Archive pour la catégorie ‘Conflits & Guerres’

Les guerres

Jeudi 29 janvier 2009

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La Guerre En Couleur – Un nouvel ordre mondial

Mercredi 17 décembre 2008

La Guerre En Couleur – Un nouvel ordre mondial


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Guerre et injustice ne doivent plus rester la normalité

Mardi 25 novembre 2008

Guerre et injustice ne doivent plus rester la normalité

© Mondialisation.ca

Le 4 novembre, lorsque le nouveau président des Etats-Unis est élu et que le vainqueur des élections est fêté partout selon une mise en scène mondialement orchestrée,
- 40 civilistes meurent le même jour dans une attaque à  la bombe par l’armée de l’air américaine dans le Sud de l’Afghanistan,
- des gens crèvent dans la misère en Irak, en Palestine, au Congo, au Sri Lanka … et l’on n’en parle plus …,
- des cercles gouvernementaux, militaires, des services secrets, de la finance, de l’économie, des médias et des agences de relations publiques américains, britanniques, israéliens, français … et aussi allemands sont responsables de tous ces morts, des blessés, des personnes déplacées, torturées, affamées, dépossédées et abaissées,
- un important rédacteur de la «Neue Zürcher Zeitung» publie un article «sur le contour flou des futures guerres», d’après lequel le monde doit se préparer à  un état de guerre permanent, où également des guerres entre Etats seront à  l’ordre du jour, où la Russie pourrait être le futur adversaire et où la guerre doit être une normalité comme le fait de se brosser les dents,
- le sinistre grand stratège Henry Kissinger bavarde dans le «St. Galler Tagblatt» (traduit en allemand de l’«International Herald Tribune») sur «les leçons» que le futur président peut tirer des guerres américaines depuis la guerre du Vietnam, à  savoir: «Si l’Amérique entre en guerre, elle doit être consciente de ce que vaincre signifie et comment la victoire peut être atteinte.»

Est-ce de la sinistrose? Pas du tout! Il nous manque plutôt les mots pour exprimer l’horreur devant la «normalité» de la guerre, devant l’état barbare de notre politique dans son abandon du chemin de l’humanité.

La joie du succès électoral du candidat Barack Obama est pour beaucoup une expression de l’espoir qu’il y ait finalement un tournant vers une meilleure vie. Nombreux sont ceux qui s’accrochent à  une brindille, parce que la situation est devenue si insupportable pour tellement de gens.

C’était et c’est bien la plus grande malignité des «Public Relations» à  travers l’aura du futur président américain: la tromperie du sentiment naturel des hommes. Une tromperie amère devant le désir de paix et de justice.

Et tandis que la paix et la justice sont tellement éloignées de nous – en sommes-nous déjà  au point où une ambiance produite par les mass médias efface la raison et la réalité?

Obama n’a encore pris aucun engagement concret que son pays et son futur gouvernement respectent à  l’avenir le droit international et les droits de l’homme et que les guerres dévorant des milliers de personnes se terminent; il n’a pas davantage dit que les Etats-Unis arrêteraient d’exploiter le reste du monde pour leurs objectifs ni qu’ils cesseraient de vouloir «diriger» le monde. Au contraire: Obama est conseillé par Zbigniew Brzezinski, le stratège de grande puissance, qui rêve toujours d’une suprématie américaine sur le continent eurasien et du morcellement de la Russie, et qui voit dans ce but maintenant une «seconde chance».

Peter Scholl-Latour a donné à  son nouveau livre le titre de «Der Weg in den neuen Kalten Krieg» ([Vers une nouvelle Guerre froide] ISBN 9783549073575). Obama veut envoyer deux brigades de combat de plus pour conti­nuer la guerre en Afghanistan. Son équipe de conseillers est pleine de bellicistes qui ont déjà  infesté l’ère Clinton, et il confie à  un lobbyiste de la politique israélienne un des postes les plus importants à  la Maison Blanche. Condoleezza Rice a déjà  annoncé que le nouveau gouvernement américain ne va rien changer à  la présente politique israélienne.

Le désir de paix et de justice est juste. Mais pourquoi toujours souhaiter vivement une «bonne» Amérique? – et l’Allemagne le fait spécialement avec son Obamanie qui est presque pathologique. Pourquoi ne pas arrêter d’espérer que d’autres prennent les choses en main afin que la situation dans le monde devienne meilleure! Pourquoi ne pas prendre plus de responsabilité soi-même! Et ne pas seulement espérer, mais plutôt exiger. Il faut exprimer des revendications concrètes, droites et déterminées. Monsieur Obama, Monsieur Brown, Monsieur Sarkozy, Madame Livni, Madame Merkel: Nous exigeons la paix et la justice, et si vous vous y opposez, vous devez vous en aller. L’Europe ne doit pas devenir le copain des Etats-Unis en voulant dominer le monde avec eux. Ces temps-là  doivent être définitivement révolus. Il n’est pas possible que la guerre et l’injustice puissent rester la normalité.

Défense anti-missile : Le Monde se rapproche d’une guerre à  cause de Washington et de la Pologne

Dimanche 7 septembre 2008

Défense anti-missile : Le Monde se rapproche d’une guerre à  cause de Washington et de la Pologne

© Mondialisation.ca

pologne usa

La signature le 14 aoùt d’un accord entre les gouvernements des États-Unis et la Pologne pour déployer sur le territoire polonais des « intercepteurs de missiles » US est l’action la plus dangereuse entreprise en direction d’une guerre nucléaire dont le monde est témoin depuis la crise des missiles de Cuba en 1962. Loin d’être une action défensive pour protéger les états européens de l’OTAN d’une attaque nucléaire russe, comme l’ont fait remarquer les experts militaires, le système anti missile US en Pologne pose une menace existentielle totale pour le futur de la nation russe. Le gouvernement russe a prévenu à  maintes reprises de cela depuis la révélation des plans US début 2007. Maintenant, malgré des tentatives diplomatiques de la Russie pour obtenir un accord avec Washington, l’administration Bush, suite à  l’humiliante défaite en Géorgie, a fait pression sur le gouvernement de Pologne pour que le pacte soit finalement signé. Les conséquences pourraient être impensables pour l’Europe et la Planète.

Les arrangements préliminaires pour mettre en place les éléments du système de protection de la défense anti-missiles mondiale US ont été signés par le vice-ministre des Affaires étrangères polonais, Andrzej Kremer, et le négociateur en chef US, John Rood, le 14 aoùt. Selon les termes de cet accord, Washington projette de stationner 10 intercepteurs de missiles en Pologne couplés à  un système de radar dans la République Tchèque, sous le prétexte fallacieux qu’ils sont prévus contre des attaques possibles de ce qu’ils appellent des états « voyous », dont l’Iran.

Pour obtenir l’accord, Washington a accepté de renforcer le système de défense aérienne de la Pologne. L’accord nécessite encore l’approbation des gouvernements des deux pays et du parlement polonais. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a dit lors d’une intervention télévisée, que « les évènements dans le Caucase montrent clairement que de telles garanties de sécurité sont indispensables ». Les discussions US Pologne sur le système de défense anti-missile traînaient depuis plusieurs mois avant les hostilités en Géorgie.

La porte parole de la Maison Blanche de Bush, Dona Perino, a déclaré officiellement : « nous croyons que le système anti-missile de défense est une contribution substantielle à  la sécurité collective de l’OTAN. « Des responsables ont dit que le système d’interception basé en Pologne serait opérationnel en 2012. La République Tchèque a signé un accord le 8 juillet pour accueillir un système radar US.

