Archive pour la catégorie ‘CFR & TC’

Wall street et l’élévation d’Hitler – Wall Street and the Rise of Hitler

Lundi 1 mars 2010

Anthony C. Sutton: Wall street et l’élévation d’Hitler – Wall Street and the Rise of Hitler


Bonne qualité, mais reportage pas en entier


Mauvaise qualité, mais reportage en entier

Le professeur Antony C Sutton donne une interview sur l’aide financière et technologique que les USA ont fourni à l’URSS depuis la naissance du régime marxiste en 1917. L’aide s’étend jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale et encore plus perturbant, continua jusque durant la Guerre Froide où les USA fournissèrent l’URSS avec du matériel industriel pour financer la machine de guerre Soviétique qui était entrain de tuer des Vietnamiens du Sud pendant la guerre du Vietnam, des Israéliens durant les conflits variés Arabo-Israéliens aussi bien que des soldats Américains. La guerre Froide est la plus grande farce politique du 20è Siècles, tout ça pour créer un ennemie afin de terrifier le peuple Américain.

Quel homme fascinant et incroyable cet Anthony C. Sutton, il y a des courageux dans le tas au moins. Reportage en anglais.

Le Council On Foreign Relations et le contrôle de la presse Américaine

Mercredi 24 février 2010

Behind the Big News : CFR

C’est un clip du reportage Behind the News, qui explique comment le CFR (Council on foreign relations) manipule les médias américains.

Derrière les Grosses Infos : La Propagande et le CFR

Le reportage complet, à voir !

Hilary Clinton admet que le CFR dirige le gouvernement américain

Lundi 20 juillet 2009

Hilary Clinton admet que le CFR est le gouvernement américain

Lire cet article sur infowars.com.

Brzezinski on CFR, Bilderberg and Trilateral Commission

Mercredi 21 janvier 2009

Brzezinski on CFR, Bilderberg and Trilateral Commission

L’équipe d’Obama du CFR

Jeudi 13 novembre 2008

L’équipe d’Obama du CFR

© We Are Change Paris, Info Wars

Rencontrez quelques conseilleurs du Président-élu, Obama pour la politique étrangère et intérieure, ainsi que les membres probables de son cabinet, chacun d’eux est un membre imminent du Council on Foreign Relations.

obama

Est-ce que ces gens vont créer un « changement », ou est-ce qu’ils continueront de soutenir le même système retranché, établi par l’élite de corporation pendant des décennies?

Susan B. Rice : Council on Foreign Relations, The Brookings Institution – Elle était l’assistante du Ministère des affaires étrangères pour l’Afrique sous Clinton de 1997 à  2001. L’ancienne ministre des affaires étrangères Madeleine Albright est une conseillère est amie de longue date pour Rice. Des critiques disent qu’elle a des mauvaises dispositions vers l’Europe, comprend peu le Moyen Orient, et suivrait en effet les mêmes politiques que Condoleeza Rice.

Anthony Lake : CFR, PNAC- Le premier conseiler pour la securité nationale de Bill Clinton, critiqué pour l’échec de l’administration contre la génocide du Ruanda en 1994, et admet maintenant que le manque d’action était une erreur majeure.

Zbigniew Brzezinski – CFR, Trilateral Commission – Brzezinski est percu globalement comme l’homme qui a créé Al Qaeda, et était engagé dans le plan de l’adminstration Carter pour donner des armes, de l’argent et l’entrainement au Mudjahideen en Afghanistan.

Richard Clarke – CFR -Anciennement le conseilleur principal contre la terreur pour le Conseil National de Securité sous Bush. Notoirement retourné contre l’administration Bush après 9/11 et l’invasion d’Irak. Aussi,il a conseillé Madeleine Albright pendant le génocide du Ruanda.

Ivo Daalder – CFR, Brookings, PNAC – Il était le co-écrivain d’une article dans le Washington Post avec le néo conservateur Robert Kagan, disant que l’interventionnisme est une affaire bipartie qui devrait être entreprise avec l’accord de nos alliés démocratique.

Dennis Ross – CFR, Trilatéral Commission, PNAC – Il était le directeur pour la planification politique dans le Ministère des affaires étrangères sous George H.W. Bush, et il était le coordinateur spécial pour le Moyen Orient sous Bill Clinton. Un supporteur acharné de la guerre en Irak, Ross est aussi un analyste des affaires étrangères pour Fox News.

Lawrence Korb – CFR, Brookings – Directeur des Études sur la Sécurité Nationale au sein du Council on Foreign Relations. Il a critiqué la manière de l’invasion de l’Irak, mais il a des plans détaillés sur comment à  augmenter les effectifs de l’armée américaine pour mener la « guerre contre la terreur » et pour « répandre des valeurs démocratiques dans le Moyen Orient ».

Bruce Reidel – CFR, Brookings -Ancien analyste pour le CIA qui veut répandre la guerre contre la terreur pour lutter contre Al Qaida partout dans le monde. Considéré comme la raison des opinions agressifs d’Obama sur le Pakistan, et ses tendances pro-Inde concernant le Cachemire.

Stephen Flynn – CFR – Il a été attribué avec l’idée pour la « Armée citoyenne de sécurité » d’Obama. Flynn a écrit : « Les États-Unis doivent plus ou moins répliquer le modèle de la Réserve Fédérale en créant un Système de Réserve de Sécurité Fédérale, avec un conseil d’administration national, 10 quartiers de Sécurité Nationale régionaux, et 92 branches locales qui s’appellent des Comités Métropolitains contre la terreur. L’objectif serait de développer des mécanismes qui se financent pour engager d’avantage une gamme plus large de la société américaine dans la protection des fondations critiques du le pays contre le dérangement provoqué par un attentat terroriste »

Madeleine Albright – CFR, Brookings -Actuellement au sein du comité de direction du CFR. Ministère de l’extérieur et ambassadeur à  l’ONU sous Clinton. Elle n’a rien fait contre la génocide en Ruanda. Elle a défendu les sanctions contre l’Irak sous Saddam Hussein. Quand elle a été questionné par l’émission « 60 Minutes » sur les effets des sanctions : « Nous avons entendue que plus de 500 000 enfants sont morts. Ca c’est plus que Hiroshima. Est-ce qu’il en vaut le coùt ? » Albright a répondu : « Je pense que c’est un choix très dure, mais nous pensons qu’il vaut bien le coùt »

Ceci n’est pas du tout une liste exhaustive. Bien sur, si John McCain a gagné l’élection, en tant que membre du CFR lui-même, son administration aurait été composée de nombreux membres du CFR aussi. Max Boot, Lawrence Eagleburger et Henry Kissinger, à  nommer que quelques-uns, sont tous des membres du CFR, et étaient tous des conseillers de John McCain.

