Archive pour la catégorie ‘Amazonie’

La forêt amazonienne toujours plus dévastée

Mardi 10 février 2009

La forêt amazonienne toujours plus dévastée

© Le Monde

Mieux que n’importe quel discours, un chiffre résume l’ampleur du choc auquel est soumise l’Amazonie : 17 % de la forêt ont été détruits en cinq ans, entre 2000 et 2005. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) l’affirme dans le rapport sur l »Environnement en Amazonie’ qu’il s’apprête à publier et qui constitue probablement le travail le plus complet sur le sujet depuis dix ans.

Ce chiffre donne la mesure, à l’échelle des huit pays qui se partagent le plus vaste massif forestier de la planète (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam, Venezuela), d’un bouleversement qui n’est, la plupart du temps, appréhendé qu’à travers le prisme du géant brésilien. Au cours de cette période, 857 000 km2 d’arbres – l’équivalent de la surface du Venezuela – sont partis en fumée ou ont été passés à la coupe rase sur une superficie de 5 148 millions de kilomètres carrés correspondant à la définition la plus stricte de l’Amazonie. Celle qui, selon les spécialistes, répond aux trois critères hydrographique, écologique et politique.

L’essentiel du défrichement s’est produit au Brésil, mais les autres pays, à l’exception du Pérou et du Venezuela, sont aussi confrontés, à leur échelle, à une disparition rapide du couvert végétal. ‘La progression des fronts pionniers en Amazonie et les transformations qu’elle introduit sont telles que le mouvement d’occupation de ces dernières ‘frontières de la planète’ paraît irréversible’, constatent les auteurs.

Partout derrière la déforestation, se joue une vaste course pour s’approprier les gigantesques réserves de terre et de matières premières de la région. ‘La dynamique économique en réponse à la demande des marchés étrangers alimente une pression forte sur les ressources naturelles. Le modèle de production dominant, qui ne prend en compte aucun critère de développement durable, conduit à la fragmentation des écosystèmes et à l’érosion de la biodiversité’, déplorent-ils en dénonçant un système prédateur. Exploitation forestière souvent illégale, conquête de nouvelles terres pour l’élevage ou les cultures vouées à l’exportation comme le soja, extraction minière et pétrolière, construction de routes et d’infrastructures…

La forêt amazonienne toujours plus dévastée

Dimanche 1 février 2009

La forêt amazonienne toujours plus dévastée

© Le Monde

Mieux que n’importe quel discours, un chiffre résume l’ampleur du choc auquel est soumise l’Amazonie : 17 % de la forêt ont été détruits en cinq ans, entre 2000 et 2005. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) l’affirme dans le rapport sur l »Environnement en Amazonie’ qu’il s’apprête à  publier et qui constitue probablement le travail le plus complet sur le sujet depuis dix ans.

Ce chiffre donne la mesure, à  l’échelle des huit pays qui se partagent le plus vaste massif forestier de la planète (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam, Venezuela), d’un bouleversement qui n’est, la plupart du temps, appréhendé qu’à  travers le prisme du géant brésilien. Au cours de cette période, 857 000 km2 d’arbres – l’équivalent de la surface du Venezuela – sont partis en fumée ou ont été passés à  la coupe rase sur une superficie de 5 148 millions de kilomètres carrés correspondant à  la définition la plus stricte de l’Amazonie. Celle qui, selon les spécialistes, répond aux trois critères hydrographique, écologique et politique.

L’essentiel du défrichement s’est produit au Brésil, mais les autres pays, à  l’exception du Pérou et du Venezuela, sont aussi confrontés, à  leur échelle, à  une disparition rapide du couvert végétal. ‘La progression des fronts pionniers en Amazonie et les transformations qu’elle introduit sont telles que le mouvement d’occupation de ces dernières ‘frontières de la planète’ paraît irréversible’, constatent les auteurs.