Maintenant, cette signature garantit une escalade des tensions entre l’OTAN et la Russie et une nouvelle course totale aux armements type Guerre Froide . Il est important pour les lecteurs de comprendre que, comme je l’ai détaillé minutieusement dans mon livre qui sera publié cet automne « Full Spectrum Dominance : The National Security State and The Spread of Democracy », la capacité de l’un des deux partis de stationner des missiles intercepteurs (missiles anti-missiles) à  150 km du territoire de l’autre, même avec des missiles intercepteurs primitifs de première génération, fournit à  ce parti une victoire certaine en matière de balance nucléaire des pouvoirs et oblige l’autre à  envisager une capitulation inconditionnelle ou une réaction préventive en lançant une attaque nucléaire avant 2012. Des parlementaires russes ont dit vendredi que l’accord endommagera la sécurité de l’Europe, et ont réaffirmé que la Russie devrait maintenant prendre des mesures pour assurer sa sécurité.

Andrei Klimov, vice-président du Comité des affaires internationales de la Douma de l’état russe, a dit que l’accord visait à  prouver la « loyauté de Varsovie à  l’égard des États-Unis et recevoir des bénéfices matériels. Pour les Étasuniens, c’est une opportunité d’étendre leur présence militaire partout dans le monde, y compris à  proximité de la Russie. Pour l’OTAN, cela représente un risque en plus…De nombreux pays de l’OTAN sont mécontents de cela, dont les Allemands et les Français. »

Klimov a nommé cet accord « un pas en arrière vers la Guerre Froide. »

bouclier antimissile

La Réponse russe

Le projet étasunien de déploiement d’un radar en République Tchèque et dix intercepteurs de missiles dans le Nord de la Pologne comme faisant partie d’un bouclier anti-missile contrôlé par les États-Unis pour l’Europe et l’Amérique du Nord, a été vendu officiellement avec l’argument fallacieux que c’est contre de possibles attaques d’« états voyous » dont l’Iran. Au printemps dernier, le Président russe, Vladimir Poutine, a démontré le caractère superficiel de la propagande étasunienne en faisant une offre au Président Bush étonné, celle de l’utilisation par les États-Unis d’installations de radar russes louées en Azerbaïdjan à  la frontière de l’Iran afin de bien mieux contrôler le lancement de missiles iraniens. L’Administration Bush a simplement ignoré l’offre, montrant par là  que la véritable cible c’est la Russie et non des « états voyous comme l’Iran ». La Russie considère, à  juste titre, le déploiement du bouclier anti-missile US comme une menace pour sa sécurité.

Le dernier accord polonais s’attire une réponse russe.

Des responsables russes avaient dit préalablement que Moscou pourrait déployer des missiles tactiques et des bombardiers stratégiques en Biélorussie et dans l’enclave la plus à  l’ouest de la Russie celle de Kaliningrad si Washington réussissait dans ses plans d’implantation de bouclier antimissile en Europe. Moscou a également prévenu qu’il pourrait cibler la Pologne avec ses missiles.

La Russie discute également de la possibilité de mettre en orbite un système de missiles balistiques en réponse aux plans étasuniens de système de défense anti-missile pour l’Europe Centrale, selon un expert militaire russe de haut niveau.

« Un programme pourrait être appliqué pour créer des missiles balistiques mis en orbite, capables d’atteindre le territoire des États-Unis via le Pôle Sud, contournant les bases de défense aériennes US, » a dit le général Viktor Yesin, ancien chef d’état major des forces stratégiques russes de missiles, actuellement vice président de l’Académie de Sécurité, et des Études de Défense et d’application des lois.

Auparavant, faisant partie des accords post Guerre Froide avec les États-Unis, accords qui ont été significativement ignorés de Washington alors qu’il poussait les frontières de l’OTAN encore plus près du pas de porte de Moscou, l’Union Soviétique avait abandonné de tels missiles en accord avec le Traité START I.

Obama soutient également le système de défense anti-missile.

Cet accord divisera encore plus les pays européens entre ce que le conseiller aux affaires étrangères d’Obama, Zbigniew Brzezinski, a appelé ouvertement, les « vassaux » des US, et ceux poursuivant une politique plus indépendante.

Toute illusion qu’une présidence de Barak Obama pourrait vouloir dire un recul de telles actions provocatrices de l’OTAN et des États-Unis des dernières années doit être rejetée comme un voeux pieux dangereux. L’équipe de politique étrangère d’Obama en plus du père, Zbigniew Brzezinski, comprend le fils Brzezinski, Ian, qui est un ferment supporter de la politique de défense anti missile des États-Unis, de même que de l’indépendance du Kosovo et de l’expansion de l’OTAN en Ukraine et en Géorgie.

Article original en anglais, Missile Defense: Washington and Poland just moved the World closer to War, publié le 15 aoùt 2008

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

La surprise de Septembre (il faut s’y préparer)

Dimanche 7 septembre 2008

La surprise de Septembre (il faut s’y préparer)

© Mondialisation.ca

Tandis que la bande des journaleux se perdent en conjectures quant à  la signification et aux conséquences de l’ascension de Sarah Palin, de mairesse d’un trou perdu à  future éventuelle vice-présidente des Etats-Unis – et quand à  la question de savoir si la vie privée de sa fifille est un gibier autorisé pour tous les médias à  l’exception du National Enquirer – ceux parmi nous dont le boulot est de monter la garde sur les remparts et de donner les véritables infos se demandent quand – et non pas : si – le Parti de la Guerre va sortir un lapin de son proverbial chapeau.

Depuis des mois, je lance des avertissements, sur ce site, sur une attaque américaine imminente contre l’Iran, et voici qu’aujourd’hui, je pense que les Hollandais ont raison de confirmer mon diagnostic.

Leur service de renseignement, a indiqué la presse, se serait retiré d’une opération clandestine à  l’intérieur du territoire iranien au motif qu’une frappe américaine est juste au coin de la rue – c’est une «question de semaines», a écrit De Telegraaf, un quotidien batave.

Selon cet article, les Hollandais avaient infiltré le projet d’armement allégué des Iraniens, et ils étaient fermement installés dans la place lorsqu’ils ont eu vent que les Américains s’apprêtaient à  lancer une attaque par missiles contre des installations nucléaires iraniennes. Prudemment, ils ont alors décidé de renoncer à  leur opération, et ils se sont retirés.

Vous vous en souvenez sans doute : cela fait des mois que les Israéliens menacent de frapper l’Iran de leur propre chef : ce qui a changé, c’est le fait que maintenant, apparemment, les Etats-Unis ont cédé devant ce qui n’est qu’un cas de chantage éhonté, et qu’ils ont accepter de faire le boulot à  leur place.

Nous n’avons pas beaucoup entendu parler de l’Iran, ces jours derniers, tout du moins, en comparaison des titres menaçants d’il y a quelques mois, où les rumeurs de guerre tournoyaient, rapides et véhémentes. La « menace » russe semble avoir supplanté la « menace » iranienne, dans la parodie de choix opéré par le Parti de la Guerre. Ce que nous ignorons encore, toutefois, c’est si ces deux points focaux de tension sont intimement reliés entre eux.

D’après un article du vétéran correspondant du Washington Times Arnaud de Borchgrave, l’intime coopération des Israéliens avec l’armée géorgienne dans la mise au point du blitz contre l’Ossétie du Sud déclenché par le président Saakashvili avait eu pour origine une promesse des Géorgiens de permettre aux Israéliens d’utiliser les terrains d’aviation de la Géorgie afin de concocter leur frappe contre l’Iran.

Le principal problème auquel Tel Aviv était confronté, pour rendre ses menaces contre l’Iran ne serait-ce que crédibles, était la distance à  couvrir pour les avions de combat israéliens, qui auraient eu une grande difficulté à  parvenir sur leurs cibles et à  en revenir sans se réapprovisionner en carburant. Grâce à  l’accès aux aéroports de l’ « Israël du Caucase », comme Borchgrave appelle la Géorgie – en citant Saakashvili – la probabilité d’une attaque israélienne entra dans le monde des possibilités réalistes. De Borchgrave affirme :

« Aux termes d’un accord secret conclu entre Israël et la Géorgie, deux aérodromes du Sud de la Géorgie ont été désignés pour le décollage de bombardiers israéliens, dans l’éventualité d’attaques préemptives (israéliennes) contre des installations nucléaires iraniennes. Cela aurait la vertu de réduire considérablement la distance que les bombardiers israéliens auraient eu à  couvrir avant de pouvoir frapper leur cible en Iran. Ajoutons que, pour atteindre l’espace aérien géorgien, l’armée de l’air israélienne survolerait la Turquie.

