Archive pour la catégorie ‘Big Brother’

Chez Facebook, n’importe qui a accès à n’importe quelle donnée sur vous, même privée, même effacée…

Jeudi 4 mars 2010

Chez Facebook, n’importe qui a accès à n’importe quelle donnée sur vous, même privée, même effacée…

© Libertés & Internets

C’est bon de la savoir… mais ce n’est pas nouveau. En 1990, les admins de l’Université de Cornell se baladaient déjà avec un T-Shirt « I read your mail »… si on a accès aux bases de données, on peut faire ce que l’on veut.

Ce qui serait curieux de voir ce que vaudrait une « preuve par Facebook » devant la justice. Parce que n’importe quel admin pourrait envoyer un message de la part d’un utilisateur qui provoquerait une panique boursière, ou bien poster une photo pedo-nazo sur le profil de quelqu’un… est-ce que Facebook a un garde-fou contre les admins. Pour parler comme les pages roses du Larousse : Quis Custodiet Ipsos Custodes? – qui surveille les surveillants ?

La possibilité pour un admin véreux de « spoofer » un compte d’utilisateur Facebook ouvre la porte à une infinité de variations manipulatoires…

[ Benjamin Sonntag - 12/01/2010]

Facebook & vie privée, alerte générale !

Alors comme ça vous avez un profil facebook, vous l’avez tout bien fermé pour que seuls vos amis puissent accéder à vos photos de vacances, état d’esprit, groupes, que vous pouvez ainsi partager en toute confiance ? …

Confiance vous avez dit ?

Mauvaise nouvelle :

À lire pour les anglophones : http://therumpus.net/2010/01/conver…

Donc, sur le site The Rumpus, blog collectif littéraire américain de bonne facture (que je classerais, pour le comparer à quelque francophones, entre Cultural Gang-Bang et The Stalker), ce 11 janvier, un article a été publié, qui risque bien de faire beaucoup de bruit : les révélations d’un employé de Facebook vont probablement (c’est tout le mal qu’on peut leur souhaiter) enfin faire comprendre à ses utilisateurs et fan de ce réseau social ce qu’il en est de la vie privée !

The Rumpus nous fait la joie d’interviewer un (une ?) employé de Facebook, apparemment une de leurs amies.

« Though forthcoming, my friend was anxious to preserve her anonymity ; Facebook employees, after all, know better than most the value of privacy »

« Prudente, mon amie a souhaitée vivement conserver son anonymat ; les salariés de Facebook sont, somme toute, plus au courant que quiconque de la valeur de la vie privée. »

Facebook conserve tout

Que nous apprend donc cette interview ? Tout d’abord que Facebook conserve tout, y compris les choses que l’on efface, dresse des profils très détaillés de ce que vous faites (toute interaction avec un autre membre est enregistrée et comptabilise dans le fait que cette autre personne vous est plus ou moins proche etc.)

Ensuite, on y apprend de nombreux détails techniques intéressants (sur le nombre de serveurs, leurs emplacement, leur contenu, le fait que chaque image soit stockée dans 6 tailles différentes etc.) mais cela ne nous intéresse pas particulièrement ici …

Un mot de passe universel

Ensuite, on apprend qu’un mot de passe universel, du genre « Ch !_ !ck |\|0Rr1s » permettait, depuis les bureaux de Facebook, aux ingénieurs de Facebook, (mais aussi à tout employé qui savait où chercher ce mot de passe …) d’accéder à n’importe quel profil à tout instant, et à toutes les données le composant.

Cela aurait provoqué le licenciement de 2 personnes ayant abusé de cette possibilité…

Désormais remplacé par un système avec archivage…

Désormais, ce mot de passe universel a été remplacé par un système qui permet à tout ingénieur de chez Facebook de « devenir » un utilisateur, donc de se connecter à son profile. Mais pour cela, il doit saisir une justification.

Ces justifications sont lues et encadrées par Chris Kelly, le chef de la vie privée à Facebook, en liaison direct avec le parquet de Californie … Cela peut sembler rassurant …

Mais bon… les bases de données sont là…

Cela dit, l’employée nous rappelle quelque chose de très important : les bases de données situées derrière tout cela sont belles et bien accessibles à de nombreux ingénieurs sans aucun contrôle : tout message, toute trace de message effacé mais conservé par Facebook, tous les messages privés échangés entre utilisateurs… Tout cela leur est accessible en quelques clics.

