Archive pour la catégorie ‘Crise Alimentaire’

La crise alimentaire, un risque politique négligé

Jeudi 9 avril 2009

La crise alimentaire, un risque politique négligé

© Le Monde

C’était il y a tout juste un an. Les images d’émeutes de la faim en Afrique, en Asie ou aux Caraïbes se succédaient dans les journaux télévisés. De nouveau, sécurité alimentaire rimait avec sécurité tout court.

Douze mois plus tard, on en est encore à tirer la sonnette d’alarme. Révélé par le Financial Times, mardi 7 avril, un rapport préparatoire à la réunion du G8 sur l’agriculture prévue du 18 au 20 avril en Italie réclame des « interventions immédiates ». Il indique que la crise alimentaire, qui pourrait devenir structurelle si rien n’est fait, aura « de graves conséquences non seulement sur les relations commerciales, mais de même sur les relations sociales et internationales, lesquelles auront un impact direct sur la sécurité et la stabilité de la politique internationale ».

Même s’il est admis que les besoins en matières premières agricoles vont croissant et que le réchauffement climatique accentuera les dangers de pénurie et de flambée des prix, les pays riches continuent d’ignorer la question agricole. Au G20 de Londres, elle ne faisait pas partie des priorités, même si les Etats-Unis ont annoncé, à l’issue du sommet, qu’ils comptaient doubler leur aide à la production dans les régions pauvres, ou si la France veut lancer un fonds d’investissement pour aider l’agriculture africaine.

L’indifférence n’est pas née avec la crise financière et économique. « Cela fait trente ans que cette question cruciale est sous-estimée », rappelle Sophie Bessis, directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Elle reconnaît que les experts en géostratégie eux-mêmes, qui commencent pourtant à s’intéresser à l’eau, négligent toujours la problématique agricole. Elle distingue, pour sa part, deux types de déstabilisation politique engendrée par l’agriculture : à l’échelle internationale, car depuis dix ans, c’est là-dessus qu’achoppent les négociations de libre-échange de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ; à l’échelle nationale, car les mécontentements sur la cherté des prix peuvent facilement déstabiliser les Etats en déficit de légitimité.

Si dans les pays riches, la hausse des prix alimentaires a amené les consommateurs à acheter autrement, « en Afrique, elle s’analyse en termes de vie ou de mort, et cela menace l’existence même des Etats », a rappelé Aly Abou Sabaa, de la Banque africaine de développement, lors d’un récent colloque à la Banque de France.

Plusieurs participants africains y ont rappelé les graves conséquences que peut entraîner l’inflation des prix alimentaires : des émeutes, mais aussi l’essor des migrations et du terrorisme, le développement de la culture de la drogue, comme en Afrique de l’Ouest, ou de la piraterie, comme en Somalie. Sans oublier les guerres que la faim a souvent provoquées.

« L’inflation est beaucoup moins un risque que l’hypervolatilité des cours, que nous ne savons toujours pas maîtriser », précise de son côté Jacques Carle, délégué général du MOMA, un groupe de réflexion français. Selon ses calculs, la tonne de blé devrait régulièrement varier de 80 à 320 euros dans les prochaines années.

Dans ces conditions, il sera difficile d’espérer une production mondiale stable, car les agriculteurs règlent leurs ensemencements sur le niveau des cours. Ainsi, en 2009, les Américains ont-ils décidé de mettre de nombreuses terres en jachère, dans l’attente d’une remontée des prix.

Pour protéger les populations des pays pauvres, une solution fait l’unanimité : permettre à leurs agricultures de se développer. Mais comment ? Depuis un an, les projets d’investisseurs étrangers à la recherche de terres sont devenus une nouvelle source de risques politiques. Paysans et populations s’inquiètent d’une spoliation des ressources. A Madagascar, l’accord de cession de terres au sud-coréen Daewo par l’ex-président Marc Ravalomanana a provoqué en partie la chute de celui-ci.

Un autre phénomène, désormais, entrave la hausse nécessaire de la production agricole et multiplie les risques de flambée des prix : la limitation de l’accès au crédit, du fait de la crise financière. En agriculture, tout est lié à l’emprunt : les paysans y ont recours pour acheter semences et engrais. A la Réserve fédérale américaine, on s’inquiète aussi de l’impact de la restriction du crédit sur les exportations, alors que l’OMC prévoit un recul des échanges mondiaux en 2009. Ce qui pèsera davantage sur les gros importateurs de denrées, dont les pays pauvres.

Enfin, la question se pose de la capacité budgétaire des Etats à garantir des prix alimentaires raisonnables. « En 2008, certains ont pu prendre des mesures grâce aux excédents budgétaires qu’avait générés l’envolée du pétrole depuis 2006. En 2009, ils ne pourront pas autant intervenir », soulignait récemment Philibert Andzembé, gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale.

En 2008, la subvention du prix du pain, les exonérations de taxes ou de droits de douanes pour faciliter les importations, voire des hausses de salaires ont permis de soutenir les ménages. Les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine y ont laissé plus de 457 millions d’euros en recettes fiscales.

Laetitia Clavreul

La famine mondiale ignorée des grands décideurs nord-américains

Mardi 25 novembre 2008

La famine mondiale ignorée des grands décideurs nord-américains

© Mondialisation.ca, par Peter Phlilips

Un rapport tout récent de la Banque mondiale, daté du 02/09/08, admet qu’en 2005, trois milliards 140 millions de personnes ont vécu avec moins de 2,50 dollars par jour. Et que 44% d’entre eux ont même survécu avec moins de 1,25 dollar.

Le 12 novembre 2008

Le seul constat possible face à  une situation qui frappe un si grand nombre d’individus, essentiellement dans les zones urbaines, est la désolation complète et totale. Des choses simples comme le téléphone, l’alimentation, les vacances, la télévision, les soins dentaires et de santé sont inabordables pour des milliards de gens.

Starvation.net enregistre les impacts grandissants de la famine mondiale et de la privation totale de nourriture. Chaque jour, 30 000 personnes, dont 85% sont des enfants de cinq ans et moins, meurent de malnutrition, de maladies guérissables ou de famine. Le nombre de décès que l’on aurait pu éviter en 40 ans dépasse les 300 millions.

Ce sont ces personnes que David Rothkopf, dans son livre Superclass, appelle les « malchanceux » :
« Si vous êtes nés à  la mauvaise place, comme en Afrique sub-saharienne… vous manquez de chance » écrit Rothkopf. Celui-ci continue en décrivant comment les 10% des personnes au sommet de l’échelle mondiale possèdent 84% de la richesse et comment la moitié la plus pauvre possède à  peine 1%. Dans les 10% au sommet, les riches propriétaires sont les 1000 milliardaires mondiaux.
Mais cette disparité financière est-elle réellement due à  la « malchance », ou n’est-ce pas plutôt le fruit de politiques soutenues par l’élite politique qui protège une minorité aux dépens du plus grand nombre?

Les agriculteurs mondiaux cultivent plus que ce qu’il faut pour nourrir correctement toute la population de la planète. La production globale de grains a atteint un record de 2,3 milliards de tonnes en 2007, soit une hausse de 4% par rapport à  l’année précédente. Mais malgré cela, des milliards d’êtres humains souffrent quotidiennement de famine.

Grain.org décrit les raisons fondamentales de cette famine sans fin dans un article récent: Making a Killing from Hunger (« Cette famine qui tue ») : en même temps que les fermiers cultivent suffisamment pour alimenter la planète, les spéculateurs et les gros négociants en grains comme Cargill contrôlent les prix mondiaux des aliments et leur distribution.

La demande fait grimper les prix et la famine profite aux corporations : Cargill a annoncé que les profits pour l’échange des marchandises, au premier trimestre 2008, sont supérieurs de 86% à  ceux de 2007. Les prix mondiaux ont crù de 22% de juin 2007 à  juin 2008 et une large part de l’augmentation provient de la spéculation de 175 milliards de dollars sur les marchandises à  venir. Le résultat a été des hausses et des baisses vertigineuses de prix qui engendrent ainsi une insécurité alimentaire généralisée et persistante.

Pour une famille très pauvre, une toute petite augmentation de prix est une question de vie ou de mort. Cependant pas un seul candidat à  l’élection présidentielle des États-Unis n’a déclaré la guerre à  la famine. Au lieu de cela, les deux candidats parlent de sécurité nationale et de la poursuite de la guerre au terrorisme, comme si c’était cela la question prioritaire: le 11 septembre 2001, il y a eu dix fois plus de personnes mortes de faim que de victimes de l’attentat du World Trade Center.

Où est donc le projet Manhattan contre la famine mondiale? Où est l’engagement pour la sécurité nationale concernant l’aide unilatérale contre la famine? Où est l’indignation dans les média qui exhibent pourtant des photos d’enfants agonisants? Où est la révolte contre ceux qui tirent profit de la famine?

Le peuple américain voudrait se voiler la face au sujet des enfants affamés et croit qu’on ne peut faire que peu de chose pour eux, excepté l’envoi d’un don à  son organisme de charité préféré, en guise de soulagement de sa culpabilité. Mais donner n’est pas assez, nous devons aussi demander une aide alimentaire comme politique nationale lors du prochain mandat présidentiel. Pour nous qui faisons partie de la nation la plus riche du monde, c’est un devoir sacré de mettre en place un mouvement politique ayant pour but l’amélioration du sort de l’humanité et la lutte contre la famine pour les milliards de personnes. La famine mondiale et les inégalités exagérées de richesse sont dues à  des politiques que nous pouvons changer. Il n’y aura pas de sécurité nationale aux États-Unis si on ne résout pas les besoins alimentaires de base.

