté chérie : « Voilà  sans doute le sujet que Sarkozy semble le mieux avoir compris. En effet, il est partisan de la remise en cause de la planification éducative par la carte scolaire, se posant ainsi en défenseur de la liberté des parents de choisir l’école de leurs enfants. »

Valoriser l’école publique, voilà  qui n’est décidément plus un sujet porteur. Exemple révélateur, le journal Libération qui organisait, dans le cadre de la préparation de la campagne « trois jours de débats, d’expression et d’échanges » les 13, 14 et 15 septembre 2006 à  Grenoble, abordait quasiment tous les thèmes de campagne, sauf l’éducation. À l’exception d’une unique table ronde sur la citoyenneté, rien ne fut dit sur les structures, les contenus et la gestion du système éducatif…

Malgré ce peu d’intérêt des candidats, un certain nombre d’organisations tentent de peser sur la campagne. Une ving- taine d’entre elles 6, peu connues du grand public, publient dans Le Figaro du 10 janvier 2007, une plate-forme commune : « Lettre sur l’injustice scolaire », sans doute pour attirer l’at- tention peu soutenue des présidentiables et s’imposer dans le paysage et les débats politiques de la campagne en désignant les deux ou trois candidats porteurs de leurs desseins. Rien de neuf sous le soleil de ces mouvements – parmi lesquels Créer son école, l’oidel, Enseignement et Liberté – si ce n’est l’affichage de leurs connexions. Ce qui traduit, sur le terrain de l’éduca- tion, une offensive concertée de mouvements français idéologiquement très proches et liés. À l’intérieur du vaste essaim de signataires, mentionnons l’association clé (Catholiques pour les libertés économiques), dont l’objet n’est pourtant pas celui de l’enseignement, qui est clairement liée à  l’Opus Dei, dont elle partage certains locaux parisiens. Les propositions de la lettre publiée dans Le Figaro sont reprises par des think tanks du secteur économique et résumées dans le Guide du candidat 2007-2008 publié par l’aleps.

(…)

L’Education nationale, un mammouth à  foutre à  la corbeille

Autre acteur de poids dans la campagne, l’oidel (Organisation internationale pour le développement de la liberté d’enseignement), ong suisse reconnue par le canton de Genève, qui s’intéresse de près à  la question du dualisme scolaire français. L’organisation a l’insigne honneur de jouir du statut consultatif auprès des Nations unies, de l’unesco et du Conseil de l’Europe. Elle collabore par ailleurs étroitement avec l’Union européenne. Notons aussi que Enseignement et Liberté est membre de l’oidel.

L’oidel est au centre de nombreuses initiatives entreprises depuis quelques années. Ses constats pas toujours objectifs s’appuient principalement sur des accusations sans cesse ressassées, ainsi résumées : l’Éducation nationale est un mammouth ingérable qui coùte cher et fabrique des illettrés. Ses solutions : suppression de la carte scolaire, un directeur d’établissement chef d’entreprise, la suppression du monopole de la collation des grades 16, le maintien ou la fermeture d’écoles, la sanction des résultats obtenus, l’ouverture de nouveaux établissements privés.

(…)

L’organisation s’est très opportunément signalée au moment de la campagne présidentielle. Le 22 avril 2007, entre les deux tours, surgit le rapport de l’oidel sur « la liberté de l’enseigne- ment en France » : « Après une première version en 2002, un Rapport sur la liberté d’enseignement dans le monde est en cours de préparation […]. Voici une étude concernant la France [pour] analyser les politiques scolaires sous l’angle de la liberté d’enseignement. » Les objectifs de privatisation y sont très clairement exprimés. Ce rapport souligne qu’en 2002, sur 85 pays étudiés, tant dans les dispositions juridiques que dans la prati- que, la France est placée en quatrième position, relativement à  la « liberté d’enseignement » qui y règne. Nous savions déjà , par plusieurs enquêtes, que l’enseignement privé, presque exclusivement catholique en France, y était surreprésenté, et le mieux financé parmi 25 pays d’Europe.

