Archive pour la catégorie ‘2007 Aoùt’

Sarkozy en face du MEDEF à  Jouy En Josas, Jeudi 30 aoùt

Vendredi 31 août 2007

Une peu d’aide…

Dèfinition du mot, Édulcorer: Laver une matière salée, jusqu’à  en ôter tout le sel. Ce terme vulgairement pris, signifie aussi adoucir l’âcreté et la propriété corrosive des sels, esprits ou autres matières. Veut aussi dire atténuer, affaiblir…

Sarkozy volontariste devant le Medef mais peu de mesures concrètes

© AFP, Par Nadège PULJAK

sarkozy medef laurence parisot
Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot

PARIS (AFP) – Nicolas Sarkozy a affiché son volontarisme jeudi devant le Medef, se disant déterminé à  accroître le pouvoir d’achat des Français, mais a fait peu de propositions concrètes, lors d’un discours annoncé comme l’amorce de la « deuxième phase des réformes économiques ».

Avec le ton énergique de sa campagne électorale, visiblement très à  l’aise face au patronat réuni comme chaque année à  Jouy-en-Josas (Yvelines) pour son université d’été, le président a multiplié les « je le dis comme je le pense », « je n’ai pas peur », « je me moque des procès d’intention », « j’essaie d’être authentique ».

« Je ne laisserai personne édulcorer la rupture » promise pendant la campagne. « Cette rupture, je la ferai », a martelé le chef de l’Etat.

Et de renchérir: « on va faire le maximum pour changer les choses » car « nous sommes à  un tournant historique » et « les Français sont prêts pour le changement ».

Parmi les quelques nouveautés annoncées: que Suez « fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l’énergie » pour procéder à  la fusion avec GDF. « Il appartient à  ses actionnaires d’en décider », a dit M. Sarkozy.

Il est revenu sur l’ANPE et l’Unedic dont il a annoncé « la fusion des réseaux opérationnels » pour la fin de l’année, afin de créer le « nouveau service de l’emploi » promis pendant sa campagne.

Autres engagements: aller « beaucoup plus loin » dans l’assouplissement des 35 heures, afin de « redonner des marges de manoeuvres plus importantes à  la politique salariale ». « Aller plus loin encore » dans « la remise en cause des prélèvements obligatoires ». Ou remplir l’objectif « de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à  la retraite ».

Réaffirmant sa volonté de faire trouver à  la France « le point de croissance en plus qu’il lui manque », le président souhaite que toutes les dépenses de recherche soient « désormais prises en compte dans le calcul du crédit d’impôt recherche ». Il veut en « tripler le taux » et lui appliquer « une majoration de 50% la première année ».

Des mesures déjà  annoncées par Christine Lagarde, sa ministre de l’Economie, le 24 aoùt.

M. Sarkozy s’en est pris aux « spéculateurs » à  qui les banques ne doivent « pas prêter davantage qu’aux entreprises ou au ménages ».

Il a aussi annoncé qu’il interdirait la « pratique des dénonciations anonymes », notamment dans le domaine fiscal. « A quoi sert-il d’expliquer à  nos enfants que Vichy, la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme? », a-t-il demandé.

Cà  et là , il a égratigné l’UE: l’euro qui a fait renchérir le coùt de la vie, la nécessaire PAC nouvelle et la BCE qui doit « accepter le débat ».

Nicolas Sarkozy, qui prononcera un discours de politique sociale devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) le 18 septembre au Sénat, n’a pas évoqué la question des retraites.

Mais concernant les salaires, il a pressé les patrons de respecter l’obligation annuelle de négocier et, surtout, de « faire un effort » dans ce domaine à  « chaque fois que c’est possible ».

Le discours du chef de l’Etat a été diversement apprécié: « très beau discours de campagne électorale et très mauvais discours de responsable politique », pour le socialiste Michel Sapin. « Flou » et « inertie » pour Ségolène Royal, « creux, pauvre en propositions » pour la CFDT. Mais « des points positifs » pour FO, et un moment « historique » pour la présidente du Medef Laurence Parisot.

Sarkozy propose une fusion GDF-Suez limitée à  l’énergie

© AP

sarko chien wouf

JOUY-EN-JOSAS – Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi avoir « proposé à  Suez de fusionner ses activités énergétiques avec Gaz de France » pour « constituer un grand groupe de gaz et d’électricité à  la dimension du marché européen dont l’Etat sera le principal actionnaire ».

« Cela suppose que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l’énergie. Il appartient maintenant à  ses actionnaires d’en décider », a déclaré le chef de l’Etat devant le Medef. Cette fusion limitée aux activités énergétiques signifierait que Suez devrait céder sa branche environnement.

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté de doter la France d’une « politique énergétique qui lui permettre de garantir sa sécurité d’approvisionnement, son indépendance et sa compétitivité ». « Je veux que la France recueille tout le bénéfice des efforts qu’elle a accomplis dans le domaine de l’énergie depuis plus d’un demi-siècle. Je veux qu’elle puisse jouer un rôle central sur le marché européen », a souligné le chef de l’Etat.

Alors que les opposants à  la fusion GDF-Suez ont mis en avant la crainte d’une hausse des prix, Nicolas Sarkozy a prévenu qu’il « n’acceptera pas qu’au nom d’une fausse conception de la concurrence les tarifs de l’électricité et du gaz augmentent plus vite que les coùts ». « Nous n’avons pas fait tant d’efforts, tant d’investissements pour aligner nos prix sur nos concurrents européens les moins performants en pénalisant le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité des entreprises de France », a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy n’avait pas pris position depuis son élection en mai sur le projet de fusion entre Suez et Gaz de France, lancé en février 2006 par Dominique de Villepin, et jugé de plus en plus compromis par les observateurs.

Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait fait savoir mercredi que le président de la République se prononcerait d’ici « la fin du mois de septembre », quand il aurait « l’ensemble des éléments, et notamment la position de Suez sur un certain nombre de sujets ». AP

Sarkozy réaffirme sa volonté de rupture devant les patrons

© AFP

sarkozy tete levee

JOUY-EN-JOSAS (AFP) – Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi devant le Medef qu’il ne laisserait « personne édulcorer la rupture » promise pendant sa campagne, dans un discours volontariste mais sans annonce spectaculaire, où il a abordé tour à  tour la réforme de l’Etat, les 35 heures ou la surévaluation de l’euro.

« Cette rupture, je la ferai. Je ne laisserai personne y faire obstacle. Je ne laisserai personne l’édulcorer », a déclaré le chef de l’Etat lors de l’université d’été du Medef à  Jouy-en-Josas (Yvelines), une première pour un président de la République.

Faisant part de son « amitié » et de son « admiration » pour le travail des chefs d’entreprises, M. Sarkozy a répété sa volonté de « rupture avec le malthusianisme, avec le conservatisme, avec l’immobilisme ».

Il a déclaré vouloir aller « beaucoup plus loin » dans l’assouplissement des 35 heures afin de « redonner des marges de manoeuvre plus importantes à  la politique salariale ».

« Je veux engager avec les partenaires sociaux une discussion sur la possibilité de donner une plus grande place aux accords de branches et d’entreprises », a ajouté le président.

Il a affirmé qu’il voulait « aller plus loin dans la remise en cause de nos prélèvements fiscaux » et « dans la réforme fiscale ».

S’agissant du contrat de travail, M. Sarkozy s’est prononcé pour une « séparation à  l’amiable » entre employeurs et salariés, reprenant une formulation utilisée par le Medef.

Il a demandé que la « fusion des réseaux opérationnels de l’ANPE et de l’Unedic (assurance chômage) soit décidée d’ici la fin de l’année », et ce « avec les partenaires sociaux ».

M. Sarkozy a maintenu son objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à  la retraite, en affirmant vouloir le réaliser progressivement, et avec les fonctionnaires.

En décidant de ne « pas remplacer un départ à  la retraite sur trois en 2008, on progresse vers l’objectif tout en se donnant le temps de réformer », a-t-il dit, indiquant que le nombre de directeurs d’administrations centrales serait « divisé par deux ».

Evoquant les turbulences financières mondiales, le président de la République a affirmé que les banques ne devaient pas prêter « davantage ou plus facilement » aux spéculateurs qu’aux ménages et aux entreprises, ni resserrer le crédit en réaction à  la crise financière.

Reprenant l’un de ses thèmes favoris, il a souligné que la Banque centrale européenne devait « accepter le débat » sur le niveau des taux.

« Je n’accepterai jamais qu’un sujet aussi important ne puisse pas faire l’objet d’un échange », « comme si la monnaie n’était pas l’affaire de tous et n’avait aucune incidence sur la vie des gens », sur « la croissance et l’emploi », a déclaré M. Sarkozy.

Il s’est aussi prononcé pour l’ouverture de certains magasins le dimanche, et a souhaité « mettre un terme » à  la pénalisation du droit des affaires, à  ses yeux « une grave erreur ».

S’agissant du projet de fusion Suez-GDF, M. Sarkozy a demandé à  Suez de « se spécialiser dans l’énergie », pour réduire la différence de valorisation entre les deux groupes et rendre la fusion possible. « Il appartient maintenant à  ses actionnaires d’en décider », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a prononcé un « discours historique » selon Laurence Parisot

© AP

sarko medef 30 aout

PARIS – « Le président de la République a prononcé un discours historique », « un discours de vérité qui va permettre de faire avancer les choses dans le bon sens », a estimé la présidente du MEDEF Laurence Parisot après la présentation par le chef de l’Etat jeudi d’un ensemble de réformes économiques à  Jouy-en-Josas.

« C’est un discours qui mettait clairement les entrepreneurs, et plus largement l’esprit d’entreprise, au coeur de la société », s’est réjouie la « patronne des patrons » sur France-Info, avant d’ajouter que « les entrepreneurs attendaient depuis longtemps » pareille déclaration « de la part d’un président de la République ».

« Ce qui est important, c’est de comprendre que l’économie c’est une chaîne de conséquences », a observé Mme Parisot, se félicitant à  ce titre que le chef de l’Etat ait « dit très clairement le lien qu’il y avait entre l’extraordinaire pression fiscale et sociale qui pèse sur les entreprises françaises et les délocalisations ».

La présidente du MEDEF (Mouvement des entreprises de France) s’est par ailleurs dite « d’accord » avec le président lorsqu’il a appelé le patronat à  « respecter » leur obligation de négocier sur les salaires. « Nous en sommes tout à  fait conscients », a affirmé Laurence Parisot, rappelant que « c’est parce qu’on arrivera à  nouveau à  reconstituer les marges des entreprises qu’on pourra faire des progressions de salaire plus fortes peut-être que ce qu’on a connu ces dernières années ».

Laurence Parisot a enfin salué « l’esprit de partenariat » instauré par le chef de l’Etat, selon elle. « Il est évident que la tonalité, (…) la sincérité, l’authenticité de l’expression de Nicolas Sarkozy cet après-midi, c’est un pas pour une réconciliation générale entre l’Etat et les entreprises, entre le gouvernement, les organisations syndicales et les organisations patronales », a-t-elle conclu.