Article original en anglais, Global Starvation Ignored by American Policy Elites, publié le 5 septembre 2008.

Traduit par Daniel Paquet et Michel Pratte pour Investigaction.

Peter Phillips est professeur de sociologie à  l’Université d’État Sonoma et directeur du groupe de recherche et directeur du groupe de recherche en média « Project Censored ». Son nouveau livre Censored 2009 est maintenant disponible chez Seven Stories Press.

Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale

Mardi 26 août 2008

Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale

© Alter Info

L’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme stipule que « toute personne a droit à  un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ». La forte augmentation du coùt des aliments de base, particulièrement importante au premier semestre 2008, a directement menacé la survie de centaines de millions de personnes. Le droit à  l’alimentation, déjà  sérieusement malmené depuis plusieurs décennies de recettes néolibérales, est encore plus gravement mis à  mal.

par Damien Millet, Éric Toussaint

Après une baisse très importante des cours des biens primaires (matières premières et aliments) pendant plus de vingt ans, l’inversion de tendance a eu lieu au second semestre 2001. D’abord dirigée sur le secteur de l’énergie et des métaux, la hausse des cours a ensuite concerné les denrées alimentaires. La tendance a été extrêmement forte. Entre 2007 et 2008, en un an, les prix du riz et du blé ont doublé, celui du maïs a progressé de plus d’un tiers. En une seule séance, le 27 mars 2008, le cours du riz, qui est l’aliment de base pour la moitié de la population mondiale, a progressé de 31%. En 2008, la facture céréalière devrait augmenter de 56%, après une hausse de 37% en 2007. Le baril de pétrole a atteint 146 dollars en juillet 2008, l’once d’or 1000 dollars en mars 2008, le boisseau de maïs 7,5 dollars en juin 2008, autant de records qui illustrent la tendance pour la quasi-totalité des matières premières. Suite à  l’action conjuguée des transnationales de l’agrobusiness, des gouvernements gagnés au néolibéralisme et du couple BM/FMI, les stocks céréaliers ont été ramenés à  leur plus bas niveau depuis un quart de siècle. En 2008, en réaction au risque de rupture de stock, certains pays producteurs ont même restreint ou interrompu leurs exportations, comme la Russie pour les céréales ou la Thaïlande pour le riz, afin que la production reste sur le marché national. Le coùt d’un repas a fortement augmenté. Dans plus de trente pays, des Philippines à  l’Egypte et au Burkina Faso, de Haïti au Yémen et au Sénégal en passant par le Mexique, la population est descendue dans la rue pour crier sa révolte, les grèves générales se sont multipliées.

Les explications avancées sont souvent présentées de manière factuelle : dérèglements climatiques ayant réduit la production céréalière en Australie et en Ukraine, nette hausse du prix du pétrole répercuté sur les transports puis les marchandises ou encore demande croissante de la Chine et de l’Inde (ce qui explique pourquoi les produits peu convoités par ces deux pays, comme le cacao, n’ont pas connu la même envolée des cours). Nombre d’intervenants ont refusé d’interroger le cadre économique dans lequel ces phénomènes se produisaient. Ainsi, Louis Michel, Commissaire européen au développement et à  l’aide humanitaire, a surtout craint « un vrai tsunami économique et humanitaire » en Afrique. L’expression est ambiguë car l’image du tsunami fait référence à  une catastrophe naturelle qui nous dépasse et dédouane trop facilement un certain nombre de responsables. Trois autres explications sont trop souvent sous-estimées à  ce sujet.

- Primo , face à  un prix des céréales qui était historiquement bas jusqu’en 2005, les grandes entreprises privées d’agrobusiness ont obtenu des gouvernements des Etats-Unis et de l’Union européenne qu’ils subventionnent l’industrie des agro-carburants. Ces grandes entreprises voulaient gagner sur deux tableaux : vendre leurs céréales plus cher et rendre rentable la production d’agro-combustibles. Elles y sont parvenues.

Comme ont-elles procédé ? Elles se sont appuyées sur l’hypothèse suivante : ce que le pétrole ne permettra plus de faire d’ici quelques décennies (en conséquence de la réduction des réserves disponibles), le soja, la betterave (transformés en biodiesel), les céréales ou la canne à  sucre (sous forme d’éthanol) devraient être en mesure de le permettre. Elles ont donc demandé aux pouvoirs publics d’attribuer des subventions afin que la production très coùteuse d’agro-combustibles devienne rentable. Washington, la Commission européenne à  Bruxelles et d’autres capitales européennes ont accepté sous prétexte d’assurer la sécurité énergétique de leur pays ou de leur région |1|.

Cette politique de subvention a dévié vers l’industrie des agro-combustibles des quantités très importantes de produits agricoles essentiels pour l’alimentation. Par exemple, 100 millions de tonnes de céréales ont été exclues du secteur alimentaire en 2007. L’offre diminuant de manière importante, les prix se sont envolés. De même, des terres qui étaient destinées à  produire des aliments ont été reconverties en terres de culture pour les agro-combustibles. Cela diminue aussi l’offre de produits alimentaires et fait monter les prix. En somme, pour satisfaire les intérêts de grandes sociétés privées qui veulent développer la production d’agro-combustibles, il a été décidé de faire main basse sur certaines productions agricoles dont le monde a besoin pour se nourrir.

Même les institutions internationales se sont alarmées de la situation. Un rapport de la Banque mondiale a estimé que les phénomènes climatiques et la demande croissante en Asie ont eu un impact mineur. En revanche, selon ce rapport, le développement des agro-carburants a provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% entre 2002 et février 2008 (sur les 140% de hausse globale, alors que la hausse des prix de l’énergie et des engrais n’est responsable que pour 15%).

Cette estimation est beaucoup plus élevée que les 3% annoncés par l’administration états-unienne. Selon la Banque mondiale, cette flambée des prix aurait déjà  coùté 324 milliards de dollars aux consommateurs des pays pauvres et pourrait faire plonger 105 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté |2|. Ce rapport « affirme que la production des biocarburants a désorganisé le marché des produits alimentaires de trois façons majeures. D’abord, [la demande pour les biocarburants] détourne le blé vers l’éthanol et non vers l’alimentation. Ensuite, à  l’heure actuelle, presque un tiers du maïs produit aux Etats-Unis sert à  la production d’éthanol et environ la moitié des huiles végétales (colza, tournesol, etc.) sont utilisées pour le bio-diesel. Et finalement, cette dynamique haussière a attiré la spéculation sur les céréales. » Pour ne pas déplaire au président Bush, la Banque mondiale n’a pas publié ce rapport. C’est une fuite dans la presse qui a permis d’en avoir connaissance |3|.

« Il s’agit d’un crime contre l’humanité de convertir les cultures vivrières pour des cultures énergétiques destinées à  être brùlées sous forme de biocarburants. »

Jean Ziegler, alors Rapporteur de l’ONU sur le droit à  l’alimentation, octobre 2007

Quelques jours plus tard, l’OCDE publiait à  son tour un rapport |4| prônant un moratoire sur les agro-carburants et une refonte complète des politiques en la matière, stigmatisant à  la fois le coùt élevé de ces combustibles d’origine végétale et leur bénéfice environnemental douteux. L’OCDE note même que « les nouvelles initiatives politiques ne font qu’aggraver les problèmes existants |5| » puisque les prix agricoles sont tirés vers le haut et les risques de famine chez les populations les plus pauvres des PED sont accrus. Pourtant, les prévisions indiquent un doublement de la production d’agro-carburants dans les dix ans à  venir.

« Le développement et l’expansion du secteur des biocarburants contribueront à  faire monter les prix des denrées alimentaires à  moyen terme et à  accroître l’insécurité alimentaire des catégories de population les plus défavorisées des pays en développement. »
OCDE

- Deuzio , la spéculation sur les produits agricoles a été très forte en 2007-2008, accentuant un phénomène amorcé au début des années 2000 après l’éclatement de la bulle de l’internet. Après la crise des subprimes qui a éclaté aux Etats-Unis à  l’été 2007, les investisseurs institutionnels (surnommés en français zinzins) |6| se sont désengagés progressivement du marché des dettes construit de manière spéculative à  partir du secteur de l’immobilier américain et ont identifié le secteur des produits agricoles et des hydrocarbures comme susceptible de leur procurer des profits intéressants. Ils font cela en achetant les récoltes futures de produits agricoles à  la Bourse de Chicago et à  celle de Kansas City qui sont les principales bourses mondiales où l’on spécule sur les céréales. De même, ils achètent sur d’autres Bourses de matières premières la production future de pétrole et de gaz en spéculant à  la hausse. Ceux-là  mêmes qui ont provoqué la crise aux Etats-Unis par leur soif de profits, en exploitant notamment la crédulité des familles peu solvables d’Amérique du Nord désireuses de devenir propriétaires d’une habitation (c’est ce qu’on appelle le marché des subprimes), ont pris une part très active dans la forte hausse des cours des hydrocarbures et des produits agricoles. D’où l’extrême importance de remettre en cause la toute-puissance des marchés financiers.

