Archive pour la catégorie ‘Déclarations d'indépendance’

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 1789

Samedi 6 octobre 2007

Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789

declaration des droits de l
Le symbole du triangle avec l’oeil qui illumine est un symbole utilisé par la Franc-maçonnerie d’aujourd’hui, et plus particulièrement, l’ordre des Illuminés de Bavière. C’est un des plusieurs symboles illuminatis que l’on retrouve partout à  travers le monde.

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à  tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant à  chaque instant être comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’àƒÅ tre suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen:

Article premier – Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II – Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sùreté, et la résistance à  l’oppression.

Article III – Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV – La liberté consiste à  faire tout ce qui ne nuit pas à  autrui: ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article V – La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à  la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à  faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article VI – La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à  sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à  ses yeux, sont également admissibles à  toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII – Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à  l’instant; il se rend coupable par la résistance.

Article VIII – La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée.

Article IX – Tout homme étant présumé innocent jusqu’à  ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne sera pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article X – Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Article XI – La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à  répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi.

Article XII – La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique: cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Article XIII – Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article XIV – Chaque citoyen a le droit, par lui-même ou par ses représentants, de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article XV – La société a le droit de demander compte à  tout agent public de son administration.

Article XVI – Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a pas de Constitution.

Article XVII – La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

La Déclaration d’Indépendance du Vietnam, 1945

Samedi 6 octobre 2007

Déclaration d’Indépendance du Vietnam par Ho Chi Minh, le 2 Septembre 1945

ho chi minh
Ho Chi Minh, fondateur de la République démocratique du Viêt Nam en 1945

Version Traduite en Français, Non Officielle

« Tous les hommes sont créés égaux. lls sont doués par leur Créateur avec certain droits inaliénables, parmi eux sont la Vie, la Liberté, et la Recherche de Bonheur. » Cette déclaration immortelle a été faites dans la Déclaration d’Indépendance des États unis d’Amérique. Dans un sens plus large, cela veut dire que tous les hommes ont le droit de vivre, d’être heureux et d’être libre.

La déclaration française de 1791 des droits de l’homme et du citoyen dit aussi: « Que tous les hommes sont nés libre et égaux, et doivent toujours rester libre avec des droits égaux ». Ce sont des vérités indéniables.

Néanmoins, pendant plus de quatre-vingt années, les français impérialistes, abusant le standard de liberté, d’égalité et de fraternité, ont violé notre Terre natale et oppressé ses citoyens. Ils ont agit contrairement aux idéaux de l’humanité et de la justice. Dans le domaine de la politique, ils ont privé notre peuple de toutes libertés démocratique.

Ils ont forcé des lois inhumaines; Ils ont mi au point trois régimes politique distincts dans le Nord, le Centre et le Sud du Vietnam afin de démolir l’unité nationale et de prévenir notre peuple d’être unifié.

Ils ont construit plus de prisons que d’écoles. Ils ont pourchassé sans pitié nos patriotes– Ils ont noyé nos soulèvements dans des bains de sang. Ils ont enchaîné l’opinion public; Ils ont pratiqué l’obscurantisme contre nos gens. Afin d’affaiblir notre race ils nous ont forcé d’utiliser de l’opium et de l’alcool.

Dans le domaine économique, ils nous ont plumé jusqu’à  la colonne vertébrale, appauvri nos gens, et dévasté notre terre.

Ils ont volé dans nos champs de riz, nos mines, nos forêts, nos ressources naturelles. Ils ont monopolisé la distribution de billet de banque et le commerce d’exportation.

Ils ont inventé un nombre incalculable de taxes injustifiées et réduis nos gens, spécialement les paysans, à  un état de pauvreté extrême.

Ils ont entravé la prospérité de la bourgeoisie nationale; Ils ont exploité sans pitié nos travailleurs.

Dans l’automne de 1940, quand les fascistes Japonais violèrent le territoire de l’indochine afin d’établir de nouvelles bases dans leurs combats contre les Alliés, les français impérialistes se sont agenouillés et leurs donnèrent notre pays.

Ainsi, depuis cette date, notre peuple a été sujet de la double joue des Français et des Japonais. Leurs souffrances et misères augmentèrent. Le résultat est que depuis la fin de l’année dernière jusqu’au début de cette année, depuis la province de Quang Tri dans le Nord du Vietnam, plus de deux millions de nos citoyens moururent de la famine. Le 9 Mars, les troupes françaises ont été désarmé par les Japonais. Les Français colonialistes se sont enfuis ou rendus, démontrant qu’ils ne furent pas seulement incapable de nous « protéger », mais que, en l’espace de cinq années, vendirent deux fois notre pays aux Japonais.