Nicolas Sarkozy a présenté la deuxième phase de ses réformes économiques dans un discours devant l’université d’été du MEDEF. Parmi les mesures visant à  relever le pouvoir d’achat et soutenir les entreprises, le chef de l’Etat a annoncé qu’il voulait poursuivre la réforme fiscale et aller plus loin dans l’assouplissement des 35 heures. Il a également souhaité la fusion de l’ANPE et de l’Unedic et la possibilité d’une « séparation à  l’amiable » entre employeur et employé. AP

Le discours de Nicolas Sarkozy ne révèle pas de stratégie économique, estime François Hollande

© AP

francois hollande

PARIS – Le discours de Nicolas Sarkozy ne permet pas de voir « sa stratégie » économique, a estimé jeudi François Hollande après l’intervention du chef de l’Etat devant l’université d’été du MEDEF.

« Nous ne voyons pas la stratégie de Nicolas Sarkozy (…). Nous entendons des mots, toujours les mêmes et en aucune façon il ne s’agit d’une stratégie sur cinq ans de croissance », a dénoncé le Premier secrétaire du parti socialiste sur RTL, estimant qu’il n’y avait « pas là  de quoi rassurer les Français ».

Pour le député de Corrèze, Nicolas Sarkozy est « expert » pour « nommer les problèmes » mais « répète inlassablement les mêmes discours ».

François Hollande s’est ainsi étonné de ce que le président de la République fasse des annonces « qui sont déjà  celles qui ont donné lieu à  des premiers textes du gouvernement ». « Il dit: ‘je vais encore baisser les charges, les cotisations, les impôts. Mais ça vient d’être finalement décidé (…), c’était le paquet fiscal », a rappelé pour l’exemple l’élu socialiste, avant de s’interroger: « Comment faire? Il n’y a plus de marge de manoeuvre ». AP

FO reconnaît des « points positifs » dans le discours de M. Sarkozy

© AP

PARIS – Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a relevé jeudi quelques « points positifs » dans le discours de Nicolas Sarkozy sur une deuxième phase de réformes économiques, mais a confirmé l’opposition du syndicat sur d’autres mesures, notamment l’ouverture des commerces le dimanche et la fusion de l’Unedic avec l’ANPE.

« Au plan des idées générales, il y a certains points positifs », a estimé Jean-Claude Mailly sur France-Info, citant notamment la plaidoyer du président devant le MEDEF en faveur d’une augmentation du pouvoir d’achat. Il a également apprécié « les critiques sur l’Europe et le niveau de l’euro, le rôle des banques ou la nécessité d’une politique industrielle ».

Le secrétaire général de FO a en revanche dénoncé certaines « mesures concrètes », parmi lesquelles « l’ouverture des magasins le dimanche », ou « la fusion opérationnelle entre l’Unedic et l’ANPE ». Jean-Claude Mailly s’est d’ailleurs interrogé sur la faisabilité de cette dernière, la qualifiant d »ovni ». Il a également critiqué la suggestion du président de permettre une « séparation à  l’amiable » entre employeur et employé, y voyant « un copié-collé de ce que déclare Mme Parisot sur le contrat de travail ».

« Le président de la République a confirmé son volontarisme politique mais personne, y compris le président de la République, n’a la vérité révélée », a jugé le dirigeant syndical, rappelant son attachement à  « la liberté de négociation ». « Les négociations vont s’accélerer avec le patronat à  partir du 7 septembre, et la liberté de négociation suppose que personne ne lui assigne de l’extérieur des objectifs ou un calendrier rigide », a-t-il prévenu. AP

Royal « très déçue » par les annonces de Sarkozy devant le MEDEF

© AP

sego jeune

LA ROCHELLE – L’ancienne candidate socialiste à  la présidentielle Ségolène Royal s’est dite « très déçue » jeudi par les annonces économiques de Nicolas Sarkozy devant l’université d’été du MEDEF, invitant le chef de l’Etat à  « sortir de l’inaction et de ce mouvement apparent ».

« Nous sommes très déçus » et « très inquiets », a-t-elle déploré au terme de la réunion des présidents de régions socialistes qui se tient chaque année à  l’hôtel de ville de La Rochelle (Charente-Maritime). « Nous pensions qu’au bout de cent jours, le gouvernement avait la capacité d’annoncer des réformes précises, des engagements financiers tangibles ».

« Nous attendions avec beaucoup d’impatience le discours du président de la République » et « nous attendions des réponses extrêmement précises destinées à  améliorer la vie de nos concitoyens », a souligné celle qui n’est plus que présidente de la région Poitou-Charentes.

« Ce que nous attendions du chef de l’Etat, c’est des annonces concrètes sur des sujets extrêmement urgents en cette rentrée », a-t-elle développé, citant les aides économiques aux petites et moyennes entreprises (PME), et « dans ce domaine nous n’avons rien entendu ». Elle a également évoqué la relance de l’innovation et de la recherche, mais « le compte n’y est pas ». Enfin, elle espérait « des annonces financières concrètes pour l’université » suite à  la loi sur l’autonomie votée cet été.

Ségolène Royal a donc déploré « le flou », « l’inertie » et « l’inaction » de son ex-rival pour l’Elysée Nicolas Sarkozy, brocardant « l’illusion de mouvement, l’illusion de l’accumulation des discours et des commissions ». Elle l’a pressé d’assumer ses « responsabilités » et de « sortir de l’inaction et de ce mouvement apparent ».

L’ex-candidate a par ailleurs montré du doigt la proposition de la présidente du MEDEF Laurence Parisot de relever de 60 à  62 ans l’âge de la retraite. « Le principal problème, c’est le taux de chômage très élevé des salariés de plus de 50 ans. Ce type d’annonce idéologique n’est pas sérieuse », a-t-elle tempêté.

