Archive pour la catégorie ‘2007 Septembre’

Un nouveau système national d’immatriculation sera mis en place en 2009

Lundi 1 octobre 2007

Un nouveau système national d’immatriculation sera mis en place en 2009

© AFP – Dimanche 30 septembre

PARIS (AFP) – Un nouveau système d’immatriculation national sera mis en place à  partir du 1er janvier 2009, attribuant un « numéro à  vie » à  chaque véhicule et rendant facultative la mention du département, en vigueur depuis les années 1950, à  laquelle de nombreux automobilistes sont attachés.

Une nouvelle plaque d’immatriculation verra le jour dans le cadre du Système d’immatriculations des véhicules (SIV), qui se substituera à  l’actuel Fichier national des immatriculations (FNI), a indiqué dimanche le ministère de l’Intérieur qui a mis une fiche explicative de la réforme sur son site.

Blanche, identique à  l’avant et à  l’arrière, la nouvelle plaque comportera sept caractères, comportant deux lettres séparées de trois chiffres par un tiret, eux mêmes séparés de deux autres lettres, selon le modèle: AA-123-AA.

Le véhicule conservera cette immatriculation attribuée chronologiquement dans une série nationale depuis la date de sa première mise en circulation jusqu’à  sa destruction ou son exportation, quelle que soit l’identité ou l’adresse de son propriétaire.

Cependant, « pour tenir compte de l’attachement des automobilistes à  leur territoire, ils pourront, s’ils le souhaitent, faire suivre le numéro d’une identification locale », précise le ministère.

64% des Français regrettent la disparition du numéro de département sur les futures plaques d’immatriculation, selon un sondage publié par Dimanche Ouest France.

Cette référence faculative pourra être à  la fois départementale, sous la forme du numéro actuel du département et régionale, sous la forme d’un logo officiel. Elle apparaîtra sur la partie droite de la plaque, symétrique au logo européen, obligatoire depuis le 1er juillet 2004.

Mais la réforme, concernant 36 millions de conducteurs, va également engendrer une profonde transformation des procédures mêmes d’immatriculation.

Elle vise selon le ministère à  répondre à  une triple « volonté de simplifier les démarches des usagers » (téléservices), « de rendre plus performante l’immatriculation des véhicules et de mettre en place un nouveau système informatique » lié à  l’augmentation du parc automobile, tout en améliorant la fiabilité du fichier général.

« Le nouveau système d’immatriculation simplifiera les démarches pour les usagers », notamment par le biais d’internet, explique le ministère, afin notamment d’ »éviter les démarches et attentes des usagers dans les administrations ».

Il devrait également « renforcer le partenariat avec les professionnels de l’automobile ». Ainsi pour des véhicules neufs, les usagers pourront faire leur demande de cartes grises directement auprès de vendeurs habilités par convention conclue avec le préfet de leur département. Le demandeur recevra ensuite sa carte grise directement à  son domicile.

Chaque année, environ 13 millions de cartes grises sont délivrées, selon les chiffres officiels: 3 millions pour des véhicules neufs et plus de 6 millions pour les véhicules d’occasion changeant de propriétaire.

Il s’agit donc pour le ministère de remplacer un système « obsolète » et « pas entièrement fiable »: le FNI actuel détient 150 millions de dossiers alors que des études montrent qu’environ 40 millions de véhicules circuleraient réellement. La différence s’explique notamment par le fait que certains propriétaires ne déclarent pas la destruction de leurs véhicules.

Le ministère estime à  cinq ans la durée nécessaire pour basculer d’un système à  un autre.

Le maire de New York prédit une récession mondiale

Lundi 1 octobre 2007

Le maire de New York prédit une récession mondiale

© AFP – Dimanche 30 septembre

michael bloomberg

BLACKPOOL (AFP) – Le maire de New York, le financier Michael Bloomberg, a prédit dimanche une récession économique mondiale en raison du caractère « démentiel » de la dette publique.

M. Bloomberg, 65 ans, l’un des hommes les plus riches du monde, a dénoncé une crise de confiance du fait du ralentissement économique qui pourrait, selon lui, n’être qu’une brève dépression, mais pourrait aussi conduire à  un effondrement brutal.