A plusieurs occasions avant le 9 Mars, la ligue des Vietminh ont pressé les Français se d’allier avec eux contre les Japonais. Au lieu d’accepter cette proposition, les Français colonialistes intensifièrent leurs activités terroristes contre les membres Vietminh et qu’avant de fuir, ils ont massacré un grand nombre de nos prisonniers politique détenus à  la baie de Yen et à  Cao Bang.

Sans rester à  tous cela, nos citoyens ont toujours manifesté tolérance et une attitude humaine envers les Français. Même après le putsch Japonais en Mars 1945, la ligue Vietminh aida plusieurs français à  traverser la frontière, secourra plusieurs d’entre eux des prisons Japonaises, et protégea les vies et propriétés française.

Depuis l’automne de 1940, notre pays a cessé d’être une colonie Français et devint une possession Japonaise.

Après que les Japonais se soient rendus aux Alliés, tout les gens se levèrent afin de regagner notre souveraineté nationale et de fonder la République Démocratique du Vietnam.

La vérité est que nous avons arraché notre indépendance des japonais mais pas des Français.

Les Français se sont enfuis, les Japonais ont capitulé, l’Empereur Bao Dai a abdiqué. Notre peuple s’est brisé de ses chaines qui pendant presque un centenaire fut enchainé, et ont gagné leur indépendance de leur pays. Notre peuple a en même temps renversé le régime monarchique (Chine) qui régna suprêmement pendant des douzaines de centenaires. En cette place a été établit la présente République Démocratique.

Pour ces raisons, nous, les membres du Gouvernement Provisoire, représentent tout le peuple Vietnamien, déclarent que maintenant nous brisons toutes les relations des caractères coloniaux avec la France; nous répétons toute les obligations internationale que la France a jusqu’à  présent souscrit au nom du Vietnam et nous abolissons tous les droits spéciaux que les Français ont illégalement acquis sur notre Terre.

Tout le peuple Vietnamien, animé par le même but, est déterminé de se battre jusqu’à  la fin contre toute tentative des Français colonialistes de reconquérir leurs pays.

Nous sommes convaincu que les nations Alliés qui à  Téhéran et San Francisco ont reconnu les principes de la détermination et de l’égalité des nations, ne refuseront pas d’admettre l’indépendance du Vietnam.

Un peuple qui a courageusement opposé la domination des Français pendant plus de quatre-vingts années, un peuple qui s’est battu au côté des Alliés contre les fascistes durant les dernières années, un peuple pareil doit être libre et indépendant.

Pour ces raisons, nous, membre du gouvernement provisoire de la République Démocratique du Vietnam, solennellement déclare au monde que le Vietnam à  la liberté et à  l’indépendance si en fait ce ne l’est pas déjà . Le peuple entier vietnamien est déterminé à  mobiliser toutes ses forces physiques et mentales, afin de sacrifier leurs vies et libertés en ordre de préserver l’indépendance et la liberté.

Version Traduite en Anglais

« All men are created equal. They are endowed by their Creator with certain inalienable rights, among these are Life, Liberty, and the pursuit of Happiness ».

This immortal statement was made in the Declaration of Independence of the United States of America in 1776. In a broader sense, this means: All the peoples on the Earth are equal from birth, all the peoples have a right to live, to be happy and to be free.

The Declaration of the French Revolution made in 1791 on the Rights of Man and the Citizen also states: « All men are born free and with equal rights, and must always remain free and have equal rights. »

Those are undeniable truths.

Nevertheless, for more than eighty years, the French imperialists, abusing the standard of Liberty, Equality, and Fraternity, have violated our Motherland and oppressed our fellow-citizens. They have acted contrary to the ideals of humanity and justice. In the field of politics, they have deprived our people of every democratic liberty.

They have enforced inhuman laws; they have set up three distinct political regimes in the North, the Center and the South of Vietnam in order to wreck our national unity and prevent our people from being united.

They have built more prisons than schools. They have mercilessly slain our patriots- they have drowned our uprisings in rivers of blood. They have fettered public opinion; they have practised obscurantism against our people. To weaken our race they have forced us to use opium and alcohol.

In the fields of economics, they have fleeced us to the backbone, impoverished our people, and devastated our land.

They have robbed us of our rice fields, our mines, our forests, and our raw materials. They have monopolised the issuing of bank-notes and the export trade.

They have invented numerous unjustifiable taxes and reduced our people, especially our peasantry, to a state of extreme poverty.

They have hampered the prospering of our national bourgeoisie; they have mercilessly exploited our workers.