S’il vous plait- faites vos recherches, et rajoutez plus de noms dans la section «commentaires ». Il est important de montrer comment ces gens font bien une partie d’un engin global des élites, et ne représentent pas du tout du changement. Seulement avec cette compréhension, les gens vont se rendre compte du faux paradigme «gauche vs. Droite », et du coup seront capable de créer l’environnement pour un vrai changement politique.

La Commission Trilatérale, John, Hillary, Obama, et le Féodalisme du NOM

Lundi 26 mai 2008

La Commission Trilatérale, John, Hillary, Obama, et le Féodalisme du NOM

Source: OpedNews.com

« Ce matin j’ai ouvert mon e-mail et trouvé deux objets d’intérêt que s’ils sont tous les deux mis ensemble, ils épèlent désastre pour l’Amérique telle que nous la connaissons. La situation est maintenant telle que, les trois candidats dans la course à  la maison blanche ne sont rien d’autre que des complices du féodalisme du Nouvel Ordre Mondial. »

http://www.opednews.com/

Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US

Jeudi 22 mai 2008

Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US

© Voltairenet, encore un excellent article.

Depuis 60 ans, le Council on Foreign Relations (CFR) conseille le département d’État. Pour chaque conflit, il détermine les buts de guerre dans l’intérêt de ses membres et hors de tout contrôle démocratique. Il participe aussi à  l’écriture d’une histoire officielle chaque fois qu’il est nécessaire de condamner les errements du passé et de se refaire une image. Financé par 200 multinationales, il comprend 4 200 membres co-optés parmi lesquels sont choisis la plupart des dirigeants gouvernementaux. L’élite du business élabore la politique étrangère des États-Unis par consensus à  huis clos.

cfr
Dans une émission de télé-réalité, NBC a sollicité des ministres en exercice et d’anciens ministres pour simuler leur réaction en cas de nouvelle attaque terroriste. Pour reconstituer les conditions réelles, les officiels sont assistés par des dirigeants du CFR qui les conseillent en direct.

Pendant la Première Guerre mondiale, le président Woodrow Wilson nomme le journaliste progressiste Walter Lippmann sous-secrétaire à  la Guerre. Il est chargé de constituer un groupe secret de 125 universitaires de haut niveau, « L’Enquête », pour étudier les opportunités d’étendre le libéralisme dans le monde à  la faveur de la Première Guerre mondiale [1]. Il travaille en étroite collaboration avec le conseiller spécial du président, le colonel Edward Mandell House. Le rapport final, Les Buts de guerre et les clauses de paix qu’ils requièrent [2], servira de base aux célèbres Quatorze points de Wilson.

On qualifie souvent cette démarche d’idéaliste (faire le bien de l’Humanité sans elle) par opposition au réalisme (défendre ses intérêts propres sans se préoccuper des grands principes). En réalité Wilson mène les deux à  la fois : il entend étendre la démocratie, mais se réserve le droit d’envahir le Mexique ou d’annexer Haïti. Aujourd’hui, les néo-conservateurs se réclament de cette tradition : vouloir démocratiser le Grand Moyen-Orient et commencer par bombarder l’Afghanistan et l’Irak.

À l’armistice, Wilson se rend en Europe pour participer personnellement à  la Conférence de paix de Versailles. Il est accompagné de cinq collaborateurs directs, dont le colonel House, qui emmène avec lui 23 membres de « L’Enquête ». La délégation états-unienne impose sa méthode de travail à  ses partenaires : il n’est pas question de discuter des traités de paix, État par État, avant que l’on ait défini ce que sera la paix. Elle tente de faire partager sa vision de ce que l’on nommera plus tard, la globalisation : un monde ouvert au commerce, sans douanes, ni règles, et une Société des Nations (SDN) qui prévient les guerres. Ce projet sera largement amendé par les Européens, puis finalement rejeté par le Congrès des États-Unis désavouant Wilson.

En marge de la Conférence de paix, les délégations britannique et états-unienne décident de créer une sorte d’Académie binationale qui poursuivrait et mettrait à  jour les travaux de « L’Enquête » pour aider les deux gouvernements à  définir conjointement leur politique étrangère à  long terme. Il est convenu que cet Institut anglo-états-unien pour les Affaires internationales sera organisé en deux sections autonomes, l’une à  Londres, l’autre à  New York.

Cependant, de son côté, Elihu Root (secrétaire d’État qui avait organisé les interventions à  Cuba, à  Saint-Domingue et au Honduras, et a néanmoins obtenu le prix Nobel de la Paix) avait déjà  créé un Conseil pour les relations étrangères (Council on Foreign Relations – CFR). Cette association rassemblait une centaine de personnalités, mais ne fonctionnait pas vraiment. « L’Enquête » fusionna donc avec ce CFR pour former la branche états-unienne du dispositif, tandis que les britanniques créaient l’Institut royal des Affaires internationales (Royal Institute for International Affairs – RIIA) à  Chatham House.

Les règles de fonctionnement du CFR et de Chatham House sont celles, classiques, des sociétés de pensée : les participants sont invités à  citer à  l’extérieur les propos tenus, mais à  ne jamais révéler l’identité de leurs auteurs. En outre, à  cette époque, les deux clubs sont réservés aux ressortissants nationaux et exclusivement masculins. Mais la tonalité des débats évolue différemment au Royaume-Uni (tourné vers son Empire) et aux États-Unis (en proie à  l’isolationnisme). Cette divergence apparaît dans les titres de leurs revues respectives : Foreign Affairs (Affaires étrangères) pour le CFR, International Affairs (Affaires internationales) pour le RIIA.