M. Bloomberg, qui s’adresseait au congrès annuel des Conservateurs britanniques à  Blackpool (nord-ouest de l’Angleterre), a estimé que les gouvernements devraient constituer des réserves pour faire face aux dérapages économiques.

« Etre conservateur sur le plan fiscal veut dire qu’on doit se préparer à  faire face au ralentissement inévitable de l’économie » a-t-il précisé.

Le fondateur du géant éponyme d’information financière a affirmé que les gouvernements se devaient de créer les conditions qui permettent aux marchés de fonctionner et qu’ils portaient une responsabilité dans ce domaine.

Il a ajouté que la « débâcle » de la banque britannique Northern Rock en septembre n’était qu’un indicateur supplémentaire de la tourmente que connaissent les marchés financiers.

Il a souligné que la crise n’était pas due uniquement à  l’effondrement du secteur des subprimes du crédit immobilier aux Etats-Unis mais qu’il s’agissait d’une crise de confiance qui touchait tous les acteurs économiques.

Il a insisté sur la nécessité d’avoir des budgets équilibrés plutôt que de laisser se creuser des déficits que les générations à  venir ne pourront pas combler.

M. Bloomberg a conclu qu’il fallait améliorer le rendement, réduire les impôts lorsque cela était possible et surtout économiser les excédents plutôt que de les gaspiller.

C’est pas la grosse pêche !

Dimanche 30 septembre 2007

Emploi et PIB en berne, les ménages dépriment

© Reuters – Vendredi 28 septembre

cest pas la grosse peche

PARIS (Reuters) – L’euphorie consécutive à  l’élection de Nicolas Sarkozy a fait long feu et la confiance des ménages français s’est nettement dégradée cet été sur fond de crise financière, d’incertitude sur la croissance et l’emploi et d’inquiétudes sur le pouvoir d’achat.

L’indicateur résumé d’opinion des ménages a chuté de six points entre juillet et septembre pour revenir à  -21 points, son plus faible niveau depuis mars, à  la fin de l’ère Chirac, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées vendredi par l’Insee.

Toutes les composantes de cet indicateur synthétique se dégradent, qu’ils s’agissent du sentiment sur la situation financière, le niveau de vie ou l’opportunité d’acheter.

Le sentiment concernant le taux de chômage à  venir s’est aussi fortement détérioré.

« Tout se passe comme si les ménages avaient perçu la hausse du nombre de demandeurs d’emploi en aoùt et le ralentissement de la croissance depuis le deuxième trimestre », relève Nicolas Bouzou, économiste du bureau d’analyse indépendant Asterès.

Le nombre de demandeurs d’emploi à  plein temps et à  durée indéterminée a augmenté de 0,6% en aoùt (+11.800 personnes) pour s’établir à  1.970.600 personnes, interrompant plus de deux ans de baisse régulière du chômage. Il faut remonter à  mai 2005 pour retrouver une hausse du nombre des demandeurs d’emploi (+7.500).

Le ralentissement de la croissance au deuxième trimestre a par ailleurs été confirmée vendredi par l’Insee avec une hausse du produit intérieur brut de 0,3% après +0,6% au premier trimestre (révisé en hausse de 0,1 point).

Avec ces chiffres, « il sera très difficile d’atteindre la prévision gouvernementale d’une croissance dans le bas d’une fourchette de 2,0% à  2,5% », a souligné Christian Parisot, économiste chez le courtier Aurel Leven.

Les économistes tablent en moyenne sur une croissance de 1,8% cette année.

« FIN DE LA SARKOMANIA »

« La lune de miel » entre les Français et le président Sarkozy « est bel et bien finie », estime Alexander Law, économiste à  l’Institut Xerfi. « C’est la fin de la Sarkomania », renchérit Nicolas Bouzou.

Mais au-delà  d’un « désamour politique », les économistes mettent en avant la crise financière de l’été, la hausse des prix et « le patinage » de la politique économique du gouvernement pour expliquer ce qu’Alexander Law qualifie de « perte de confiance dans l’avenir ».