Partout derrière la déforestation, se joue une vaste course pour s’approprier les gigantesques réserves de terre et de matières premières de la région. ‘La dynamique économique en réponse à  la demande des marchés étrangers alimente une pression forte sur les ressources naturelles. Le modèle de production dominant, qui ne prend en compte aucun critère de développement durable, conduit à  la fragmentation des écosystèmes et à  l’érosion de la biodiversité’, déplorent-ils en dénonçant un système prédateur. Exploitation forestière souvent illégale, conquête de nouvelles terres pour l’élevage ou les cultures vouées à  l’exportation comme le soja, extraction minière et pétrolière, construction de routes et d’infrastructures…

La déforestation continue à  un rythme accéléré en Amazonie

Mercredi 16 juillet 2008

La déforestation continue à  un rythme accéléré en Amazonie

© AFP – Mardi 15 juillet

deforestation

BRASILIA (AFP) – La déforestation de l’Amazonie brésilienne s’est poursuivie en mai à  un rythme accéléré, la forêt ayant encore perdu 1.096 km2, a annoncé mardi l’Institut national brésilien de recherches spatiales (Inpe).

Plus de la moitié de cette déforestation (646 km2) a eu lieu dans l’Etat du Mato Grosso do Sul (sud de l’Amazonie), là  où les pressions sont les plus fortes pour convertir la forêt en champs pour le bétail et le soja.

Ces chiffres, encore provisoires, sont à  peu près identiques à  ceux d’avril quand l’Inpe avait enregistré une déforestation s’étendant sur 1.123 km2, une superficie équivalente à  la taille de la ville de Rio de Janeiro.

L’Inpe, qui utilise un système de détection par satellite, ne repère que les grandes surfaces déboisées en raison de la couverture nuageuse.

« La déforestation, comme toujours, continue à  être très importante », a déploré lundi le ministre de l’Environnement Carlos Minc, avant de connaître les nouvelles données.

Celles-ci montrent que la déforestation a repris à  grande échelle depuis la fin de l’année dernière après avoir progressivement diminué au cours des dernières années, passant de 27.000 km2 en 2004 à  quelque 11.000 km2 en 2007.

Selon l’Inpe, depuis 20 ans, une surface de la taille d’un terrain de football est détruite toutes les 10 secondes en Amazonie, considérée comme « le poumon vert » de la planète.

Une tribu isolée découverte en Amazonie

Dimanche 1 juin 2008

Une tribu isolée découverte en Amazonie

© Ouest France

tribu amazonie
En voyant arriver l’hélicoptère, les guerriers de la tribu ont essayé de l’abattre avec les flèches de leurs arcs. Ils n’auraient jamais eu de contact avec d’autres civilisations. : Reuters

Une fondation brésilienne publie des photos pour prouver l’existence de ces Indiens dont les industriels et les chercheurs d’or convoitent les terres.

Sur les photos prises du ciel, on distingue quelques huttes et des Indiens à  demi-nus, dans une minuscule clairière en pleine Amazonie. La Funai (Fondation nationale brésilienne de l’Indien) a mis fin à  un tabou en publiant ces clichés d’une tribu totalement coupée du monde, découverte dans l’État brésilien d’Acre, à  la frontière du Pérou. Sédentaires, cultivateurs de manioc, de bananes et de pommes de terre, ces Indiens seraient des ethnies tano ou aruak.

Mais la Fondation ne veut pas en savoir plus : pour sauver la tribu, il est impératif de respecter cet isolement, probablement décidé il y a plusieurs décennies. « Les violences, massacres et épidémies, dont ces groupes ont été victimes, sont ancrés dans leur mémoire collective », rappelle l’ONG Survival International.

En outre, le moindre contact, même pacifique, provoquera la mort d’une grande partie de ces Indiens, leur corps n’étant pas immunisé contre les maladies importées de l’extérieur.

Interrogés sur la violence de la tribu, José Carlos Meirelles, expert des Indiens isolés de la Funai, rétorque : « Ils ne vont pas à  Brasilia attaquer qui que ce soit. Mais si des hommes blancs envahissent leur terre, ils les tueront. »

La Funai a décidé de divulguer ces photos pour prouver l’existence des tribus isolées – le Brésil en compterait près de 70 – et sensibiliser l’opinion publique. Les Indiens sont, en effet, devenus la cible des compagnies minières et d’hydrocarbures, des chercheurs d’or et des agriculteurs, prêts à  tout pour s’approprier les ressources de leurs territoires.

Lamia OUALALOU.