Pendant l’entre-deux-guerres, le CFR passe de 300 à  663 personnalités à  New York, choisies par cooptation. Ils représentent toutes les sensibilités politiques, sauf bien sùr les isolationnistes. Le CFR est grassement financé par des dons privés, notamment ceux de la Fondation Carnegie, et non pas par l’État fédéral qu’il conseille. Des clubs identiques sont créés dans huit grandes villes états-uniennes.

À la fin des années trente, le Conseil se divise sur l’attitude à  adopter face au militarisme nippon et à  l’Allemagne nazie. En définitive le club prend partie : le directeur de l’époque Hamilton F. Armstrong et le secrétaire, Allen W. Dulles, publient un retentissant opuscule Peut-on être neutre ?. Dès l’invasion de la Pologne, en 1939, c’est-à -dire deux ans avant que la Maison-Blanche ne décide l’entrée en guerre, le CFR commence à  plancher sur les buts de guerre. Il poursuivra ses travaux d’expertise jusqu’à  la fin des hostilités. Une centaine d’universitaires rédige les Études sur la paix et la guerre [3], en 682 mémoires, à  l’attention du département d’État. Les recherches sont financées par la Fondation Rockfeller à  hauteur de 350 000 $. Elles serviront de base à  la convocation des Conférences de Dumbarton Oaks et de San Francisco (création de l’ONU).

À la fin des hostilités, Allan W. Dulles, qui a servi pendant la Guerre mondiale au sein de l’OSS [4], est élu président du CFR. La première initiative du Conseil est de tirer le bilan de la guerre pour le compte de l’administration Truman. Cette fois, c’en est un peu trop. D’éminents historiens protestent contre la monopolisation de la recherche historique par un club d’intérêts privés articulé à  l’État fédéral. Dans la pratique, le CFR est le seul à  avoir accès aux archives gouvernementales et peut écrire une Histoire officielle sans craindre d’être contredit.

Le nombre d’adhérents ne cesse de croître et atteint rapidement le millier. De manière à  couvrir tous les secteurs de la société, les administrateurs du CFR décident d’ouvrir le club à  des personnalités moins fortunées : les dirigeants syndicaux de l’AFL-CIO [5].

C’est encore le Conseil qui élabore la doctrine de la Guerre froide. Foreign Affairs publie anonymement un article retentissant, « Les sources du comportement soviétique » [6]. Il s’agit en fait d’une analyse de l’ambassadeur George F. Kennan de retour de Moscou. Il décrit le communisme comme intrinsèquement expansionniste, et assure qu’il ne tardera pas à  représenter une menace plus grave encore que le IIIe Reich. Une sorte de paranoïa s’empare du Conseil, où beaucoup interprètent à  tort cet article comme l’annonce d’une attaque militaire imminente des Soviets. Quoi qu’il en soit, le président Harry S. Truman charge Kennan d’élaborer le National Security Act qui met en place l’appareil secret d’État (état-major interarmes permanent en temps de paix, CIA et Conseil national de sécurité). Spontanément, les hommes du CFR arrivent aux postes de responsabilité de ces institutions secrètes de l’État fédéral, notamment Dean Acheson, Charles Bohlen, Averell Harriman, Robert Lovett et John McCloy. En retour, ces institutions utilisent le CFR pour prévenir tout retour de l’isolationnisme dans les élites et pour mobiliser celles-ci au service du Plan Marshall [7].

Cependant, le tournant effectué par l’administration Truman, lorsque Kennan est limogé au profit de son adjoint Paul H. Nitze [8] et que la Guerre froide évolue du simple containment à  l’affrontement indirect, est une réaction au premier essai atomique soviétique et se décide hors du CFR.

Durant les années cinquante, le Conseil étudie la doctrine nucléaire. Des groupes de travail ad hoc sont créés en 1954 et 1955. Les minutes des réunions sont rédigées par un jeune universitaire proche du complexe militaro-industriel, Henry A. Kissinger [9]. Après le premier essai atomique chinois, en 1964, le CFR planche sur la Chine et préconise une politique d’ouverture. Elle est adoptée par Richard Nixon, qui l’annonce dans Foreign Affairs, puis progressivement mise en œuvre par Kissinger devenu secrétaire d’État de Nixon.

C’est dans cette période que la Ford Foundation [10] se joint aux donateurs. De brillants universitaires sont engagés comme Zbigniew Brzezinski ou Stanley Hoffman.

Poursuivant la même technique, le CFR rédige des études historiques à  la fin de la guerre du Viêt-Nam. Une Histoire officielle est publiée sous la signature de 22 personnalités de très haut niveau. Comme en 1945, les élites états-uniennes décident elles-mêmes les crimes qui doivent être reconnus et absous, et ceux qui peuvent être occultés et doivent donc tomber dans l’oubli. On démet Nixon, et l’on feint de tirer des leçons du passé pour pouvoir tourner la page et prétendre une nouvelle fois à  la bonne volonté.

David Rockfeller de la Chase Manhattan Bank (devenue la JP Morgan Chase) prend la présidence du CFR en 1970. Il ouvre timidement le club aux femmes et recrute des jeunes. Il crée un poste de directeur exécutif qu’il confie à  l’ancien secrétaire d’État de Carter, Cyrus R. Vance, puis un Conseil consultatif international (la France y est représentée par Michel Rocard, le Canada par Brian Muroney).

Après l’effondrement de l’URSS, le CFR établit la nouvelle ligne politique du pays en publiant dans Foreign Relations un article de Samuel Huntington, « Le clash des civilisations » [11].

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Séance de travail au Council on Foreign Relations.