In the autumn of 1940, when the Japanese Fascists violated Indochina’s territory to establish new bases in their fight against the Allies, the French imperialists went down on their bended knees and handed over our country to them.

Thus, from that date, our people were subjected to the double yoke of the French and the Japanese. Their sufferings and miseries increased. The result was that from the end of last year to the beginning of this year, from Quang Tri province to the North of Vietnam, more than two million of our fellow-citizens died from starvation. On March 9, the French troops were disarmed by the Japanese. The French colonialists either fled or surrendered, showing that not only were they incapable of « protecting » us, but that, in the span of five years, they had twice sold our country to the Japanese.

On several occasions before March 9, the Vietminh League urged the French to ally themselves with it against the Japanese. Instead of agreeing to this proposal, the French colonialists so intensified their terrorist activities against the Vietminh members that before fleeing they massacred a great number of our political prisoners detained at Yen Bay and Cao Bang.

Not withstanding all this, our fellow-citizens have always manifested toward the French a tolerant and humane attitude. Even after the Japanese putsch of March 1945, the Vietminh League helped many Frenchmen to cross the frontier, rescued some of them from Japanese jails, and protected French lives and property.

From the autumn of 1940, our country had in fact ceased to be a French colony and had become a Japanese possession.

After the Japanese had surrendered to the Allies, our whole people rose to regain our national sovereignty and to found the Democratic Republic of Vietnam.

The truth is that we have wrested our independence from the Japanese and not from the French

The French have fled, the Japanese have capitulated, Emperor Bao Dai has abdicated. Our people have broken the chains which for nearly a century have fettered them and have won independence for the Fatherland. Our people at the same time have overthrown the monarchic regime that has reigned supreme for dozens of centuries. In its place has been established the present Democratic Republic.

For these reasons, we, members of the Provisional Government, representing the whole Vietnamese people, declare that from now on we break off all relations of a colonial character with France; we repeal all the international obligation that France has so far subscribed to on behalf of Vietnam and we abolish all the special rights the French have unlawfully acquired in our Fatherland.

The whole Vietnamese people, animated by a common purpose, are determined to fight to the bitter end against any attempt by the French colonialists to reconquer their country.

We are convinced that the Allied nations which at Tehran and San Francisco have acknowledged the principles of self-determination and equality of nations, will not refuse to acknowledge the independence of Vietnam.

A people who have courageously opposed French domination for more than eighty years, a people who have fought side by side with the Allies against the Fascists during these last years, such a people must be free and independent.

For these reasons, we, members of the Provisional Government of the Democratic Republic of Vietnam, solemnly declare to the world that Vietnam has the right to be a free and independent country and in fact it is so already. The entire Vietnamese people are determined to mobilise all their physical and mental strength, to sacrifice their lives and property in order to safeguard their independence and liberty.

La Déclaration d’Arbroath de l’Ecosse en 1314

Samedi 6 octobre 2007

Déclaration d’indépendance de l’Ecosse, 6 Avril 1314

braveheart

L’année 1314 est celle de l’indépendance de l’Ecosse, scellée par la bataille de Bannockburn. Quelques années après l’insurrection de William Wallace (« Braveheart »), Robert Bruce détruit l’armée anglaise et restaure la royauté écossaise. Les chefs de clans, les clercs et les compagnons qui se sont battus à  ses côtés et l’ont couronné roi se réunissent six ans plus tard pour signer une déclaration solennelle. Ils y affirment leur fidélité à  la nation. Ils y affirment aussi leur liberté, y compris par rapport au pouvoir royal. La déclaration porte les sceaux de 38 seigneurs écossais. Elle fut portée au Pape à  Rome , qui reconnut l’indépendance écossaise.

La déclaration d’Arbroath est le fondement philosophique du nationalisme écossais. Le jour de sa proclamation, le 6 avril, est aujourd’hui le Tartan Day, une des fêtes nationales de l’Ecosse. réf

- La déclaration d’Arbroath est une déclaration d’indépendance écossaise, écrite dans le but de confirmer le statut de l’Écosse en tant que nation indépendante et souveraine et de justifier le recours aux forces armées si elle se trouvait injustement attaquée. Cette déclaration revêt la forme d’une lettre, datée du 6 avril 1320, qui fut soumise au Pape Jean XXII.

Signée par 51 nobles dans la petite ville d’Arbroath (comté d’Angus), cette lettre est la seule restante des trois écrites à  l’époque. Les deux autres émanaient du Roi des Écossais et du clergé qui comportaient vraisemblablement les mêmes points. réf wiki

La traduction de la déclaration est seulement en anglais, et apparemment il n’existe aucune version française de cette déclaration, ce que nous essayerons de faire est de traduire cette déclaration quand nous aurons le temps, en attendant voila une bonne occasion de pratiquer un peu d’anglais.