« La crise financière de ces dernières semaines a indubitablement assombri les esprits », explique-t-il.

L’incertitude quant à  l’évolution des marchés financiers, le risque d’un accès plus difficile au crédit, la peur d’un repli marqué de l’immobilier… il y a bien là  de quoi expliquer une déprime passagère », poursuit-il.

Comme d’autres, il met en avant un pouvoir d’achat qui a marqué le pas au deuxième trimestre où le salaire mensuel de base des salariés a progressé de 0,6% quand les prix à  la consommation hors tabac ont augmenté de 0,9%.

Si l’on ajoute à  cela la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires soulignée par les effets d’annonce sur la baguette à  un euro, « on comprend mieux le regain d’inquiétude ».

Nicolas Bouzou met en outre en cause « le patinage de la politique économique du gouvernement » auquel se sont ajoutées les déclarations alarmistes du Premier ministre s’estimant « à  la tête d’un Etat en situation de faillite » et de la ministre de l’Economie et des Finances qualifiant le budget 2008 de « plan de rigueur pour les fonctionnaires ».

DES ENTREPRISES SANS MARGE DE MANOEUVRE

« Depuis le sympathique mais très limité ‘paquet fiscal’, le gouvernement n’a pris aucune décision économique tangible, en dehors des exceptions notables de l’extension du crédit impôt recherche et du lancement de la réforme des régimes spéciaux de retraite », estime Nicolas Bouzou.

« Concernant le relèvement du potentiel de croissance à  long terme, et donc la capacité de l’économie française à  verser des salaires, rien. Il faut bien le reconnaître, dans ce domaine, la rupture prônée par Nicolas Sarkozy se fait attendre », déplore-t-il alors que la situation des entreprises les privent de marge de manoeuvre.

Le taux de marge des entreprises a reculé au deuxième trimestre pour le quatrième trimestre consécutif pour tomber à  30%, soit son plus bas niveau depuis la fin 2005.

« Avec des profits aussi bas, les entreprises ne peuvent ni investir, ni exporter, ni augmenter les salaires de façon significative », relève Nicolas Bouzou.

L’investissement a décéléré au deuxième trimestre (+0,4% après +1,4% au trimestre précédent) comme les exportations (+0,9% après +1,4% au premier trimestre).

Plus que jamais la consommation des ménages apparait donc comme le moteur de l’économie française et le garant de l’hypothèse d’une croissance de 2,25% retenue par le gouvernement pour construire son budget 2008.

« Si la consommation des ménages lâchait, la croissance du PIB ne serait pas de 2,25% en 2008, mais plutôt de 1,5% », prévient ainsi Nicolas Bouzou.

ONU: Cuba accuse George W. Bush de « fraude et tromperie »

Jeudi 27 septembre 2007

ONU: Cuba accuse George W. Bush de « fraude et tromperie »

© AP, Mercredi 26 septembre

NATIONS UNIES – Le président américain George W. Bush est parvenu au pouvoir « par la fraude et la tromperie » et n’a « aucune autorité morale pour juger qui que ce soit », a affirmé mercredi le ministre cubain des Affaires étrangères Felipe Perez Roque à  la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le chef de la diplomatie cubaine a profité de son discours pour accuser le chef de la Maison Blanche d’avoir autorisé la torture dans la prison spéciale de Guantanamo et a qualifié ces propos de mardi de « honteux » et « déplacés ».

Lors de son discours devant l’Assemblée générale, George W. Bush avait estimé qu’ »à  Cuba, le règne d’un dictateur cruel approche de sa fin », en référence à  l’absence de la scène publique de Fidel Castro depuis l’été 2006.