(…)

L’influence de cette organisation sur les propositions de cam- pagne du candidat Sarkozy ne serait après tout pas très nouvelle, si l’on ne précisait la nature véritable de l’oidel, qui se présente sous des dehors éminemment respectables d’ong mondialement reconnue, et qui place son combat sous la bannière irréfutable des droits de l’homme. L’État fédéral de Genève affirme, pour sa part, que l’oidel est une émanation de l’Opus Dei.

Deux sites du gouvernement fédéral genevois le confirment, dans cette [1] transcription du 5 novembre 2002 des débats relatifs à  l’attribution d’une subvention de 160 000 francs suisses à  l’uedh (Université d’été des droits de l’homme), filiale de l’oidel, pour 2003, 2004 et 2005. »

© Demopolis

Sarkozy pour le retour du catéchisme a l’école publique

Lundi 28 juillet 2008

Sarkozy pour le retour du catéchisme a l’école publique


Sarkozy pour le retour du catéchisme a l'école publique 2
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L’Assemblée rend obligatoire l’accueil des élèves en cas de grève ou d’absence

Jeudi 17 juillet 2008

L’Assemblée rend obligatoire l’accueil des élèves en cas de grève ou d’absence

© AFP Par Béatrix BACONNIER-MARTIN – Mercredi 16 juillet

PARIS (AFP) – L’Assemblée nationale a adopté mercredi en fin de journée le projet de loi controversé qui impose l’accueil à  l’école des enfants de maternelle et de primaire, en cas de grève ou d’absence « imprévisible » d’un professeur qui n’aurait pu être remplacé.

Les députés ont étendu cette obligation aux élèves des écoles privées sous contrat avec l’Etat et fixé à  25% d’enseignants grévistes par école le seuil de déclenchement de la procédure d’accueil par les communes.

Selon le texte soumis aux députés, l’enfant bénéficie d’un d’accueil lorsque les enseignements, « par suite de l’absence ou de l’empêchement du professeur habituel de l’élève et de l’impossibilité de le remplacer ».

Accusé par la fédération de parents d’élèves FCPE et l’opposition de vouloir transformer « l’Education nationale en garderie nationale », Xavier Darcos (Education) a assuré que le remplacement des enseignants par l’Etat restait la règle « sauf cas d’exception majeure et immédiate où on accueille » les élèves.

En cas de grève « d’une ampleur limitée, l’Etat est en mesure d’assurer l’accueil des élèves avec ses propres personnels », a précisé M. Darcos.

Si l’ampleur est importante, « les communes reçoivent mission d’organiser l’accueil », a ajouté M. Darcos. « Voilà  la réalité, tout autre exégèse relève soit du procès d’intention, soit de la volonté de polémiquer à  tout prix ».

Mais le ministre n’a pas convaincu l’opposition: « Nous (avons) un texte qui institue un droit d’accueil en cas d’absence d’un professeur et pas les absences en cas de grève », a jugé Patrick Roy (PS), en demandant que « la mention grève », qui ne figurait pas dans le texte gouvernemental, y soit inscrite.

Le ministre a donc accepté une nouvelle modification du texte afin de préciser, par amendement, les cas de mise en place de l’accueil: « absence imprévisible du professeur, impossibilité de le remplacer » et « grève ».

Delphine Batho (PS) a craint que « petit à  petit, le service d’accueil ne retombe sur la tête des communes, même lorsqu’il ne s’agit pas de cas de grève ».

Le texte donne obligation aux communes d’organiser l’accueil, si le nombre de grévistes atteint, par école, 25% des enseignants.

Fixé dans un premier temps à  10%, le seuil avait été porté à  20% par le Sénat. A la demande du président de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard (UMP), M. Darcos a accepté de le relever.

En contre-partie, les communes percevront une compensation de l’Etat. M. Darcos a promis qu’elle s’élèverait à  « 11O euros » par jour. Par ailleurs, l’Etat, et non le maire, endossera la responsabilité pénale de l’accueil.

« Vous avez décidé de mettre à  mal le droit de grève sans le dire. Comme l’a dit Nicolas Sarkozy, vous voulez que les grèves soient sans effet. Vous faites de l’accueil pour que les grèves ne soient pas visibles », a dénoncé François de Rugy (Verts).

Le texte impose par ailleurs que l’Etat et les syndicats mènent une « négociation préalable », dans un délai de huit jours maximum, avant tout dépôt d’un préavis de grève.