- Tertio , les pays en développement ont été particulièrement démunis face à  cette crise alimentaire car les politiques imposées par le FMI et la Banque mondiale depuis la crise de la dette les ont privés des protections nécessaires : réduction des surfaces destinées aux cultures vivrières et spécialisation dans un ou deux produits d’exportation, fin des systèmes de stabilisation des prix, abandon de l’autosuffisance en céréales, réduction des stocks de réserve de céréales, fragilisation des économies par une extrême dépendance aux évolutions des marchés mondiaux, forte réduction des budgets sociaux, suppression des subventions aux produits de base, ouverture des marchés et mise en concurrence déloyale des petits producteurs locaux avec des sociétés transnationales… Maîtres dans l’art de l’esquive, les institutions mises en cause reconnaissent juste quelques errements pour mieux rester au centre du jeu international. Mais un timide mea culpa dans un rapport semi-confidentiel ne peut suffire car elles ont commis le crime d’imposer un modèle économique qui a délibérément privé les populations pauvres des protections indispensables et les a livrées à  l’appétit des acteurs économiques les plus féroces. Loin d’être inquiète pour la misère galopante qu’elle contribue à  répandre, la Banque mondiale semble surtout inquiète des troubles sociaux qui pourraient menacer la globalisation néolibérale, structurellement génératrice de pauvreté, d’inégalités, de corruption, et interdisant toute forme de souveraineté alimentaire.
L’orientation proposée depuis des années par Via Campesina, organisation internationale des mouvements paysans, constitue une réponse à  la crise : « Pour garantir l’indépendance et la souveraineté alimentaire de tous les peuples du monde, il est crucial que les aliments soient produits dans le cadre de systèmes de production diversifiés, de base paysanne. La souveraineté alimentaire, c’est le droit de chaque peuple de définir ses propres politiques agricoles et, en matière d’alimentation, de protéger et réglementer la production agricole nationale et le marché interne afin d’atteindre des objectifs soutenables, de décider dans quelle mesure ils recherchent l’autosuffisance sans se débarrasser de leurs excédents dans des pays tiers en pratiquant le dumping. […] On ne doit pas donner la primauté au commerce international par rapport aux critères sociaux, environnementaux, culturels ou de développement |7|. »

Via Campesina

Notes de bas de page:

|1| Remarquons une nouvelle fois la politique du « deux poids deux mesures » : pour assurer la sécurité énergétique, les gouvernements du Nord n’hésitent pas à  subventionner l’industrie privée, alors que via la Banque mondiale, le FMI et l’OMC, ils nient le droit des gouvernements du Sud à  subventionner leur producteurs locaux, que ce soit dans l’agriculture ou l’industrie.

|2| Voir www.cadtm.org/spip.php ?article3518

|3| Secret report : biofuel caused food crisis, The Guardian, 4 juillet 2008, www.guardian.co.uk/environment/2008/jul/03/biofuels.renewableenergy

|4| OCDE, « Evaluation économique des politiques de soutien aux biocarburants », 16 juillet 2008, www.oecd.org/dataoecd/20/14/41008804.pdf

|5| « L’OCDE, très critique sur les biocarburants, est favorable à  un moratoire », dépêche AFP, 16 juillet 2008.

|6| Les principaux investisseurs institutionnels sont les fonds de pensions, les sociétés d’assurance et les banques ; ils disposent de 60 000 milliards de dollars qu’ils placent là  où c’est le plus rentable. Sont aussi actifs les hedge funds (fonds spéculatifs), qui peuvent mobiliser 1 500 milliards de dollars.

|7| Via Campesina, in Rafael Diaz-Salazar, Justicia Global. Las alternativas de los movimientos del Foro de Porto Alegre, Icaria editorial et Intermà³n Oxfam, 2002, p.87 et 90

infos article
URL: http://www.cadtm.org

On Nous Cache Tout: Le Codex Alimentarius

Mercredi 30 juillet 2008

Le Codex Alimentarius

© On Nous Cache Tout

L’aguicheuse présentation officielle

La commission de Codex Alimentarius a été crée en 1963 par l’Organisation Mondiale de la Santé afin d’élaborer des normes alimentaires, et des Codes d’usages.

Les buts principaux de ce programme sont la protection de la santé des consommateurs, la promotion de pratiques loyales dans le commerce des aliments, et la coordination de tous les travaux de normalisation ayant trait aux aliments entrepris par des organisations aussi bien gouvernementales que non gouvernementales.

Les responsables et les experts qui ont jeté les bases et défini les orientations des activités de la Commission du Codex Alimentarius étaient d’avis que si tous les pays harmonisaient leurs législations alimentaires et adoptaient des normes approuvées à  l’échelle internationale, ces questions trouveraient une solution naturelle. Grâce à  l’harmonisation, ils prévoyaient une réduction des obstacles au commerce et la libération des échanges entre les pays, dont tireraient profit les agriculteurs et leurs familles et qui aideraient à  atténuer la faim et la pauvreté (voir le résultat 40 ans après !).
Ils concluaient que le Codex Alimentarius serait la panacée pour certaines des difficultés qui entravaient la liberté d’échange.

Le volume du commerce mondial des denrées alimentaires est considérable et sa valeur est de 300 à  400 milliards de dollars. Les gouvernements nationaux se préoccupent surtout de l’innocuité des aliments importés d’autres pays, afin qu’ils ne menacent ni la santé des consommateurs, ni la santé et la sécurité de leurs populations animales et végétales. En conséquence, les gouvernements des pays importateurs ont institué des lois et des règlementations contraignantes pour éliminer ou réduire au minimum ces périls. Mais dans le domaine du contrôle des denrées alimentaires, des animaux et des végétaux, ces mesures risquent de créer des obstacles au commerce des denrées alimentaires entre les pays (business d’abord !)

La réalité cachée

Derrière des atours séducteurs d’apparence philanthropique, le Codex n’est que le bras séculier d’une organisation occulte (made in U.S.A), dont la vocation secrète n’est que l’exploitation à  outrance, quelles qu’en soient les conséquences et la mise en esclavage de l’humanité.
D’ailleurs, il est clair que la mise en place de cet organisme mondial n’a fait que créer ou aggraver les disparités socio-économiques, contrairement à  ce qui était promis au départ. Il s’agit en fait, d’une redoutable dictature tenant sous son joug les gouvernements eux-mêmes avec la menace permanente de terribles moyens de rétorsion commerciale.
Par exemple, l’Europe paye actuellement tous les ans, une amende de 116.8 millions de dollars pour son refus d’importation de veau aux hormones.

Les vrais objectifs du Codex

Le Codex Alimentarius entend mettre hors la loi toute information alternative de santé en rapport avec les vitamines, les thérapies naturelles, les compléments alimentaires et tout ce qui constitue de près ou de loin un concurrent potentiel. Cet état d’esprit qui préside à  la mondialisation pharmaco-chimique explique en grande partie la destruction systématique de tous les novateurs scientifiques indépendants depuis 50 ans. Cette industrie emploie tous les moyens pour garder ses parts de marché en matière de cancer, sida, maladies cardio-vasculaires…
Nous sommes en mesure depuis des décennies de soigner et de guérir dans bien des cas toutes ces maladies, mais des procédés de désinformation puissants sont en place pour cacher ces vérités au grand public. La mise hors la loi de toute information sur les médecines alternatives bloquera l’éradication de certaines maladies assurant toujours plus de profit à  cette industrie mondiale qui ne traite que les symptômes sans s’attaquer aux causes.
Le docteur Rath, dénonce cette situation en ces termes : « la vraie nature de l’industrie pharmaceutique (mondiale) est de gagner de l’argent avec les maladies chroniques, et non point de s’occuper de la prévention ou de l’éradication des maladies… L’industrie pharmaceutique a un intérêt financier direct à  ce que les maladies perdurent afin d’assurer la croissance du marché des médicaments. C’est pour cela que les médicaments sont conçus pour soulager les symptômes et NON pour traiter les causes des maladies… les trusts pharmaceutiques sont responsables d’un génocide disséminé permanent, tuant des millions de personnes… »

Une insulte à  la démocratie

Le 13 mars 2002, nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l’industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à  élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une fronde citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des euro-députés, à  tel point que les communications internes en furent bloquées. Malgré près d’un demi milliard de pétitions, les directives du Codex Alimentarius furent adoptées. Ce vote fut un véritable déni de démocratie augurant de futures difficultés pour la construction de l’Europe.
En fait, une légion de lobbyistes pharmaceutiques est employée en permanence pour influencer les législateurs, pour contrôler les organismes de réglementation, pour manipuler la recherche médicale et l’éducation.
L’information des médecins est intégralement financée par ces trusts qui cachent soigneusement un grand nombre d’effets secondaires dangereux en les reniant publiquement.
Après avoir établi la genèse de ces crimes en col blanc et prouvé la responsabilité des industries pharmaceutiques concernant la mise en place d’une politique mondiale de génocide disséminé, le Docteur Matthias Rath a remis un acte d’accusation pour crime contre l’humanité à  la Cour Internationale de Justice de la Haye en juin 2003.