La délégation cubaine avait quitté la salle en signe de protestation. Mercredi, le siège américain était vide pour le discours de Felipe Perez Roque. AP

Yasuo Fukuda: Nouveau Premier Ministre Japonais

Jeudi 27 septembre 2007

Le nouveau Premier ministre du Japon prête serment devant l’Empereur

© AFP – Mercredi 26 septembre

yasuo fukuda nouveau ministre japonais 2007

TOKYO (AFP) – Le nouveau Premier ministre du Japon, Yasuo Fukuda, a prêté serment mercredi devant l’Empereur Akihito lors d’une cérémonie au Palais impérial de Tokyo, au lendemain de son investiture par le Parlement.

M. Fukuda, un conservateur modéré de 71 ans, succède au nationaliste Shinzo Abe qui, miné par une série de scandales financiers et de bévues à  répétition, a brusquement démissionné le 12 septembre.

« Je me sens bien. J’ai passé une bonne nuit de sommeil », a lancé M. Fukuda aux journalistes en quittant son domicile, vêtu d’un costume queue-de-pie, pour se rendre au Palais impérial.

Les membres du nouveau gouvernement, nommés mardi par M. Fukuda aussitôt après son investiture par le Parlement, ont prêté serment lors de la même cérémonie.

M. Fukuda a gardé la majorité de l’équipe de son prédécesseur, ne changeant que le secrétaire général du gouvernement et les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Education.

Il a affirmé que sa principale tâche sera de restaurer l’image du Parti libéral démocrate (PLD), la grande formation de droite au pouvoir au Japon, dans l’opinion publique après la dure défaite aux sénatoriales en juillet.

L’opposition, qui contrôle désormais la Chambre haute du Parlement, s’est jurée de forcer M. Fukuda à  dissoudre la Chambre des députés et à  convoquer des élections législatives anticipées le plus tôt possible.

« Je dirais que c’est un gouvernement qui a le dos au mur. Si nous ratons une seule chose, nous pourrions bien perdre le pouvoir », avait reconnu candidement M. Fukuda mardi soir lors de sa première conférence de presse.

Les syndicats de journalistes mobilisent pour « l’indépendance »

Mardi 25 septembre 2007

Les syndicats de journalistes mobilisent pour « l’indépendance »

© Reuters, Par Thierry Lévêque – Lundi 24 septembre

medias journalistes

PARIS (Reuters) – Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour mobiliser leur profession et la société civile afin de garantir l’indépendance des rédactions menacée à  leurs yeux par la « mainmise » du pouvoir sur les grands médias.

« Face à  cette situation d’une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans de se rassembler pour passer à  l’action. Ils appellent les journalistes et les citoyens à  s’engager avec eux pour gagner la bataille de l’indépendance », écrivent dans un appel commun le SNJ, le SNJ-CGT, l’USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO.

Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait état de plusieurs cas récents de ce qu’elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias.

Les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à  Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement. Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, pour demander une réforme législative.

Ils demandent que les « équipes rédactionnelles » soient dotées d’un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d’éthique de la profession soient annexées à  la convention collective.

LETTRE DU PS AU CSA

« C’est un appel à  toute la profession pour qu’elle cesse de jouer à  son corps défendant le rôle de faire-valoir du président », a dit lors d’une conférence de presse Dominique Candille (SNJ-CGT). « Si demain rien n’est fait, c’est la démocratie française qui va être mise à  mal », a ajouté David Larbre, du SNJ.

L’opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques sur la proximité entre l’Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l’Etat, est à  la tête du plus grand groupe de presse et d’édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment).

Martin Bouygues, parrain du fils du couple présidentiel, contrôle TF1. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle la Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, les Echos.

Les syndicats mentionnent ou rappellent plusieurs épisodes de ce qu’ils considèrent comme des interventions dans le contenu rédactionnel des médias. La semaine dernière, une dépêche de l’AFP aurait été modifiée sur intervention du ministère de l’Education nationale, disent-ils.

Le Journal du dimanche a renoncé à  publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle. D’autres épisodes qu’ils ne citent pas ont amplifié la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d’une photo du chef de l’Etat en vacances, qui s’est vu « alléger » de ses bourrelets.

Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l’UMP n’ont pas donné suite pour l’instant aux demandes des syndicats, mais le Parti socialiste soutient leur demande de réforme législative, disent-ils.