La réunion des présidents de régions socialistes se tenait comme de coutume à  La Rochelle à  la veille de l’ouverture de l’Université d’été du PS, dont Ségolène Royal doit prononcer le discours inaugural vendredi après-midi. Selon son entourage, elle n’assistera pas dimanche au discours de clôture du Premier secrétaire François Hollande, son ex-compagnon à  la ville. AP

Sarkozy veut une interdiction des enquêtes pénales sur lettre anonymes

Vendredi 31 août 2007

Sarkozy veut interdire les dénonciations anonymes au fisc

© AP

sarkozy dati

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) – Nicolas Sarkozy annonce son intention de faire interdire les enquêtes pénales déclenchées à  partir de lettres anonymes, procédure relativement courante en France et à  l’origine de certains des plus importants scandales financiers des dernières années.

« J’ai demandé à  la Garde des sceaux Rachida Dati d’interdire la pratique des dénonciations anonymes, et je me moque des procès d’intention », a-t-il déclaré dans un discours devant l’université d’été du Medef, le syndicat patronal.

« A quoi sert d’expliquer à  nos enfants que Vichy et la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire et de tolérer des contrôles fiscaux sur dénonciation anonyme ou des enquêtes sur dénonciation anonyme », a ajouté le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a connu personnellement l’expérience. Une enquête pénale avait été déclenchée en 2004 sur lui-même et d’autres personnes, après la remise à  la justice sous forme de lettres anonymes de listings de la société financière luxembourgeoise Clearstream, qui se sont révélés être des faux.

Ces listings laissaient croire qu’il détenait des comptes bancaires à  l’étranger où avaient été versés des fonds de corruption. L’enquête l’a blanchi en 2005 et a mis en cause, depuis, son ex-rival à  droite et ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui est mis en examen comme instigateur présumé des courriers présentés comme anonymes et versés au dossier.

De très nombreuses instructions financières ont commencé par des lettres anonymes qui ont dénoncé de véritables faits.

Il en fut ainsi de l’affaire Elf, engagée en 1994 par la juge Eva Joly et soldée cette année par la confirmation de lourdes peines de prison ferme pour les principaux dirigeants de la société pétrolière française en 1989-1993. La partie de cette affaire ayant visé l’ex-ministre socialiste Roland Dumas, finalement relaxé, est notamment partie d’une lettre anonyme.

« Si quelqu’un veut dénoncer, qu’il donne son nom et l’administration garantira son anonymat », a expliqué le président de la République jeudi. Cette procédure existe déjà  en partie depuis les lois Perben, avec le témoignage « sous X », relativement peu utilisé.

Le chef de l’Etat a en outre évoqué de manière plus générale une limitation des poursuites pénales contre les entrepreneurs. « La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur je veux y mettre un terme », a-t-il dit.

« Un certain nombre de gens font appel au droit pénal pour obtenir un chantage. Rachida Dati s’est déjà  saisi de ce dossier et fera très prochainement des propositions », a-t-il dit.

Il n’a pas précisé ses intentions exactes. Les syndicats patronaux réclament de longue date une limitation, par le biais d’une prescription plus large, des faits « d’abus de biens sociaux », incrimination qui sert souvent à  poursuivre le financement politique occulte ou la corruption.

Sarkozy veut interdire les dénonciations anonymes au fisc

© AP

sarkozy fuhrer dati

JOUY-EN-JOSAS – Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi avoir demandé à  la garde des Sceaux Rachida Dati d’interdire la pratique des dénonciations anonymes au fisc.

« A quoi sert-il d’expliquer à  nos enfants que Vichy et la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur dénonciation anonyme? Ce n’est pas la République, cela », a déclaré le chef de l’Etat devant le Medef.

« Si quelqu’un veut dénoncer, qu’il donne son nom. On peut parfaitement dénoncer sous X, et l’administration garantira son anonymat. Mais la lettre non signée, elle n’a pour moi qu’une seule direction, le panier, la corbeille », a ajouté M. Sarkozy.

Vers une interdiction des enquêtes pénales sur lettre anonymes

© Reuters

sarkozy ramer

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines – Nicolas Sarkozy annonce son intention de faire interdire les enquêtes pénales déclenchées à  partir de lettres anonymes, procédure relativement courante en France et à  l’origine de certains des plus importants scandales financiers des dernières années.

« J’ai demandé à  la Garde des sceaux Rachida Dati d’interdire la pratique des dénonciations anonymes, et je me moque des procès d’intention », a-t-il déclaré dans un discours devant l’université d’été du Medef, le syndicat patronal.

« A quoi sert d’expliquer à  nos enfants que Vichy et la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire et de tolérer des contrôles fiscaux sur dénonciation anonyme ou des enquêtes sur dénonciation anonyme », a ajouté le chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy a connu personnellement l’expérience. Une enquête pénale avait été déclenchée en 2004 sur lui-même et d’autres personnes, après la remise à  la justice sous forme de lettres anonymes de listings de la société financière luxembourgeoise Clearstream, qui se sont révélés être des faux.

Ces listings laissaient croire qu’il détenait des comptes bancaires à  l’étranger où avaient été versés des fonds de corruption. L’enquête l’a blanchi en 2005 et a mis en cause, depuis, son ex-rival à  droite et ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui est mis en examen comme instigateur présumé des courriers présentés comme anonymes et versés au dossier.

De très nombreuses instructions financières ont commencé par des lettres anonymes qui ont dénoncé de véritables faits.

Il en fut ainsi de l’affaire Elf, engagée en 1994 par la juge Eva Joly et soldée cette année par la confirmation de lourdes peines de prison ferme pour les principaux dirigeants de la société pétrolière française en 1989-1993. La partie de cette affaire ayant visé l’ex-ministre socialiste Roland Dumas, finalement relaxé, est notamment partie d’une lettre anonyme.

« Si quelqu’un veut dénoncer, qu’il donne son nom et l’administration garantira son anonymat », a expliqué le président de la République jeudi. Cette procédure existe déjà  en partie depuis les lois Perben, avec le témoignage « sous X », relativement peu utilisé.