La directive que le Codex voulait mettre en application dès 2005.

A partir de juillet 2005, les directives du Codex Alimentarius, nommées Directives Européennes sur les Suppléments Alimentaires, devront être appliquées sous peine de sanctions financières.
En quoi consistent-elles ?

- 1. Il s’agit de supprimer tout supplément alimentaire naturel. Tous seront remplacés par 28 produits de synthèse pharmaceutique à  bas dosage (car toxiques) et seront uniquement disponibles en pharmacie sur prescription médicale.
- 2. Les médecines alternatives telles que l’acupuncture, la médecine énergétique, ayurvédique, tibétaine… se verront progressivement interdites.
- 3. L’agriculture et l’alimentation animale se verront réglementées selon les normes du complexe pharmaco-chimique, interdisant du même coup l’agriculture dite bio-dynamique.
- 4. L’alimentation humaine certifiée légale devra être irradiée (ex : irradiée au Cobalt – le terme technique employé pour rassurer la population étant « ionisé ».)

Le Codex Alimentarius contrôlera l’accès aux acides aminés essentiels, les huiles de poisson, les vitamines et minéraux. L’élargissement des contrôles opérera progressivement, mettant à  mal toutes les médecines alternatives ancestrales ou naturelles.

ATTENTION : L’ECHEC PROVISOIRE DE CE PROJET N’EST QUE PARTIE REMISE – VIGILANCE OBLIGE !

L’histoire secrète du trust pharmaco-chimique

Le trust de la pharmaco chimie tel que nous le connaissons actuellement fut conçu par une association de la Rockefeller avec l’IG Farben de l’Allemagne nazie. D’ailleurs, l’industrie IG Farben en Allemagne ne fut pas bombardée, pour préserver les intérêts de la Rockefeller.
Depuis 1932, l’industrie pharmaco-chimique IG Farben finançait Adolph Hitler. Sans ce soutien, selon le tribunal de Nuremberg, le deuxième guerre mondiale n’aurait pas pu avoir lieu…
En 1941, l’IG Farben a établi la plus grande industrie chimique du monde à  Auschwitz, tirant profit de la main d’½uvre du camp de concentration. Au procès de Nuremberg, 24 responsables de la IG Farben ont été déclarés coupables de génocide, d’esclavage, de pillage et d’autres crimes. Le Tribunal de Nuremberg avait alors scindé la IG Farben en BASF, BAYER et HOECHST. Tous ces anciens responsables furent cependant libérés après leur condamnation en 1952, avec l’aide de Nelson Rockefeller, leur ancien partenaire commercial. Il était alors ministre des Affaires étrangères des U.S.A.
Une fois libérés, les dirigeants d’IG Farben infiltrèrent les plus hauts fonctions de l’économie allemande ; jusque dans les années 70, les PDG des sociétés BASF, BAYER et HOECHST étaient des anciens membres du parti nazi.
Ils financèrent à  partir de 1959 le jeune Helmut Kohl.
Avec le support politique de ce dernier, les trois filiales issues d’IG Farben sont actuellement 20 fois plus grandes que la maison mère initiale de 1941.
L’organisation nazie de mondialisation, associée à  Rockefeller, est une réussite totale. Depuis longtemps, la planète est quadrillée, organisée et gérée pour assurer une expansion mondiale de la pharmaco-chimie.
Puis, la « tradition » du cartel de la IG Farben s’est poursuivie sous un nouveau nom : Association de l’Industrie Chimique.
En 1955, l’industrie chimique pharmaceutique mondiale s’est regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent camouflés sous le nom de code Codex Alimentarius.
Un grand nombre de partis politiques européens, dits de droite et de gauche furent financés par cette industrie pour assurer son hégémonie économique mondiale.

L’origine de la dynastie Rockefeller

Aux environs de 1860, « Old Bill » Rockefeller, marchand forain de spécialités pharmaceutiques, vendait des flacons de pétrole brut aux paysans naïfs, leur faisant croire que c’était un traitement contre le cancer. Il appelait son pétrole brut en flacon : « Nujol (New Oil : nouvelle huile) ».
L’affaire était prospère, il achetait une fiole de pétrole brut de 30 grammes à  la Standard Oil pour 21 cents et la revendait 2 dollars.
Très peu cultivé, peu scrupuleux, sans connaissance ou formation médicale, avec quelques notions de comptabilité et une avidité féroce, il sut s’imposer. Le Nujol fut baptisé « cure contre la constipation » et fut largement commercialisé.
Cependant, des médecins découvrirent que le Nujol était nocif et provoquait des maladies graves, éliminant les vitamines liposolubles du corps.
La Standard Oil lutta contre la chute des ventes en ajoutant du carotène au pétrole brut pour parer à  toute carence. Le sénateur Royal S. Coperland de New York était payé 75 000 dollars par an pour promouvoir le Nujol.
L’empire Rockefeller s’est construit grâce à  cette formidable supercherie qui consiste à  faire ingérer un dérivé de pétrole brut, enrichi au carotène, aux populations. C’est ainsi que les fondations de l’industrie pharmaco-chimique furent posées. Nous sommes bien loin des fondements des médecines chinoises, tibétaines ou perses…
Le succès commercial du Nujol permit de diversifier la production pharmaco-chimique et d’atteindre des sommets en terme de bénéfices. En 1948, le chiffre d’affaire annuel de la Rockefeller s’élevait à  10 millions de dollars. Le médicament Nujol existe toujours sous forme de paraffine pure, classé comme laxatif doux : il est recommandé pour la constipation chronique rebelle. Il est fabriqué par le laboratoire Fumouze. Hélas, il capitonne l’intestin et entraîne rapidement des carences graves.

L’heure de vérité

Dans l’idéologie Rockefeller, l’unique objectif est de vendre sans scrupule, d’asseoir une hégémonie et un pouvoir mondial. Breveter le vivant, tout refaire en molécules chimiques, nier toute médecine autre que la pharmaco-chimie, c’est l’idée de progrès affichée par tous les Trusts.
Cette politique n’a rien de démocratique et vise à  modeler les masses à  son gré en fonction de ses besoins (fondation, éducation, fausses normes scientifiques, propagande, destruction des médecines ancestrales et naturelles).
Le Codex Alimentarius croit pouvoir faire fi de l’opinion des peuples.
Le Codex pense pour vous, agit pour vous et vous protège de vous-même, selon des normes qui causeront votre perte.
Pendant ce temps, 800 000 personnes meurent tous les ans, dans la seule Amérique du Nord, sur ordonnances allopathiques.
Un rapport de l’ONU affirme d’ailleurs que sur 205 000 médicaments de ces industries, seuls 26 seraient indispensables.

Une résistance internationale s’organise

L’Afrique du Sud a affirmé qu’elle ne se conformerait pas aux directives du Codex Alimentarius. Le Ministre de la Santé Manto Tshabalata-Msimang a déclaré que son pays est en désaccord avec cette dichotomie entre médecine naturelle et médecine allopathique.
Selon ses conclusions, ces dispositions ne visent qu’à  faire de l’argent à  partir de remèdes brevetés et à  discréditer l’usage des produits naturels.

L’Inde ne se conformera pas non plus aux directives du Codes Alimentarius, car il a fait la promotion de formules pour bébés contenant des ingrédients chimiques, causant une inflammation destructrice du cerveau chez les bébés sensibles. Le délégué indien chargé de plaider l’affaire auprès du Codex a été ignoré, et lorsqu’il insista pour un débat, il fut expulsé de la chambre.

Aux Etats-Unis, l’association des médecins et des chirurgiens américains a exprimé son opposition au Codex afin d’avoir recours à  des remèdes naturels.

Au Royaume Uni, les médecins exerçant des médecines naturelles, supportés par les Membres de la Chambre des Lords, se sont fermement opposés à  la politique pro-Codex de Tony Blair. Ce dernier est taxé d’hypocrisie, puisqu’il à  été révélé publiquement qu’il utilise pour sa famille des remèdes naturels, des compléments alimentaires et l’homéopathie. Tony Blair sera président de l’Union Européenne précisément à  partir du premier juillet 2005, jour d’application des directives du Codex.

Le réveil des consciences est amorcé

Fort heureusement, il existe les vrais biologistes, les authentiques médecins, les vrais thérapeutes ou chercheurs souvent violentés par l’arrogance des Cartels pharmaco-chimiques. Ils ont établi le concept de la bio-individualité fondé sur la liberté du choix thérapeutique des patients.
Cette conception suscite chez le patient l’esprit de recherche, offre des alternatives dans la manière de se soigner.
Cette approche s’adapte au patient plutôt que d’imposer un protocole thérapeutique de masse non individualisé.
La maladie a une connotation spécifique dans la vie d’un individu, ne pas en tenir compte c’est ramener l’homme au rand de machine sophistiquée. Or l’homme est bien plus qu’une machine mécanico-chimique.
Sans que la plupart des électeurs en ait conscience, le non massif à  la Constitution européenne a été aussi par chance, un non au Codex Alimentarius. Les grands retards dont nous avaient menacés les marionnettes politiques vendues à  la cause du « oui » concerneront surtout le camp des exploiteurs et en particulier, celui du Codex.