Par ailleurs, le PS a annoncé lundi qu’il allait écrire au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour qu’il prenne en compte « l’omniprésence » de Nicolas Sarkozy dans les médias.

Le président n’est en effet compté à  aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l’audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition.

L’opposition s’alarme depuis quelques jours de ce qu’il voit comme une stratégie du gouvernement et du chef de l’Etat, qui parviendraient à  monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thême, en plus de plusieurs petits événements annexes.

Merkel reçoit le Dalaï Lama

Lundi 24 septembre 2007

Merkel reçoit le dalaï lama malgré les critiques de la Chine

© AFP – Dimanche 23 septembre

dalai lama merkel

BERLIN (AFP) – La chancelière allemande Angela Merkel a reçu dimanche à  titre privé le dalaï lama, leader spirituel du bouddhisme tibétain, malgré les critiques émises auparavant par les autorités chinoises sur le principe de cette rencontre.

Mme Merkel a reçu le leader tibétain pendant un peu moins d’une heure pour un « entretien privé et informel » à  la chancellerie à  Berlin, a indiqué dans un communiqué, à  l’issue de la rencontre, le porte-parole du gouvernement allemand Ulrich Wilhelm.

La chancelière « a rendu hommage au dalaï lama en tant que leader spirituel du bouddhisme tibétain et l’a assuré de son soutien pour ses efforts en vue de préserver l’identité culturelle du Tibet », a déclaré le porte-parole.

La chancelière, premier chef de gouvernement allemand à  accorder un tel entretien au dalaï lama, l’a également assuré de son soutien « pour sa politique non violente visant à  une autonomie religieuse et culturelle » de la province chinoise, a ajouté M. Wilhelm.

Lors de l’entretien, le dirigeant tibétain lui-même a « mis en évidence le caractère pacifique et non violent de son engagement, qui exclut explicitement de lutter pour que le Tibet acquière son indépendance de la République populaire de Chine », a insisté le porte-parole.

L’annonce préalable de cette rencontre avait suscité de vives critiques des autorités chinoises, opposées à  tout contact entre le dalaï lama, qu’elles considèrent comme un séparatiste, et les Etats étrangers.

Le 14 septembre, après l’annonce de l’invitation adressée par Berlin au dalaï lama, la Chine avait convoqué l’ambassadeur d’Allemagne à  Pékin pour lui faire part de sa désapprobation.

La Chine a aussi annulé, officiellement pour des « raisons techniques », une rencontre qui était prévue dimanche à  Munich entre une délégation chinoise et la ministre allemande de la Justice Brigitte Zypries, a indiqué samedi le ministère à  Berlin.

Vendredi, un porte-parole du gouvernement allemand avait indiqué considérer que cette rencontre avec Mme Merkel « n’affecterait pas le bon état des relations germano-chinoises », qui continueront de « se développer positivement à  l’avenir ».

« Le dalaï lama ne demande pas l’indépendance, mais a des revendications d’autonomie religieuse et culturelle. Le gouvernement soutient ces revendications », avait observé ce porte-parole, Thomas Steg.

Dans un entretien au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung de samedi, le dalaï lama a reproché à  Pekin de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Allemagne, qualifiant cette attitude d’ »arrogance du pouvoir ».

« Ce que j’apprécie chez Mme Merkel, c’est son engagement ferme en faveur des droits de l’Homme et de la liberté religieuse ainsi que de l’environnement. C’est peut-être pour cela qu’elle veut me voir, malgré toutes les pressions de Pékin », a-t-il ajouté.

Chavez invité en France par Sarkozy

Lundi 24 septembre 2007

Chavez annonce avoir été invité en France par Sarkozy

© AFP – Dimanche 23 septembre

hugo chavez bogota 2007

CARACAS (AFP) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche avoir accepté de se rendre en France à  l’invitation de son homologue français Nicolas Sarkozy, sans préciser de date.

M. Chavez, qui mène une médiation internationale en faveur de la libération des otages en Colombie, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a fait cette annonce au cours de son programme télévisé dominical « Alo Presidente ».

