Archive pour mars 2010

Sarkozy Propagande en Chinois

Vendredi 26 mars 2010

Sarkozy Propagande en Chinois

Merci à peu importe qui a fait ce dessin!

Le gouvernement assure que la taxe carbone naîtra un jour

Mercredi 24 mars 2010

Le gouvernement assure que la taxe carbone naîtra un jour

© Reuters

Le gouvernement assure que la taxe carbone sera mise en place avant la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy et défendu son choix de ne pas l’appliquer avant le reste de l’Union européenne. Lire la suite l’article

Les écologistes dénoncent, depuis l’annonce mardi du report de cette réforme par François Fillon, un abandon pur et simple de la « fiscalité verte » que le président disait emblématique.

Le ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, et sa secrétaire d’Etat Chantal Jouanno ont affiché leur déception mais aussi leur détermination à instaurer la taxe carbone, assurant que Nicolas Sarkozy, qui doit s’exprimer à la mi-journée, partageait leur sentiment.

« Vous pensez que je suis pas déçu ? (…) Nous sommes, le président est déçu », a dit Jean-Louis Borloo sur France 2.

« Je suis évidemment déçu qu’on ne puisse pas la mettre en place plus vite mais techniquement, aujourd’hui, on ne sait pas faire », a-t-il ajouté.

L’agenda européen est complexe et interdit de dire précisément quand une taxe carbone à cet échelon pourra être adoptée, a concédé le ministre.

« Compte tenu de son importance, de son caractère structurel, six mois, neuf mois, un an, ce n’est pas un sujet absolument majeur », a-t-il dit, souhaitant « très vivement » qu’elle puisse être appliquée en France avant 2012.

Sa secrétaire d’Etat à l’Ecologie a nuancé ses propos de la veille, lorsqu’elle s’était dite « désespérée de ce recul ».

Chantal Jouanno a regretté la « surinterprétation » des propos du Premier ministre et confirmé qu’elle ne démissionnerait pas.

« Le rôle d’un ministre, c’est pas de gagner un salaire, c’est de défendre des idées. Je reste totalement déterminée », a-t-elle dit sur RTL. « Cette remontée de l’écolo-scepticisme, on ne peut pas l’accepter. »

« BORLOO ET JOUANNO PEUVENT ALLER À LA PÊCHE »

La taxe carbone doit être améliorée, notamment sur les particuliers, ont dit les membres du gouvernement interrogés mercredi.

« Il faut mieux expliquer, mieux organiser ce principe de la taxation des émissions de CO2 et surtout, il ne faut pas que ça pèse uniquement sur les entreprises françaises », a dit Christine Lagarde sur RMC et BFM TV.

Les écologistes ont déploré l’abandon des promesses environnementales de Nicolas Sarkozy, après des élections régionales où l’UMP n’est pas parvenue à siphonner l’électorat d’Europe Ecologie.

« La première sanction après ces élections régionales (…) c’est de supprimer la taxe carbone, c’est-à-dire de prendre une décision nationale de très grande importance puisque c’était un peu le point phare du Grenelle de l’Environnement », a dit José Bové, eurodéputé écologiste, sur France Info.

Plusieurs médias ont rappelé mercredi les propos tenus par Nicolas Sarkozy en septembre dernier, lorsqu’il avait précisé les principes de la taxe carbone. « Je l’ai signé, je le fais. C’est une question d’honnêteté. Si on ne le fait pas, on n’est pas honnête », avait alors dit le chef de l’Etat.

« Ce qui est fascinant avec le gouvernement et Nicolas Sarkozy, c’est qu’on puisse dire une chose et son contraire dans la même année avec la même énergie », a dit le fondateur d’Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit.

« Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno sont au chômage partiel (…). S’ils ont envie d’aller à la pêche pendant le printemps, parce qu’ils n’ont rien à faire, c’est leur droit », a-t-il ironisé sur Europe 1.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet

Roselyne Bachelot rejette les critiques sur sa gestion de la grippe A

Mercredi 24 mars 2010

Roselyne Bachelot rejette les critiques sur sa gestion de la grippe A

© Le Monde

Achat en masse de vaccins, indépendance des experts, information des médecins généralistes, négociations avec les laboratoires : la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a défendu au Sénat, mardi 23 mars, sa gestion de la lutte contre la pandémie de grippe A(H1N1).