Codex alimentarius

Mercredi 30 juillet 2008

RAPPORT: Au nom de la délégation du Sénat pour l’Union européenne (1) sur le codex alimentarius

Source: Senat

1. Les statuts

· Les statuts de la commission du Codex alimentarius précisent que celle-ci est chargée :

 » d’adresser des propositions aux directeurs généraux de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et sera consultée par eux en ce qui concerne toutes les questions intéressant la mise en oeuvre du Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires dont l’objet est de :

a) protéger la santé des consommateurs et assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire ;
b) promouvoir la coordination de tous les travaux en matière de normes alimentaires entrepris par des organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales ;
c) établir un ordre de priorité et prendre l’initiative et la conduite du travail de préparation des projets de normes, par l’intermédiaire des organisations compétentes et avec leur aide ;
d) mettre au point les normes préparées comme indiqué au paragraphe (c) et, après leur acceptation par les gouvernements, les publier dans un Codex Alimentarius, soit comme normes régionales, soit comme normes mondiales, conjointement aux normes internationales déjà  mises au point par d’autres organismes comme mentionné au paragraphe (b), chaque fois que cela sera possible ;
e) après une étude appropriée, modifier les normes déjà  publiées, à  la lumière de la situation « .

La commission se réunit tous les deux ans, alternativement à  Rome, au siège de la FAO, et à  Genève, au siège de l’OMS. En pratique, son fonctionnement repose sur ses  » organes subsidiaires  » qui sont de deux types : les comités du Codex, qui préparent les projets de normes, et les comités de coordination, qui interviennent à  l’échelon de groupes de pays et peuvent proposer des normes pour la zone en question.

(…)

La Commission du Codex alimentarius compte actuellement 165 pays membres, représentant 98 % de la population mondiale.

1. Les normes
Le Codex compte plus de 220 normes visant des aliments individuels ou des groupes d’aliments.

Il comprend, en outre, la Norme générale pour l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées, les Lignes directrices générales Codex concernant les allégations et les Lignes directrices Codex concernant l’étiquetage nutritionnel, ces différents textes visant à  assurer des pratiques loyales dans la vente des aliments, tout en guidant les consommateurs dans le choix des produits.

D’autres normes générales sur l’hygiène des aliments, les additifs alimentaires, les contaminants et les toxines dans les aliments et sur les aliments irradiés ont été adoptées dans un objectif de santé publique.

De même, des limites maximales de résidus pour les pesticides et les médicaments vétérinaires et des limites maximales pour les additifs alimentaires et les contaminants ont été fixées pour que les consommateurs ne soient pas exposés à  des niveaux dangereux pour leur santé.

La fixation de telles règles peut appeler des travaux de grande ampleur : ainsi, pour le seul domaine des résidus de pesticides, quelque 3 300 limites maximales ont dù être fixées (3(*))

Codex Alimentarius

Source : Wiki

Le Codex Alimentarius est un programme commun de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) consistant en un recueil de normes, codes d’usages, directives et autres recommandations relatifs à  la production et à  la transformation agro-alimentaires qui ont pour objet la sécurité sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des filières alimentaires, et la préservation de l’environnement.

La Commission du Codex Alimentarius, en est l’organe exécutif. Cette organisation internationale, où siègent les représentants de près de 200 pays, a été créée en 1963 par la FAO et l’OMS. Elle est chargée d’élaborer des normes alimentaires, des définitions et des critères applicables aux aliments, de contribuer à  leur harmonisation et donc, notamment, de faciliter les échanges internationaux. Elle joue un rôle prépondérant dans la normalisation alimentaire mondiale et a été reconnue à  ce titre par les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sous réserve que ses prescriptions n’entravent pas les échanges si elles ne sont pas suffisamment scientifiquement étayées.

Site officiel du Codex Alimentarius et de la Commission.

Le Codex Alimentarius

Mercredi 30 juillet 2008

Le Codex Alimentarius

© Le Post


L’Ordre du Codex Alimentarius
envoyé par NosLibertes

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Nos amis de Dailymotion semblent avoir bloqué la fin :

AGIR :

1/ FAITES CIRCULER CE FILM
2/ JETEZ VOTRE TÉLÉVISION
3/ CONSOMMEZ BIO, LOCAL, ARTISANAL
4/ ?

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Conférence de Rima E Laibow
sur le Codex Alimentarius
Médecin
Neurologue

Pour aller plus loin sur l’OMC :
Les Esclaves de l’OMC

Pour aller plus loin sur l’OMS :
OMS

Pour aller plus loin sur les vitamines :
Le Cancer une affaire rentable
Guérir par l’alimentation
Un siècle de dictature

Pour aller plus loin sur les OGM :
Débat avec Monique Robin
OGM va tuer sur Mars !

Pour aller plus loin sur le Codex :
Conférence de Ian Crane sur le Codex
Site du Codex Alimentarius
Analyse historique sur l’industrie pharmaceutique

La conférence complète, sans sous titre :
Conférence

La mort du riz en Inde — Plus de Basmati, ni de Katarni

Lundi 14 juillet 2008

La mort du riz en Inde — Plus de Basmati, ni de Katarni

© Alter Info

Global Research, Arun Shrivastava, 11 juillet 2008

Quelqu’un a dit, « Monsanto a inventé le porc. » Très bientôt nous apprendrons, ici, en Inde et en Asie, que les compagnies semencières multinationales étasuniennes et européennes ont « inventé » le riz. Et bientôt nous devrons payer des royalties à  ces compagnies pour manger du riz. Retenez votre souffle, cette situation est à  nos portes.

Je vous pose cette question avant que vous ne lisiez la suite : Que feriez-vous à  une compagnie qui prétend avoir « inventé le riz » et veut son dù parce que vous, Madames et Messieurs, mangez du riz ?

L’Inde est le pays du riz. Le riz est notre aliment de base depuis des milliers d’années. Un scientifique français a dit autrefois que l’Inde a 200.000 variétés de riz. D’autres écologistes disent 100.000. Est-ce important ? Dans les régions traditionnelles de production, j’ai trouvé que le goùt et la forme du riz diffèrent souvent d’un village à  l’autre. Plus maintenant. Après la révolution verte, les variétés disponibles sur le marché pour les semis commerciaux sont tombées à  une cinquantaine. Cela doit certainement être la plus grande destruction de biodiversité dans les cultures vivrières partout dans le monde.

€”¹Â€”¹Â€”¹Il y a quarante ans, quand ma mère faisait cuire le riz basmati, un doux arôme imprégnait toute la maison. Plus maintenant. Sous la révolution verte, le riz hybride lentement introduit dans les denrées est maintenant produit par de grandes exploitations mécanisées avec de grandes doses d’engrais et de pesticides. Bayer CropScience, une compagnie allemande, a modifié génétiquement les semences de riz. Le génie de cette révolution génétique est sorti de sa lampe et personne ne sait combien de variétés de riz sont contaminées. Nul ne sait vraiment combien de ce poison d’ingénierie est déjà  entré dans notre chaîne alimentaire. Et c’est arrivé sans étude de biosécurité appropriée.

Le riz appartient à  l’espèce Oryza. Des gens profanes comme moi ont dit que le riz s’autopollinise avec peu ou aucune chance que le pollen dérive pour aller contaminer le riz du champ voisin. Cependant, la RiceTech, une compagnie de semences hybrides étasunienne, a établi que « le vent avait aidé le pollen du riz à  se déplacer sur plus de 600 pieds. » [APHIS Workshop, 13-15 septembre 2004 ; résumé] Si le riz génétiquement modifié est planté au milieu du riz naturel, il y a toutes les chances pour que ce dernier soit contaminé, et c’est ce qui s’est passé aux États-Unis d’Amérique .

Le riz étasunien est devenu contaminé

€”¹Â€”¹Â€”¹Bayer CropScience (la compagnie semencière multinationale allemande) a conduit des essais en plein champ avec le LL601 (mieux connu sous le nom de Liberty Link 601) de 1999 à  2001 en Louisiane. Elle a ensuite abandonné le projet sans chercher à  obtenir le permis gouvernemental pour le commercialiser. En 2006, une contamination généralisée de riz à  longs grains possédant les caractéristiques du LL601 a été signalée.

Couvrant l’événement, Rick Weiss, journaliste du Washington Post, a rapporté, « Le Ministère de l’Agriculture est en train d’enquêter sur comment la variété a réussi à  se disperser depuis les parcelles d’essais dans les champs des agriculteurs, où elle s’est tranquillement développée pendant des années jusqu’à  sa découverte. Les graines et les plants de LL601 semblent pratiquement identiques à  ceux de la variété classique populaire avec laquelle ils ont commencé à  se mélanger, a déclaré Steve Linscombe, directeur de la station de recherche sur le riz de l’université d’État de Louisiane à  Crowley. . . Le jour d’aoùt où la contamination a été annoncée, Bayer a demandé l’homologation de la variété au gouvernement. »

Le 5 octobre 2007, le Ministère de l’Agriculture (USDA) a clôturé son enquête sur le riz génétiquement modifiés (GM). Les enquêteurs espéraient identifier la façon dont chaque lignée de riz GM étaient entrées dans l’approvisionnement commercial du riz, mais le mécanisme exact de l’introduction n’a pu être déterminé dans aucun des cas (1). Toutefois, il n’a pu être déterminé avec précision comment l’ingénierie semencière du riz pourrait contaminer une surface aussi grande. La spéculation allait bon train, certains parlaient d’étiquetage incorrect, d’autres évoquaient l’erreur humaine, d’autres encore mentionnaient une confusion dans les conteneurs.