Les enseignants devront déclarer individuellement à  leur hiérarchie leur intention de faire grève « 48 heures à  l’avance ».

Le texte doit à  présent être soumis à  une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) avant son adoption définitive, les 23 ou 24 juillet, pour une entrée en vigueur dès la rentrée de septembre.

Le recteur de Grenoble ne sait pas écrire

Mercredi 16 juillet 2008

Le recteur de Grenoble ne sait pas écrire

© bakchich.info

Qui se souvient de l’unique moment un peu rock du débat Ségolène-Sarkozy, l’incontournable bras de fer imposé aux impétrants quand ils rêvent d’être calife ? Les deux, la sainte et l’ami de Bush s’échauffaient à  propos de l’accueil des enfants handicapés dans les écoles. L’ami de Berlusconi avait promis qu’il ferait davantage. Bien sùr. Choisissez bien choisissez plus.

Là , j’ai sous mes lunettes l’un de ces dossiers qui n’intéressent personne. Il ne traite que des avatars d’un père et d’une mère dont l’enfant (raccourci ou sentier qui rallonge), n €˜a pas pris le même chemin que les autres gosses.

Epileptique dès sa naissance, C… vit sa vie. Il chante, rit, ramasse des champignons, frappe sur des tambours. Estime peut-être qu’il sera toujours temps « d’apprendre ». Mais comment mettre ce gentil loustic dans un Cours Préparatoire bien ordinaire sans tambour ni trompette. Dans certains cas, les instits, psys, éducateurs et autres « pédas » obtiennent des résultats. Temps partiel à  l’école, présence d’une assistante de vie scolaire (AVS) pour tenir le gosse par le col : on y arrive. Il faut le sens du devoir, beaucoup d’amour et de l’argent. Vous êtes au courant pour le dernier point c’est déjà  réglé : aucune volonté de dépenser du fric dans de telles niches. Tant pis pour l’obligation scolaire.

Viré de l’école avant d’y entrer, ou presque

Le C… dont je vous parle, le petit chanteur à  la croix des chemins, n’a pas eu cette chance, celle d’être intégré au « Jardin de Ville » de Grenoble où il habite. Le gamin est viré de l’école avant d’avoir pu y entrer vraiment. Les parents l’inscrivent alors au CLIS, un organisme « adapté » de l’Education nationale, situé au bout du monde, à  Saint- Egrève dans la lointaine périphérie de Grenoble. Et voilà  C… viré au bout d’une journée de classe. Explication : absence d’une AVS et trop grande hétérogénéité des élèves. Bon, C… est en grandes vacances. Maintenant il fait du bel canto avec une gentille italienne qui prépare un doctorat de psychologie. Petit à  petit, en flânant sous la conduite de la doctorante, il rentre dans la vie telle que les hommes veulent qu’elle soit. Bientôt il cessera de chanter…Pour compter peut-être ?

Croyant plus aux éternelles vertus de l’Education Nationale, qu’aux promesses de Sarkozy, les parents écrivent à  Jean Sarrazin, le recteur d’Académie de Grenoble. N’est-il pas le père du régiment, le truchement du président de la République dans la province de Dauphiné, l’applicateur du slogan connu : dépenser plus pour handicaper moins…

La lettre à  Jean Sarrazin, écrite en français, lisible puisque imprimée depuis un PC, est donc envoyée, avec la déférence qui plait tant à  quiconque détient un mètre carré de pouvoir. L’enveloppe a été oblitérée. Pas de réponse. Après enquête, il est constaté que le rectorat a pourtant une copieuse dotation de timbres. Pourquoi ce silence ? Mutisme à  répétition Jean Sarrazin ne répond pas à  d’autres épîtres. Enquêtant à  mon tour, une idée simple mais horrible me vient : et si le recteur ne savait pas écrire ?

L’Education nationale, autre grande muette ?