Le chef de l’Etat a en outre évoqué de manière plus générale une limitation des poursuites pénales contre les entrepreneurs. « La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur je veux y mettre un terme », a-t-il dit.

« Un certain nombre de gens font appel au droit pénal pour obtenir un chantage. Rachida Dati s’est déjà  saisi de ce dossier et fera très prochainement des propositions », a-t-il dit.

Il n’a pas précisé ses intentions exactes. Les syndicats patronaux réclament de longue date une limitation, par le biais d’une prescription plus large, des faits « d’abus de biens sociaux », incrimination qui sert souvent à  poursuivre le financement politique occulte ou la corruption.

Sondage, forme de Manipulation – Sarkozy Fillon toujours Populaire

Vendredi 31 août 2007

Cote de popularité inchangée pour Sarkozy et Fillon

© AP

PARIS – Plus de six Français sur dix (64%) sont satisfaits de leur président de la République, soit une cote de popularité stable pour Nicolas Sarkozy depuis le mois d’aoùt, selon un sondage TNS-Sofres pour « Le Figaro magazine ».

Les mécontents sont 32%, soit un point de moins que le mois dernier, tandis que 4% (+1) ne se sont pas prononcés.

Le Premier ministre François Fillon recueille pour sa part 53% d’opinions favorables (stable) et mécontente 39% (-3) des sondés. Ils sont 8% (+3) à  ne pas se prononcer.

- sondage réalisé en face à  face les 22 et 23 aoùt auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP

Ben Laden représenté comme un Saint

Vendredi 31 août 2007

Controverse autour de Ben Laden dans un festival d’art à  Sydney

© Reuters

ben laden le saint

SYDNEY (Reuters) – Deux oeuvres montrant Oussama ben Laden dans une pose christique et la Vierge Marie vêtue d’une burqa, présentées à  l’école des Beaux-Arts de Sydney dans le cadre d’un prestigieux festival d’art religieux, suscitent la polémique en Australie.

Signées respectivement Priscilla Bracks et Luke Sullivan, ces créations, en lice pour l’attribution du Blake Prize, ont même donné lieu à  une réaction indignée du Premier ministre.

« Le choix de telles oeuvres est gratuitement offensant pour les croyances de nombreux Australiens », a ainsi déploré John Howard dans un entretien publié jeudi par le Daily Telegraph.

« J’accepte la liberté artistique, mais je trouve cette toile mauvaise, extrêmement mauvaise », a quant à  lui réagi Kevin Rudd, chef de file de l’opposition, évoquant l’oeuvre qui montre le fondateur d’Al Qaïda.

Au nom du jury, le révérend Rod Pattenden a rappelé que les créations sélectionnées visaient en premier lieu à  susciter le débat sur la spiritualité.

« Tout comme présenter Oussama ben Laden dans une pose christique, montrer le Christ sous les traits d’un anglo-saxon blanc est malséant; il devait ressembler davantage à  Oussama ben Laden qu’à  un Européen », a-t-il souligné.

François Hollande responsable de la chute du PS, selon Claude Allègre

Jeudi 30 août 2007

Claude Allègre qualifie François Hollande de « magouilleur »

© Reuters

claude allegre inquiet

PARIS (Reuters) – L’ancien ministre socialiste de l’Education Claude Allègre considère que le premier secrétaire du PS, François Hollande, qu’il qualifie de magouilleur, est le principal responsable des défaites électorales de son parti et du désarroi qui, dit-il, y règne.

Pour lui, le premier secrétaire a joué un jeu funeste en laissant se multiplier les candidatures à  l’Elysée au PS dans l’espoir qu’on vienne finalement le chercher pour être le champion du parti.

« Il est le responsable principal de toute cette pagaille. Il a joué au plus fin avec tout le monde et il a perdu (…) Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances. Il a foutu un bordel noir », dit-il dans un entretien à  Libération.

Sur RTL, il a utilisé le terme de « magouilleur » et comparé François Hollande à  Guy Mollet, dirigeant socialiste des années 50, champion des luttes d’appareil et honni à  gauche pour avoir le premier envoyé des appelés du contingent en Algérie.

« Il a mis ce parti par terre, donc je pense qu’il a une responsabilité énorme », a-t-il dit. Le parti a eu le tort de se priver des experts et de ne pas suffisamment travailler sur les dossiers, juge-t-il.

Claude Allègre brocarde aussi, comme il l’avait fait durant la campagne présidentielle, Ségolène Royal, qui, selon lui, est dynamique mais n’a pas d’idées. « Elle ne s’intéresse pas aux dossiers, uniquement à  son promotion », dit-il.

Il fustige par ailleurs les quadragénaires du PS, rassemblés autour d’Arnaud Montebourg et de Manuel Valls, qu’il nomme dans un livre qui vient de paraître les « jeunes chacals et les jeunes hyènes ». « Ils n’ont pas la moindre idée, il n’y a rien, le vide. La rénovation du PS, ce n’est pas eux », dit-il à  Libération.

Pour Claude Allègre, le PS est dans la situation du parti conservateur britannique quand les travaillistes ont pris le pouvoir en 1997 : « La rénovation prendra 10 ou 15 ans ».

L’ancien ministre annonce qu’il ne reprendra pas sa carte du PS en janvier, après 34 ans de militantisme. Dans Libération, il dit être « séduit » par Nicolas Sarkozy et n’exclut pas de profiter de l’ouverture : « L’avenir n’est écrit nulle part ».

Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, lui a répondu, sur le plateau de LCI. « Claude Allègre, c’est du passé, ce qu’il faut c’est travailler sur l’avenir. C’est un sport assez pratiqué en ce moment qui consiste à  désigner le premier secrétaire, ça évite à  beaucoup de se poser des questions pour savoir exactement ce qui s’est passé » a-t-il dit.