« L’attaque contre l’Ossétie du Sud ordonnée par Saakashvili dans la nuit du 7 aoùt a donné aux Russes un prétexte qui leur a permis d’ordonner aux Forces Spéciales (russes) d’investir ces installations israéliennes, dans lesquelles un certain nombre de drones israéliennes auraient été saisis. »

Des rapports faisant état d’un nombre indéterminé de « conseillers » israéliens en Géorgie (allant de cent à  mille) ne dit rien de bon, en ce qui concerne la situation sur le terrain. Les Israéliens étant d’ores et déjà  installés dans ce pays, c’est toute la logistique d’une telle attaque par le revers qui serait grandement simplifiée. Les pilotes israéliens n’auraient plus qu’à  survoler l’Azerbaïdjan, et ils se retrouveraient dans l’espace aérien iranien – avec Téhéran sous leur feu.

Confrontés à  ce fait accompli – si l’on doit en croire les Hollandais – les Américains semblent avoir capitulé. Si tel est effectivement le cas, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Bien que de Borchgrave écrive que « le fait que l’aviation israélienne puisse toujours compter sur ces bases aériennes [en Géorgie, ndt] pour lancer des raids de bombardement contre les installations nucléaires iraniennes est désormais [après l'intervention défensive russe, ndt] remis en doute », je ne vois pas, personnellement, pour quelle raison la défaite des Géorgiens dans la guerre de Saakashivili contre les Ossètes devrait nécessairement signifier que le projet [israélien, ndt] de frapper l’Iran via la Géorgie aurait été ajourné.

De fait, à  la lecture du compte-rendu sidérant que fait de Borchgrave de l’ampleur de la collaboration Tel Aviv-Tbilissi, on ne peut trouver des raisons supplémentaires, pour tous ceux que cette question préoccupent, de continuer à  se faire des cheveux blancs :

« Saakashvili était convaincu qu’en envoyant 2 000 de ses soldats en Irak (lesquels soldats furent immédiatement rapatriés par la voie des airs par les Etats-Unis après que la Russie ait lancé une contre-attaque massive contre la Géorgie), il serait récompensé de sa loyauté. Il ne pouvait imaginer que le président Bush, un ami personnel, l’aurait laissé dans la merde. La Géorgie, selon la vision que Saakashvili avait de son pays, était l’ « Israël du Caucase ».

Saakashvili, un homme brouillon et imbu de lui-même, a désormais encore plus de raisons de passer derrière le dos de Tonton Sam et de donner aux Israéliens une position de tir imprenable sur Téhéran. Avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des Américains, les arguments en faveur d’une frappe des Etats-Unis bien plus limitée n’en deviennent que par trop évidents.

En définitive, si les Israéliens passaient à  l’attaque, c’est la totalité du monde musulman qui se rangerait, uni, derrière les Iraniens. Si, d’un autre côté, les Etats-Unis faisaient le sale boulot d’Israël, Tel Aviv s’agitant dans l’ombre, cela serait vraisemblablement bien moins provocateur, et cela pourrait même générer un soutien implicite chez les dirigeants sunnites des alliés arabes de l’Amérique. C’est ce qui va se passer, quoi qu’il en soit, selon ce raisonnement, aussi, nous pourrions tout aussi bien faire le boulot directement, plutôt que de le sous-traiter aux Israéliens, qui ont menacé – via des commentateurs « indépendants » comme l’historien et super-faucon israélien Benny Morris – d’utiliser des armes nucléaires contre des villes iraniennes.

En termes de politique intérieure américaine, la route de la guerre contre Téhéran avait été pavée depuis bien longtemps : les deux principaux partis et leurs candidats à  la présidence ont donné au Parti de la Guerre le feu vert pour frapper Téhéran – explicitement pour McCain, tacitement, dans le cas d’Obama – mais non moins fermement l’un que l’autre.

Le décor est planté, les répétitions sont terminées, et les acteurs connaissent leur texte : tandis que le rideau se lève sur l’Acte I de la tragédie « La Troisième Guerre Mondiale », respirez un bon coup, et priez tous les dieux que vous voudrez que ce drame mortel sera avorté.

Article original en anglais, Behind the Headlines, AntiWar.com, 3 septembre 2008.

Pourquoi la crise iranienne va conduire à  la 3ème Guerre Mondiale

Samedi 21 juin 2008

Pourquoi la crise iranienne va conduire à  la 3ème Guerre Mondiale

© Agir contre la guerre, par Mike Whitney, 9 aoùt 2005

informationclearinghouse.info

Traduit de l’Anglais par Julien Salingue. Mes excuses pour les imprécisions éventuelles. JS.

La vérité concernant le « prétendu » programme iranien de fabrication d’armes nucléaires n’a jamais été un sujet de controverse. Il n’y a pas de tel programme et personne n’a jamais produit le moindre fragment de preuve crédible du contraire. Cela n’a pas empêché l’administration Bush de proférer de fausses accusations et des menaces ; cela n’a pas non plus dissuadé les médias US incorporés [« imbedded medias », littéralement « les médias qui couchent avec (l'administration) » ndt] de laisser entendre que l’Iran dissimulait à  l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) un programme de fabrication d’armes nucléaires. En fait, pour arriver à  prouver que l’Iran fabrique dans le plus grand secret des armes nucléaires, les médias reprennent systématiquement les affirmations non-vérifiées de membres d’organisations comme les Moudjahidins du peuple (qui figure sur la liste des organisations terroristes établie par le Département d’Etat). Ces affirmations s’avèrent sans aucun fondement et doivent être écartées car elles ne sont qu’un nouvel aspect de la guerre de propagande menée par Washington.

Ca vous rappelle quelque chose ?

L’Iran n’a pas de programme de fabrication d’armes nucléaires. Telle est la conclusion de Mohammed El-Baradei, le responsable respecté de l’AIEA. L’Agence a mené des investigations minutieuses et quasi-ininterrompues de tous les sites suspects durant les deux dernières années et a obtenu à  chaque fois le même résultat : rien. Si l’on ne peut pas avoir confiance dans les résultats de ces investigations complètes, menées par des experts en nucléaire, alors l’Agence doit être fermée et le TNP (Traité de Non-Prolifération) doit être abandonné. C’est aussi simple que cela.

C’est évidemment ce que préféreraient les Etats-Unis et Israël, dans la mesure où il n’ont pas l’intention de se conformer aux critères et aux traités internationaux et où ils sont bien décidés à  engager une confrontation militaire avec l’Iran. Il semble qu’ils aient à  présent le prétexte pour mener une telle attaque.

Il y a deux jours [le 7 aoùt ndt], le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères a formellement rejeté un plan soumis par des membres de l’Union Européenne qui aurait interdit à  l’Iran toute « activité relative à  l’enrichissement ». Le Ministre des Affaires étrangères Hamid Reza Asefi a déclaré : « Pour l’Iran, les propositions des Européens au sujet du nucléaire ne sont pas acceptables ».

Asefi a eu raison. La proposition était de toute évidence hypocrite. Les Etats-Unis n’autorisent aucune inspection importune sur leurs sites nucléaires alors que c’est le seul Etat qui ait jamais utilisé des bombes atomiques et alors qu’elle est en train de développer tout un programme de bombes « bunker-buster » qui pourront détruire des sites d’armement souterrains hyper-protégés.

