Archive pour la catégorie ‘Canada’

Grippe A/H1N1: le Canada achète 50,4 millions de vaccins

Vendredi 7 août 2009

Grippe A/H1N1: le Canada achète 50,4 millions de vaccins

© Nouvel Obs, AP

Le gouvernement fédéral achète 50,4 millions de doses du vaccin contre la grippe A/H1N1, une quantité qui devrait suffire à faire vacciner tous les Canadiens désirant se protéger contre cette maladie, ont annoncé jeudi les autorités canadiennes.

« Cet investissement reflète les circonstances exceptionnelles de la situation, de même que sa gravité », a déclaré la ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkaq, qui a également indiqué que son gouvernement prendra en charge 60% de la facture, soit plus de 400 millions de dollars (280 millions d’euros).

Les vaccins seront produits par le géant international GlaxoSmithKline, dans son usine de Sainte-Foy, à Québec. Et on ne sait pas encore, pour l’instant, si c’est une ou deux doses qui seront nécessaires, pour se prémunir contre le virus. D’ores et déjà, les adultes les plus âgés, qui semblent être moins vulnérables, n’auraient besoin que d’une seule dose.

Le 4 août, le Canada avait signalé 64 décès dus au A/H1N1.

La Canada compte 33,6 millions d’habitants. En cas de pandémie, 75% des Canadiens pourraient donc recevoir deux doses chacun ou chaque Canadien recevrait une dose et la moitié des habitants, une deuxième dose.

Seul un tiers des Canadiens se fait habituellement vacciner contre la grippe saisonnière, a affirmé le docteur Butler-Jones, administrateur en chef de l’Agence de la santé publique du Canada. AP

S’adapter au nouvel ordre mondial, conférence à Montréal

Mercredi 10 juin 2009

S’adapter au nouvel ordre mondial

Lire aussi l’article sur Agoravox, et celui sur LeDevoir.com

Canada: Opération «Relance économique», 200 milliards pour les banques

Jeudi 29 janvier 2009

La face cachée du budget Flaherty

© Mondialisation.ca

Les médias ont fait grand cas du déficit de 85 milliards sur cinq ans du budget Flaherty, mais ils ont complètement passé sous silence le montant faramineux de 200 milliards $ (12 pour cent du PIB) prévu dans ce que le gouvernement appelle un « Cadre de financement exceptionnel » pour venir en aide aux institutions financières canadiennes. En soi, ce transfert monétaire auprès des banques est la principale cause du déficit budgétaire et de l’endettement du gouvernement fédéral.

Déjà , le gouvernement Harper avait débloqué en catimini un premier montant de 25 milliards $ le 10 octobre dernier, puis un autre de 50 milliards le 12 novembre, pour racheter des prêts hypothécaires des institutions financières. Malgré l’importance des montants en jeu, ni les partis d’opposition, ni les médias n’ont crù bon de poser des questions au gouvernement, d’analyser les implications de cette « aide » aux grandes banques canadiennes.

Dans son budget, le ministre des Finances Jim Flaherty en rajoute. « Le gouvernement, peut-on y lire, achètera pour 50 milliards de dollars de blocs de prêts hypothécaires assurés au cours de la première moitié de 2009-2010 aux termes du Programme d’achat de prêts hypothécaires (PAPH) assurés. Cette somme s’ajoutera aux 75 milliards de prêts dont l’achat a déjà  été autorisé, ce qui portera la taille du programme à  125 milliards. »

Le Cadre de financement exceptionnel comprend également, entre autres, un montant de « 12 milliards de dollars à  la nouvelle Facilité canadienne de crédit garanti en vue de l’achat de titres à  terme adossés à  des prêts et à  des baux portant sur des véhicules et du matériel ».

En fait, l’ensemble des mesures proposées représente un montant global de 200 milliards de dollars « afin d’appuyer l’offre de financement aux particuliers et aux entreprises ».

Le ministre des Finances affirme que « les emprunts contractés par le gouvernement pour financer les opérations du Programme d’achat de prêts hypothécaires (PAHP) et pour aider la Banque du Canada à  injecter des liquidités dans le système financier n’augmentent pas la dette fédérale, soit le déficit accumulé, puisqu’ils sont compensés par des actifs financiers portant intérêt ». Cette interprétation est douteuse. Le déficit budgétaire augmentera en flèche afin de financer les banques.