« Rumpus : So the master password is basically irrelevant.
Employee : Yeah.
Rumpus : It’s just for style. »

« Rumpus : Are your managers really on your ass about it every time you log in as someone else ?
Employee : No, but if it comes up, you’d better be able to justify it. Or you will be fired. »

Rumpus : Donc le mot de passe magique, en gros il ne sert à rien ?
L’employée : Mouaip.
Rumpus : C’est classe !
Rumpus : Et vos responsables sont toujours sur votre dos dès que vous vous connectez sur le compte de quelqu’un d’autre ?
L’employée : Non, mais si cela arrive, vous avez intérêt à avoir une bonne raison, sinon vous êtes viré.

Rassurant non ? ;)

Rien de nouveau…

Cela dit, si on creuse un peu, tout cela reste évident, et rien de nouveau sous le soleil, si vous me connaissez un peu, vous savez bien que je passe mon temps à vous expliquer que tout ce que vous dites sur Internet devrait être considéré comme public ;)

Enfin, je vous propose 2 petits liens pour terminer ces considérations de base sur la vie privée :

- Le jeune créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, expliqua récemment que Facebook étant avant tout un lieu pour s’exposer, « divulguer toutes ses infos devrait être la norme ». Le ton est donné.

- Dans la même veine, Jean-Marc Manach, aka Bugbrother, sur son blog du monde.fr, nous a concocté récemment un article de belle plume, « Les petits cons parlent aux vieux cons » qui lève le voile de la relation entre les principes de vie privée et la nouvelle génération d’internautes … Intriguant, intéressant, bien écrit, une lecture vivement conseillée ;)

http://benjamin.sonntag.fr/Facebook-vie-privee-alerte-generale

Reportage sur Facebook

Dimanche 13 décembre 2009

Envoyé Spécial Facebook

Un bon petit reportage tout public sur Facebook! Big Brother is watching you.


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Google Earth pourra traquer les voitures et les gens en temps réel

Lundi 5 octobre 2009

Google Earth pourra traquer les voitures et les gens en temps réel

© Gizmodo.fr

C’est l’une des technologies les plus bluffantes et les plus effrayantes qu’il nous a été donné de voir depuis un long moment: des étudiants du Georgia Institute of Technology utilisent des vidéos en provenance de caméras en circuit fermé pour positionner des véhicules et des personnes sur Google Earth.

Pourquoi est-ce si effrayant?

Actuellement toutes les données affichées sont anonymes, ce qui rend la technologie assez cool. Vous pouvez voir un match de football en temps réel ou le véritable trafic routier sur le chemin du boulot. A terme, vous pourrez voir les nuages bouger, le temps changer, et même les oiseaux voler en temps réel.

Maintenant, mettez votre petit chapeau en aluminium et imaginez…

Imaginez que quelqu’un soit capable de vous étiqueter de manière individuelle. En théorie, ce serait aussi facile que d’avoir accès aux caméras en circuit fermé et à ce système. Vous désignez une voiture sur l’écran, et s’il y a suffisamment de caméras sur son parcours, la technologie pourrait vous permettre de suivre le véhicule où qu’il aille.

En Grande-Bretagne par exemple, ce serait facile à faire, avec le nombre impressionnant de caméras absolument partout. Et ne parlons pas des étiquettes RFID. Bien sur, aucune agence gouvernementale ne sera intéressée par ce genre de trucs. Pourquoi les barbouzes voudraient d’un truc pareil? Hmmm?

Maintenant si vous voulez bien m’excuser, je termine mes bagages et je file sur une île aux Maldives.

Les services secrets anglais recrutent sur Facebook

Dimanche 4 octobre 2009

Les services secrets anglais recrutent sur Facebook

© 20minutes.fr

INTERNET – Et cherchent des espions nouvelle génération…

Facebook à la rescousse. Pour recruter du personnel, les services du renseignement britannique diffusent depuis quelques semaines des annonces sur le réseau social aux 100 millions de profils actifs.

Le SIS (Secret Intelligence Service), habitué à trouver ses employés dans les rangs des Universités d’élite anglaises, chercherait ainsi des profils venus de milieux différents.

«La campagne ouverte de recrutement du Secret Intelligence Service continue pour cibler des réservoirs de talents qui représentent la société britannique d’aujourd’hui, a expliqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Plusieurs canaux sont utilisés pour présenter les possibilités professionnelles dans l’organisation. Facebook est l’un des derniers exemples.»