Les Etats-Unis sont aussi le seul Etat qui revendique le droit d’utiliser des bombes atomiques comme armes offensives si jamais ils ont l’impression que leur sécurité nationale est en jeu.

Le Traité de Non-Prolifération est entièrement conçu pour harceler les Etats qui n’ont pas encore développé d’armes nucléaires et pour les forcer à  se soumettre à  des règles édictées par les Etats les plus puissants. Son objectif n’est pas de préserver la paix mais de maintenir en place les rapports de domination actuels.

Et malgré cela, l’Iran ne « viole » pas le Traité en allant plus loin dans son programme « [d'] enrichissement de l’uranium ». Ils n’ont même pas les centrifugeuses qui leur permettraient de mener à  bien un tel procédé. La réouverture du complexe d’Ispahan veut dire qu’ils vont continuer le procédé de « conversion » pour produire le combustible nucléaire nécessaire dans les centrales nucléaires. Tout cela est autorisé par le TNP. Ils avaient provisoirement renoncé à  ce droit et accepté d’autres mesures pour restaurer la confiance et montrer aux Européens leur volonté d’aboutir à  une solution raisonnable tenant compte des préoccupations de chacun. Mais désormais, sous la pression de l’administration Bush, l’UE essaie de revenir sur ses engagements et de modifier les termes du Traité lui-même.

Pas question !

Jusqu’à  présent, l’Iran a joué les règles du jeu et mérite d’être considéré d’égal à  égal avec les autres signataires du Traité. Les Européens (la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France) sont simplement en train de faire marche arrière pour calmer Washington et Tel Aviv. D’ailleurs, quand l’Iran rouvrira sa centrale, l’Agence « chien de garde » de l’ONU (l’AIEA) sera sur place pour installer les caméras de vidéosurveillance requises et se remettra à  superviser tout ce qui se passe durant le cycle de fabrication du combustible.

L’Iran a montré son impassibilité face aux intimidations de Washington. En agitant la menace d’un recours à  la force militaire, l’Administration Bush a utilisé l’UE pour imposer ses critères à  géométrie variable. Mais cela ne suffit pas à  cacher le fait qu’il y a deux poids et deux mesures dans leurs exigences : pourquoi l’Iran devrait renoncer à  la fabrication de combustible nucléaire alors que c’est un droit reconnu par le Traité ? Israël ou le Pakistan accepterait-ils une telle proposition ?

Bien sùr que non. Ces deux pays ignorent complètement le Traité et fabriquent leurs propres armes nucléaires dans le dos de la communauté internationale. Seul l’Iran a été montré du doigt et puni pour s’être conformé au Traité. Cela illustre la capacité de Washington à  imposer les règles du jeu à  l’échelle internationale.

Le refus de l’Iran oblige l’UE à  transmettre le dossier à  l’AIEA dont les dirigeants vont décider si le cas de l’Iran doit ou non être inscrit à  l’ordre du jour du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La décision de l’AIEA ne changera pas grand chose. Bush, Sharon et les médias occidentaux vont exploiter les moindres détails pour aller dans le sens d’une mise en cause de l’Iran et préparer ainsi le terrain pour une attaque préventive. La marche vers la guerre ne sera pas interrompue par de simples faits.

Les Iraniens ont admirablement surmonté les critiques des médias et les accusations mensongères de l’Administration Bush. Ils ont répondu avec prudence et ils ont cherché des solutions raisonnables à  des problèmes épineux. Ils ont cependant été inébranlables dans la défense des droits que leur confère le TNP. Cette constance dans leur comportement laisse supposer qu’ils seront également inébranlables s’ils sont la cible d’une agression délibérée. On doit s’attendre à  ce qu’ils répondent en utilisant toute leur puissance, sans se préoccuper des menaces de représailles nucléaires. Et ils auraient raison. Il suffit de regarder l’Iraq pour voir se qui se passe quand on ne se défend pas lorsque l’on est attaqué. C’est ce qu’il y a de pire.

Le peuple iranien doit savoir que son gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour défendre les frontières, la souveraineté nationale et le droit de vivre en paix sans être sous la menace d’une intervention étrangère. Cela impliquera bien sùr d’attaquer Israël et les forces US en Iraq. Que les Etats-Unis prennent part ou non aux premiers raids est sans importance. Comme le dit M. Bush lui-même, les alliés de « ceux qui nous font du mal » sont tout aussi coupables que ceux qui mènent eux-mêmes les attaques. En l’occurrence, ce sont les Etats-Unis qui ont fourni [à  Israël ndt] les avions longue distance et les munitions « bunker-busting » qui seront utilisées dans l’assaut prévu. La responsabilité de l’Administration Bush est incontestable.

On doit s’attendre à  ce que le gouvernement iranien ait une stratégie sur le long terme pour cette guerre « asymétrique », qui consistera à  interrompre la circulation du pétrole et à  s’en prendre aux intérêts US dans le monde entier. En effet, si quelqu’un est confronté à  un ennemi implacable qui est engagé dans une politique de « changement de régime », il n’y a aucune raison qu’il se prive de faire ce qui est nécessaire pour vaincre cet ennemi. Jusqu’à  présent, aucun Iranien n’a été impliqué dans les attentats terroristes à  Londres, en Espagne, en Turquie, en Indonésie, en Arabie Saoudite ou aux Etats-Unis. Les choses vont certainement changer. Les Services secrets iraniens ont probablement déjà  planifié des opérations clandestines qui seront exécutées dans le cas d’une agression délibérée. L’Iran pourrait également devenir un soutien actif des groupes terroristes internationaux et fournir de nouvelles recrues dans la guerre contre les intérêts US. En définitive, une attaque contre l’Iran ne pourra être interprétée que comme une déclaration de guerre totale.

C’est bien cela, non ?

Si l’Iran répond en s’en prenant à  Israël ou aux Etats-Unis en Iraq, alors les deux Etats vont mettre en pratique un plan déjà  conçu pour détruire tous les sites iraniens d’armes biologiques, chimiques et conventionnelles. En réalité, c’est cela le véritable objectif des Etats-Unis, et non la destruction des complexes d’armement nucléaire « imaginaires ». Les Etats-Unis et Israël veulent désarmer le régime des Mollahs afin de pouvoir contrôler des ressources décisives et d’éliminer la possibilité d’avoir dans le futur un rival régional potentiel.

Cependant, sur le moyen terme, ce plan est confronté à  des difficultés. Il n’y a pas actuellement de marge de manœuvre au niveau des réserves mondiales de pétrole. La plupart des experts prévoient des ruptures d’approvisionnement au quatrième trimestre de cette année. Si l’Administration engageait sa guerre contre l’Iran il y aurait choc pétrolier mondial qui pourrait être une catastrophe. Sachant cela, le communiqué publié la semaine dernière selon lequel Dick Cheney aurait demandé à  STRATCOM (Stategic Command) d’établir « un plan de réserve en cas de guerre nucléaire contre l’Iran » est probablement un signe de jusqu’auboutisme destiné à  dissuader l’Iran de répondre et d’envenimer le conflit [en cas d'attaque ndt].

Cela ne change rien. Si l’Iran est attaqué, l’Iran répliquera. Cela ne fait aucun doute.

Les extrémistes font toujours l’erreur de mal juger les attitudes des hommes raisonnables ; de même, les hommes raisonnables font toujours l’erreur mal de juger les attitudes des extrémistes.

Nous ne devons pas attendre de l’administration Bush qu’elle fasse un choix raisonnable. Ce serait une rupture spectaculaire avec tout ce qu’elle a fait jusqu’à  présent.

Le Président des Etats-Unis a toujours la possibilité de déclencher l’Armageddon si telle est sa volonté. Dans le cas contraire, normalement, c’est le bon sens qui l’emportera.

Quand les bombes frapperont les bunkers en Iran, la Troisième Guerre Mondiale sera en marche.