Le gouvernement finance son propre endettement

Les bénéficiaires du renflouage bancaire sont également les créanciers du gouvernement fédéral. Les banques à  charte sont les courtiers de la dette publique fédérale. Elles vendent des bons du Trésor et des obligations au nom du gouvernement. Elles détiennent aussi une portion de la dette publique.

Ironiquement, les banques prêtent de l’argent au gouvernement fédéral pour financer le plan de sauvetage et grâce à  l’argent récolté par la vente d’obligations et de bons du Trésor, le gouvernement finance le plan de sauvetage par le biais de la Société centrale d’hypothèque et de logement. C’est un processus circulaire. Les banques sont à  la fois les bénéficiaires du renflouage et les créanciers de l’État. Dans un sens, le gouvernement fédéral finance son propre endettement.

Même si les procédures liées au plan de sauvetage canadien diffèrent de celles du Trésor américain sous le Plan de sauvetage des actifs à  risque (Troubled Assets Relief Program ou TARP), elles tendent vers un même but. Les deux programmes contribuent à  la centralisation des banques et à  la concentration de la richesse financière.

Sous le TARP, quelque 700 milliards de dollars du plan de sauvetage ont été alloués aux principales banques de Wall Street. La population canadienne représente environ 11% de celle des Etats-Unis. Le premier plan de sauvetage canadien de 75 milliards est inférieur d’un peu moins de 11 % à  celui de 700 milliards des États-Unis.

Aucun débat parlementaire

Le plan de sauvetage américain de 700 milliards, sous le Plan de sauvetage des actifs à  risque, a fait l’objet d’un débat et d’une législation au Congrès.

Au Canada, au contraire, 75 milliards de dollars ont été octroyés en pleine campagne électorale aux banques à  charte, sans que la population canadienne en soit dùment informée.

À cet égard, la presse financière et les médias canadiens ont une part de responsabilité. L’affaire a à  peine été mentionnée et est passée pratiquement inaperçue, quelques jours avant une élection fédérale

La couverture médiatique a été infime. Il n’y a pas eu de débat parlementaire. Aucune discussion, aucun débat, contrairement à  ce que l’on aurait dù s’attendre des partis d’opposition, que ce soit avant ou après une campagne électorale.

Personne ne semble avoir remarqué quoi que ce soit. La plupart des Canadiens ne savaient pas qu’il y avait un plan de sauvetage de 75 milliards des institutions financières canadiennes.

On nous présente tout bonnement cette décision comme un effort « visant à  réduire le resserrement du crédit » et à  encourager les banques canadiennes à  « délier les cordons de leur bourse et à  prêter davantage aux entreprises et aux consommateurs ».

Le programme encourage la centralisation et la concentration de la richesse financière au détriment de l’économie réelle.

Les fusions et les acquisitions

Nous ne sommes pas face à  un déficit budgétaire de style keynésien, lequel stimule les investissements et la demande de biens de consommation et mène à  une augmentation de la production et de l’emploi.

Alors que le plan de sauvetage des banques constitue une composante des dépenses publiques, il ne servira pas à  relancer l’économie. Le plan de sauvetage est un « cadeau » auprès des banques.

Les banques à  charte canadiennes utiliseront l’argent du renflouage à  la fois pour consolider leur position et financer l’acquisition de plusieurs institutions financières américaines « en difficulté ».

Par exemple, en 2008, TD Canada Trust a acquis la Commerce Bancorp du New Jersey, ce qui en fait la deuxième plus importante transaction canadienne d’un processus de fusions et d’acquisitions évaluée à  8,6 milliards de dollars US (Market Wire, 12 janvier 2009).

La filiale de la Banque Royale (RBC) à  New York, RBC Centura, a acquis la Alabama National Bancorp pour un modeste 1,6 milliards de dollars. La Réserve fédérale a approuvé l’acquisition le 5 février 2008 (Florida Today, 12 février 2008).

En octobre 2008, la Banque Royale a annoncé qu’« elle avait complété l’acquisition de la division canadienne de ABN AMRO oeuvrant dans la location de locaux commerciaux et fournissant des crédits d’équipement aux compagnies canadiennes (Canada Newswire, 2 October 2008).

La déstabilisation de la structure fiscale fédérale

Il s’agit de la plus sérieuse crise de la dette publique dans l’histoire du Canada.

Le plan de sauvetage déstabilise la structure fiscale fédérale incluant la péréquation (transferts aux provinces). Il entraîne une montée en flèche du déficit budgétaire, lequel doit être financé aux dépens des contribuables. C’est toute la structure des finances publiques qui en affectée.