Des espions nouvelle génération

Parmi les profils recherchés, il n’y a pas forcément d’agents secrets à la James Bond, mais des espions nouvelle génération, comme des connaisseurs en nouvelles technologies. «Le SIS (secret intelligence service) ne peut pas être opérationnel sans équipe technique, précise le site officiel. Nous assurons la sécurité et l’efficacité de nos communications dans presque chaque pays du monde.»

Autres cibles des petites annonces du SIS: ceux qui en ont marre de leur boulot, explique le quotidien «The Guardian», et veulent se reconvertir. Dans ces petites annonces-ci, la formulation est plus large: «Vos compétences peuvent servir les services secrets britanniques. Rejoignez-nous pour protéger l’Angleterre.»

Tu es un terroriste

Jeudi 3 septembre 2009

Tu es un terroriste


Tu es un terroriste
envoyé par Troisieme-Voie. – Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Catch me if you can

Mardi 1 septembre 2009

Catch me if you can


Catchmeifyoucan "underground" 4letters.fr MisterX Boula1
envoyé par GRINGOLOCO59. – Futurs lauréats du Sundance.

La France gardée à vue

Mardi 10 février 2009

La France gardée à vue

© Le Monde

Jean L. tient à garder l’anonymat. Mardi 1er avril 2008, ce polytechnicien de 56 ans résidant dans le 16e arrondissement de Paris, consultant en management, va chercher sa fille Âgée de 9 ans à la sortie de l’école, en voiture. Il s’engage dans une rue bouchée par un camion. Se rendant compte qu’il ne sera pas à l’heure, il empoigne alors son téléphone portable pour prévenir sa mère. « J’avais bien vu qu’il y avait une escouade de policiers en train de verbaliser des voitures mal garées, raconte-t-il. Mais j’étais arrêté et une policière m’a sauté dessus en hurlant ».

Jean L. n’insiste pas, il lÂche son téléphone et repart dans une autre direction. « Au bout de quelques mètres, dit-il, je me suis aperçu que la policière courait à côté. Derrière moi, des policiers ont jailli de leur véhicule. Ils m’ont braqué une arme sur le front. J’ai eu peur, j’ai bloqué les portières. » Mal lui en a pris. La policière fait voler en éclats sa vitre avant-gauche avec sa matraque. Jean L. est saisi, plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue 24 heures. « On était deux, dans une cellule de 3,50 m sur 3,50 m. Le problème, c’est qu’au fil de la nuit, on était douze… » Son procès a eu lieu début janvier. Il est accusé d’avoir téléphoné au volant, de refus d’obtempérer, de délit de fuite et de rébellion.

Jean-Claude Lenoir, 57 ans, vice-président de Salam, une association venant en aide aux migrants à Calais, est placé en garde à vue le 8 novembre 2008, lors d’une vaste interpellation de clandestins sur le port. Les policiers, qui lui ont « constamment aboyé dessus, faisaient les questions et les réponses, ne voulaient pas noter ce que je disais. » Libéré à l’issue des 24 heures, M. Lenoir est convoqué au tribunal, le 25 février, pour « outrage à agents ».

Pierre Lauret, 51 ans professeur de philosophie, fait l’expérience de la garde à vue le 16 décembre 2008. Alors qu’il embarque à bord d’un avion pour se rendre à un congrès à Kinshasa (République démocratique du Congo), il demande à des policiers la raison pour laquelle un passager africain est menotté. Les autres passagers de l’avion protestent également. M. Lauret est débarqué et placé en garde à vue : menottage, fouille au corps, audition, mise en cellule. Il doit comparaître le 4 mars devant le tribunal correctionnel pour « opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d’un aéronef ».

Esthéticienne à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, Joà«lle Béchar, 58 ans, passe plus de huit heures en garde à vue lundi 1er décembre 2008. Ancienne Meilleure ouvrière de France, cette femme est traumatisée d’avoir été « entièrement déshabillée », puis placée toute une journée « comme une criminelle » dans une pièce empestant « l’urine et le vomi ». Pour avoir utilisé une technique dépilatoire interdite, et à la suite de la plainte d’une cliente victime de brà»lures, Mme Béchar est l’objet d’une enquête pour « blessures involontaires » et « exercice illégal de la médecine ». La garde à vue s’imposait-elle ? Le parquet de Clermont-Ferrand convient avoir « mis fin à la garde à vue dès qu’il en a eu connaissance ».