USA – L’ordre du jour de la session secrète de la Chambre des représentants du 13 mars 2008

Lundi 16 juin 2008

USA – L’ordre du jour de la session secrète de la Chambre des représentants du 13 mars 2008

© Alter Info, Godlike Productions

Je crois que vous pourriez être intéressé d’apprendre ce que nos « seigneurs et maîtres » sont en train de nous concocter…

Publié sur Godlike Productions

Le 13 mars 2008, une rare session « à  huis clos » s’est tenue à  la Chambre des représentants des États-Unis. C’était seulement la quatrième fois [NDT : En réalité il s'agissait plutôt de la sixième fois] dans toute l’histoire des États-Unis que la Chambre des représentants fermait ses portes pour se réunir dans à  un secret absolu. Autrement dit, ceux qui ont été élus pour représenter le peuple des États-Unis n’autorisaient pas le grand public à  connaître les raisons pour lesquels ils s’étaient réunis. Par ailleurs, l’article 9 du règlement XVII de la Chambre, interdit aux représentants de révéler l’objet des discussions. La peine encourue pour la fuite de telles informations comprend la perte de l’ancienneté, des amendes, la réprimande, le blâme, voire l’expulsion! Que s’est-il passé derrière les portes closes où chaque membre a prêté serment de garder le secret absolu, de ne jamais rien dire et de ne jamais rien révéler? Nous savons que le seul motif à  ce secret est de cacher le mal. Les médias n’ont pratiquement rien dit concernant ce conclave secret. Il a seulement été mentionné que l’un des points qui a été discuté concernait les nouvelles techniques de surveillance qui vont être utilisées par le gouvernement des États-Unis afin de surveiller tous ses citoyens.

À la suite d’une recherche minutieuse et afin d’en apprendre davantage, j’ai finalement trouvé ce que je cherchais dans un journal australien. L’histoire apparaît sur le site Web de « Australia.TO » de Brisbane en Australie. L’article nous apprend que ABC News, diffusée sur la chaîne régionale WCPO [Ville de Cincinnati dans l'état de l'Ohio, USA], a confirmé qu’il est interdit aux membres du Congrès de parler de ce qui s’est passé au cours de cette réunion secrète. Toutefois, plusieurs représentants étaient si furieux et préoccupés par l’avenir du pays qu’ils ont commencé à  laisser couler des informations. Voici quelques-unes des choses que l’on aurait laissé filtrer au sujet de cette réunion secrète:

- La discussion autour d’un effondrement imminent de l’économie américaine à  l’automne 2008;

- La faillite du gouvernement fédéral américain en Février 2009;

- La possibilité d’une guerre civile aux États-Unis comme conséquence des deux évènements précités :

- La mise en détention préventive des « citoyens rebelles » suspectés de vouloir s’opposer au gouvernement fédéral;

- La détention des citoyens arrêtés dans des camps REX 84, répartis sur tout le territoire des États-Unis :

- La possibilité de mesures de rétorsion directes contre les membres du Congrès du fait de l’effondrement des autorités fédérales;

- La mise en place de zones de sécurité pour les membres du Congrès et leurs familles;

- La fusion des États-Unis, du Canada et du Mexique [NDT : Autrement dit l'Union Nord-américaine];

- Le lancement d’une nouvelle devise, l’Améro, en lieu et place du Dollar US, du Dollar canadien et du Peso mexicain.

Évidemment, il n’existe pas de preuve documentaire de ce qui précède puisque les réunions étaient secrètes. Cependant, ces informations correspondent bien à  ce qui se passe autour de nous. […]

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Note du traducteur :

Je fais la traduction de cet article d’abord parce que ces informations ont circulé sur certains sites anglophones et surtout parce qu’aujourd’hui, des gens « très sérieux que je ne nommerai pas – mais voici un indice – qu’il est possible de lire seulement en payant 200 euros annuellement » font référence à  ces commérages dans leur dernier ouvrage. À leur décharge, je vous dirai que ces «gens sérieux » et « français » s’y réfèrent non pas parce qu’ils y croient, mais simplement pour démontrer le peu de confiance qu’une certaine partie de l’opinion publique états-unienne a envers ses institutions, ses politiciens et l’avenir de leur pays.

À vous de juger mais personnellement je ne crois absolument pas ce qui est écrit au-delà  du deuxième paragraphe c’est-à -dire que je ne crois pas que l’on ait discuté de tous ces sujets lors de cette réunion à  huis clos. Pourquoi? Parce que si jamais ces événements devaient se réaliser, ils suivront leurs cours sans qu’il n’ait pour autant été nécessaire d’en discuter préalablement au Congrès des États-Unis.

Par ailleurs, il y a une chose vraie dans cet article. Tel qu’il est dit dans le deuxième paragraphe de cet article, il est vrai que de « nouvelles techniques de surveillance vont être utilisées par le gouvernement des États-Unis afin de surveiller tous ses citoyens. » Pour ce faire, il fallait une loi. Et cette loi, est désormais une réalité. La directive présidentielle NSPD 59 intitulée « La biométrie pour l’identification et le dépistage afin d’améliorer la sécurité nationale » a été adoptée sans débat public et sans débat au Congrès (sauf peut-être secrètement le 13 mars dernier) et elle fut aussi passée sous silence par les médias. Le professeur Michel Chossudovsky a récemment publié un article sur le sujet. La traduction française de l’article de Chossudovsky s’en vient…

Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde

Jeudi 5 juin 2008

Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde

© Mondialisation.ca, Le 4 juin 2008, Silvia Cattori

Nous continuons d’écrire, de dire notre refus des horreurs perpétrées par l’armée israélienne, tout en sachant que ceux des responsables qui ont la possibilité de les faire cesser ne veulent pas nous entendre. Des voix courageuses, et prestigieuses, se sont pourtant élevées.

enfants gaza
Gaza : des enfants condamnés avant leur naissance (rafahtoday.org)

L’ancien président Jimmy Carter a récemment déclaré que le blocus contre la bande de Gaza, imposé par le Quartet après la victoire du Hamas aux élections de 2006, était « l’un des plus grands crimes contre l’humanité au monde » car il signifiait « l’emprisonnement de 1,6 millions de personnes, dont 1 million sont des réfugiés (…) A Gaza, la plupart des familles ne mangent plus qu’un repas par jour. De voir les Européens s’accommoder de cela est déconcertant ».

À une question qui lui était posée sur la possibilité qu’ont les Etats européens de rompre avec l’attitude imposée par les Etats-Unis, M. Carter a répondu : « Pourquoi pas ? Ils ne sont pas nos vassaux. Ils occupent une position d’égalité par rapport aux Etats-Unis » [1].

L’archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix sud-africain, s’est rendu récemment à  Gaza, dans le cadre d’une mission de trois jours à  la demande du Conseil des Droits Humains de l’ONU. « La situation entière est abominable » a-t-il déclaré. « Nous pensons que les citoyens israéliens ordinaires ne supporteraient pas ce blocus, ce siège, s’ils savaient que ce cela signifie vraiment pour les gens ordinaires comme eux ». La communauté internationale est aussi fautive, a-t-il dit, pour son « silence et sa complicité » [2].

Mais ces voix restent malheureusement trop rares et isolées. Malgré leurs appels, rien ne change, les mois passent. Israël maintient Gaza bouclée ; en manque d’eau, d’aliments, de médicaments les gens s’affaiblissent, dépérissent, meurent.

Au moment où nous écrivons ces lignes, à  Gaza, il y a des mères qui mettent au monde des enfants condamnés avant leur naissance. Le nombre d’enfants qui meurent à  la naissance à  cause de la malnutrition s’accroît. Beaucoup des enfants survivants sont anémiques, car la mère a elle-même été sous-alimentée durant sa grossesse.