Traduction en Anglais…

Letter directed to our Lord the Supreme Pontiff by the community of Scotland.

To the most Holy Father and Lord in Christ, the Lord John, by divine providence Supreme Pontiff of the Holy Roman and Universal Church, his humble and devout sons Duncan, Earl of Fife, Thomas Randolph, Earl of Moray, Lord of Man and of Annandale, Patrick Dunbar, Earl of March, Malise, Earl of Strathearn, Malcolm, Earl of Lennox, William, Earl of Ross, Magnus, Earl of Caithness and Orkney, and William, Earl of Sutherland; Walter, Steward of Scotland, William Soules, Butler of Scotland, James, Lord of Douglas, Roger Mowbray, David, Lord of Brechin, David Graham, Ingram Umfraville, John Menteith, guardian of the earldom of Menteith, Alexander Fraser, Gilbert Hay, Constable of Scotland, Robert Keith, Marischal of Scotland, Henry St Clair, John Graham, David Lindsay, William Oliphant, Patrick Graham, John Fenton, William Abernethy, David Wemyss, William Mushet, Fergus of Ardrossan, Eustace Maxwell, William Ramsay, William Mowat, Alan Murray, Donald Campbell, John Cameron, Reginald Cheyne, Alexander Seton, Andrew Leslie, and Alexander Straiton, and the other barons and freeholders and the whole community of the realm of Scotland send all manner of filial reverence, with devout kisses of his blessed feet.

Most Holy Father and Lord, we know and from the chronicles and books of the ancients we find that among other famous nations our own, the Scots, has been graced with widespread renown. They journeyed from Greater Scythia by way of the Tyrrhenian Sea and the Pillars of Hercules, and dwelt for a long course of time in Spain among the most savage tribes, but nowhere could they be subdued by any race, however barbarous. Thence they came, twelve hundred years after the people of Israel crossed the Red Sea, to their home in the west where they still live today. The Britons they first drove out, the Picts they utterly destroyed, and, even though very often assailed by the Norwegians, the Danes and the English, they took possession of that home with many victories and untold efforts; and, as the historians of old time bear witness, they have held it free of all bondage ever since. In their kingdom there have reigned one hundred and thirteen kings of their own royal stock, the line unbroken a single foreigner.

The high qualities and deserts of these people, were they not otherwise manifest, gain glory enough from this: that the King of kings and Lord of lords, our Lord Jesus Christ, after His Passion and Resurrection, called them, even though settled in the uttermost parts of the earth, almost the first to His most holy faith. Nor would He have them confirmed in that faith by merely anyone but by the first of His Apostles — by calling, though second or third in rank — the most gentle Saint Andrew, the Blessed Peter’s brother, and desired him to keep them under his protection as their patron forever.

The Most Holy Fathers your predecessors gave careful heed to these things and bestowed many favours and numerous privileges on this same kingdom and people, as being the special charge of the Blessed Peter’s brother. Thus our nation under their protection did indeed live in freedom and peace up to the time when that mighty prince the King of the English, Edward, the father of the one who reigns today, when our kingdom had no head and our people harboured no malice or treachery and were then unused to wars or invasions, came in the guise of a friend and ally to harass them as an enemy. The deeds of cruelty, massacre, violence, pillage, arson, imprisoning prelates, burning down monasteries, robbing and killing monks and nuns, and yet other outrages without number which he committed against our people, sparing neither age nor sex, religion nor rank, no one could describe nor fully imagine unless he had seen them with his own eyes.

But from these countless evils we have been set free, by the help of Him Who though He afflicts yet heals and restores, by our most tireless Prince, King and Lord, the Lord Robert. He, that his people and his heritage might be delivered out of the hands of our enemies, met toil and fatigue, hunger and peril, like another Macabaeus or Joshua and bore them cheerfully. Him, too, divine providence, his right of succession according to or laws and customs which we shall maintain to the death, and the due consent and assent of us all have made our Prince and King. To him, as to the man by whom salvation has been wrought unto our people, we are bound both by law and by his merits that our freedom may be still maintained, and by him, come what may, we mean to stand.

Yet if he should give up what he has begun, and agree to make us or our kingdom subject to the King of England or the English, we should exert ourselves at once to drive him out as our enemy and a subverter of his own rights and ours, and make some other man who was well able to defend us our King; for, as long as but a hundred of us remain alive, never will we on any conditions be brought under English rule. It is in truth not for glory, nor riches, nor honours that we are fighting, but for freedom — for that alone, which no honest man gives up but with life itself.