François Hollande dit qu’il quittera la direction du PS en 2008 lors du prochain congrès, mais a réaffirmé cette semaine qu’il ne renonçait pas à  « peser » sur la vie politique.

Sarkozy, Le Medef et la Commission sur la Croissance

Jeudi 30 août 2007

Nicolas Sarkozy installe la commission sur la croissance

© Reuters

sarko pyramide main levee

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy a mis en place jeudi la Commission sur la libération de la croissance, présidée par Jacques Attali, chargée de trouver des idées pour desserrer les freins qui bloquent l’économie française.

La France a besoin d’une cure de modernité intensive », a déclaré le chef de l’Etat aux 43 membres de la commission réunis autour d’une table dans le jardin d’hiver de l’Elysée.

« Je souhaite accélérer le mouvement, la France a perdu trop de temps », a ajouté Nicolas Sarkozy, qui devait lancer dans l’après-midi, lors d’un discours devant l’université d’été du Medef, la deuxième phase de ses réformes économiques.

Devant son auditoire, qui devra lui rendre un rapport définitif fin décembre, le chef de l’Etat a dit sa volonté « d’aller vite » et rappelé son objectif : « augmenter la croissance pour retrouver le plein emploi ».

Malgré un ralentissement constaté en milieu d’année, le gouvernement table sur une croissance économique de 2,25% en 2007 et de 2,5% en 2008.

Pour « libérer les énergies en France », Nicolas Sarkozy a invité la commission à  « faire un diagnostic précis de nos handicaps », avant de faire « des propositions concrètes » qui pourront être contenues dans le projet de loi de modernisation de l’économie préparé par la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, pour 2008.

« Ce n’est pas un exercice de style, (…) il ne s’agit pas de faire un rapport de plus », a prévenu le président. « Ce que vous proposerez, nous le ferons », a-t-il assuré, invitant la commission à  lui proposer des « solutions concrètes ».

Présidée par Jacques Attali, président de PlaNet Finance et ancien collaborateur du président socialiste François Mitterrand, la commission est composée de journalistes, de syndicalistes, d’intellectuels, de chefs d’entreprise ou encore d’économistes.

« LA FRANCE N’EST PAS GAIE »

On y trouve des personnalités aussi différentes que le psychiatre Boris Cyrulnik, la présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, le directeur général d’Orange France, Jean-Noël Tronc, l’ancien secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar et l’écrivain Erik Orsenna.

Des personnalités étrangères aussi : Peter Brabeck-Letmathe, P-DG de Nestlé, Ana de Palacio, ancienne ministre espagnole, et l’historien britannique Theodore Zeldin.

Nicolas Sarkozy a tracé à  leur intention trois pistes de réflexion : libérer le travail, augmenter la concurrence et accroître la compétitivité des entreprises.

Il a souligné le « gâchis considérable » constitué selon lui par la non utilisation des seniors dans le marché du travail. « On brise des femmes et des hommes sur le seul critère de l’âge », a-t-il déploré.

Le chef de l’Etat a évoqué l’idée de « supprimer la barrière qui existe dans certaines professions réglementées » et de « mettre fin à  des rentes de situation que rien ne justifie », citant certaines professions en situation de monopole comme les taxis, les pharmaciens, les notaires et les avoués.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois défendu la mise en place d’un « small business act » à  la française, rappelant son objectif de créer 2000 PME de 500 salariés.

La commission va se réunir trois fois par semaine avec l’aide d’une quinzaine de collaborateurs à  plein temps, a expliqué Jacques Attali à  la presse à  l’issue de la réunion.

« On va essayer de faire un rapport court et de fournir au gouvernement des textes pouvant être appliqués dans tous les domaines, pouvoir d’achat, emploi, entreprise étant les priorités », a-t-il ajouté.

Invité à  dire pourquoi il avait convié le psychiatre Boris Cyrulnik, Jacques Attali a expliqué : « Un des principaux freins à  la croissance française, c’est que la France n’est pas gaie, et un psychiatre mieux que personne peut nous expliquer pourquoi la France n’est pas gaie ».

Nicolas Sarkozy attendu sur le soutien aux entreprises au Medef

© Reuters

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy doit présenter ce jeudi la « deuxième phase » de sa politique économique à  l’université d’été du Medef, après l’adoption d’un premier train de réformes fiscales début aoùt.
(Publicité)

Selon le porte-parole de l’Elysée, « cette nouvelle étape permettra d’aller plus loin dans les réformes et de contribuer à  renforcer la compétitivité de l’économie française ».

Le chef de l’Etat devrait s’exprimer sur le pouvoir d’achat mais il est surtout attendu sur le soutien aux entreprises, le « paquet fiscal » de l’été ayant concentré les efforts budgétaires sur l’appui à  la consommation.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, demande au chef de l’Etat d’opérer « une révolution stratégique » en menant une politique de l’offre.

« Tant que nous n’aurons pas une politique qui stimule la production, nous n’aurons pas de croissance élevée et pérenne », explique-t-elle dans un entretien au Monde daté de jeudi.

Alors que le gouvernement voulait provoquer « un choc de confiance, un choc de croissance » avec ses mesures fiscales, de nombreux économistes doutent de leur capacité à  relancer l’activité.

« Comme le répètent à  l’envi les économistes un tant soit peu avisés l’économie française ne souffre pas d’un problème de demande mais d’offre. C’est donc le rétablissement de notre compétitivité qui nous permettra de regagner ce fameux point de croissance qui nous manque », estime Nicolas Bouzou, directeur du bureau d’analyse Asterès.

MARGES DE MANOEUVRE

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé des nouvelles réformes économiques structurelles pour la fin de l’année. « Une loi de modernisation de l’économie viendra lever les freins à  la croissance », a-t-il dit mardi.