Imaginez l’inquiétude des parents, l’angoisse des mères à  l’enfantement ! Il y a 9′000 à  10′000 nouveaux nés à  Gaza chaque mois.

C’est un crime abominable ! Ces enfants, vont devoir supporter toute leur vie les séquelles de cette situation. Car leurs cellules cérébrales ont subi d’ores et déjà  des dommages irréparables.

La majorité des enfants en dessous de l’âge de cinq ans se trouvent sous-alimentés, parce que privés de nourriture par décision du Gouvernement et de l’Etat Major israélien ! Les dirigeants israéliens savent parfaitement ce qu’ils font : sans le dire, ils contribuent par cette mesure cruelle à  compromettre la vie des enfants Palestiniens de façon irréversible. Et nul ne semble pressé de courir au secours de ces enfants !

La situation à  Gaza est devenue intolérable. Voilà  ce que nous disait, l’autre jour, un habitant de Beit Hanoun : « On est arrivé au-delà  du supportable. Pas d’électricité, pas de mazout, pas de gaz, pas de nourriture, pas d’eau potable, pas de salaire ; on n’a rien ; c’est indescriptible. Et ni l’Europe, ni les Etats arabes ne réagissent, comme si la bande de Gaza était déjà  rayée de la carte ! »

Quand il s’agit de la survie des Palestiniens, qu’Israël affame et assassine, les responsables politiques restent inertes ; et les médias ne font pas une information qui permette aux gens de se rendre compte de la gravité de la situation. Mais les images terribles existent, les atrocités ont été décrites, et qui le veut vraiment a la possibilité de savoir ce qui se passe.

Dès lors, tous ceux qui s’indignent rétrospectivement du silence et de la passivité de leurs aînés devant les pratiques concentrationnaires des Nazis, mais qui ne font rien pour dénoncer la situation qui est faite aux Palestiniens, ni pour obliger Israël à  changer de politique, devraient commencer par balayer devant leur porte.

Contrairement à  leurs aînés, ils disposent, eux, de toutes les informations. Leur silence et leur passivité ne sont rien d’autre qu’une complicité dans le crime.

La 4ème Flotte américaine dans les eaux vénézuéliennes

Samedi 31 mai 2008

De la 2ème Guerre Mondiale à  aujourd’hui

© Mondialisation.ca

Avec les rodomontades des Etats-Unis en direction du Venezuela qui ont désormais atteint un sommet, le Pentagone a décidé de réactiver la quatrième flotte de la Navy dans les Caraïbes, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud.

C’est une manœuvre audacieuse et elle a déjà  fait naître la controverse au sein de la région au sens large.

Cette flotte, qui commencera à  patrouiller en juillet, sera basée à  la Station Navale de Mayport, à  Jacksonville en Floride, et répondra au Commandement méridional des Etats-Unis à  Miami. Le contre-amiral Joseph Keran, chef actuel du Commandement Naval des Conflits Spéciaux [Naval Special Warfare Command], supervisera les opérations. 11 vaisseaux sont actuellement placés sous le Southern Command, un chiffre qui pourrait augmenter dans le futur. La Navy prévoit d’assigner un porte-avions à  propulsion nucléaire, le USS George Washington, à  cette force.

Il est difficile de voir comment la restauration de la quatrième flotte est actuellement justifiée. Cette manœuvre n’a servi qu’à  s’opposer un peu plus au président du Venezuela Hugo Chavez, déjà  énervé par la violation de l’espace aérien vénézuélien ce week-end par des avions de l’US Navy. Sur le long-terme, les rodomontades du Pentagone pourraient encourager les armées sud-américaines à  affirmer une plus grande indépendance vis-à -vis de Washington, une tendance qui est déjà  bien avancée.

Réagissant avec colère à  l’annonce de la Navy, Chavez a déclaré : « Ils ne nous font pas peur le moins du monde ». Chavez a fait remarquer « en compagnie du Brésil, nous étudions la création d’un Conseil de Défense Sud-Américain » qui défendrait l’Amérique du Sud contre les interventions étrangères. « Si une Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) existe », a posé comme postulat le dirigeant vénézuélien, « pourquoi l’OTAS, l’organisation du Traité de l’Atlantique Sud, ne pourrait-elle pas exister ? »

Bien que la résurrection de la Quatrième Flotte ait conduit beaucoup de personnes à  penser que les Etats-Unis suivent dans la région un cap de diplomatie de canonnière, il y eut une époque où cette force servait sans doute un besoin réel. Quelle est l’histoire de la Quatrième Flotte dans les eaux vénézuéliennes ?

Le Venezuela pendant la Deuxième Guerre Mondiale

A la veille de la 2ème G.M., le Venezuela était le premier exportateur de pétrole du monde et, durant le conflit, les riches champs pétroliers de Maracaibo, situés dans l’Etat de Zulia, à  l’extrême ouest du Venezuela, étaient considérés comme une ressource cruciale, tant par les puissances de l’Axe que les puissances alliées.

Les filiales pétrolières britanniques et américaines de Royal Dutch Shell, Standard Oil et Gulf opéraient en fait depuis longtemps dans le Bassin de Maracaibo, avant le déclenchement des hostilités européennes. Le transport du brut depuis les champs de production de Jersey Standard dans le Lac de Maracaibo se faisait par bateaux-citernes à  faible tirant d’eau. La raffinerie de la Royal Dutch Shell située sur l’île d’Aruba, qui transformait le brut de Maracaibo, avait une importance stratégique puisqu’elle fournissait sa production, non seulement à  la Grande-Bretagne, mais aussi à  la France.

En 1940, la Grande-Bretagne recevait du Venezuela au moins 40% de ses importations totales de pétrole et, durant les premières années de la guerre, ce total a bondi jusqu’à  80%. Le pétrole vénézuélien représentait aussi une denrée vitale pour les Nazis et la capacité de l’Etat allemand à  faire la guerre en Europe. Aussi tard que 1938, le pétrole produit à  Aruba, Curaçao et au Venezuela comptait pour 44% des importations allemandes de pétrole. L’Allemagne n’achetait pas directement le pétrole du Venezuela, mais auprès de compagnies pétrolières américaines et anglo-néerlandaises qui acheminaient le brut vénézuélien vers les raffineries d’Aruba et de Curaçao et qui vendaient ensuite le produit fini en Europe. Le commerce entre le Venezuela et l’Allemagne est resté à  des niveaux normaux mais il a brusquement pris fin en septembre 1939 avec le début du blocus naval britannique de l’Allemagne.

Dès 1940, avec la Grande-Bretagne qui était de plus en plus isolée en conséquence de l’attaque allemande et avant l’entrée des Etats-Unis dans la guerre, le sentiment vénézuélien était profondément anti-allemand. Pendant ce temps, le Venezuela s’est déplacé vers l’orbite américaine et est devenu le principal bénéficiaire de l’aide économique américaine. Les officiels militaires américains préféraient que le Venezuela restât publiquement neutre, dans un effort de prévenir tout mouvement allemand pour pilonner la côte vénézuélienne.

Cependant, la neutralité du Venezuela n’était qu’une fiction légale : en réalité, cette nation sud-américaine avait accordé aux vaisseaux et aux avions américains un accès spécial à  ses ports et à  ses pistes aériennes. Deux jours après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais, le Venezuela déclara sa solidarité avec les Etats-Unis et, le 31 décembre 1941, cette nation andine rompit ses relations avec les puissances de l’Axe.

Opération « Roulement de Tambour »

Il ne fallut pas longtemps au Nazis, après la décision du gouvernement vénézuélien de vendre du pétrole aux alliés, pour prendre des contre-mesures. Le 12 décembre 1941, Hitler rencontra ses conseillers navals et approuva PAUKENSCHLAG ou « Roulement de Tambour », une opération sous-marine dans les eaux caribéennes de l’Atlantique Nord. En février 1942, les sous-marins allemands sillonnèrent les Caraïbes et firent couler 25 bateaux-citernes en un mois.