Therefore it is, Reverend Father and Lord, that we beseech your Holiness with our most earnest prayers and suppliant hearts, inasmuch as you will in your sincerity and goodness consider all this, that, since with Him Whose Vice-Regent on earth you are there is neither weighing nor distinction of Jew and Greek, Scotsman or Englishman, you will look with the eyes of a father on the troubles and privation brought by the English upon us and upon the Church of God. May it please you to admonish and exhort the King of the English, who ought to be satisfied with what belongs to him since England used once to be enough for seven kings or more, to leave us Scots in peace, who live in this poor little Scotland, beyond which there is no dwelling-place at all, and covet nothing but our own. We are sincerely willing to do anything for him, having regard to our condition, that we can, to win peace for ourselves.

This truly concerns you, Holy Father, since you see the savagery of the heathen raging against the Christians, as the sins of Christians have indeed deserved, and the frontiers of Christendom being pressed inward every day; and how much it will tarnish your Holiness’s memory if (which God forbid) the Church suffers eclipse or scandal in any branch of it during your time, you must perceive. Then rouse the Christian princes who for false reasons pretend that they cannot go to help of the Holy Land because of wars they have on hand with their neighbours. The real reason that prevents them is that in making war on their smaller neighbours they find quicker profit and weaker resistance. But how cheerfully our Lord the King and we too would go there if the King of the English would leave us in peace, He from Whom nothing is hidden well knows; and we profess and declare it to you as the Vicar of Christ and to all Christendom.

But if your Holiness puts too much faith in the tales the English tell and will not give sincere belief to all this, nor refrain from favouring them to our prejudice, then the slaughter of bodies, the perdition of souls, and all the other misfortunes that will follow, inflicted by them on us and by us on them, will, we believe, be surely laid by the Most High to your charge.

To conclude, we are and shall ever be, as far as duty calls us, ready to do your will in all things, as obedient sons to you as His Vicar; and to Him as the Supreme King and Judge we commit the maintenance of our cause, csating our cares upon Him and firmly trusting that He will inspire us with courage and bring our enemies to nought.

May the Most High preserve you to his Holy Church in holiness and health and grant you length of days.

Given at the monastery of Arbroath in Scotland on the sixth day of the month of April in the year of grace thirteen hundred and twenty and the fifteenth year of the reign of our King aforesaid.

Déclaration d’Indépendance de l’Irlande

Samedi 6 octobre 2007

Déclaration de Dà¡il Éireann, Assemblée Nationale de la République Irlandaise le 21 janvier 1919

drapeau irlande

Nous, représentants élus du peuple irlandais réunis en Assemblée Nationale. Attendu que le peuple irlandais est de droit un peuple libre ;

Attendu qu’il n’a jamais cessé pendant sept cents ans de répudier l’usurpation étrangère et qu’il l’a maintes fois repoussée par les armes ;

Attendu que le gouvernement anglais, en ce pays, est fondé aujourd’hui, comme toujours par le passé, sur la force et la fraude et qu’il se soutient par l’occupation militaire en dépit de la volonté déclarée du peuple.

Attendu que la République irlandaise a été proclamée à  Dublin le lundi de Pâques, 1916, au nom du peuple irlandais, par l’armée républicaine irlandaise ;

Attendu que le peuple irlandais a la ferme volonté de parvenir à  son indépendance complète et de la maintenir afin d’assurer le bien commun de ses citoyens, de rétablir la justice, de pourvoir a la défense du pays, d’assurer la paix intérieure et l’amitié de toutes les nations, et de créer une constitution nationale ayant pour base la volonté du peuple avec droits égaux et opportunités égales pour tous les citoyens ;

Attendu qu’au début d’une nouvelle ère dans l’histoire, les électeurs ont saisi, dans les élections générales de décembre, 1918, la première occasion de déclarer par une majorité écrasante leur inébranlable fidélité à  la République irlandaise ; Nous ratifions, au nom de la nation irlandaise, l’établissement de la République irlandaise et nous nous engageons, nous et nos concitoyens, à  rendre cette déclaration efficace par tous les moyens en notre pouvoir.

Nous décrétons que les représentants élus du peuple irlandais sont seuls compétents pour faire les lois susceptibles d’obliger le peuple irlandais et que l’Assemblée nationale irlandaise est la seule à  laquelle le peuple doit obéissance ;

Nous déclarons solennellement que le gouvernement de l’Irlande par une puissance étrangère est une atteinte à  notre droit national que nous ne tolérerons jamais et nous sommons la garnison anglaise d’évacuer notre pays.