Le Council on Foreign relations est actuellement présidé par Richard N. Haass, un ancien conseiller diplomatique du président Bush père devenu adjoint de Colin L. Powell dans l’administration Bush fils. Il passe pour être l’un des mentors de Condoleezza Rice. Le chairman est Peter G. Peterson, un banquier proche des Bush. Plus de 200 multinationales financent le club à  hauteur de plus de 7 millions de dollars par an. Il comprend 4200 membres et emploie 50 chercheurs. Foreign Affairs est vendu dans le monde à  125 000 exemplaires.

Tout au long des soixante dernières années, le CFR a élaboré les stratégies à  long terme du département d’État en établissant un consensus à  l’intérieur des élites états-uniennes (isolationnistes exclus) hors de tout contrôle démocratique. Il a fixé les buts de guerre de tous les conflits où les États-Unis se sont engagés en fonction des intérêts de ses membres. Dans ce système, la guerre n’est pas « la continuation de la politique par d’autres moyens », selon la formule de Clausewitz, mais la continuation du libre-marché. Parallèlement, la définition des stratégies de guerre est revenue à  la Rand Corporation comme conseil du département de la Défense. Le Council on Foreign Relations a également élaboré une Histoire nationale consensuelle qui crédite le mythe d’un interventionnisme désintéressé et nie les souffrances infligées par Washington au reste du monde. Enfin, le CFR a contribué à  exporter le modèle politique états-unien en cooptant des dirigeants étrangers.

Sources:

[1] Quelques années plus tard, Walter Lippmann deviendra l’un des théoriciens du libéralisme par opposition à  la planification initiée par Franklin Roosevelt pendant le New Deal. Cf. « Friedrich von Hayek, pape de l’ultra-libéralisme » par Denis Bonneau, Voltaire, 4 mars 2004.
[2] The War Aims and Peace Terms its Suggests.
[3] War and Peace Studies.
[4] L’OSS donne naissance à  la CIA, dont Dulles deviendra directeur.
[5] Voir l’enquête de Paul Labarique « AFL-CIO ou AFL-CIA ? » et « 1962-1979 : l’AFL-CIO et la contre-insurrection syndicale », Voltaire des 2 et 11 juin 2004. Parmi les responsables de l’AFL-CIO qui entrent au CFR, notons David Dubinski, Robert J. Watt, Lane Kirkland, Thomas R. Donahue et Glenn Watts.
[6] « The Sources of Soviet Conduct » par Mr. X, Foreign Affairs, juillet 1947.
[7] The CIA and the Marshall Plan par Sallie Pisani, University Press of Kansas, 1991.
[8] Paul Nitze était marié à  Phyllis Pratt, une héritière de la Standard Oil. C’est dans la maison de famille des Pratt, aimablement offerte, que le CFR est installé depuis 1944.
[9] « Le retour d’Henry Kissinger » par Thierry Meyssan, Voltaire, 28 novembre 2002.
[10] « La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation », Voltaire, 5 et 19 avril 2004.
[11] « La Guerre des civilisations » par Thierry Meyssan, Voltaire, 4 juin 2004.

Mondialisation.ca: Commission Trilatérale et Groupe Bilderberg

Mercredi 9 avril 2008

Les associations professionnelles contribuant à  l’élaboration des politiques du G8

© Mondialisation.ca, AlterInfo.net, un article à  lire absolument, pour les sources cliquez sur les liens.

Durant les rencontres du G8 se réunissent notamment les dirigeants élus des 8 nations des nations les plus riches, pour décider des politiques internationales à  mettre en oeuvre. Mais comment parviennent-ils à  obtenir un consensus entre 8 nations? En amont de ces sommets suivis par les médias, se tiennent d’autres rencontres plus discrètes, qui contribuent à  préparer les décisions politiques des sommets internationaux, tels ceux du G8, de l’OMC, de la Banque Mondiale.

g8
Les leaders du G8

Les organisations qui contribuent à  décider de l’agenda international et à  ses orientations politiques sont de natures diverses : think tank (boîtes-à -penser) diplomatiques et stratégiques, offices d’orientation des recherches scientifiques et techniques, réseaux d’influence politique, mafias, services d’intelligence, banques, sociétés d’expertise juridique et d’audit. Parmi elles, des « associations professionnelles » très influentes comme la Commission Trilatérale (Cetri, 1979) et le groupe Bilderberg oeuvrent pour que le néo-libéralisme reste l’idéologie dominante et hégémonique. Selon Marc Raoul Jennar, ces deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale (Jennar, 2005).

Les mécanismes d’influence des associations professionnelles

Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de du groupe Bilderberg sert de base à  l’évolution des politiques internationales. Bilderberg compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, se tient le Forum économique mondial à  Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (…). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à  l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès (Armstrong, 1998).

Les dirigeants de la Chambre de Commerce International, tels Maucher, ceux de l’European Round Table (ERT), et des entreprises transnationales telles Nestlé, Shell ou Unilever participent eux aussi régulièrement aux rencontres du Forum de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003). C’est, dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial, que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127).

Il n’est pas toujours facile d’obtenir des informations sur la teneur des débats qui filtrent de ces associations professionnelles telles le Bilderberg. Cependant, c’est principalement au sein des think-tanks, puis de ces associations professionnelles, qu’ont été forgées les principes de la « bonne gouvernance ». Cette dernière relève de l’idéologie néo-libérale à  présent hégémonique au sein des organisations internationales comme la Banque Mondiale et au sein des rencontres comme celles du G8. Pour la Banque mondiale, la « bonne gouvernance » est aussi synonyme de bonne gestion du développement (World bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie d’outil idéologique pour une politique de l’État minimum (1998). Derrière la politique de bonne gouvernance, la Banque Mondiale cherche aussi à  contraindre les pays à  bas salaires à  mener une bonne gestion, c’est-à -dire à  appliquer les plans d’ajustements structurels, basés sur une politique économique néo-libérale, fondée sur les principes du « consensus de Washington ». L’Union Européenne depuis plusieurs années développe cette même politique, dont la mise en oeuvre a été expérimentée auparavant dans les pays en développement.