Homologation de contamination

Le 24 Novembre 2006, l’USDA accordait un permis commercial à  l’organisme génétiquement modifié Liberty Link 601 de Bayer CropScience. Suite à  la contamination illicite par elle de l’approvisionnement alimentaire et des exportations de riz, la variété de riz GM a été annoncée officiellement pour la première fois il y a trois mois. Cette décision controversée a été prise malgré l’insistance de Bayer CropScience, qui avait renoncé il y a cinq ans à  commercialiser cette variété. Avec cette décision, l’USDA annonce aux compagnies de biotechnologie agricole qu’« il n’est pas important si vous faites preuve de négligence, si vous enfreignez les lois, si vous contaminez l’approvisionnement alimentaire avec des récoltes génétiquement modifiées non testées, nous nous porterons garant de vous, » a dit Joseph Mendelson, directeur juridique du Centre de Sécurité Alimentaire. « En réalité, l’USDA ratifie une mesure d’« homologation de contamination » qui ne peut qu’augmenter dans l’avenir le risque d’introduction de récoltes génétiquement modifiées dans l’approvisionnement alimentaire, et éroder la confiance en la nature saine des aliments étasuniens à  l’étranger, » a-t-il ajouté .

Naturellement, Bayer CropScience se félicite de la décision de l’USDA. « La déréglementation confirme la décision préliminaire de l’USDA, publiée le 8 septembre 2006, selon laquelle le LLRICE601 ne pose aucun souci environnemental et ne devrait plus être contrôlé. » (2)

Oh oui, fait M. Bayer. C’est pourquoi les arrivages de riz étasunien ont été renvoyés ou détruits dans le port de Rotterdam et dans d’autres.

L’Inde est-elle vulnérable ?

Vous pariez qu’elle l’est ? En janvier, j’ai reçu un jeu de documents d’une université agricole du Bengale Ouest sur une plantation illégale de gombos génétiquement modifiés. En mars, on m’a dit à  Jhansi qu’un marché lucratif avait été proposé aux agriculteurs pauvres : planter des « semences spéciales » de toutes sortes de légumes verts frais.

Qui sait dans combien d’endroits non autorisés a été planté du riz génétiquement modifié ?

Ce n’est que lorsque la contamination sera découvert dans les ports de débarquement des exportations de riz indien que l’Inde prendra conscience de la destruction de son héritage de 10.000 ans : LE RIZ.

Suite à  l’exemple étasunien, il n’est pas trop tiré par les cheveux de dire que notre aliment de base préféré, le riz, sera la propriété de l’une des cinq ou six multinationales semencières parce qu’elle l’a « inventé » ! Qui sera le premier à  contaminer notre riz est au mieux une conjecture.

Mais il SERA CONTAMINÉ. ILS SONT TROP DÉTERMINÉS À S’APPROPRIER NOTRE NOURRITURE.

Des questions ?

€”¹Â€”¹Â€”¹Ni le Parti du Congrès, ni BJP, ni CPM ni CPI, ni RSP, ni SP, ni Shiv Senanone, n’ont le courage ou la volonté politique de s’opposer à  la fraude de ces sociétés multinationales. Ils ont tous été réduits au silence.

« Qui se soucie du fait que les semences OGM ne procurent aucun des avantages promis ? Certainement pas les compagnies semencières. Peut-être que les avantages pour la population mondiale n’ont jamais été le but. Peut-être que l’objectif était, en lui en promettant la lune, d’obtenir que les premières cultures d’OGM soient dans le sol ! Et puis de laisser la nature suivre son cours en contaminant le reste de la planète avec le pollen breveté. L’action en justice pour la propriété intellectuelle viendrait au bon moment. » (3)

Notes

(1) La source est un communiqué de presse de l’USDA :
http://www.usda.gov/wps/p…

(2) Commentaires de Bayer CropScience sur la déréglementation du LLRICE601 aux États-Unis :
http://www.bayercropscience.com/bayer/crop…

(3) http://www.grain.org/research/?id=354 2005 fut une très bonne année pour l’industrie alimentaire, biotechnologie de Peter Montague, Rachel’s Democracy & Health News #837, janvier 2006)

Arun Shrivastava est un collaborateur habitué de Global Research.

Original : globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9562
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

Avoir faim – aux USA

Samedi 12 juillet 2008

Avoir faim – aux USA

© horizons et débats

La crise alimentaire se manifeste aussi aux USA: 35 millions de personnes sont en souci pour leur prochain repas. En Virginie, une «ferme de volontaires» cherche à  donner un coup de main.

par Thomas Spang, Woodstock/Virginia

hd. Un scandale absolu. Un signe du mépris de l’homme qui ne pourrait pas être plus clair. Les USA, le pays le plus riche du monde, qui dépense annuellement des centaines de milliards de dollars pour l’armement pour consolider sa domination dans le monde et assu­jettir les autres pays par la guerre, laisse souffrir de la faim ses propres citoyens. Il y a de plus en plus d’Américains qui ne peuvent plus se payer de légumes frais, de fruits ni de pain complet. La sous-nutrition et la malnutrition en sont les conséquences, dont surtout les enfants et les personnes âgées sont ­victimes.
Thomas Spang, correspondant du quotidien suisse «St. Galler Tagblatt» présente ci-dessous une ferme de volontaires en Virginie, qui donne un coup de main. Son rapport montre ce que l’initiative personnelle peut réaliser, et rend encore plus évident qu’il faut assurer le ravitaillement d’aliments sains, à  un niveau régional, face à  la pénurie mondiale de vivres.

Avec précaution, un homme de haute stature gratte le sol en terre battue de sa hache. «Ce qui est rond et vert, ce sont les oignons, le reste, c’est de la mauvaise herbe», explique Mike Smith, expert en la matière, à  son Pasteur Ann Ross; celle-ci travaille au champ, à  côté de lui. Tout comme quatre autres membres d’une paroisse protestante voisine, sise à  Elkton, dans l’Etat américain de Virginie; tous deux enlèvent les mauvaises herbes dans le champ d’oignons de la «ferme des volontaires». La terre est à  Bob Blair, qui a mis au service des affamés, il y a cinq ans, sa ferme qui se trouve sur un site idyllique au pied des Appalaches. C’est une terre fertile où les pommes de terre poussent aussi bien que les pastèques, les haricots, les concombres et les betteraves rouges. Ce sont des légumes riches en matières nutritives qui manquent dans le menu des pauvres et qui sont des marchan­dises dont manquent les banques alimentaires destinées aux personnes dans le besoin.

Des légumes et des fruits pour les personnes dans le besoin

«Nous avons un problème mondial de la faim qui s’aggrave chaque jour également dans notre pays», explique le monsieur aux cheveux gris argentés qui fait en personne les honneurs au groupe ecclésiastique, comme la plupart des quelques 5000 volontaires qui trouvent le chemin de la «ferme des volontaires» par les routes secondaires de l’autoroute 81, jusqu’en fin d’année. Durant la semaine des pensionnaires et des idéa­listes donnent un coup de main, le week-end ce sont des familles et pendant les va­cances des groupes de collégiens et des écoliers. «Ce n’est pas la ferme de Bob Blair», souligne l’ancien collaborateur de l’autorité chargée des mesures de prévention contre les catastrophes en s’adressant aux visiteurs. «Ici nous faisons une œuvre communautaire.»
L’idée extraordinaire est venue à  l’esprit de Bob Blair pendant la nuit. «C’était mon ordre de marche», dit cet home croyant qui s’était réveillé un matin en voyant mentalement un plan détaillé devant lui. Bob vendit les arbres de Noël qu’il avait plantés sur sa terre, la transforma en champs et cultiva les deux premiers hectares avec quelques volontaires. Cette année, les aides cultivent huit fois la superficie de l’année dernière, espérant qu’ils pourront fournir plus que les 60 000 morceaux de légumes qu’ils avaient livrés à  la banque alimentaire locale, l’année de sécheresse passée.
«L’aide de cette ferme est urgente», souligne Ruth Jones de la «Blue Ridge Area Food­bank» qui donne un coup de main à  environ 130 000 personnes en Virginie. Depuis le mois d’octobre, le nombre des demandeurs d’aide est monté d’un tiers dans les 430 dépôts. «Une véritable épidémie», déplore Jones.