Le gouvernement compte notamment sur les négociations entre les partenaires sociaux sur le contrat de travail et sur les propositions de la commission Attali sur la croissance qui débutera ses travaux jeudi.

Mais, soulignent plusieurs économistes, le coùt du paquet fiscal – 13,6 milliards d’euros par an selon Bercy – prive le gouvernement de marges de manoeuvre.

La France s’est en effet engagée vis-à -vis de ses partenaires européens à  ramener ses finances publiques à  l’équilibre en 2010 et à  ramener sa dette publique sous les 60% du PIB à  cet horizon. Si la croissance espérée n’était pas en rendez-vous, Nicolas Sarkozy a déjà  prévenu que ces engagements pourraient n’être tenus qu’en 2012.

La crise financière liée aux marchés américains du crédit a encore accentué les incertitudes soulevée par les mauvais indicateurs économiques – croissance plus faible que prévue, stagnation des investissements et aggravation du déficit commercial.

Reçu mercredi à  l’Elysée, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a de son côté prévenu que les salariés ne devaient pas être les victimes des nouvelles annonces du président, tout en déplorant que ce dernier ait choisi de réserver au Medef la primeur de sa politique économique.

Paiement avec Empreinte Digitale en Allemagne

Mercredi 29 août 2007

Au supermarché Edeka on paie en une seconde avec l’empreinte digitale

© AFP, Par Katharina BECKER

paiement empreinte digitale

FRANCFORT (AFP) – Dans les supermarchés Edeka du sud-ouest de l’Allemagne, on a désormais le choix de payer ses achats avec son empreinte digitale: une pratique simple qui dure l’espace d’une seconde et connaît un réel succès.

« Un client sur quatre paie déjà  avec son doigt », explique-t-on à  Edeka-Südwest, la direction régionale d’Edeka, qui a déjà  équipé 70 de ses magasins avec ce système.

Qui veut recourir à  ce mode de paiement doit laisser auparavant au magasin son empreinte, son adresse et ses coordonnées bancaires. Le supermarché prélève directement le montant des achats.

Edeka ambitionne d’étendre ce système dans 200 autres magasins. Sous peu un paiement par empreinte digitale va devenir aussi possible dans des surfaces de bricolage ou des Biergarten (des bars à  bière en extérieur), ainsi que dans certaines écoles.

« Nous pensions que seuls les jeunes clients au fait de ces techniques s’y intéresseraient », raconte Stefan Sewà¶ster de l’entreprise IT-Werke qui a équipé quelque 150 magasins en Allemagne. « On s’était largement trompé. Près des deux-tiers ont quarante ans et plus ».

« Chez nous, certains clients de plus de 70 ans utilisent ce système », confirme Georg Meisberger de Globus Warenhaus à  Sankt Wendel (Sarre).

« Précisément pour les personnes âgées, ce mode de paiement est un soulagement total, elles ne sont plus obligées de mémoriser des codes PIN, de fouiller dans leur sac à  la recherche de leurs lunettes et d’argent liquide ». Et le doigt, lui, personne ne peut l’oublier, remarque le responsable d’IT Werke, enthousiaste.

L’investissement reste élevé –quelque 2.000 euros pour équiper une caisse–, mais les commerçants disent s’y retrouver: moins d’argent liquide dans les caisses, un traitement des clients bien plus rapide à  chaque caisse, plus de taxes à  acquitter pour la gestion des cartes de crédit.

Ce développement est cependant jugé inquiétant par les responsables de la protection des données privées, toujours sur le qui-vive en Allemagne.

« Basé sur le volontariat, ce système est juridiquement inattaquable », reconnaît Bettina Gayk, porte-parole de l’office de protection de ces données de l’Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie.

« Nous déconseillons de révéler sans précaution les données privées », car les empreintes digitales, estime-t-elle, ne sont pas à  l’abri des faussaires, elles peuvent être imitées avec du silicone.

Argument rejeté par Ulrich Binnebà¶ssel, expert des nouveaux systèmes de paiement de l’association commerciale HDE. « L’empreinte digitale n’est pas mémorisée comme à  la police, seuls les points les plus marquants de l’empreinte le sont ». Des faussaires ne seraient donc pas en mesure de reproduire une empreinte à  partir de ces données mémorisées à  la caisse d’un supermarché.

Tenter de payer avec une pouce en silicone sous les yeux de la caissière serait plus difficile, selon Stefan Sewà¶ster, que de « forcer en plein jour un distributeur de billets avec un camion ».

Les données biométriques font partie du quotidien en de nombreux lieux d’Allemagne, et pas seulement dans ces zones sous haute sécurité comme les aéroports ou les centrales nucléaires. Ainsi, pour entrer au zoo de Hanovre (nord), des abonnés à  l’année se font identifier par reconnaissance de leur visage.

Pour les emprintes digitales, d’autres applications sont envisagées: ainsi dans huit écoles, des enfants vont pouvoir payer leur repas en partie avec leur doigt. Stefan Sewà¶ster a une idée susceptible de convaincre les parents: afin que leurs rejetons ne se nourrissent pas seulement de chocolat et de coca-cola, des limites de débit pourraient été fixées sur le compte correspondant à  l’empreinte digitale, que ce soit pour les boissons ou les sucreries.

Afghanistan: la production d’opium atteint de nouveaux records

Mardi 28 août 2007

La production d’opium atteint de nouveaux records en Afghanistan

© AFP, Par Béatrice KHADIGE

afghanistan femme

KABOUL (AFP) – La production d’opium a fait un nouveau bond record de 34% en un an en Afghanistan, depuis longtemps et de très loin le premier producteur au monde de cette composante principale de l’héroïne, a annoncé lundi l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

La production, qui a doublé en deux ans, « a atteint des niveaux records effrayants en 2007″, estime l’ONUDC dans son rapport annuel rendu public à  Kaboul.