David Rockefeller est le principal fondateur du groupe Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale et du Council on Foreign Relations (Geuens, 2003 : 30). Celui-ci déclarait à  Newsweek international, quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire (Rockefeller, 1999). Ce même personnage avait déclaré, huit ans plus tôt, devant la Commission Trilatérale: la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples (Jennar, 2005 : 17). En effet, ces derniers sont considérés par certaines élites, tels les certains experts de la gouvernance européenne comme ignorants, émotifs et versatiles, comme nous le rapporte Hermet (2003 : 16). C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à  l’intérêt du peuple lui même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.

L’INFLUENCE DU GROUPE BILDERBERG

Ses buts et son rôle dans le processus de décision politique internationale

Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à  un cofinancement de l’entreprise Unilever et de la CIA (Balanya : 2003). Selon le politologue Stephen Gill, il a pour but d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (…) entre les nations de l’axe atlantique » (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest.

Le petit alter, dictionnaire altermondialiste d’Attac, précise qu’il s’est « constitué dans un contexte de guerre froide, se fixant comme but de contrecarrer l’influence de l’URSS dans les pays dits démocratiques, en empêchant par exemple l’accès des partis communistes ouest-européens aux fonctions gouvernementales. Depuis la chute du mur de Berlin, alors que sa fonction initiale est vidée de son contenu, le groupe Bilderberg poursuit ses réunions, dont on ne connaît ni l’ordre du jour, ni les comptes-rendus. Les participants, appelés couramment « Bilderbergers », sont tenus au silence et ne doivent pas prendre de notes au cours des réunions qui durent en principe quatre jours. La seule chose dont les médias soient informés, c’est la liste des participants » (Attac, 2006).

Les membres de Bilderberg et leur pouvoir

En 2002, le comité de direction de Bilderberg était notamment composé d’Henry Kissinger, de Paul Wolfowitz (Secrétaire à  la défense des USA), d’André Lévy-Lang (Président de la BNP-Paribas) qui y représentait la France avec Bertrand Collomb (PDG Lafarge (le cimentier)), de James Wolfensohn (ex-directeur de la Banque Mondiale), de Peter Sutherland ex-directeur du Gatt et membre de l’ERT, du vicomte Etienne Davigon (Belgique) qui présidait le Groupe Bilderberg en 2006 et qui a été membre de l’ERT.

Ces groupes, tel Bilderberg, trouvent une cohérence renforcée par l’appartenance simultanée de certaines personnalités à  plusieurs organisations, comme c’est le cas pour Peter Sutherland (ex-directeur du Gatt) ou pour Etienne Davignon (ex-commissaire européen à  l’Industrie). Cela renforce la construction d’un consensus et l’intégration des réseaux entre eux. Ces organisations fonctionnent dans une logique de réseaux, c’est-à -dire que les échanges sont plus horizontaux que verticaux, même s’il existe des différences entre elles concernant leur niveau d’influence.

Ces organisations professionnelles exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, « leur capital économique, social, culturel, symbolique » (Bourdieu) certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques uns sont des leaders politiques de premier plan, comme George Bush (père) ou Henry Kissinger. Mais la plupart d’entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou dans celui de la noblesse.

On observe l’omniprésence de ces associations privées et de ces élites non-élues dans l’élaboration des politiques internationales par les pouvoirs publics. Les élus et les membres des gouvernements nationaux ont pour fonction représenter le peuple et ses intérêts. Or, on relèvera qu’il existe parfois entre les élus et les dirigeants et propriétaires des entreprises privés, une proximité (idéologique, professionnelle, économique, sociale…) beaucoup plus grande qu’avec leurs électeurs. Les élus et ministres nationaux sont souvent issus de postes de direction d’entreprises transnationales. Ils sont formés dans les mêmes écoles. Ils se réunissent dans des associations professionnelles communes plusieurs fois par an, de manière non officielle et dont les réflexions et les décisions sont peu ou pas relatées par les médias.

De plus, à  travers les itinéraires professionnelles des élites des pouvoirs publics (ministres, commissaires, présidents…), tel Sutherland, Wolfensohn ou Davignon, on remarque que celles-ci passent successivement de postes dirigeants d’entreprises transnationales dans les secteurs privés, à  des postes de direction au sein des pouvoirs publics (OMC, FMI, BM, ONU…). Cela les influence et les pousse, même inconsciemment, à  développer une vision politique, une représentation du monde qui concorde avec les intérêts des propriétaires d’entreprises transnationales. C’est pourquoi, il leur sera difficile de créer des lois visant à  encadrer et éventuellement contraindre les activités de ces entreprises privées, non seulement pour des relations idéologiques, mais aussi par intérêt personnel et du fait de leurs relations professionnelles.

James Wolfensohn était membre du comité directeur de Bilderberg notamment en 2003, il a été directeur de la Banque Mondiale, il a fait partie de la Rockefeller Foundation et du Population Council, du CFR ((Geuens, 2003 : 28), il a aussi créé une société avec Rothschild (la Rothschild, Wolfensohn & Co), il a travaillé avec Salomon Brothers, Schroder Banking Group, Darling and co. et a également fait partie de la Rockefeller Foundation (Bureau d’Etudes, 2004).

Peter Sutherland était aussi membre du comité directeur de Bilderberg notamment en 2003, il a été directeur du Gatt, membre de l’ERT, président d’honneur de la commission Trilatérale, président honoraire européen du Transatlantic Policy Network, président de Goldman Sachs International, président de British Petroleum (BP) (Geuens, 2003 : 28).

Le vicomte Etienne Davigon (Belgique) présidait le Groupe Bilderberg en 2006 notamment, il a été membre de l’ERT, participait à  ce titre aux travaux de la commission européenne au sein du groupe de travail sur les communications en 1994, commissaire européen à  l’Industrie de 1977 à  1994, membre du comité consultatif pour la compétitivité de l’UE, directeur de la société générale Belgique, président de l’AUME (association pour l’union monétaire Européenne) qui a collaboré à  la création du traité de Maastricht et à  l’indépendance de la Banque Européenne. Il a été reçu 4 fois par V. Giscard d’Estain avec le dirigeant de l’ERT, pour la création du Traité Constitutionnel Européen (TCE) (Balanya, 2005 ).