La commission d’enquête sur « le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le gouvernement de la grippe H1N1″ avait été mise en place à l’initiative des communistes et du Parti de gauche. Elle est présidée par François Autain (Parti de gauche) et son rapporteur est Alain Milon (UMP). Pourquoi 94 millions de doses achetées ? Pourquoi des commandes fermes ? Les experts sont-ils vraiment impartiaux ? Pourquoi les médecins généralistes ont-ils été tenus à l’écart ? Autant de sujets abordés par les sénateurs, lors d’une audition au ton parfois âpre, qui a duré plus de deux heures et demie.

LIENS D’INTÉRÊT

M. Autain a insisté sur l’influence des laboratoires pharmaceutiques et sur les liens d’intérêt des experts. « Ce n’est pas parce qu’un expert va travailler pour un laboratoire que son expertise n’est pas valable ou qu’elle est orientée, a déclaré Mme Bachelot. Les liens d’intérêt ne sont pas forcément des conflits d’intérêt. (…) Nous devons mobiliser les professionnels les plus compétents, et, dans un domaine donné, leur nombre est compté. » Elle a estimé aussi que les expertises étaient toujours rendues « de facon collégiale et plurielle » et que cela représentait « une garantie ».

La ministre a fait le point sur les négociations avec les laboratoires suite à l’annulation de commandes de vaccins. Confirmant les informations rapportées ce matin par Le Figaro, elle a redit qu’un contrat d’indemnisation avait été signé avec le seul laboratoire Novartis, d’un montant de 16 % du contrat initial, et que les négociations « continuent » avec les autres laboratoires, GSK et Sanofi-Pasteur. « Si nous ne parvenons pas à une démarche transactionnelle, nous notifierons à ces laboratoires une indemnisation unilatérale sur les mêmes bases que le contrat Novartis, de 16 % », a dit la ministre. Rappelant que les acquisitions de 94 millions de doses avaient été « dimensionnées de façon a pouvoir proposer la vaccination à l’ensemble de la population », elle a souligné que les laboratoires étaient « en position de force » et demandaient « des commandes fermes ».

Mme Bachelot a par ailleurs listé le nombre de fois où elle a rencontré les médecins généralistes, les pharmaciens et les infirmières, assurant qu’on ne « pouvait pas dire qu’on ne les a pas écoutés ».

Assassinat de Dubaï

Mercredi 24 mars 2010

Le diplomate expulsé travaillait pour le Mossad

© NouvelObs

La Grande-Bretagne avait expulsé le diplomate, affirmant que la « responsabilité » d’Israël avait été établie dans l’utilisation de faux passeports britanniques par un commando qui a assassiné un cadre du Hamas à Dubaï.

La radio publique israélienne a annoncé mercredi 24 mars que le diplomate israélien expulsé par Londres travaillait à l’ambassade pour le Mossad. Elle a également indiqué que Ron Prosor sera remplacé par un autre responsable des services secrets israéliens.

Mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, avait annoncé l’expulsion du diplomate, affirmant que la « responsabilité » d’Israël avait été établie dans l’utilisation de faux passeports britanniques par un commando qui a assassiné en janvier un cadre du mouvement islamiste palestinien Hamas à Dubaï.

De son côté, un responsable israélien avait indiqué que son pays n’avait pas l’intention de prendre des mesures de rétorsion. Selon lui, « la priorité est désormais de calmer le jeu ».

Une « décision politique »

De plus, la radio publique et le quotidien israélien Yediot Aharonot, l’ambassadeur, qui était en fait un représentant du Mossad, sera remplacé « sous peu » par un autre membre de l’organisation. La radio a également cité un « haut responsable » israélien critiquant la décision des Britanniques. « La décision d’expulsion est avant tout politique à l’approche des législatives début mai. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband, qui mène depuis longtemps une politique anti-israélienne, veut ainsi mobiliser les voix des musulmans », a affirmé cette source anonyme.

Mahmoud al-Mabhouh, l’un des fondateurs du bras armé du Hamas, a été retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï. Très vite, la police des Emirats a accusé le Mossad de l’avoir tué. Les suspects étaient entrés dans Dubaï avec des passeports falsifiés britanniques, australiens, irlandais, français et allemand.