Le 19 janvier, Pascal Besuelle, professeur d’histoire à Cherbourg et militant à la Fédération syndicale unitaire (FSU), est convoqué « pour affaire le concernant » au commissariat. A peine arrivé, un policier lui signifie qu’il est en garde à vue et transféré dans la foulée à Saint-Lô, où il doit être entendu. Le 12 janvier, lors de la venue dans cette ville du président de la République, M. Besuelle avait participé à une manifestation émaillée d’incidents avec les forces de l’ordre. Aucune charge n’a été retenue contre lui, mais M. Besuelle a passé une partie de la journée dans les locaux de la police.

En 2008, 577 816 personnes, résidantes en France et Âgées de plus de 13 ans, ont ainsi entendu un officier de police judiciaire leur notifier leurs droits : « Vous êtes en garde à vue. Vous pouvez appeler un membre de votre famille et demander à voir un avocat. » Le nombre des gardés à vue ne cesse de croître. Il a enregistré une hausse de près de 55 % en huit ans. Au cours des douze derniers mois, c’est 1 % de la population qui a été placée sous ce régime de contrainte, pour lequel les policiers répondent d’objectifs de performance chiffrés.

Jeunes habitants des quartiers difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants… la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. Tout contrevenant ou suspect peut être placé sous ce statut, les (nombreux) conducteurs contrôlés avec un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 % au même titre que les trafiquants de stupéfiants.

Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés. Le 28 novembre 2008, le placement au dépôt du Palais de justice de Paris (sans pour autant être sous le statut de la garde à vue) de l’ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, dans une affaire de diffamation, a provoqué un vif débat. Le 5 décembre 2007, le journaliste Guillaume Dasquié avait subi 36 heures de garde à vue au siège de la direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), et avait été pressé de révéler ses sources. Un article sur Al-Qaida publié dans Le Monde le 17 avril 2007 lui a valu d’être interpellé à son domicile. « (A) 8 h 20, coups de sonnette à la porte, a-t-il raconté (Le Monde du 27 décembre 2007). « Direction de la surveillance du territoire, vous êtes en garde à vue, compromission de la sécurité nationale ». »

Cette privation de liberté procède de la décision d’un officier de police judiciaire dès lors qu’existent, selon lui, « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que (ces personnes aient) commis ou tenté de commettre une infraction ». Tels sont les mots de l’article 63 du code de procédure pénale. La garde à vue peut durer 24 heures – c’est le cas de la majorité d’entre elles. Elle peut aller jusqu’à 96 heures dans les affaires considérées d’emblée comme de la criminalité organisée, et même 144 heures en matière de terrorisme. Elle doit être prolongée par le procureur.

Assiste-t-on à un excès de zèle généralisé ? Secrétaire générale de FO-Magistrats, vice-procureur au tribunal de Paris, Naïma Rudloff le déplore : « On place plus en garde à vue qu’avant, surtout pour les contentieux à la mode. On a poussé la situation jusqu’à l’absurde. » Certains y voient une simple formalité qui permet aux policiers d’instaurer un cadre juridique au moment d’interroger un individu, tout en garantissant des droits à ce dernier. « Sà»rement pas ! », s’indigne l’avocat Matthieu Barbé.

Habitué des permanences de nuit au barreau de Paris, celui-ci évoque l’atteinte à la dignité des personnes retenues dans des locaux « crasseux » où les odeurs « de pisse le disputent à celles de vomis ». Au commissariat de Versailles, les couvertures qu’on donne aux personnes interpellées « sont couvertes de merde ». « Elles n’ont jamais été lavées », affirme cet avocat qui fut élu (UMP) de cette ville.

Selon Me Barbé, la garde à vue est « une forme d’enfermement qui vise à exercer des pressions » sur une personne « affaiblie ». En témoigne, selon lui, l’exemple de Jean-Luc Bubert, professeur de physique au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), retrouvé pendu à son domicile, le 19 septembre 2008. La veille, le père d’un élève de 15 ans avait déposé plainte contre lui pour violence. Convoqué à la gendarmerie, M. Bubert avait été placé en garde à vue pendant toute une journée. Il avait nié les faits avant d’être relÂché.

Les avocats, appelés dans la première heure, ne disposent d’aucun pouvoir dans ce cadre. « L’entretien que nous avons avec le client ne doit pas dépasser trente minutes et ne porte que sur la procédure, explique Me Antoine Aussedat, avocat au barreau de Paris. Nous n’avons pas accès au dossier. Les personnes que nous rencontrons à cette occasion sont souvent apeurées, perdues. Elles ne comprennent pas ce qui leur arrive. »

Philippe Raphaà«l, énarque, chargé de mission au Conseil d’Etat, témoigne du choc subi. Le 29 juin 2007, il a été placé en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, à la suite d’une plainte pour harcèlement moral qui lui a valu, depuis, une condamnation.