Les participants invités à  la réunion annuelle de Bilderberg

Tous les ans, les représentants des entreprises transnationales, telles BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à  la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292). Voici quelques uns des membres les plus emblématiques.

Les réunions du groupe Bilderberg ont aussi accueilli divers commissaires et autres responsables de l’UE. Parmi les personnes connues ayant participé aux rencontres du groupe Bilderberg on trouve ainsi ( en 2001 et 2003) Romano Prodi qui dirige l’Italie en 2007 et a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. De même il y a Pascal Lamy qui a participé au rencontre en 2001 et 2003, il est directeur de l’OMC en 2007 et autrefois représentant de l’UE à  l’OMC (Balanya, 2005 : 68). En 2006, étaient présents José Manuel Barroso, actuel président de la Commission, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, Mike Moore (Directeur général de l’OMC), Georges Soros (Geuens, 2003), Frits Bolkestein, ou encore Leon Brittan, Emma Bonino et Donald Rumsfeld (…). Plus généralement, le groupe Bilderberg ne néglige aucun interlocuteur susceptible de jouer un rôle sur la scène politique, quelle que soit son étiquette. Plusieurs représentants éminents du parti socialiste français ont participé aux réunions du groupe, par exemple Michel Rocard, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn (en 2000), et plus récemment Bernard Kouchner en 2005. Les journalistes sont fréquemment invités (pour la France, Nicolas Beytout ou Alexandre Adler), ainsi que des personnalités plutôt inattendues, comme par exemple le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière en 2003. Ce dernier défend notamment la position du gouvernement et de l’armée française concernant leur non implication dans les génocides du Rwanda.

L’INFLUENCE DE LA COMMISSION TRILATERALE

Elle a été créée en 1973 (avec les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Hollande, la Norvège et le Royaume-Uni) (Cetri, 1979). Henry Kissinger, Zbigniew Brezinski et David Rockefeller sont les principaux fondateurs de la Commission Trilatérale, de même que du groupe Bilderberg et du Concil on Foreign Relations (Geuens, 2003 : 30) (Balany, 2003 : 293). Selon Stephen Gill, elle a été conçue comme une structure plus formelle et efficace que le groupe Bilderberg, visant à  propager les mêmes idées néo-libérales, c’est à  dire celle du Consensus de Washington (Gill, 1990).

En 1975, la commission Trilatérale a commandé un rapport à  des chercheurs reconnus pour leur proximité avec le pouvoir dominant, Crozier et Huntington, qui reflètent la philosophie politique de cette association professionnelle. Ceux-ci affirment notamment que «L’esprit de la démocratie : individualisme, égalitarisme, populisme dans une reconnaissance des distinctions de classe et de rang a sapé l’aristocratie, l’Eglise, l’armée (…). La valeur démocratique de l’égalité conduit à  la déligitimation de l’autorité et à  la perte de confiance dans le leadership (…). La soumission des gouvernements à  leur électorat a encouragé le développement d’un naturalisme régional et national (…). La démocratie est égalitaire, elle détruit la base de la coopération entre les citoyens (…..)

Si la liberté des médias est indiscutable, elle ne peut cependant devenir un abus (…). Des mesures devraient être prises pour réinstaurer l’équilibre entre son pouvoir et ses responsabilités (…). En outre, les politiciens devraient pouvoir être protégés légalement contre les abus de pouvoir de la presse » (Crozier et Huntington, 1975).

David Korten ajoute que Rockfeller fut aussi le principal instigateur de la commission Trilatérale, dont il tient la présidence durant les années 80. A la même époque, il présidait le Council on Foreign Relations (CFR : Conseil pour les relations étrangères) qui regroupe des dirigeants d’entreprise des Etats Unis qui contrôle plus de la moitié des richesses du pays (Korten, 1995)13. Le CFR est une organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau (comme George Bush père, Henry Kissinger, ou David Rockefeller, le président du CFR). Depuis le début du 20è siècle, presque tous les présidents américains sont des membres du CFR. Le Comité consultatif du CFR comprend des représentants étrangers, comme Michel Rocard (ancien premier ministre français) ou Otto Lamsdorf (ancien ministre des finances allemand).

Parmi les dirigeants de la commission Trilatérale les plus connus figurent, Etienne Davignon, Jimmy Carter, Bill Clinton, Georges Bush, Alan Greespan, Paolo Fresco (Fiat), Daniel Jansen (Solvay), Bjorn Svedberg (Ericsson)

Selon Stephen Gill, les membres de la Commission Trilatérale cherchent aussi à  y déterminer les politiques économiques qui seront adoptées aux niveaux nationaux et internationaux par les dirigeants politiques. Les entreprises à  vocation nationale et les organisations de travailleurs sont sous représentées (Gill, 1990).

Certains français ont été invités aux réunions de la commission trilatérale : Michel Barnier (ancien ministre, vice-président des laboratoires mérieux) ; le professeur Albert Bressand ; Henri de Castre (Pdg du groupe d’assurances AXA) ; Bertrand Collomb (Pdg du cimentier Lafarge) ; Richard Descoing (directeur de l’Institut d’études politiques de Paris) ; Patrick Devedjian (député) : Yves de Kerdrel (éditorialiste au Figaro) ; Anne Lauvergeon (Pdg du groupe d’énergie nucléaire Areva) Thierry de Montbrial (président de l’IFRI :Institut français des relations internationales) ; François Pinault (directeur du groupe Artemis) et Olivier Roy (orientaliste) (Geuens, 2003)

Les liens qui unissent ces trois associations professionnelles (Bilderberg Group, C.F.R., Trilatéral) sont très étroits, ce qui explique la présence de nombreux affiliés du Bilderberg Group au sein du C.F.R. ou de la Trilatérale. Cela contribue à  renforcer le consensus idéologique et la coordination des décisions à  prendre à  l’échelon international. Nous avons vu précédemment que le financier Rockefeller anime ainsi les trois organisations. D’autres personnes sont affiliées, en même temps, à  deux ou trois de ces sociétés. Par exemple: georges Bush (CFR, Trilatérale); Zbigniew Brzezinski (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Henry Kissinger (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Robert McNamara (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Giovanni Agnelli (Trilatérale, Bilderberg); Baron Edmond de Rothschild (Trilatérale, Bilderberg); Thierry de Montbrial, président de l’Institut Français des Relation Internationales (Trilatérale, Bilderberg); Jean-Claude Casanova (Trilatérale, Bilderberg), homme de confiance de Raymond Barre (Trilatérale) (Geuens, 2003).