Les Nazis étaient principalement concernés par les îles néerlandaises de Curaçao et d’Aruba, des colonies néerlandaises, où les forces étasuniennes avaient érigé des fortifications défensives pour protéger les raffineries qui transformaient le brut de Maracaibo. (Avec une capacité estimée de 480.000 barils/jour de brut, la raffinerie d’Aruba, possédée par Standard Oil of New Jersey, et la raffinerie de Curaçao, possédée par Royal Dutch Shell, dépassaient Abadan en Iran et ses 250.000 barils, le complexe de Bakou en URSS avec environ 230.000 barrels, et les usines les plus grosses aux Etats-Unis, à  Baytown, Port Arthur, Bayonne, Baton Rouge et Whiting, avec plus de 100.000 barils chacune).

Le 15 février 1942, un convoi de bateaux-citernes et de navires quittèrent la Barre de Maracaibo. Les premiers bateaux en ligne étaient le « Monagas », de Mene Grande Oil Company, suivi par le « Tia Juana » et le « Pedernales », appartenant tous deux à  la Lago Petroleum Corporation. Ces bateaux-citernes étaient suivis par le « Rafaela », qui appartenait à  Shell, et le « San Nicolas » et l’ « Orangestad », appartenant à  la Lago Oil and Transport Co, dont le siège se trouvait à  Aruba. Une quantité d’autres bateaux-citernes rejoignirent la colonne.

L’attaque des sous-marins allemands et la création de la Quatrième Flotte

Soudain, un sous-marin allemand torpilla le « Monagas », qui coula immédiatement. Les bateaux-citernes « Tia Juana », « Pedernales », « Rafaela », « San Nicolas » et « Orangestad » furent aussi touchés et essuyèrent des pertes. Le même jour, la raffinerie d’Aruba fut attaquée par un missile tiré d’un sous-marin allemand. Les retombées politiques de l’attaque étaient prévisibles : bientôt, des manifestants en colère descendirent dans les rues de Caracas pour dénoncer l’agression allemande.

En réponse à  l’escalade allemande accélérée dans les Caraïbes, l’US Navy créa la Quatrième Flotte pour pourchasser les sous-marins dans l’Atlantique sud. L’action des Etats-Unis est loin d’être arrivée trop tôt : tandis que la guerre navale faisait rage dans les Caraïbes, le Venezuela subit d’énormes pertes économiques. En conséquence de la perte des bateaux-citernes, la production dans le Bassin du Lac Maracaibo a dù être réduite de près de 100.000 tonnes de brut par jour. En juillet 1942, la situation était encore rude, avec des bateaux-citernes opérant à  seulement un-tiers de leur capacité moyenne de 30.000 barils.

Les attaques allemandes contre la raffinerie d’Aruba marquèrent le début de la Bataille des Caraïbes. Ce ne fut pas avant aoùt 1943 que la Quatrième Flotte fut capable de renverser les rôles dans les eaux vénézuéliennes aux dépens de la menace sous-marine. En 1950, avec les sous-marins qui étaient partis depuis longtemps, l’US Navy a dissout la Quatrième Flotte.

La restauration de la Quatrième Flotte

La Navy soutient qu’elle a besoin de ressusciter maintenant la Quatrième Flotte pour combattre le terrorisme, maintenir les voies maritimes économiques de communication libres et ouvertes, contrer le trafic illicite et pour apporter l’aide humanitaire et les secours contre les catastrophes naturelles.

Toutefois, cette manœuvre arrive à  un moment particulièrement sensible au sein de la région. La Colombie, alliée aux Etats-Unis, a lancé une attaque meurtrière de l’autre côté de la frontière équatorienne, tuant 16 membres de l’insurrection de guérilla des FARC, incluant le numéro deux de l’organisation, Raul Reyes. Le week-end dernier, Chavez a accusé la Colombie de lancer une incursion trans-frontalière, tandis que le Pentagone vilipende régulièrement le Venezuela pour son accumulation d’armes, dont l’acquisition d’avions de chasse de haute performance, d’hélicoptères d’attaque et de sous-marins propulsés au gazole.

Contrairement à  la 2ème G.M., alors que beaucoup de Sud-Américains accueillirent chaleureusement la Quatrième Flotte dans les eaux caribéennes, certains voient la présence navale actuelle des Etats-Unis comme une menace voilée dirigée contre les pays de la « Vague Rose » de la région. Dans une interview donnée à  la télévision cubaine, le président bolivien Evo Morales a fait remarquer que la force navale des Etats-Unis constituait « la Quatrième Flotte d’intervention ».

L’ancien dirigeant cubain, Fidel Castro, a demandé pourquoi les Etats-Unis ont cherché à  faire revivre la Quatrième Flotte à  ce moment précis. Ecrivant dans le quotidien cubain Granma, Castro a suggéré que cette manœuvre constituait un retour à  la diplomatie étasunienne de la canonnière. Castro, dont la nation insulaire a été confrontée à  un blocus naval des Etats-Unis lors de la crise des missiles cubains de 1962, a fait remarquer : « Les porte-avions et les bombes nucléaires qui menacent nos pays servent à  semer la terreur et la mort et non à  combattre le terrorisme et les activités illégales ».

EUFOR : LE POIGNARD SOUS LE MASQUE.

Mardi 20 mai 2008

EUFOR : LE POIGNARD SOUS LE MASQUE

© AlterInfo.net

eufor

Le mensonge tient le monde d’une telle manière que même devant les évidences, il demeure difficile pour l’être humain d’ouvrir les yeux et de regarder la vérité en face. La vérité, filtrée de sorte à  toujours cacher ce qu’elle sous-entend, est dénaturée au point qu’elle n’intéresse plus personne. Face au déluge quotidien d’informations, beaucoup s’égarent dans l’enchevêtrement des vérités et contre-vérités, des demi-vérités et désinformations, des fictions et purs mensonges. Personne ne peut voir clair. Brisés, nombreux sont ceux qui abandonnent toute réflexion et jettent la serviette en quittant le ring. Par voie de conséquence, des criminels en col blanc se font passer pour des « héros » débordant d’humanité en brandissant, comme ils se le disent, la feuille de vigne humanitaire. Pour ces chevaliers d’industrie, s’arrogeant le droit d’ingérence au nom de l’humanitaire, l’habileté à  tromper pour sauver les apparences remporte sur les autres valeurs. C’est ce qui explique le fait que souvent, ils aiment narrer sur ce qu’on ne leur demande pas.

Aux ordres des sociétés secrètes

Fondateur de Médecins Sans Frontières, Bernard Kouchner, convié à  la réunion des bilderbergers quatre mois avant la présidentielle française de 2007, n’est surtout pas ce médecin humanitaire aux allures convaincues que vous croyez. Mettons de coté ses combines avec la pétrolière Total et la junte militaire birmane ou d’autres collusions transversales qu’il tisse, avec une onction particulière, dans les milieux nobiliaires. Ouvrons une courte parenthèse à  propos des bilderbergers. Fondé par le franc-maçon et membre du mystérieux Ordre des Aigles Blancs Joseph Retinger et d’autres sommités (David Rockfeller, Denis Healey, le prince Bernard de la Hollande), le club de Bilderberg[1], du nom d’un hôtel à  Oosterbeek au Pays-Bas où les membres fondateurs se sont réunies pour la première fois en 1954, est un groupe d’individus issus des aristocraties et détenant les cordons de la bourse mondiale. L’objectif de ce groupe est d’instaurer un Ordre Mondial contrôlé par l’occident. Pour accélérer l’avènement du Nouvel Ordre Mondial, les bilderbergers appliquent une ligne de conduite traduite, dans les faits, par des immixtions directes et sanglantes, s’il le faut, dans des pays à  conquérir. Le club de bilderberg est un collectif immanent au New Deal qui n’attend que son heure pour montrer ce qu’il a réussi, jusque-là , à  cacher à  une large majorité de terriens : la lumière de la pure doctrine luciférienne. Si on voudrait faire un parallèle en termes de degré dans la franc-maçonnerie par exemple, il ne s’agit pas ici d’arrivistes de la loge Bleue ou Symbolique friands des combines et autres avantages que procure la fraternelle franc-maçonne. Nous sommes très au-delà  des loges de perfection, des chapitres, des aréopages et mêmes des tribunaux. Les initiés savent de quoi je parle. Voir plus bas la figure hiérarchie occulte. Parenthèse fermée.