Un pays sur trois censure Internet, selon RSF

Mercredi 17 mars 2010

Un pays sur trois censure Internet, selon RSF

© DijOnscOpe

Quoi de neuf en 2010 parmi les menaces contre la liberté de la presse? Les net-citoyens. Et plus particulièrement, selon Reporters sans frontières, les net-citoyennes… Jeudi 11 mars 2010, dans les bureaux de Google France, une assemblée exclusivement masculine (Dominique Gerbaud et Jean-François Julliard — RSF —, David Drummond — Google —, François Zimeray — ambassadeur français pour les droits de l’homme — et Jean-Marie Colombani — cofondateur de Slate.fr) a remis, devant un public lui aussi très viril de geek, le tout premier prix du «net-citoyen» au mouvement cyberféministe iranien et tout particulièrement à Parvin Ardalan, journaliste de ce pays, fondatrice de we-change.org…

Le prix « net-citoyen » attribué à une journaliste iranienne

Fondé en 2006 pour protester contre les lois discriminatoires contre les femmes en Iran, le site est devenu en quatre ans une source d’information privilégiée sur le sujet. Toujours hebergé en Iran, il a été «filtré» à vingt-deux reprises. Ses militantes sont régulièrement harcelées par la justice iranienne, et Parvin Ardalan est sous le coup de trois condamnations à des peines de prison et d’une interdiction du territoire. «C’est très important que les femmes soient entrées dans le mouvement de résistance cybernétique, explique-t-elle. Nous avons introduit des méthodes et un regard nouveau dans ce combat. Face à un pouvoir totalitaire, nous avons tenté d’amener une amélioration démocratique par des méthodes non violentes.»

Tout en refusant de réduire la protestation qui a suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009 à une «révolution Twitter», elle souligne l’importance qu’ont pris les médias sociaux, dans un environnement où la presse traditionnelle est contrôlée: «Il y avait jusqu’à présent Reporters sans frontières qui soutenait les journalistes dans tous les pays. Peut-être qu’il faut lancer aujourd’hui un mouvement Société civile sans frontières pour aider partout dans le monde le mouvement démocratique. Aujourd’hui, nous devons construire ce média social global.»

Yoani Sanchez, blogueuse censurée à Cuba, Tan Zuoren emprisonné pour cinq ans en Chine pour avoir voulu connaître le nombre des victimes du séisme dans le Sichuan, Tamer Mabrouk condamné en Egypte pour diffamation après avoir dénoncé la pollution causée par la Trust Chemical Company, Ingushetiyaru.org dont le propriétaire, Magomed Yevloyev, a été arrêté et tué par des membres du ministère ingouche de l’intérieur, et Nguyen Tien Trung, enfermé pour sept ans au Viêtnam après avoir critiqué le régime, étaient également pressentis pour ce prix.

Un tiers des pays pratiquent la censure

«La prise de conscience a été brutale lorsque les “révolutions de couleur” sont devenues des “révolutions Twitter”, écrivent Lucie Morillon, responsable nouveaux médias à Reporters sans frontières, et Jean-François Julliard, son secrétaire général, dans leur rapport annuel sur la liberté d’expression sur Internet. Les gouvernements répressifs sont passés à l’acte. Une soixantaine de pays ont été concernés en 2009 par une forme de censure du Web, soit deux fois plus que l’année passée. Le World Wide Web se fait grignoter progressivement par la mise en place d’intranets nationaux, au contenu “validé” par les autorités: UzNet (Ouzbekistan), Chinternet (Chine), TurkmenNet (Turkménistan), etc.»

A l’occasion de la troisième journée contre la cybercensure, vendredi 12 mars, l’organisation a mis à jour sa liste des «ennemis d’Internet» qui recense les violations de la liberté d’expression par des régimes qui n’hésitent pas à surveiller les communications, restreindre l’accès, voire le couper tout simplement, et à emprisonner les internautes dissidents.

On trouve donc parmi les pays classés «ennemis d’Internet» l’habituelle litanie des régimes autoritaires: l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan et le Viêtnam. Mais aussi, parmi les pays placés «sous surveillance» par l’organisation, entre Bahreïn, la Biélorussie et les Émirats arabes unies, des États démocratiques: l’Australie ou la Corée du Sud. Et depuis cette édition, deux nouveaux venus: la Russie et la Turquie.

«Presque un tiers des pays du monde pratiquent la censure, s’alarme Jean-François Julliard. Il y a plus de blogs fermés que de médias!» «Dans ces pays, les nouveaux moyens que les utilisateurs développent pour contourner la censure sont contrés par des méthodes gouvernementales en évolution permanente, dont l’objectif est de continuer à bloquer et filtrer le contenu en ligne, enchérit le vice-président de Google, David Drummond. Peut-être plus insideux encore: la promotion active d’une culture de l’autocensure, avec des générations de citoyens qui grandissent en apprenant à penser et à fonctionner dans un carcan mis en place par le gouvernement.»