Pour en savoir plus sur le traitement réservé aux enfants qui ont la tête buissonnière, j’appelle Florence Martin, l’attachée de presse dudit rectorat. J’ignore à  qui Florence –qui a une jolie voix- est vraiment attachée, à  la presse ça m’étonnerait. Elle me conseille « d’appeler le cabinet ». Le « cabinet » me répond que le chef Batigni n’est pas là , qu’il faut « lui envoyer un mail » (je pensais qu’à  l’Education nationale on disait courriel…). J’écris donc à  J.M. Batigni. Pas de réponse : le chef de cabinet n’écrit pas plus que le recteur. Sans doute une contagion ? Ou pour faire comme Sarko. Quand on lui adresse une lettre et que le sujet n’entre pas dans son humeur, il ne répond pas. Pas même par un simple papier photocopié du genre « j’ai bien reçu (bla, bla, bla), je ne manquerai pas (bla, bla, bla) ». Ca ne coùterait rien puisque sa franchise est (tout au moins) postale.

Finalement j’ai à  nouveau Florence-Martin-qui-ne savait-rien. Elle m explique que le recteur ne s’occupe que des lycées. Les petits gosses en vrac dans leur vie, c’est du ressort de l’inspection d’Académie. Je change mon téléphone d’oreille et appelle le ministère de l’Education à  Paris. La maison mère affirme le contraire : le recteur est le lider maximo de toutes les écoles et de tous écoliers. Epaté par cette découverte j’ai oublié de demander à  la dame si, pour être recteur, il fallait passer un examen d’écriture.

France: Sarkozy illustre la méchanceté dans une école

Mercredi 9 juillet 2008

France: Sarkozy illustre la méchanceté dans une école

© IRIB

Les écoliers d’un établissement scolaires français ont fait €Žcollé l’image de Sarkozy sur le mur de leur salle de cours en tant €Žque symbole de méchanceté. €Ž
Depuis qu’il est installé à  l’Elysée, Nicolas Sarkozy a rapidement €Žperdu sa cote de popularité parmi les diverses couches sociales €Žfrançaises, à  tel point que lors de ses visites dans les lieux publics, €Ždont les hôpitaux et les expositions, les citoyens français ne €Ždaignent même pas le saluer. Il y a quelques jours, Nicolas €ŽSarkozy était sur le plateau de France 3 pour intervenir en direct et €Žles équipes techniques de France 3 ne l’ont pas salué. Dans sa €Žvisite au salon d’agriculture, lorsqu’il a tendu la main à  l’un des €Žvisiteurs, celui-ci a refusé de lui serrer les mains. Selon les €Žrésultats du dernier sondage d’opinion, la popularité de Nicolas €ŽSarkozy a encore baissé de 3 points, et frôle les 36%

La RFID à  l’école de La Bruyère – Dans le cartable : des cahiers et une puce électronique

Jeudi 3 juillet 2008

La RFID à  l’école de La Bruyère – Dans le cartable : des cahiers et une puce électronique

© Alter Info

Le 26 juin, le conseil communal de La Bruyère a décidé que dès la rentrée de septembre les 600 élèves qui fréquentent la garderie auront désormais une puce électronique accrochée à  leur cartable, qui sera scannée pour enregistrer leur présence.

Jusqu’où les nouvelles technologies vont-elles poursuivre leur implantation dans les écoles belges ?

Après l’installation de bornes d’identification des empreintes digitales dans l’école libre Marie-José à  Liège et Don Bosco à  Bruxelles pour contrôler l’entrée de leur bâtiment (Lire notre article : « Apparition de la biométrie dans une école de Liège »), c’est de la région de Namur que proviennent des inquiétudes.

Le 26 juin, le conseil communal de La Bruyère a décidé que dès la rentrée de septembre les 600 élèves qui fréquentent la garderie auront désormais une puce électronique accrochée à  leur cartable, qui sera scannée pour enregistrer leur présence. La puce peut être lue à  7,5 cm de distance [1] ; il s’agit donc de RFID.

Comme souvent lors de l’introduction de technologies biométriques ou de RFID, la diminution du travail et le gain de temps servent de justification. Ainsi, d’après l’échevin de l’enseignement, Olivier Nyssen, « Le temps récupéré pourra être utilisé à  des tâches pédagogiques et d’encadrement. » Selon « Vers l’Avenir », qui a révélé l’information, l’équivalent d’un mi-temps serait libéré pour d’autres activités pédagogiques. Ce cas vient souligner le manque de personnel éducatif et enseignant, résolu une fois encore par l’instauration d’une technologie qui est loin de faire l’unanimité.