Conclusion

Les associations altermondialistes réclament l’accès à  toute l’information utilisée dans les processus de « policy-making » et la mise en place d’une démarche volontaire d’information publique, dans les décisions qui concernent les institutions internationales . Or les dirigeants et leurs associés qui président l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI, l’Union Européenne, et les gouvernement nationaux, sont parfois présents au sein de ces associations professionnelles comme la commission trilatérale. Dans ces derniéres, même s’il en ressort officiellement peu d’informations, on sait néanmoins qu’ils y discutent surtout de projets visant à  développer une «gouvernance bonne et globale» dont la nature est néo-libérale. Ce manque de transparence concernant la teneur des débats qui se tiennent ne contribue donc pas à  la démocratie internationale.

Selon Kissinger, il faut négocier avec l’Iran !

Samedi 29 mars 2008

Selon Kissinger, il faut négocier avec l’Iran !

© Iran-Resist

kissinger

Henry Kissinger vient d’accorder un entretien à  Bloomberg au cours duquel il a déclaré que les Etats-Unis devraient se préparer à  négocier directement avec la république islamique d’Iran.

Historique | Henry Kissinger est loin d’être un papy à  la retraire : il est l’une des deux fortes têtes du Council on Foreign Relations, le centre des études stratégiques des Etats-Unis. C’est ici que les américains ont eu l’idée d’inventer les Talibans pour provoquer une guerre en Afghanistan, Etat allié de la Russie Soviétique, pour engager ce pays dans une guerre coùteuse qui allait abattre le système soviétique huit ans plus tard. A l’issue de cette chute, l’Asie Centrale et ses richesses énergétiques ont quitté le giron soviétique ouvrant d’intéressantes perspectives pour les compagnies américaines.

D’une manière générale, le Council poursuit depuis le début des années 70, un double projet d’islamisation politique et de balkanisation de la région allant du Pakistan à  la Turquie en passant par l’Iran et l’Irak. L’objectif était d’éliminer les Etats forts, et de les remplacer par des petites républiques ethniques ou religieuses avec cette conviction que la religion et le racisme ethnique sont deux facteurs de division durable qui empêcheront l’émergence d’un Moyen-Orient solidaire et unis pour défendre ses intérêts.

C’est ainsi que les américains ont d’abord soutenu le général islamiste Zia contre le nationaliste Bhutto, puis les talibans avant d’aider une coalition composée des marxistes fédéralistes et des islamistes en Iran avec la ferme intention d’aboutir à  une constitution fédéraliste dès 1979. Cette constitution aurait provoqué la partition légale et démocratique de l’Iran, incontestablement conforme aux lois internationales. Cette partition aurait permis de créer plusieurs Etats ethniques et un grand Etat chiite qui aurait à  son tour poussé les chiites irakiens à  se soulever pour exploser l’Irak.

Ce projet très justement baptisé l’Arc de Crise a été conçu du temps de Nixon sous la direction de Kissinger et a débuté pendant la présidence de Carter sous la direction de Brzezinski. On ne peut dissocier les deux hommes. Aujourd’hui Kissinger préconise ce que recommande sans cesse Brzezinski : « oublions un changement de régime, et préparons-nous à  des négociations en direct avec les mollahs ».

Négocier avec l’Iran | Dans son entretien du 14 mars avec la chaîne de télévision Bloomberg, Kissinger a précisé qu’il avait lui-même « assisté à  plusieurs rencontres et dialogues privés avec les mollahs » ce qui lui a permis de constater certaines convergences entre les parties ». Selon Kissinger, « en faisant preuve d’un peu de souplesse », les Etats-Unis pourraient convaincre Téhéran de rompre son silence et d’accepter la tenue des négociations bilatérales.

En d’autres termes selon Kissinger, l’Amérique doit dépasser le stade des rencontres informelles et privées pour aller vers des négociations officielles pour permettre une entente officielle. Cela suppose aussi des concessions officielles.

Tout dépend si ces concessions seront bilatérales ou plutôt unilatérales (levée des sanctions et abandon des conditions préalables), auquel cas Kissinger se serait adressé non pas aux mollahs récalcitrants, mais à  l’équipe Bush qui semble incapable par ses sanctions d’attirer les mollahs à  la table de ces négociations qui sont vitales pour l’avenir des intérêts stratégiques des Etats-Unis.

Bernard Kouchner lors d’une Interview Au CFR, 28.09.2007

Dimanche 7 octobre 2007

Bernard Kouchner au CFR le 28 Septembre 2007

Vous trouverez la vidéo sur le site du CFR, si bien sur celle de youtube vient à  disparaitre. Une déclaration de Kouchner au Council on Foreign Relations alors que Sarkozy faisait sa déclaration pour un Nouvel Ordre Mondial du 21ème siècle lors de la 62ème Session de l’Assemblée des Nations Unies.

Désolé pour la pauvre traduction. Voyez votre ministre de la Diplomatie Française, Bernard Kouchner à  l’oeuvre, au CFR. Il a parlé de l’Iran, de l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne, il a même fait certaines allusions de connections entre sociétés secrète en rapport à  lui et Sarkozy. En fait… Il est un peu mystique comme personnage, comme il dit, il n’est pas « le maitre du jeu ».