Le renflouage de 200 milliards de dollars sera d’une part financé par l’augmentation de la dette publique et d’autre part par des coupures dans le dépenses incluant les transferts aux provinces.

On peut s’attendre à  un mélange de compressions budgétaires combinées à  une hausse de la dette publique. La plupart des catégories de dépenses publiques (excluant la Défense) en seront probablement affectées.

La structure fiscale fédérale est compromise. La montée en flèche du déficit budgétaire finance le plan de sauvetage bancaire.

Coup d’état monarchique et bancaire au Canada

Mercredi 17 décembre 2008

Coup d’état monarchique et bancaire au Canada

© Mondialisation.ca

canada

Si je vous demande qui est le chef d’État du Canada, plusieurs répondront que c’est le Premier ministre du Canada. En réalité, c’est la reine Élisabeth II qui est notre chef d’État. Vous, vous êtes ses sujets. C’est à  travers le gouverneur général du Canada que son pouvoir est représenté et ce pouvoir est plus important que celui du Premier ministre lui-même. Présentement, c’est son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale et commandante en chef du Canada qui assume le pouvoir le plus élevé au pays et qui maintient un lien direct avec la monarque. On vous dira que ce n’est que cérémonial et figuratif. Mais si vous lisez les chartes du Commonwealth, vous constaterez que c’est les parlements des pays membres du Commonwealth qui sont cérémonials.

Gilles Duceppe et les autres ministres ainsi que ceux à  la Chambre des communes du Québec, sans oublier les membres des forces armées, doivent porter allégeance et loyauté à  la reine avant d’entrer en fonction.

Nous ne sommes pas réellement propriétaires de ce pays en tant que Canadiens. Environ 89% du territoire canadien (8,886,356 km²) constitue ce qu’on appelle les Terres de la Couronne du Canada, ce qui signifie que personne ne possède les terres (à  part le 11% restant qui sont entre des mains privées). De ce fait, elles appartiennent à  la reine du Canada. Dans les monarchies constitutionnelles, la sanction royale est un acte par lequel le monarque ou son représentant approuve une législation adoptée par le Parlement. Ensuite, nous avons la Gendarmerie royale du Canada. La face royale de la reine est partout sur notre argent. Toutes ces appellations et faits ne sont pas là  pour des raisons sentimentales. Vous êtes la propriété, ainsi que tout ce pays, de Élisabeth II, par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi.

Nous pouvons trouver la preuve de cela avec le «coup d’état monarchique» récent au Canada où le Parlement a été prorogé, c’est-à -dire fermé, ce qui met un terme à  la session parlementaire et donc à  tous les travaux en cours. Tout ceci pour permettre au gouvernement Harper d’éviter un vote de confiance qu’il aurait vraisemblablement perdu.

La conséquence d’une prorogation:

«Toutes les affaires non complétées sont abandonnées ou expirent au Feuilleton et tous les comités perdent leur mandat, permettant ainsi un nouveau départ à  la session suivante.» – Source: La procédure et les usages de la Chambre des communes, des auteurs Robert Marleau et de Camille Montpetit.

Un autre exemple éloquent remonte au temps de Brian Mulroney alors qu’il faisait face à  un Sénat dominé par les Libéraux qui refusaient de faire passer la loi sur la TPS et qui s’opposaient à  l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Mulroney utilisa une provision constitutionnelle peu connue pour augmenter temporairement le nombre sénateurs de huit ainsi donnant la majorité au Conservateurs dans la haute chambre. C’est Élisabeth II qui les nommera. Démocratie de façade. La reine du Canada a décidé qu’elle voulait garder Harper car il soutient et implémente l’Union nord-américain et l’expansion de l’ALÉNA appelé à  devenir la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA).

Lorsque cela compte réellement et que les gens qui se tiennent derrière la reine d’Angleterre et du Canada n’aiment pas ce qui se passe au Canada, ils peuvent suspendre le Parlement et apposer leur véto contre n’importe quelle loi par simple décret de son représentant, le gouverneur général. La reine représente beaucoup plus que la simple royauté. Elle est la représentante de la Cité de Londres – que l’on nomme aussi la City – et ses intérêts financiers. La Cité est principalement composée de plus de 500 banques comme le Crédit Suisse, Barclays Bank, Bank of America, Citigroup et HSBC, de la Bourse de Londres, de compagnies d’assurance tel que la Lloyd’s of London, de grandes entreprises et de journaux. Nous pouvons donc dire que la reine est en quelque sorte la porte-parole et représentante de cette oligarchie.

reine-roi-angleterre

Ceci étant dit, ce système de gouverneurs dans cette monarchie constitutionnelle canadienne et québécoise coùte excessivement cher aux contribuables canadiens. Selon les estimations du gouvernement fantoche, c’est plus de $30 millions que nous devons dépenser chaque année, soit environ le même montant que Harper voulait couper dans le financement des partis politiques dernièrement. Nous pouvons constater les priorités.