L’enjeu des puces dès l’école : la première étape

Bien que le projet ait été approuvé par la commission de l’accueil extrascolaire de l’entité – qui regroupe enseignants, direction, parents et pouvoirs organisateurs – et bien qu’Olivier Nyssen, l’échevin de l’enseignement, assure que « le badge ne comporte qu’une seule donnée : un numéro » et que « les éléments recueillis sont immédiatement détruits après facturation » [2], nous pensons que l’introduction de cette technologie dans l’école communale est une bien mauvaise idée. Elle participe sans le vouloir à  l’acceptation progressive de l’enregistrement des mouvements des habitants, dès l’enfance, faisant ainsi le jeu des lobbies de l’électronique.

On sait l’importance que les industriels de l’électronique attachent à  une mise en contact précoce des enfants avec les nouvelles technologie. En 2004 déjà , le lobbie Gixel (groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques) expliquait dans son « Livre bleu » rédigé à  destination du gouvernement français que « La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes :

- Education dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à  la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.
- Introduction dans les biens de consommations, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, jeux vidéos.
- Développer les services « cardless » à  la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet, …
La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à  la persuasion et à  la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à  la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. Là  encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à  cette tâche » (Lire sur le site des Big Brother Awards France : « Livre Bleu du Gixel, les BBA republient la version originale (et non censurée) »)

Les réactions des officiels

Du côté du ministère de l’Enseignement obligatoire, le socialiste Christian Dupont a indiqué comprendre que ce type de système existe dans ce cas-là  pour libérer du temps pour d’autres projets pédagogiques. Ici aussi la frénésie absurde de gain de temps semble avoir frappé. Néanmoins le ministre « se demande si c’est le meilleur moyen de répondre aux besoins ». Et de préciser que, juridiquement, il ne peut toutefois s’opposer à  cette mesure, car elle relève de l’autonomie du pouvoir organisateur de l’école communale. Rien ne l’empêcherait pourtant de susciter une discussion parmi les enseignants et les éducateurs sur les nouvelles technologies. [3]

Du côté de la Fédération des Associations de Parents d’Elèves de l’Enseignement Officiel, on estime également que les nouvelles technologies peuvent apporter une aide mais qu’il ne faut pas « tout robotiser », avant d’ajouter diplomatiquement « Nous ne sommes pas trop favorables à  ce genre de choses et nous sommes contre le fait de retirer une composante humaine ». [4]

Ces deux positions manquent, à  notre sens, de vigueur dans un dossier éthique. En sera-t-il autrement après deux mois de vacances, quand les choses se seront tassées ?

Et du côté syndical ? Rien. Silence radio… Consternant.

C’est de l’Union des Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique que provient une position plus claire, alors qu’elle n’est pas concernée directement par cette affaire qui ne touche pas une école de l’enseignement libre : elle indique qu’il faut éviter tout risque d’escalade dans ce type de surveillance. [5]

Une réaction ferme généralisée serait pourtant bienvenue, car concrètement, comme l’a épinglé les Ecolos de La Bruyère, seul groupe politique à  s’être publiquement opposé à  l’implantation des puces dans les cartables, « une fois le système mis en place, la tentation sera grande de confier d’autres fonctions à  ce portique électronique, comme la gestion des frais scolaires ou le contrôle de la fréquentation scolaire, par exemple. Autant de sources potentielles de tension qui nécessitent des contacts humains plutôt qu’un traitement automatique. » [6]

Contre les puces et la biométrie dans les écoles

Ainsi que nous l’avons signalé lors de l’introduction des bornes destinées au contrôle des empreintes digitales à  Liège et Bruxelles, la situation est d’autant plus inquiétante que, en acceptant la biométrie et les puces RFID, l’Ecole participe à  la normalisation de ces techniques de surveillance et prépare les jeunes à  un monde de contrôle permanent, de traçabilité totale des individus. Elle concourt à  la mise en sommeil des consciences au lieu d’être un lieu privilégié d’exercice de l’esprit critique. La résistance ne viendra pas d’esprits au garde-à -vous.