La misère s’accentue

En même temps, le gouvernement a réduit ses allocations de 4 millions de livres de vivres en 2004 à  seulement un million aujourd’hui. Les producteurs sont avares en marchandises rares gratuites et forcent les organisations humanitaires à  faire des achats supplémentaires. «La crise mondiale arrive actuellement chez nous», déclare Jones. Blair raconte à  ses volontaires un exemple qui s’est déroulé au Crozet, un endroit pittoresque au milieu des collines vertes de la Virginie où la prospérité et la faim voisinent. La demande d’aide alimentaire immédiate dans les deux dépôts locaux était montée si dramatiquement que les gens devaient s’en retourner en ayant encore faim.
Dans leur détresse, le nombre de gens qui s’adressent directement aux entrepôts régionaux – tel celui de Winchester où les produits frais de la «ferme des volontaires» sont entreposés – augmente. «Aujourd’hui, nous avons ravitaillé six familles avec des caisses alimentaires», raconte Mary-Jane Dlaine, qui a trié les marchandises de son magasin selon l’origine des dons. La chambre froide destinée à  la viande, aux légumes frais et aux fruits est vide. Avec joie, elle attend la première liv­raison de petits pois que Bob Blair a avisée pour les prochains jours.
Avec ses livraisons, la «ferme des volontaires» bouche un trou que toutes les banques alimentaires connaissent aux USA. «La faim, dans un pays riche tel que les USA s’exprime par une sous-nutrition et une malnutrition, un phénomène qui conduit paradoxalement à  un taux élevé d’obésité et de diabète», explique Blair. Les victimes en sont les enfants, les personnes âgées et ceux que l’on appelle les Working poor.

Assez de volontaires

Face à  la dimension du problème, Blair qui a l’expérience de plus de 400 opérations de sauvetages, se sent dépassé. Souvent il se fait du souci à  cause de l’avenir de l’œuvre communautaire. Mais à  chaque fois, des donateurs se trouvent qui font de nouveau avancer ce projet unique. Comme l’année dernière, lorsqu’un don aida à  acheter un tracteur plus performant.
Mais l’afflux de volontaires ne semble pas se tarir. Chrissy Jenkins et Linda Bueckling, les seules mains-d’œuvre rémunérées à  la ferme, font la coordination de l’intervention par Internet et téléphone. «Il y a toujours une tâche à  trouver», déclare Blair. «L’expérience de pouvoir donner soi-même un coup de main fait la différence», c’est ainsi qu’explique la femme pasteur Ann Ross la motivation de la paroisse d’Elkton à  aider ici. «C’est bon pour le corps et pour l’âme», ajoute Mike, qui, en tant que technicien de laboratoire, a pris un congé pour donner un coup de main à  la «ferme des volontaires». Signer un chèque, c’est tellement plus simple.»

Source: St. Galler Tagblatt du 21/5/08
(Traduction Horizons et débats)

Les problèmes actuels et les solutions proposées

Jeudi 10 juillet 2008

Les problèmes actuels et les solutions proposées

Une chose est certaine, c’est que les gouvernants mondiaux, ceux que nous voyons tous les jours à  la télé, sont justes des pantins drogués manipulés par une force supérieure. Bush, Sarkozy, Brown, Cameron, Ahmadinejad, Olmert, tous sont des pantins manipulés durant un court instant dans l’histoire, pour amener petit à  petit le monde dans une dictature mondiale fasciste déguisée en démocratie avec une société de type Big Brother.

Depuis le début de ce millénaire, on nous a mentit sur le 11 Septembre, on nous a mentit sur l’Afghanistan, sur Ben Laden, sur l’attentat de Londres 7/7, sur le réchauffement climatique, mais où est la logique de dire que la surface de la Terre va se refroidir après un réchauffement?! Les scientifiques devraient trouver une formule pour reconstituer leurs cerveaux d’origine? Saviez-vous que dans les années 70 on a fait peur à  la population que la Terre allait dans un mini ‘âge de glace’? Et maintenant c’est l’inverse: Le Réchauffement de la Planète… On nous ment sur les raisons de la crise alimentaire. L’Iran ne détient pas d’armes de destruction massive et ne cherche pas à  en faire, l’AIEA n’a pas arrêté de le répéter depuis le début de la crise Iran V.S. Occident. On nous ment sur le Tibet et le Dalaï-Lama, on nous ment tout le temps, 24h/24, 7j/7.

Vous avez toutes les sources et informations nécessaires sur ce site et sur internet pour comprendre la suite qui va venir,

Voila les raisons cachées de tous ces mensonges / désinformations / dissimulations d’évènements:

Si vous croyez que tous ces problèmes sont juste des coïncidences vous feriez mieux de vous réveillez et d’ouvrir grand vos oreilles. Ces évènements sont prés orchestrés, dans le seul but de vous amener dans une société dictatoriale qui s’assume. La plupart de ces ‘problèmes’ n’existent pas, à  part dans la tête du public, de la majorité, car ce sont eux qui font de ces mensonges une réalité. La plupart de ces problèmes sont créés par l’élite, par les Rockefeller, les Rothschild, Dupont, Monsanto, pour plus tard amener des solutions à  ces problèmes. PAS LES MEILLEURES SOLUTIONS POUR VOUS, mais les meilleures solutions pour eux!

Par exemple les attentats du 11 Septembre, tout le monde sait que la famille Bush et Israël est impliqué dans les attentats plus que Ben Laden ne l’est. Pourquoi? Oui c’est en partie à  cause du pétrole, oui c’est aussi en partie à  cause de l’argent, mais c’est aussi pour déclarer la guerre contre un ennemie et une guerre invisible qui ne s’arrêtera jamais! C’est une guerre sans fin, qui sert à  déclarer la loi martiale partout sur la planète pour se protéger d’un ‘pauvre ennemie invisible’. C’est une guerre parfaite pour ces pantins qui cherchent à  contrôler la population planétaire. A cause des attentats du 11 Septembre les Américains ont de moins en moins de libertés et nous avec, nous français, soi disant meilleur ami des Etats-Unis, nous qui avons donné un peu de notre sang dans la révolution des Etats-Unis d’Amérique et qui avons boutés ces satanés rosbifs. Je suis si triste pour les USA, beaucoup de gens ne le sont pas parce qu’ils sont anti-américains et débiles, mais les citoyens des USA sont comme nous, ils subissent les âneries de leur gouvernement, et ils vont subirent tellement dans les quelques mois à  venir que se sera de la science fiction pour la plupart des citoyens occidentaux. Imaginez que les USA ressembleront au Mexique et que les troupes de l’ONU débarqueront en Californie et en Louisiane pour restaurer l’ordre. A l’heure actuelle c’est inimaginable, mais dans quelques mois ce sera une réalité.

Pourquoi avoir une crise alimentaire mondiale et une hausse des prix des aliments?
Pour mettre en circulation des OGM, et les faire consommer par la population mondiale.

Pourquoi avoir une crise économique, financière et immobilière mondiale?
Pour détruire l’Ancien Ordre Mondial, détruire les Etats-Unis et son économie, et amener les pays d’Amérique du nord dans une Communauté Nord Américaine avec une super autoroute NAFTA qui ira du Mexique jusqu’au Québec, et aussi introduire la nouvelle monnaie nord américaine: l’Amero.

La crise économique tuera des millions de gens, et rabaissera les classes dites ‘moyennes’ à  la pauvreté partout sur la planète, dans tous les pays et spécialement les pays émergeants.

La crise économique provoquera des guerres civiles dans plusieurs pays dont les USA.

Pourquoi attaquer l’Iran?
Pour le pétrole oui, pour l’argent oui, mais aussi pour contrôler tout le Moyen-Orient et terrifier les nations occidentales des risques du terrorisme. Il y a évidemment, beaucoup de raisons d’avoir une guerre en Iran quand on se met à  la place de ces maniaques en politique.

Pourquoi détruire les USA?
Pour que PLUS JAMAIS, les USA ne déclare son indépendance à  l’Angleterre, Plus JAMAIS. L’Angleterre s’est dédicacé à  semer la confusion et à  se moquer des Américains pour qu’ils la ferment et ne proclament plus jamais de choses telles que ‘Nous sommes libre et nous n’avons rien à  faire avec l’Angleterre’.

Pour faire avancer l’agenda du Nouvel Ordre Mondial avec la création d’une communauté nord américaine et d’une nouvelle monnaie internationale bien évidemment basée sur le crédit. Ce sera encore de l’argent ex-nihilo qui ne vaudra rien, le fameux Amero.

Puis faire fusionner l’Union Sud Américaine avec la Communauté Nord Américaine pour faire la première Super Union Continentale de la planète qui sera l’Union d’Amérique (Nord et Sud).

Le but est de créer des régions au lieu d’avoir des pays, puis ensuite de faire fusionner ces régions en unions, puis faire fusionner ces unions en super union, et ensuite rassembler toutes les unions et créer un gouvernement interplanétaire qui contrôlera toutes les régions et unions. C’est plus facile que de créer un gouvernement mondial qui devra contrôler 193 pays qui ont tous une culture, société, monnaie, histoire et religion différente. Le but de la mondialisation est de détruire les cultures, les religions (spécialement l’Islam et le Catholicisme), l’histoire des pays, et l’économie des pays pour que tous les pays dépendent les uns des autres et ne puissent pas faire des actions indépendantes sans avoir à  rentrer en conflit avec un autre pays. C’est comme David Icke le dit, c’est comme se faire attraper dans une toile d’araignée. La mondialisation est un piège et nous sommes tombés dedans la tête la première, et maintenant nous ne pouvons plus retourner en arrière, et encore nous la France nous produisons notre propre énergie, la plupart des autres pays de l’Europe dépendent de nous pour avoir de l’électricité! La France pourrait encore s’en sortir, mais en ce qui concerne les USA, c’est mort pour eux. Ils auraient du se réveiller bien plus tôt, et ils ne l’ont pas fait, encore une leçon à  apprendre et c’est toujours la même, il faut vous instruire les grands pour savoir quoi croire et comment bien agir quand vous en aurez l’opportunité bien que maintenant nous avons tous les mains liés et nous ne pouvons rien faire d’autre que de regarder ce qui se passe dans le monde avec cette sensation d’être totalement impuissant. Si les gens étaient plus ouvert d’esprit et instruits, nous ne serions pas aussi impuissant.