Nous demandons que notre indépendance nationale soit reconnue et appuyée par toutes les nations libres du monde et nous affirmons que cette indépendance est dorénavant une condition préalable et essentielle de la paix internationale.

An nom du peuple irlandais, nous mettons humblement notre avenir aux mains du Tout puissant qui donna à  nos pères le courage et l’inébranlable fermeté à  travers de longs siècles d’une implacable tyrannie, et forts du bon droit de la cause qu’ils nous ont transmise, nous appelons la bénédiction divine sur cette dernière étape de la lutte que nous nous sommes engagés à  mener jusqu’à  la liberté.

La Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël

Samedi 6 octobre 2007

Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, 14 Mai 1948

declaration independance israel
David Ben Gurion (Le premier Premier Ministre d’Israël) prononçant publiquement la déclaration de l’état d’Israël, le 14 Mai 1948. Tel Aviv, Israël, en dessous d’un grand portrait de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement politique moderne : Sionisme

La création de l’Etat d’Israël a été proclamée le 14 mai 1948, à  quatre heures de l’après-midi, par le Conseil provisoire de l’Etat réuni au musée de Tel Aviv. Elle a été lue par David Ben Gourion et signée par les 37 membres du Conseil.

La terre d’Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là  que s’est formée son identité spirituelle, religieuse et nationale. C’est là  qu’il a réalisé son indépendance et créé une culture qui a une signification nationale et universelle. C’est là  qu’il a écrit la Bible et l’a offerte au monde.

Contraint à  l’exil, le peuple juif est resté fidèle à  la terre d’Israël dans tous les pays où il s’est trouvé dispersé, ne cessant jamais de prier et d’espérer y revenir pour rétablir sa liberté nationale.

Motivés par ce lien historique, les Juifs ont lutté au cours des siècles, pour revenir sur la terre de leurs ancêtres et retrouver leur Etat. Au cours des dernières décennies, ils sont revenus en masse, Ils ont mis en valeur les terres incultes, ont fait renaître leur langue, ont construit des villes et des villages et ont installé une communauté entreprenante et en plein développement qui a sa propre vie économique et culturelle. Ils ont recherché la paix tout en étant prêts à  se défendre. Ils ont apporté les bienfaits du progrès à  tous les habitants du pays et se sont préparés à  l’indépendance souveraine.

En 1897, le premier congrès sioniste, inspiré par la vision de l’Etat juif de Theodor Herzl, a proclamé le droit du peuple juif au renouveau national dans son propre pays.

Ce droit a été reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, et réaffirmé par le mandat de la Société des Nations qui a apporté une reconnaissance internationale formelle au lien historique du peule juif avec la Palestine et à  son droit de rétablir son Foyer national.

La Shoah, qui a anéanti des millions de Juifs en Europe, a de nouveau montré le besoin de résoudre le problème dù au manque de patrie et d’indépendance du peuple juif, par le rétablissement de l’Etat juif, qui ouvrirait ses portes à  tous les Juifs et conférerait au peuple juif un statut d’égalité au sein de la communauté des nations.

Les survivants du terrible massacre en Europe, de même que les Juifs venus d’autres pays, n’ont pas abandonné leurs efforts pour rejoindre Israël, en dépit des difficultés, des obstacles et des périls ; et ils n’ont pas cessé de revendiquer leur droit à  une vie de dignité, de liberté et de travail honnête sur la terre de leurs ancêtres.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de Palestine a apporté sa pleine contribution au combat des nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifice de ses soldats et son effort de guerre lui ont valu le droit de figurer parmi les nations qui ont fondé l’Organisation des Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution recommandant la création d’un Etat juif en Palestine. L’Assemblée générale a demandé aux habitants de ce pays de prendre toutes les mesures nécessaires pour l’application de cette résolution. Cette reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à  établir son Etat indépendant est irrévocable.

C’est là  le droit naturel du peuple juif de mener, comme le font toutes les autres nations, une existence indépendante dans son Etat souverain.

En conséquence, nous, membres du Conseil national, représentant la communauté juive de Palestine et le Mouvement sioniste mondial, sommes réunis en assemblée solennelle aujourd’hui, jour de la cessation du mandat britannique en Palestine, en vertu du droit naturel et historique du peuple juif et conformément à  la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous proclamons la création de l’Etat juif en Palestine qui portera le nom d’Etat d’Israël.

Nous déclarons qu’à  compter de la fin du mandat, à  minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu’à  ce que les organismes de l’Etat régulièrement élus conformément à  une Constitution qui sera élaborée par une Assemblée constituante d’ici au 1er octobre 1948, le Conseil national agira en qualité de Conseil provisoire de l’Etat, et l’Administration nationale fera fonction de gouvernement provisoire de l’Etat juif, qui sera appelé Israël.