« Je me présente au commissariat, se souvient-il. Le policier m’invective. Après une fouille au corps, on me place en garde à vue dans une cellule, avec du vomi par terre. » Comme il se met à saigner du nez, il est envoyé à l’Hôtel-Dieu. « J’atterris dans une cellule avec des barreaux, où on me demande de retirer mes vêtements. » Peu après son arrivée, il a été mis en examen par une juge d’instruction de permanence. « C’était une humiliation, assure son avocat, Me Serge Lewisch. Il était revêtu d’une robe de chambre sale, sans ceinture, en slip. »

Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout

La biosurveillance humaine à  Paris

Mercredi 5 novembre 2008

La biosurveillance humaine à  Paris

© Destination Santé

De quoi s’agit-il ? C’est en fait, une discipline très méconnue aux confins de la santé et de l’environnement.

Plomb, dioxines, PCB, pesticides, phtalates, bisphénol A… ces mots-là  vous parlent ! Eh bien justement, la biosurveillance humaine s’attache à  évaluer les quantités et les effets des substances chimiques susceptibles de se retrouver dans notre organisme. « En pratique, il s’agit de mesurer dans les liquides et les tissus biologiques (sang, urine, cheveux, salive, lait maternel) des biomarqueurs qui peuvent signer une exposition à  des substances toxiques pour la santé humaine », explique l’InVS.

Contrairement aux Etats-Unis et à  l’Allemagne, la France ne figure pas dans les pays-locomotives en matière de biosurveilance humaine. « Les études menées dans notre pays restent encore trop ponctuelles et limitées pour répondre à  l’ensemble des besoins », poursuit l’Institut. « C’est pourquoi l’InVS fait de la biosurveillance une priorité stratégique de développement pour les années à  venir ». Pour connaître le programme de ce colloque, cliquez ici.

Source : InVS, octobre 2008

Edvidge vous fiches TOUS y comprit les potes à  Sarko!

Mardi 7 octobre 2008

Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy

Tout d’abord lisez cet article CHOC sur bakchich.fr, http://www.bakchich.info/article5304.html, Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy.

edvidge pirate

Enquête demandée après divulgation des fiches de police de Debbouze et Hallyday

© AFP – Lundi 6 octobre

PARIS (AFP) – Le ministère de l’Intérieur a demandé lundi qu’une enquête soit ouverte après la divulgation, sur le site internet Bakchich, des fiches de police confidentielles du chanteur Johnny Hallyday et du comédien Jamel Debbouze.

Sous le titre « Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy », le site satirique publie lundi in extenso les fiches des deux célébrités contenues dans le système de traitement des infractions constatées (Stic), un fichier controversé de la police dont les données sont confidentielles.

Ces fiches recensent de présumées infractions leur étant imputées, remontant à  1972 pour Hallyday et s’arrêtant, toujours pour celui-ci, à  1995.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Gérard Gachet, a déclaré que la ministre, Michèle Alliot-Marie, avait demandé au directeur général de la police (DGPN) que soit diligentée une « enquête sur l’origine de ces fuites ».

L’intérieur rappelle que la « traçabilité des consultations des fichiers de police » permet « d’identifier » leurs utilisateurs.

M. Gachet ajoute également que Mme Alliot-Marie réunira la semaine prochaine le groupe de contrôle des fichiers, comme elle l’avait annoncé après la polémique autour du fichier Edvige.

Il s’agit de la « commission des fichiers » de police ou de gendarmerie, créée en 2002 et animée par Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance (OND), qui avait effectué un rapport complet sur ce sujet en 2006.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) dénonce depuis 2004 les « dérives » de l’utilisation de fichiers de police, notamment du Stic pour l’embauche de personnels par exemple.

Des policiers soupçonnés d’avoir monnayé des informations contenues dans le Stic, qui recense des milliers de personnes à  partir de la moindre infraction ou garde à  vue, ont déjà  été interpellés et sanctionnés dans d’autres affaires.

INCROYABLE!

L’article provenant de bakchich va déferler une avalanche de merde que ça soit vis à  vis des juridictions sur internet, parce que l’article de bakchich est dans un sens grave, on en a rien à  foutre que les célébrités autre que les citoyens normaux sont fichés, j’espère bien qu’ils le sont si cela doit être ainsi, pas de favoritisme. Mais je suis totalement contre le fichage en tout genre, je suis contre Big Brother, alors je comprends pas vraiment la raison de l’article provenant de bakchich, à  part nous montrer qu’ils ont des informations sur Johnny et Jamel.