L’invitation de Paris a été confirmée au vice-président vénézuélien Jorge Rodriguez lors de sa visite à  Paris samedi, a précisé M. Chavez qui a lui-même déjà  eu deux entretiens téléphoniques avec M. Sarkozy, le 29 aoùt et le 11 septembre, à  propos du dossier des otages.

« Sarkozy, avec lequel j’ai déjà  parlé deux fois au téléphone m’a dit : + je vous attend à  Paris+, et je vais à  Paris », a déclaré M. Chavez, sans plus de précision.

Le président socialiste du Venezuela a ajouté que l’ancien président Jacques Chirac « était classé comme un homme de droite », mais que les relations avec la France avaient toujours été « franche sur le plan personnel, politique et économique ».

« A présent, pour ce que je constate, (les liens) vont continuer à  se renforcer avec Sarkozy », s’est-il félicité, tout en critiquant sans les nommer des gouvernements de gauche européens qui, selon lui, disent : « Attention à  Chavez ».

Le dirigeant vénézuélien a été mandaté par le gouvernement colombien pour ouvrir des négociations avec la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui réclament la libération de 500 des leurs emprisonnés contre un groupe de 45 otages.

Les régimes spéciaux réformés avant la fin 2007, dit Bertrand

Mercredi 19 septembre 2007

Les régimes spéciaux réformés avant la fin 2007, dit Bertrand

© Reuters

xavier bertrand

PARIS (Reuters) – Xavier Bertrand a déclaré que la réforme des régimes spéciaux de retraites devait être menée avant « la fin de l’année ».

« Il faut que pour la fin de l’année (…) on puisse avoir mené cette réforme », a déclaré le ministre du Travail sur i-Télé.

Cela « laisse donc trois mois et demi, ça laisse du temps pour le dialogue », a-t-il assuré avant ses premières discussions, dans l’après-midi avec la CFTC et la direction de la SNCF.

Dans son discours devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), Nicolas Sarkozy a demandé à  Xavier Bertrand d’engager des négociations avec les syndicats pour fixer dans les quinze jours à  venir les « principes communs » de l’harmonisation des régimes spéciaux.

« A la fin des quinze jours, il y aura un projet de texte », a déclaré Xavier Bertrand.

« Le sujet des régimes spéciaux n’est pas un sujet qui serait un sujet de droite ou de gauche c’est un sujet de justice sociale et d’avenir pour les salariés (…) Est-ce qu’on est capable dans une démocratie comme la nôtre de prendre les choses de façon pacifiée? Moi, je le crois et c’est le message que j’adresse aux partenaires sociaux », a souligné le ministre.

57% des Français ont une opinion positive de Nicolas Sarkozy

Mercredi 19 septembre 2007

Nicolas Sarkozy recueille 57% d’opinions positives, selon BVA

© Reuters

PARIS (Reuters) – Une majorité (57%) des Français ont une opinion positive de Nicolas Sarkozy, tandis que 33% sont d’un avis contraire, selon le baromètre BVA-Orange-L’Express publié jeudi.

L’ampleur de cette popularité s’apprécie davantage si on la compare à  la mesure de ses prédécesseurs, lors de la première rentrée de leur premier mandat, souligne l’institut de sondage.

François Mitterrand recueillait alors 49% de bonnes opinions en septembre 1981 et Jacques Chirac 44% en septembre 1995.

Le Premier ministre, François Fillon, dispose d’une cote nettement positive (45% contre 34%), d’un niveau qui n’excède cependant pas celle de Jean-Pierre Raffarin en septembre 2002 (45%) ou de Dominique de Villepin en septembre 2005 (46%).

Au PS, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal sont les deux personnalités dont les sympathisants de gauche souhaitent le plus qu’elles aient davantage d’influence dans la vie politique (66% pour chacune).

Cette égalité dissimule cependant une différence importante: si le maire de Paris arrive en tête parmi le grand public, l’ancienne candidate PS à  l’élection présidentielle se voit plus souvent citée par les sympathisants socialistes.

Ce sondage a été effectué les 14 et 15 septembre auprès d’un échantillon de 1005 personnes.