Traduction:

Felix G. Rothan (Ancien Ambassadeur des USA en France): Je suis ici pour le grand honneur et le grand plaisir de vous présenter mon ami de longue date. Bernard Kouchner. Il y a peu de personnes dans ce monde qui ont des idées et des principes, et il y a d’autres personnes qui font des actions, et il y a très peu de personnes qui agissent en rapport à  leurs principes. Bernard Kouchner agit en rapport avec ses principes et c’est une vertue très rare, spécialement dans un politicien.

Bernard Kouchner: Aujourd’hui, les défis que l’Europe et les Etats-Unis confrontent ont levé les mêmes questions, que quand le Council on Foreign Relations a fait son apparition en 1921, sur comment pouvons nous servir la paix, dans un monde qui est maintenant mondialisé. Comment allons-nous former nos futurs collectifs, et les meilleurs intérêts du monde de l’humanité.

… 18:05

Bernard Kouchner: Nous savons, maintenant, que l’unitéralisme ne fonctionne pas. L’amorce de l’expérience de l’échec de la part des USA dans la guerre en Irak est prouvée. Aucun pays seul, ne peut faire face aux problèmes constants de notre ère. Les actions multilatérales sont effectivement les réponses en dépis de ses faiblesses, de la fragilité du système existant, et de son besoin constant de le réformer.

… 29:05

Journaliste: Votre excellence, est-ce que si la France va prendre la position de faire des actions militaires contre l’Iran cela doit être approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU?

Bernard Kouchner: Question Bizarre, et c’est n’est pas encore approuvé, et pour l’instant rien n’a été encore dit en relation avec n’importe quelles interventions militaires.

… 32:42

Bernard Koucher: Nous sommes, comme l’a dit Nicolas Sarkozy, vraiment fermement déterminé, à  ne pas accépter l’Iran d’avoir une bombe atomique (en le disant en souriant). Dans le milieu d’une zone qui est tellement dangereuse, proche de l’Irak, et ils sont entrain de jouer un rôle très étrange en Irak (les gens Iraniens). Et avec le Liban, dans ce processus… Processus électoral comme ils disent, et un goutte d’espoir entre les Israéliens et les Palestiniens, nous ne voulous pas qu’ils possèdent une bombe atomique.

… 48:18

Journaliste: Quand l’Ouest est à  la recherche de plus de fenêtres dans le monde de l’Islam, plus de ponts dans l’Islam, est-ce que ce serait une bonne période pour la France d’accépter la Turquie dans l’Union Européenne?

Bernard Kouchner: Pourquoi sont-ils entrain d’applaudir? (en rapport avec la question fatale et les quelques fans qui n’ont pas pu résister…) Je n’ais même pas dis un seul mot! C’est en fait pour vous, Félicitations! (kouchner dit ça au journaliste, siniquement, en applaudissant). Vous savez, que la position de mon président n’est pas exactement la même que la mienne. Défois cela dépend comme ça dépend aux USA ou à  la France, mais…. oui…. et non… (la salle se met à  rire), nous sommes (les rires continuent)… nous considérons que c’est un grand pays, et mon président a répété qu’il n’est pas favorable dans l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne, il n’est pas en faveur de cela, il est en faveur d’une sorte de partenariat particulier, Ok?

Mais au même moment, « NOUS » (en parlant d’un groupe de gens), (intraduisible), faisions partis de « NOUS » (en parlant d’un autre groupe où il est membre), et l’avions convaincu (en parlant de Sarkozy) de ne pas briser l’ancien processus. Donc la position.. La position française… La position du président… est très claire. Nous avons du temps.

… 51:08

Bernard Kouchner: Ma position est un peu différente, et je crois que nous devons accépter la Turquie, mais je ne suis pas le maitre du jeu. Hum… Parce que… En rapport avec mes opinions, de rejeter… de modérer l’Islam… jusqu’à  l’extrèmisme.. serait une grave erreur.

… 54:15

Journaliste: Sur les problèmes de crises humanitaires, est-ce que vous pourriez nous partager ce que serait vos stratégies pour le moment, pour faire augmenter la volonté des membres d’états afin de répondre de façon appropriée et de s’adapter en un temps convenable pour résoudre ces problèmes, que nous avons vu s’éterniser avec des réponses inappropriées.

Bernard Koucher: Ce n’est pas une crise humanitaire, Darfour, de tuer des gens est un effectivement un problème politique au jour le jour, bien sur que nous pouvons répondre avec un accès humanitaire, pour aider les gens, les aides humanitaires, et quelques croix rouge, et des soins, et docteurs et etc… Mais cela fait en fait parti de la solution, Darfour, si nous ne mettons pas en place une vrai table de négotiation entre les rebèles et le gouvernement de Khartoum va envoyer pour rien du tout de l’aide humanitaire. Donc, mon expérience dans ce domaine particulier est simplement de mixer et de joindre, toujours.

… 57: 59

Journaliste: Les Etats Unis recule maintenant de l’Irak, et tous les mois, des soldats américains sont tués et blessés, et des milliers d’irakiens meurent. Comment est-ce que ce monde peut être ammener à  quelques courtes conclusions que c’est une guerre civile totale?

Bernard Kouchner: Je ne sais pas si c’est la dernière question, mais c’est la plus terrible. (…) Mon pays a été opposé à  la manière, l’action militaire a été proposé comme une solution. Et nous étions contre les opérations militaire Américaine, pas parce que cela a pas été fait d’une mauvaise manière, mais après nous étions vraiment effrayé sur les perspectives de la non-préparation de construction de nations. Ok. Humm… Ok! Mais c’est un désastre du désastre du désastre de pff… Donc, « NOUS »… L’ancien gouvernement français, l’ancien président, et en gros toutes les nations européennes, nous voulions nous mettre loin de ce problème, c’était votre problème, votre échec, et aussi l’échec des irakiens dans un sens, et j’ai décidé bien sur, avec le support de mon bon président, juste d’ouvrir la porte, et d’écouter les gens là -bas, mais pas pour supporter la manière Américaine, et pas pour ébranler la manière Américaine, mais honnêtement et humainement nous devons faire quelque chose, sinon ce sera plus qu’un désastre, ce sera une vrai… Catastrophe (tout en rigolant)

kouchner rigole catastrophe