L’opium afghan représente 93% de la production mondiale.

Sur la scène mondiale, l’Afghanistan est devenu le pays du monde où la plus grande proportion de terres cultivables est affectée à  la production de drogue, affirme l’ONUDC.

« L’étendue des terres affectées à  la culture du pavot est maintenant plus importante que le total cumulé de celles affectées à  la production de coca en Amérique latine –Colombie, Pérou et Bolivie–. Aucun autre pays n’a produit de narcotiques à  une échelle aussi mortelle depuis la Chine au 19ème siècle », selon l’ONUDC.

Quelque 193.000 ha de terres sont ainsi affectées à  la culture du pavot en 2007, contre 165.000 en 2006.

La percée s’est produite en dépit d’efforts de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, qui ont affecté des millions de dollars à  l’éradication de cette culture traditionnelle en Afghanistan, mais qui sert aujourd’hui à  financer l’effort des insurgés islamistes talibans contre le pouvoir du président Hamid Karzaï, soutenu par 50.000 troupes étrangères.

Le montant total de la production pour 2007 est estimé à  8.200 tonnes, contre 6.100 tonnes l’an dernier, soit 34% d’augmentation, et le double de celle de 2005, soit 4.100 tonnes, selon le rapport. La demande mondiale actuelle est de 4.500 tonnes, a ajouté devant la presse le directeur de l’ONUDC, Antonio Maria Costa.

Environ 80% du pavot est cultivé dans quelques provinces proches du sud qui longent la frontière avec le Pakistan, et où la présence et l’activité des talibans sont les plus importantes.

Dans celle du Helmand, où se concentre la rébellion, elle s’est accrue de 48%, transformant cette province de 2,7 millions d’habitants. C’est la région qui, dans le monde, cultive le plus de plantes destinées à  produire des stupéfiants, davantage que la Colombie avec sa culture de coca, le Maroc avec le cannabis ou la Birmanie avec l’opium, avec des populations 20 fois plus élevées, souligne le rapport.

La culture du pavot est « étroitement liée » à  l’insurrection des talibans, affirme l’ONUDC.

Les talibans avaient interdit en 2000, par une fatwa, la culture du pavot. « Ce qui était considéré comme un péché est maintenant encouragé », souligne M. Costa.

« Puisque le trafic de drogue et l’insurrection se nourrissent l’une l’autre, les forces internationales ont un intérêt direct à  soutenir des opérations anti-narcotiques », a-t-il ajouté, se disant convaincu qu’à  la prochaine réunion de l’Otan à  Bruxelles le 5 septembre, les gouvernements décideront de mettre à  contribution leurs quelque 37.000 soldats présents, pour éradiquer le pavot, ce qu’elles ont jusqu’à  présent refusé de faire.

Le responsable onusien juge que le programme d’éradication de cette culture devrait être mené de manière « plus honnête et plus vigoureuse ». Il a regretté, lors de la conférence de presse, que les autorités afghanes n’aient toujours pas transmis au Conseil de sécurité de l’Onu les noms des trafiquants de drogue connus.

Sarkozy présidera à  l’Onu une réunion sur la paix en Afrique

Mardi 28 août 2007

Sarkozy présidera à  l’Onu une réunion sur la paix en Afrique

© Reuters

sarko kouchner onu

PARIS – Nicolas Sarkozy annonce qu’il présidera le 25 septembre une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu consacrée à  la paix et à  la sécurité en Afrique.

« Pour mobiliser davantage encore la communauté internationale face aux défis de la paix et de la sécurité en Afrique, j’ai pris l’initiative d’une réunion du Conseil de sécurité qui se tiendra le 25 septembre à  New York, au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement et que je présiderai », a-t-il déclaré devant les ambassadeurs de France réunis à  l’Elysée.

Nicolas Sarkozy a répété que « seule » une solution politique pouvait répondre à  la crise actuelle dans la région soudanaise du Darfour.

Le président français doit se rendre fin septembre au siège des Nations unies pour assister à  l’assemblée générale annuelle.

La mairie d’Argenteuil renonce au produit répulsif anti-SDF

Mardi 28 août 2007

La mairie d’Argenteuil renonce au produit répulsif anti-SDF

© AP

PARIS – Le maire d’Argenteuil (Val-d’Oise) a décidé lundi de ne pas utiliser le produit répulsif anti-SDF acquis par la municipalité en juillet et à  l’origine d’une vive polémique.

« Vu la polémique crée par l’opposition, et après en avoir discuté avec Christine Boutin, j’ai décidé de surseoir à  son utilisation, en attendant qu’on me propose d’autres solutions », indique Georges Mothron dans une interview au quotidien gratuit « 20 minutes » à  paraître mardi.

« Le produit a été acheté avec de l’argent public, mais nous n’avons jamais demandé à  des agents municipaux d’utiliser ce produit », rappelle Georges Mothron, expliquant qu’un test effectivement été réalisé, « je ne sais pas exactement par qui, devant une autre sortie du centre commercial que celle où vivent les SDF, pour voir si cela gênait les passants ».

Se défendant de vouloir se livrer à  « une chasse aux pauvres », l’élu UMP maintient qu’ »il faut sécuriser le site et ce produit devait servir à  cela », arguant que « la liberté d’aller et venir ne vaut pas dans n’importe quel état, et pas sous alcool ».

La polémique enflait depuis plusieurs jours suite à  l’annonce de l’utilisation d’un produit répulsif dans un centre commercial d’Argenteuil. La municipalité a par ailleurs pris un arrêté anti-mendicité entre le 1er juillet et le 30 septembre. AP