Perso, je ne vois pas l’intérêt de mettre un site internet et toute une profession en danger juste pour montrer des fiches confidentielles de Johnny et Jamel, même si c’est intéressant, c’est pas du tout éthique.

Mise à  part ce dérapage de la part de bakchich, il faut se focaliser sur les pertes de liberté et voir ça avec un oeil global, si on s’intéresse au « castes » c’est comme adhérer au système et je suis totalement contre. Bref encore une situation bien controversée…

« EDVIGE 2″ transmis ce vendredi à  la CNIL

Vendredi 19 septembre 2008

« EDVIGE 2″ transmis ce vendredi à  la CNIL

© AP – Vendredi 19 septembre

PARIS – Au terme de plusieurs semaines de polémiques, le nouveau projet de décret instaurant le fichier EDVIGE a été transmis vendredi matin à  la CNIL qui devrait rendre son avis dans « environ un mois », selon son président. Méfiants, les associations et les syndicats qui étaient farouchement opposés à  la précédente version demandent désormais à  prendre connaissance du texte avant sa publication au Journal officiel.
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Après saisie du Conseil d’Etat, le nouveau décret devrait sortir « si le gouvernement le souhaite, vers la fin de l’année », a précisé le président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés Alex Türk sur Europe-1. Il a souligné que de son côté, la CNIL avait besoin « d’environ un mois pour vraiment avoir le temps de réfléchir ».

Sur le fond, M. Türk a assuré que la CNIL exercerait un « contrôle » sur le fichage des personnes « susceptibles de porter atteinte aux personnes et aux biens », estimant qu’il existe une « part de subjectivité » en la matière.

Par ailleurs, selon lui, l’accès aux données « sera bien limité » et seulement réservé à  « certaines autorités clairement définies ». Ainsi, « il est prévu qu’il y ait une traçabilité, c’est-à -dire qu’on pourra vérifier qui a accédé au fichier et vérifier s’il était justifié pour cette personne de le faire », a-t-il dit.

« De la même manière », a souligné M. Türk, « il est prévu un apurement régulier. On contrôlera les informations pour voir si elles sont actualisées pour ne pas laisser dans le fichier des personnes qui ne devraient plus s’y trouver ».

Le patron de la CNIL s’est par ailleurs inquiété de la teneur du fichier CRISTINA (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux), nouvelle version de l’ancien fichier de la DST dont les modalités sont inconnues puisqu’il est classé « secret défense ».

Comme elles l’avaient fait pour EDVIGE, plusieurs organisations ont d’ailleurs déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre CRISTINA.

Le nouveau projet de décret qui remplace EDVIGE ne prévoit plus de recensement des personnalités politiques, syndicales et religieuses, plus de mention quant à  la santé et à  la sexualité.

Jeudi soir devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie avait précisé que ce dispositif serait remplacé par un « répertoire administratif », qui pourrait être tenu « dans les préfectures », avec des informations très limitées telles que la fonction, le nom et l’adresse.

Les mineurs pourront être fichés à  partir de 13 ans mais les données les concernant pourront être effacées à  leur majorité, selon les informations diffusées jeudi soir par Matignon.

De leur côté, les associations et les syndicats mobilisés depuis le 10 juillet dernier contre le précédent fichier demandent à  prendre connaissance de la nouvelle version avant qu’elle ne soit publiée au Journal officiel.

Dans un communiqué publié vendredi, la Fédération syndicale unitaire (FSU), membre du collectif « Non à  EDVIGE », déclare qu’elle « entend être vigilante et maintenir la pression ».

Comme d’autres organisations la veille, après l’annonce de Matignon de la suppression des dispositions les plus contestées de l’ancien fichier, la FSU précise qu’elle « renouvelle sa demande que les organisations qui ont déposé un recours soient saisies du nouveau projet de texte et puissent être entendues ensemble ».

Dans un communiqué, la CGT assure vendredi qu’elle « examinera avec attention les textes du nouveau décret soumis à  la CNIL et au Conseil d’Etat ». L’organisation syndicale réclame « une mise à  plat de l’ensemble des fichiers », ainsi « qu’un large débat public » sur « l’utilité, les finalités de ces fichiers, sur la protection des libertés individuelles, collectives et constitutionnelles, pour préparer les axes d’un autre texte législatif dans la sérénité ». AP