L’entreprise californienne en sait quelque chose, qui a eu à subir en Chine les attaques informatiques répétées contre les comptes GMail de plusieurs dissidents. Elle a menacé de quitter le marché chinois à moins de ne plus devoir filtrer ses résultats pour les internautes chinois de l’intérieur, et même demandé l’aide… de l’agence d’espionnage électronique américaine, la NSA.

La Chine culmine aujourd’hui dans le classement de Reporters sans frontières avec 72 cyberdissidents emprisonnés, devant le Vietnam (17) et l’Iran. Dans le monde, l’ONG dénombre quelque 120 blogueurs détenus pour délit d’opinion.

La France, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Australie: des sujets d’inquiétude

«Nous observons une tendance inquiétante parmi les gouvernements occidentaux. Des personnes animées des meilleures intentions, comme la protection de l’enfance, remettent aujourd’hui en cause les fondamentaux d’un Internet ouvert. Ayant été personnellement condamné en Italie à six mois de prison avec sursis pour une vidéo mise en ligne sur Google Vidéo, je ne connais que trop bien le sujet.»

Avec deux autres dirigeants de Google, David Drummond a été condamné, fin février 2010, par un tribunal italien pour ne pas avoir empêché la mise en ligne d’un film montrant un adolescent handicapé maltraité par des camarades de classe. Restée en ligne pendant deux mois, la vidéo avait été retirée du site après qu’elle avait été signalée aux responsables du site. RSF avait alors réagi en constatant que cette condamnation revenait à imposer un contrôle a priori des contenus publiés par les internautes. Cette péripétie est à mettre en regard de la tentative, par le gouvernement Berlusconi, d’imposer une autorisation préalable délivrée par le CSA local, pour toute personne voulant publier des vidéos sur Internet.

Dans son rapport sur la cybercensure, RSF met d’ailleurs le public en garde contre la multiplication des textes en France, en Italie, en Grande-Bretagne, qui, sous couvert de défense de la propriété intellectuelle ou de lutte contre la pédophilie, se proposent de filtrer le Net (Hadopi et Loppsi en France). Et à l’échelon transnational contre les accords transnationaux négociés en dehors de tout contrôle démocratique, comme l’ACTA.

Mais plus encore, c’est l’«exemple» australien qui y est dénoncé. Le gouvernement a élaboré un projet de loi rendant obligatoire le filtrage de sites jugés «inappropriés» par une autorité administrative. En plus de la pédopornographie, seraient donc censurés les sites web suspects d’héberger des contenus diffamatoires ou en délicatesse avec les droits d’auteur. «Des sujets comme l’avortement, l’anorexie, la législation sur la vente de marijuana, ou les aborigènes, risqueraient donc d’être filtrés. Tout comme des articles de presse ou des informations à caractère médical faisant référence à ces sujets, assure RSF. Le site Wikileaks a révélé la liste de sites filtrés qui n’avaient rien de répréhensible, comme des liens YouTube, des jeux de poker, des réseaux gay, des pages Wikipédia, des sites chrétiens, etc.»

Par ailleurs, l’Etat d’Australie du Sud impose à tous les commentateurs sur les sites d’actualité parlant des élections locales de signer sous leur vrai nom sous peine d’amendes allant de 850 à 3.400 euros. Les sites doivent conserver pendant six mois les informations qui permettent d’identifier un commentateur.

Finlande et Islande: des raisons d’espérer

«Tout n’est pas droit de l’homme.» Interrogé à propos d’un sondage mondial (27.000 personnes interrogées dans 26 pays) selon lequel près de 80% des sondés pensent que l’accès à Internet est un droit fondamental, François Zimeray, ancien eurodéputé socialiste et désormais ambassadeur français pour les droits de l’homme, a d’abord pris l’auditoire à contrepied: «Je ne suis pas sûr que l’accès à Internet soit un droit de l’homme. Mais il y a des retournements choquants, quand un outil conçu pour accroître la liberté produit de la pensée unique, de la propagande et de la répression. Et c’est pour cela qu’il faut responsabiliser pas seulement nos gouvernements, mais aussi les entreprises et les consommateurs. Aujourd’hui, l’Organisation mondiale du commerce doit se saisir des questions d’éthique et imposer les droits de l’homme au cœur des logiques d’échange.»