L’Etat d’Israël sera ouvert à  l’immigration des Juifs de tous les pays où ils sont dispersés ; il veillera au développement du pays au bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix ainsi que cela avait été conçu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité sociale et politique à  tous ses citoyens, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de culte, de conscience, d’éducation et de culture ; il assurera la protection des Lieux saints de toutes les religions, et respectera les principes de la Charte des Nations unies.

L’Etat d’Israël est prêt à  coopérer avec les organismes et les représentants des Nations unies pour l’application de la résolution adoptée par l’Assemblée générale le 29 novembre 1947 et à  prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en place de l’Union économique sur l’ensemble de la Palestine.

Nous demandons aux Nations unies d’aider le peuple juif à  édifier son Etat et d’admettre Israël dans la famille des nations.

Victimes d’une agression caractérisée, nous demandons cependant aux habitants arabes de l’Etat d’Israël de préserver les voies de la paix et de jouer leur rôle dans le développement de l’Etat, sur la base d’une citoyenneté pleine et égalitaire et d’une juste représentation dans tous les organismes et les institutions – provisoires et permanents – de l’Etat.

Nous tendons notre main en signe de paix et de bon voisinage à  tous les Etats qui nous entourent et à  leurs peuples, et nous les invitons à  coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L’Etat d’Israël est prêt à  apporter sa contribution au progrès du Proche-Orient et dans son ensemble.

Nous demandons au peuple juif de par le monde de se tenir à  nos côtés dans la tâche d’immigration et de développement et de nous aider dans le grand combat pour la réalisation du rêve des générations passées : la rédemption d’Israël.

Confiants en l’Eternel Tout-Puissant, nous signons cette déclaration en cette séance du Conseil provisoire de l’Etat, sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel Aviv, cette veille du chabbat, 5 Iyar 5708, 14 mai 1948.

Déclaration d’Indépendance des Treize États unis d’Amérique

Samedi 6 octobre 2007

Le 4 Juillet 1776

thomas jefferson
Thomas Jefferson

Les Phrases clés de la déclaration d’indépendance des USA:
- tous les hommes sont créés égaux
- (…) Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés
- (…) Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement
- (…) et l’expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à  tolérer des maux supportables qu’à  se faire justice à  eux-mêmes
- (…) Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à  leur sécurité future
- (…) nos pétitions répétées n’ont reçu pour réponse que des injustices répétées
- (…) Nous devons donc nous rendre à  la nécessité qui commande notre séparation et les regarder, de même que le reste de l’humanité, comme des ennemis dans la guerre et des amis dans la paix

Independence Hall, Philadelphie, Thomas Jefferson:

declaration d

Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à  un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à  laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dù à  l’opinion de l’humanité oblige à  déclarer les causes qui le déterminent à  la séparation.

Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à  lui donner la sùreté et le bonheur. La prudence enseigne, à  la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l’expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à  tolérer des maux supportables qu’à  se faire justice à  eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à  leur sécurité future. Telle a été la patience de ces Colonies, et telle est aujourd’hui la nécessité qui les force à  changer leurs anciens systèmes de gouvernement. L’histoire du roi actuel de Grande-Bretagne est l’histoire d’une série d’injustices et d’usurpations répétées, qui toutes avaient pour but direct l’établissement d’une tyrannie absolue sur ces États. Pour le prouver, soumettons les faits au monde impartial :

Il a refusé sa sanction aux lois les plus salutaires et les plus nécessaires au bien public. Il a défendu à  ses gouverneurs de consentir à  des lois d’une importance immédiate et urgente, à  moins que leur mise en vigueur ne fùt suspendue jusqu’à  I’obtention de sa sanction, et des lois ainsi suspendues, il a absolument négligé d’y donner attention.

Il a refusé de sanctionner d’autres lois pour l’organisation de grands districts, à  moins que le peuple de ces districts n’abandonnât le droit d’être représenté dans la législature, droit inestimable pour un peuple, qui n’est redoutable qu’aux tyrans.

Il a convoqué des Assemblées législatives dans des lieux inusités, incommodes et éloignés des dépôts de leurs registres publics, dans la seule vue d’obtenir d’elles, par la fatigue, leur adhésion à  ses mesures. À diverses reprises, il a dissous des Chambres de représentants parce qu’elles s’opposaient avec une mâle fermeté à  ses empiétements sur les droits du peuple. Après ces dissolutions, il a refusé pendant longtemps de faire élire d’autres Chambres de représentants, et le pouvoir législatif, qui n’est pas susceptible d’anéantissement, est ainsi retourné au peuple tout entier pour être exercé par lui, l’État restant, dans l’intervalle, exposé à  tous les dangers d’invasions du dehors et de convulsions au-dedans.