Pourquoi les gouvernements s’en prennent à  internet?
A votre avis? Internet est fantastique pour apprendre toutes ces choses, et aussi pour savoir où est qui et en direct, et je parle de l’élite. C’est super pratique pour savoir ce qui se passe vraiment dans le monde en quelques cliques et sans trop de publicités abusives. Internet est un danger pour ces fascistes qui veulent vous contrôler! Internet est donc vôtre ami mais c’est l’ennemie de l’élite, celle qui est au dessus de la pyramide qui est au dessus de la pyramide.

Bien sur les Sarkozy et autres pantins drogués trouveront un faux problème pour éradiquer la liberté d’expression sur internet. Pour ces gens là  je suis le terroriste! Alors que ce sont eux les vrais terroristes.

Pourquoi est-ce que le soldat israélien a manqué son coup?
Probablement parce que Dieu veut nous montrer à  quel point Sarkozy est plein de merde.

Pourquoi est-ce que je joue à  Counter Strike?
Parce que vous êtes un drogué des jeux vidéos et c’est en parti les joueurs de Counter Strike (Terroriste VS Contre Terroriste) qui ont le plus de mal à  voir la vérité, c’est un fait et je peux le prouver, je connais beaucoup de joueurs de CS qui ont leur cerveau totalement lavé à  force de voir des terroristes partout tous les jours.

J’aurais peut-être du renommer ce titre en, Pourquoi autant de violence dans les jeux vidéos et pourquoi tant de terrorisme aussi?, mais Counter Strike est l’exemple parfait de jeu propagande. Je sais que j’en énerve plus d’un.

Pourquoi un Réchauffement Climatique alors que quelques années auparavant on nous parlait d’un mini âge de glace à  venir?
Pour faire adopter des lois anti-humaines, qui nous détruisent plus que nous détruisons l’environnement. Nous faire croire que nous sommes la cause du réchauffement climatique et ainsi faire culpabiliser toute une planète. Faire du fric avec la propagande sur le Réchauffement Climatique, dont Al Gore a fait un sacré boulot avec son film Loose Change. Et pour que l’élite possède la planète, faire croire à  une extinction globale, puis utiliser la banque de données génétiques basée en Arctique pour repeupler la Terre de plantes OGM et y proclamer que c’est la propriété de ceux qui ont investi dans cette arche de noé en arctique, dont Bill Gates, Monsanto et Rockefeller en sont investisseurs. C’est comme si Rockefeller voulait mettre sa signature sur chaque animaux et plantes de la planète. Tant que la nature n’appartient à  ‘personne’ l’homme n’est pas puni pour tous ses crimes, mais une fois que la planète appartiendra à  l’élite à  ce moment là  je vous assure que vous serez taxés pour chaque mégots, plantes brisées et arbres découpés, et etc vous connaissez le reste.

C’est aussi un prétexte de la crise alimentaire. Au fait il n’y a pas de réchauffement de la planète, il y a plus d’argent dépensé dans la propagande que dans les mesures à  prendre pour empêcher un ‘tel désastre’.

Pourquoi la plupart des gens ne savent même pas ce qui se passe dans L’Union Européenne, et pourquoi tout le monde confond Union Européenne et Europe?

L’UE et l’EUROPE sont deux choses différentes. Les politiciens parlent de l’Europe mais ils parlent en fait de l’UE et les citoyens lambda comme nous ne peuvent pas faire la différence parce que nous sommes inculte et ne savons rien de la géographie ou de l’histoire de notre bon continent.

Le traité de Lisbonne est comme VGD l’a expliqué, le traité ’simplifié’ est identique à  98% au traité constitutionnel qui a été rejeté par le Pays-Bas et la France en 2005. Dernièrement, c’est l’Irlande qui a voté Non au traité simplifié par référendum (un des seuls pays qui peut encore voter par la voix du Référendum, la plupart des pays ont ratifié le traité par voix Parlementaires), la Pologne aussi présente son mécontentement et refuse de signer le traité de Lisbonne juste après le passage de la France à  la tête de l’UE. Les fascistes Européens le disent, Le vote Irlandais ne représente que 1% de l’opinion de l’UE, des campagnes pour faire oublier ce ‘malentendu’ Irlandais et Polonais ont lieu partout en Europe à  l’heure où je vous parle. Les dictateurs européens ne veulent pas attendre deux autres années pour présenter un texte encore plus confus et le faire ratifier d’une manière encore plus obscure et controversée, ce traité va être ratifié, je peux vous l’assurer, ces fous en politique vont tout faire pour y arriver même si c’est jusqu’à  totalement ignorer le vote Irlandais publiquement. De toute façon les citoyens français en ont tellement rien à  faire de ce qui se passe en Europe qu’ils ne savent même pas qu’on est entrain de voter pour une constitution européenne. Hey! Hello! Réveillez vous bande de têtes de cotons! Votre futur dans l’Europe se décide en ce moment même! Vous pouvez vous renseignez juste un peu pour l’amour de Dieu.

L’Union européenne fait marche arrière sur les biocarburants

Mardi 8 juillet 2008

L’Union européenne fait marche arrière sur les biocarburants

© Le Monde

L’histoire paraît presque incroyable. Samedi 5 juillet, les ministres de l’énergie des Vingt-Sept, réunis en conseil informel à  Saint-Cloud, ont « découvert » que le projet de directive sur les énergies renouvelables proposé par la Commission européenne ne comportait aucune obligation précise sur le recours aux agrocarburants. Ce texte prévoit que, globalement, 20% de l’énergie consommée dans l’Union devront être issus de sources renouvelables comme l’éolien, la biomasse et l’hydrogène en 2020. C’est un des piliers du paquet « climat » que les Vingt-Sept ambitionnent d’adopter avant la fin de l’année.

C’est Jean-Louis Borloo, l’air ravi, qui a rapporté « la découverte », lors de la conférence finale du conseil. Cette relecture du texte bruxellois pourrait permettre aux gouvernements de se sortir plus facilement que prévu d’un débat de plus en plus polémique sur l’impact des agrocarburants. Après avoir été portés au pinacle comme alternative prometteuse aux énergies fossiles, les agrocarburants, dont des études ont révélé que le bilan énergétique et environnemental n’était pas si vertueux, font l’objet, depuis quelques mois, de critiques croissantes. Leur développement en Europe et aux Etats-Unis est rendu en partie responsable de l’envolée des prix des denrées alimentaires à  l’origine d’émeutes de la faim dans plusieurs pays. Un rapport de la banque mondiale considère qu’ils sont à  l’origine de 75 % de la hausse des prix observée entre 2002 et 2008.

« Le texte de la Commission propose que 10% de l’énergie utilisée par les transports soient issus d’énergies renouvelables, il ne parle pas de biocarburants. C’est une possibilité parmi d’autres, pas plus », a expliqué le ministre de l’écologie. Autrement dit, tout le monde aurait mal lu en répétant à  l’unisson avec la Commission, depuis des mois, que l’Europe s’était fixé comme objectif d’intégrer 10 % de ce « pétrole vert » dans les transports d’ici à  2020. Et les gouvernements n’auraient donc aucun obstacle à  décider que les agrocarburants ne sont finalement pas une voie dans laquelle il faut poursuivre avec autant d’empressement.

ACCORD POLITIQUE

La réalité est pourtant un peu plus complexe. Si l’on s’en tient à  l’article 3 du projet de directive sur les énergies renouvelables, M. Borloo a tout à  fait raison, mais il existe d’autres textes qu’il semble difficile d’ignorer. Une directive de 2003 sur les agrocarburants impose ainsi aux Etats membres d’incorporer « 5,75 % d’agrocarburants dans la qualité totale d’essence et de gazole » utilisés dans les transports d’ici à  2010. La France s’est elle-même fixé un objectif de 7% à  cet horizon. De plus, le Conseil européen de mars 2007 a approuvé la proposition de la Commission de parvenir à  « 10 % d’agrocarburants dans les transports d’ici à  2020″. Une chose semble certaine, A Saint-Cloud, les Vingt-Sept se sont mis politiquement d’accord sur le dos de la Commission pour chercher à  se délier de tout engagement.

Dimanche 6 juillet, Ferran Tarradellas, porte-parole du commissaire à  l’énergie Andris Piebalgs, a répliqué que la proposition de la Commission avait toujours porté sur 10 % de renouvelables – « il suffisait de la lire ». Mais si cet objectif a été traduit par 10% d’agrocarburants, c’est parce que ceux-ci « sont la solution réaliste pour réduire la dépendance de l’UE au pétrole à  l’horizon 2020″. Pour adapter l’automobile au biodiesel, les modifications sont mineures. « En revanche, pour passer à  l’électrique ou à  l’hydrogène, il faut une révolution », a plaidé M.Tarradellas, précisant : « La porte reste ouverte aux autres sources d’énergie, à  condition qu’elles soient renouvelables, ce qui n’est pas le cas pour l’électricité fournie par les centrales nucléaires. »

Laurence Caramel