Donc, ce à  quoi nous assistons est en quelque sorte un coup d’état monarchique et bancaire. N’oubliez pas que dans tout ce tourbillon politique, Harper a octroyé $75 milliards aux banques privées, dont une grande quantité de cet argent finira dans les mains de quelques banquiers à  Londres. Un coup d’état silencieux et sans effusion de sang. Par contre, c’est notre économie et nos finances personnelles qui vont saigner. En effet, avec ce montant qui se rajoutera à  la dette nationale et qui devra être remboursé avec les intérêts, nous pouvons nous attendre à  subir un sérieux coup très bientôt.

Cela prendra forme de:

- Coupures importantes dans les services sociaux et autres dépenses publiques
- Mises à  pied massive
- Effondrement des finances publiques autant au niveau fédéral que provincial, ce qui mènera à  une accentuation et accélération de la privatisation de l’état laissant une plus grande emprise des créanciers sur l’appareil politique
- Un appauvrissement de la population dù à  l’épargne qui est anéanti ainsi que les fonds de pension de l’état qui seront nettoyés, car le gouvernement va aller piger directement dans ces fonds de pension pour financer les opérations de sauvetage financier, argent qui sera ensuite utilisé pour faire des acquisitions dans le secteur financier et réel de l’économie.
- Tiers-mondialisation des pays développés.

Certaines banques canadiennes comme la Banque Royale du Canada (oui, Royale) sont en train de magasiner pour racheter des institutions financières en difficulté aux États-Unis. D’où viendra l’argent nécessaire? Des poches des contribuables, par l’octroi de ce $75 milliards aux banques à  charte par gouvernement fédéral.

Le seul moyen d’arrêter cette trahison serait de voir un front commun s’organiser à  la grandeur du Canada et au moyen de grève générale. Nous avons maintenant la certitude que nous ne sommes pas représentés par ces politiciens ce qui se traduit par une perte de démocratie et de liberté grave. En de tel cas, nous ne sommes plus obligés de payer nos impôts, nos taxes ni de payer les factures encourues par ces gouvernements qui ne sont plus que les CEO d’une économie fasciste. Je dirais même plus, il est de notre DEVOIR de résister et de dissoudre ces gouvernements dangereux et criminels.

Voir la vidéo LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIàƒË†RE: Une conférence de Michel Chossudovsky

Canada: Un plan dévastateur pour l’économie

Mardi 15 juillet 2008

Un plan dévastateur pour l’économie

© Radio-Canada

De retour du Japon où s’est tenue la rencontre des dirigeants des pays du G8, le premier ministre Stephen Harper a profité de sa présence au Stampede pour s’attaquer au plan vert de l’opposition libérale

Vêtu d’une chemise de cowboy et portant le Stetson, Harper a déclaré dimanche soir devant des partisans du Parti conservateur réuni pour un barbecue au Stampede de Calgary que le plan du chef Stéphane Dion serait dévastateur pour l’économie canadienne.

« La taxe sur le carbone de Dion n’est pas une politique environnementale, mais une redistribution de la richesse déguisée en politique environnementale », de dire le premier ministre.

Le Tournant vert proposé par le chef libéral veut redistribuer 15 milliards de dollars aux Canadiens sous forme de réductions d’impôts. Cet argent viendrait des nouvelles taxes imposées aux industries qui produisent de fortes quantités de gaz à  effet de serre.

« Cette taxe va freiner le progrès économique de la classe moyenne et elle fera grimper le coùt de la vie à  un niveau impossible à  supporter pour les gens à  faibles revenus et pour les personnes âgées à  revenus fixes », d’ajouter Stephen Harper.

Participant à  son troisième Stampede de Calgary depuis son élection à  la tête du pays, le premier ministre a renouvelé l’engagement de son parti à  s’attaquer au problème croissant de la criminalité chez les jeunes lorsque la Chambre des communes reprendra ses travaux à  l’automne.