Un archange ténébreux muni de puissants sceaux humanitaires

Dès que l’on parle de l’Afrique, c’est toujours cette même stéréotypie qui transparaît au travers des charitables occidentaux en mal d’aventures tropicales : le fait de se présenter sous les traits d’une personne pleine de compassion, prête à  sourire aux enfants africains et à  leur offrir la nourriture. C’est un aspect évidemment hypocrite déjà  relevé par d’autres analyses. Inutile de le developper. Cette propension à  parodier les humanitaires convaincus cache des choses que beaucoup ne soupçonnent pas. Prenons le cas de Bernard Kouchner puisqu’il s’agit de lui et de l’Eufor. Pour découvrir le vrai visage de cet individu, rendez-vous chez Robert Cooper. Vous ne manquerez pas le French Doctor et sa femme Christine Ockrent[2] , assidus au culte des idéologies de domination du monde. Pour ceux qui ne situent pas Mr Robert Cooper, souvent présenté comme le crack de Tony Blair en matière de politique étrangère, il est l’un des grands initiateurs de noirs projets contre le monde sous développé. Je vous propose un court extrait d’un des discours de Mr Cooper pour vous donner une brève idée de l’homme : «il faut s’habituer à  l’idée (d’un) double standard. Entre nous, nous fonctionnons sur la base de lois et de sécurité coopérative. Mais quand nous traitons avec des États plus archaïques à  l’extérieur du continent postmoderne de l’Europe, nous devons revenir aux méthodes plus dures de l’ère de jadis : la force, l’attaque préventive, la ruse, […] quand nous agissons dans la jungle, nous devons utiliser la loi de la jungle[…] nous avons besoin d’une nouvelle sorte d’impérialisme, un impérialisme acceptable pour le monde des droits de l’homme et des valeurs cosmopolites, [capable de] nous apporter l’ordre et l’organisation mais qui reste fondé sur un principe volontaire. [3]

Les réelles motivations de la présence militaire européenne, infestée de brigands, deviennent très claires. L’Eufor a pour mission d’aplanir le chemin du faux-messie dans le pré carré français de l’Afrique. Comprenez par faux-messie l’entité virtuelle, parfois désignée sous le nom de la communauté internationale qui, sous les traits de protecteur compatissant, apportera le remède aux maux des peuples vivant dans des « contrées sauvages », loin des terres civilisées.

Nous avons annoncé plus haut que Bernard Kouchner est en combine avec des individus qui veulent imposer l’idéologie luciférienne à  la race humaine. Leur projet consiste à  se présenter sous le masque d’un justicier débordant d’humanité offrant protection, sécurité, vivre et soins aux démunis. Tous sont des vrais loups en peau de brebis. Ils se munissent de puissants sceaux humanitaires qui ne sont que des contre-feux. Toutes les raisons sont invoquées et les situations provoquées pour justifier de manière rationnelle et par la necessité leurs projets. Pour nous qui tentons de faire découvrir la vérité, nous passons pour des fabulateurs mystiques racontant des histoires incohérentes et de surcroit invérifiables, cherchant à  effrayer les profanes afin de servir des desseins inavoués. Interrogeons-nous quelques instants. Combien de personnes parmi nous connaissent ou même soupçonnent l’existence des Illuminatis[4] appelés aussi les 72 inconnus, les plus hauts dans la hiérarchie des sociétés secrètes? (voir fig au bas.) Combien de personnes parmi nous connaissent les bilderbergers, les hommes les plus puissants et les plus influents sur terre, qui se réunissent annuellement et dont les traces de leurs rencontres ne sont presque ni mentionnées dans les journaux ni à  la télévision? (Blackout total). Demandez-vous pourquoi vous n’avez jamais entendu parler de ces hommes (illuminatis, bilderbergers,…) ou que vous possédez très peu d’informations à  leur sujet alors qu’un Michael Jackson, allant danser en Europe ou en Asie, déclenche la meute des journalistes qui alertent la terre entière ? Il est toujours possible d’avancer des arguments simplistes du genre Michael Jackson fait vendre les journaux et augmentent la côte d’écoute des télévisions et radios lors des retransmissions…C’est ainsi que l’on demeure enfant dans un corps d’adulte en se limitant au côté apparent des choses (caprice d’un esprit prétendument rationnel).

Retour à  ceux qui tirent les ficelles derrière l’Eufor. Pour convaincre de leur «messianisme», les adeptes pour la domination mondiale de l’ordre luciférien préparent hardiment leurs œuvres d’anéantissement : instauration des ruines dans les institutions républicaines et armement massif des dictatures ou des bandes armées afin de tout embraser par la guerre. Ils n’ont plus qu’à  attendre et voir les survivants, en loques, s’offrir d’eux-mêmes pour le serment d’allégeance à  l’Ordre Mondial en échange de la paix et du repos. Entre temps, lentement, la force militaire européenne d’occupation pose les pièces manquantes de la pente fatale.
Les militaires européens occupent nos terres en échange du riz, lait et sucre.

C’est ça l’humanité selon eux. Ils nous disent : «On ne vous laisse quand même pas mourir de faim». Autrement dit, l’offrande de quelques sacs de semoules et de sucres finit par justifier l’occupation pure et simple de nos terres. La faim est cruelle! Décidément, on ne cesse de nous vanter des fallacieux bienfaits de l’Eufor mais, il faut tirer les enseignements des expériences passées et ne pas attendre de l’Eufor ce qu’elle ne voudra pas donner. Nous avons vu des soi-disant humanitaires vacciner de vaste populations d’enfants. Cependant, à  l’heure de vérité, ils ont « livré » ces mêmes enfants, «en bonne santé», à  la famine qui les a dévorés lentement et atrocement. Par la suite, ils ont qualifié leur geste d’abandon à  contrecœur pour des raisons de sécurité (moralement défendable). L’Eufor se rétracte et invoque le principe de la non-ingérence dans des affaires intérieures d’un pays lorsqu’il s’agit ouvrir les yeux sur les œuvres de nuit éternelle des dictatures tropicales.

Imaginez-vous dans une voiture roulant à  200km/h sans aucun mécanisme d’arrêt possible. Que faites-vous quand ça roule aussi dangereusement sans possibilité de freiner? Attendez-vous et espérez que le mur soit loin en vous disant bonne chance avant l’échéance fatale? Ou allez-vous essayer quelque chose puisque vous n’avez plus rien à  perdre? Les besoins des Tchadiens et des Centrafricains exigent un changement de régime politique. Or, ce n’est minimalement pas le but de l’Eufor.De plus, les occupants européens contrarient la fierté nationale des deux peuples.

Questionnons-nous : selon quel catalogue de critères a-t-on identifié les oppresseurs contre lesquels il urge de protéger les populations Tchadienne et Centrafricaine? Pourquoi y’a-t-il un double standard parmi les oppresseurs des peuples? Qu’ont les peuples Tchadiens et Centrafricains en commun avec cette armée étrangère qui vient, après tout, soutenir leurs oppresseurs? A qui profite cette présence militaire européenne? A vrai dire, il y’a une différence très floue dans les dérives des oppresseurs locaux et les agissements de l’armée française devenue par la magie de l’ONU l’Eufor. Que dites-vous?