Qu’adviendra-t-il quand on pourra à  l’avenir pour chaque individu croiser son dossier scolaire, ses données médicales, familiales et son casier judiciaire ? L’échec scolaire stigmatisera-t-il la « dangerosité sociale » d’un individu ? Yves Poullet, le directeur du centre de recherche Informatique et droit installé à  Namur, a d’ailleurs rappelé à  l’occasion du cas de La Bruyère que la loi actuelle n’établit pas assez de garde-fous : « Les techniques d’identification par empreintes digitales ou par puce comportent des risques de corrélation de fichiers et d’utilisation malveillante des données. » [7]

Le conseil communal de La Bruyère devrait augmenté les équipes pédagogiques et non pas les moyens techniques qui, à  moyen terme, risquent de menacer la vie privée tant des élèves et de leurs parents que la souplesse de travail de leurs éducateurs.

Nous refusons la biométrie et la RFID de manière générale et singulièrement au sein de l’Ecole car elles seront plus que probablement synonyme d’une raréfaction du personnel d’éducation dans les enceintes des établissements scolaires. La mécanisation des entrées et sorties des élèves qui prétend alléger la tâche de la vie scolaire finira par la vider de ses éducateurs et retirer à  l’espace scolaire toute dimension éducationnelle et pédagogique.

Face aux réactions molles des « représentants », il revient aux usagers de s’organiser de façon autonome. L’intérêt des élèves, parents et équipes scolaires est de préserver les relations humaines entre l’école et les familles et de refuser toute technologie de contrôle.

Un débat public doit s’engager très rapidement sur l’intrusion de plus en plus fréquente des « smalls brothers » dans nos vies.

[Louise]

Pour en savoir plus
- Lire notre dossier : « Des technologies au service de la surveillance »
- Lire l’ouvrage du collectif Pièces et main d’œuvre, « Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à  l’ère technologique », Ed. L’Echappée, juin 2008

Notes
[1] « Le Soir » du 01/07/08
[2] « Le Soir » du 01/07/08
[3] Dépêche Belga du 30/06/08
[4] Dépêche Belga du 30/06/08
[5] Dépêche Belga du 30/060/08
[6] http://web4.ecolo.be/
[7] « Le Soir » du 01/07/08

Flicage des enfants : INCROYABLE !!!!! On se croirait revenu en 1940 !!!!!

Mercredi 18 juin 2008

Flicage des enfants : INCROYABLE !!!!! On se croirait revenu en 1940 !!!!!

© Bellacio

enfant

A Faire circuler de toute URGENCE !!!! Information grave…
A’ tous ceux qui ont des enfants en primaires surtout en CM2 une expérimentation est en cours dans 80 classes en France

de Gilles

« Flicage des enfants,

Conseil local de Monein Des enfants soumis « à  la question » à  l’insu de leurs parents ! Expérimentation à  l’école primaire de Monein de l’évaluation CM2 jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein

Pire que la base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l’école.

À l’école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS.

En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n’avaient pas à  prendre connaissance des évaluations de leur enfant….et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s’intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà  fait auparavant 3 séries d’évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n’y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type : « Es -tu né en France ? » « Ta mère est née en France ? » « Ton père est né en France » « Quelle langue parles- tu à  la maison ? » « D’habitude qui vit avec toi à  la maison ?

a) ta mère b) une autre femme tenant le rôle de ta mère a) ton père b) un autre homme tenant le rôle de ton père » La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLàƒË†VES n’est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à  la maison » morceaux choisis : « à  la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à  la maison parce que j’aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à  l’école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n’ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N’ONT RIEN À VOIR AVEC L’ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à  la maison, sous prétexte d’évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l’on demande aux enfants. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de l’école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L’utilisation, fourbe, de l’ingénuité des enfants qui n’ont pas d’autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l’opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d’autres lieux et dignes d’autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à  un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d’autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à  tous d’alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l’Inspecteur d’académie n’a pas souhaité répondre….

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à  cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/

Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à  la manifestation à  11h au complexe de la République à  Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents.

P.-S. Vendredi 23 mai : devant l’avalanche de protestations, malgré la caractère limité de l’expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4

Devant le tollé, l’ordre a été donné de ne pas remplir cette partie du questionnaire !!

Restons éveillé !

Gilles