CANADA: 96 MILLIARDS $ DE PLUS POUR L’ARMÉE

Mardi 20 mai 2008

CANADA: 96 MILLIARDS $ DE PLUS POUR L’ARMÉE

© Alter Info, Humanisme Blogspot

BIEN QUE N’AYANT NI UNE TRADITION DE CONQUÉRANT NI DE COLONISATEUR, LE CANADA SE CROIT MENACÉ AU POINT D’INVESTIR PLUS DE 96 MILLIARDS DE $ DANS LES ARMEMENTS. QUI SONT DONC CES ENNEMIS QUI MENACENT AUTANT UN PAYS AUSSI INOFFENSIF ? UN TEL INVESTISSEMENT, AU MOMENT Oàƒâ„¢ LES DÉFAVORISÉS ETLES CLASSES MOYENNES DOIVENT SE SERRER DE PLUS EN PLUS LA CEINTURE, DEVRAIT SOULEVER DES QUESTIONS

soldat canadien

En lisant ce titre dans Le Devoir du 15 mai 2008, je me suis posé bon nombre de questions. La toute première est évidemment celle portant sur les ennemis potentiels pouvant mettre en danger la sécurité du peuple canadien.

J’ai commencé par nos voisins les plus proches : les États-Unis au Sud et la Russie au Nord. Dans un cas comme dans l’autre toutes nos armes n’arriveront pas à  la cheville des pouvoirs militaires dont ils disposent. Dans pareille cas, le vieux sage dirait mieux vaut négocier les différents que de les régler par un duel. Alors, qui sont donc les autres pouvant justifier pareil investissement, particulièrement en une période où les prix des aliments montent en flèche, que les pétrolières font la loi du prix du pétrole, que les travailleurs et travailleuses sont soumis aux compagnies nationales et multinationales lesquelles décident du jour au lendemain de fermer ici leurs entreprises pour les ouvrir ailleurs.

Évidemment, il y a les terroristes, ceux dont on entend parler sans jamais voir leurs visages. Vous me direz que le visage de Ben Laden est connu de par le monde entier. C’est vrai, mais est-ce bien Ben Laden qui justifie autant d’investissements dans la défense nationale : frégates, portes avions, chars d’assauts, avions des plus sophistiqués, hélicoptères de tous les modèles, satellites et quoi d’autres encore? Certains disent que ce personnage, associé au terrorisme, est mort depuis plusieurs années déjà . S’il est vivant, il faut croire qu’il n’est plus beaucoup très fort. Quoi qu’il en soit supposons que le terrorisme soit le véritable ennemi et que son mode d’intervention soit à  visage caché, à  quoi serviront alors les avions à  réactions, les frégates et toute cette panoplie d’armes lourdes contre des individus fondus dans les foules?

Pour ma part, je pense que le pire ennemi pouvant mettre la sécurité des canadiens en danger demeure l’injustice érigée en système. Il y a en tout premier lieu celle qui affecte les canadiens dans leur système politique, économique et social. Nous savons que lorsque les effets de ces injustices atteignent le citoyen dans ses réalités vitales surgissent inévitablement des situations de crises que les avions militaires les plus sophistiqués n’arriveront pas à  résoudre. À cette situation d’injustice nationale s’ajoute l’injustice qui affecte le système international, lequel conditionne les relations politiques, économiques et sociales des états et des peuples, faisant des deux tiers de l’humanité les sous-développés de la terre. L’ennemi devient alors les états qui forcent le maintien de privilèges au détriment du droit international ou se livrent à  la défense d’intérêts corporatifs au détriment de celui du BIEN COMMUN. Si le Canada investissait tout cet argent (96 milliards $) à  se faire le promoteur et le défenseur d’un système nationale et international de justice au service du Bien commun des individus et des peuples, sa sécurité serait assurée. À moins que ses véritables ennemis soient au nombre de ses amis actuels lesquels lui tiendraient rigueur d’une politique fondée sur la justice et le respect du Bien commun.

Je souhaite entendre la voix de nos conférences épiscopales sur ces investissements militaires et sur le sens à  donner à  la sécurité nationale. Je souhaite également entendre des voix de ce groupe des sages qui s’était fait un devoir de sonner l’alarme sur les dépenses et l’endettement de nos gouvernements, laissant les jeunes générations avec des dettes allant au dessus de leurs moyens. Ils ont même eu cette image de l’huissier frappant à  la porte de nos enfants et petis enfants pour y saisir leurs biens. Si les dépenses dans le social pour s’occuper de la santé les préoccupaient tellement, combien plus de telles dépenses pour l’armée devraient-elles leur poser question.