Il a cherché à  mettre obstacle à  l’accroissement de la population de ces États. Dans ce but, il a mis empêchement à  l’exécution des lois pour la naturalisation des étrangers ; il a refusé d’en rendre d’autres pour encourager leur émigration dans ces contrées, et il a élevé les conditions pour les nouvelles acquisitions de terres. Il a entravé l’administration de la justice en refusant sa sanction à  des lois pour l’établissement de pouvoirs judiciaires.

Il a rendu les juges dépendants de sa seule volonté, pour la durée de leurs offices et pour le taux et le paiement de leurs appointements.

Il a créé une multitude d’emplois et envoyé dans ce pays des essaims de nouveaux employés pour vexer notre peuple et dévorer sa substance. Il a entretenu parmi nous, en temps de paix, des armées permanentes sans le consentement de nos législatures. Il a affecté de rendre le pouvoir militaire indépendant de l’autorité civile et même supérieur à  elle. Il s’est coalisé avec d’autres pour nous soumettre à  une juridiction étrangère à  nos Constitutions et non reconnue par nos lois, en donnant sa sanction à  des actes de prétendue législation ayant pour objet : de mettre en quartier parmi nous de gros corps de troupes armées ; de les protéger par une procédure illusoire contre le châtiment des meurtres qu’ils auraient commis sur la personne des habitants de ces province ; de détruire notre commerce avec toutes les parties du monde ; de nous imposer des taxes sans notre consentement ; de nous priver dans plusieurs cas du bénéfice de la procédure par jurés ; de nous transporter au-delà  des mers pour être jugés à  raison de prétendus délits ; d’abolir dans une province voisine le système libéral des lois anglaises, d’y établir un gouvernement arbitraire et de reculer ses limites, afin de faire à  la fois de cette province un exemple et un instrument propre à  introduire le même gouvernement absolu dans ces Colonies ; de retirer nos chartes, d’abolir nos lois les plus précieuses et d’altérer dans leur essence les formes de nos gouvernements ; de suspendre nos propres législatures et de se déclarer lui-même investi du pouvoir de faire des lois obligatoires pour nous dans tous les cas quelconques.

Il a abdiqué le gouvernement de notre pays, en nous déclarant hors de sa protection et en nous faisant la guerre. Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brùlé nos villes et massacré nos concitoyens. En ce moment même, il transporte de grandes armées de mercenaires étrangers pour accomplir l’œuvre de mort, de désolation et de tyrannie qui a été commencée avec des circonstances de cruauté et de perfidie dont on aurait peine à  trouver des exemples dans les siècles les plus barbares, et qui sont tout à  fait indignes du chef d’une nation civilisée. Il a excité parmi nous l’insurrection domestique, et il a cherché à  attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition.

Dans tout le cours de ces oppressions, nous avons demandé justice dans les termes les plus humbles ; nos pétitions répétées n’ont reçu pour réponse que des injustices répétées. Un prince dont le caractère est ainsi marqué par les actions qui peuvent signaler un tyran est impropre à  gouverner un peuple libre.

Nous n’avons pas non plus manqué d’égards envers nos frères de la Grande-Bretagne. Nous les avons de temps en temps avertis des tentatives faites par leur législature pour étendre sur nous une injuste juridiction. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre établissement dans ces contrées. Nous avons fait appel à  leur justice et à  leur magnanimité naturelle, et nous les avons conjurés, au nom des liens d’une commune origine, de désavouer ces usurpations qui devaient inévitablement interrompre notre liaison et nos bons rapports. Eux aussi ont été sourds à  la voix de la raison et de la consanguinité. Nous devons donc nous rendre à  la nécessité qui commande notre séparation et les regarder, de même que le reste de l’humanité, comme des ennemis dans la guerre et des amis dans la paix.

En conséquence, nous, les représentants des États-Unis d’Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à  témoin le Juge suprême de l’univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement au nom et par l’autorité du bon peuple de ces Colonies, que ces Colonies unies sont et ont le droit d’être des États libres et indépendants ; qu’elles sont dégagées de toute obéissance envers la Couronne de la Grande-Bretagne ; que tout lien politique entre elles et l’État de la Grande-Bretagne est et doit être entièrement dissous ; que, comme les États libres et indépendants, elles ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce et de faire tous autres actes ou choses que les États indépendants ont droit de faire ; et pleins d’une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuellement au soutien de cette Déclaration, nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l’honneur.