De fait, si la liste noire de Reporters sans frontières accumule les exemples de violations de la liberté de s’exprimer dans le monde, elle effleure aussi deux cas plus prometteurs. En octobre 2009, la Finlande a promis un accès à Internet à haut débit à l’ensemble de ses citoyens. Avec un débit de 1 mégabit par seconde à la mi-2010 et au moins 100 mégabits par seconde à l’horizon 2015. Soit un effort financier évalué à 200 millions d’euros. En 2004, l’Estonie avait inscrit le droit de disposer gratuitement d’un accès à Internet dans sa constitution. Ces initiatives sont en conformité avec les recommandations de l’OCDE et des Nations unies pour le développement des zones «reculées», mais surtout avec la recommandation 138 du parlement européen qui fait de l’accès à Internet un droit fondamental.

L’autre occasion, pour Reporters sans frontières, de se réjouir est l’Icelandic Modern Media Initiative, un projet de loi islandais visant à interdire totalement le filtrage du Net et à garantir l’anonymat des sources d’information. De quoi en faire, disent les enthousiastes, un paradis de la liberté d’informer. De quoi relancer un peu, par l’activité informatique, l’activité d’un pays criblé de dettes, répondent les cyniques.

Les partenaires de Google en Chine exigent des clarifications

Mercredi 17 mars 2010

Les partenaires de Google en Chine exigent des clarifications

© Nouvel Obs

PEKIN (Reuters) – Les entreprises chinoises qui vendent des espaces publicitaires sur les pages de Google ont sommé le géant américain de l’internet de clarifier ses projets en Chine, le menaçant de demander des compensations s’il y ferme son portail.

Cet avertissement intervient au moment où Google, qui dit avoir été victime en janvier d’une vaste opération de piratage, semble près de quitter la Chine, même si un porte-parole a assuré que les négociations avec Pékin continuaient autour d’un accord garantissant la fin du filtrage des résultats du moteur de recherche.

Dans un courrier adressé à Google, 27 courtiers d’espaces publicitaires é sur ses pages en Chine déplorent une attente qui n’a que trop duré et nuit à leur activité, effraie leurs employés et met d’importants investissements en péril.

« Nous avons un flux constant d’informations mais ne pouvons pas prévoir l’avenir. Nous voyons les affaires reculer, mais nous ne pouvons rien y faire », dit la lettre, également publiée sur un site internet lié à la télévision officielle.

« Nous attendons maintenant dans une souffrance et une inquiétude incomparables », ajoute le texte.

Google a reçu ce courrier et est en train de l’étudier, a seulement réagi une porte-parole, Jill Hazelbaker.

Certains des signataires, contactés par Reuters, se sont refusés à commenter la lettre mais ont assuré que ni leurs liens avec Google Chine ni le différend entre l’entreprise et les autorités chinoises n’avaient affecté leurs activités.

Le Wall Street Journal cite pour sa part une source anonyme qui confirme le contenu du courrier mais ajoute que tous les signataires n’ont pas été impliqués dans sa rédaction.

Le courrier requiert de Google qu’il détaille ses projets et dise quand les sommes prépayées par les clients leur seront retournées, comment les employés des vendeurs d’espaces seront indemnisés et comment les entreprises elles-mêmes seront indemnisées, s’il venait à quitter la Chine.

Il demande en outre l’ouverture de négociations.

Le directeur général de Google, Eric Schmidt, a déclaré la semaine dernière avoir bon espoir de trouver un accord avec la Chine sur le maintien d’un moteur de recherche libre de censure.

Mais le Financial Times rapportait le week-end dernier que la fermeture du portail Google.cn était acquise « à 99,9% ».

Un porte-parole de Google a déclaré lundi que le dialogue se poursuivait mais ajouté que l’entreprise ne transigerait pas sur l’absence de censure, domaine dans lequel les observateurs ne voient pas non plus Pékin faire des concessions.

Chris Buckley et Michael Wei à Pékin, avec Alexei Oreskovic à San Francisco, Grégory Blachier pour le service français

Le site Internet de la SNCF annonce l’explosion d’un TGV à Mâcon

Mercredi 17 mars 2010

Le site Internet de la SNCF annonce l’explosion d’un TGV à Mâcon

© Koligo

Voici une publicité que la SNCF se serait bien passé, provenant d’un piratage du site ou d’une erreur interne sur le site Internet de la SNCF, hier le site annoncé une explosion à bord d’un TGV à hauteur de Mâcon sur la ligne Paris Dijon et bien que ce message resta peu de temps, celui-ci a attiré l’attention d’un grand nombre de médias.
Cette catastrophe ferroviaire faisait donc état de 102 voyageurs décédés ainsi que de nombreux blessés, le porte-parole de la SNCF s’est donc exprimé à ce sujet en indiquant qu’aucun TGV n’aurait explosé et qu’il ne s’agissait là que d’un exercice de crise et l’apparition de ce message d’erreur est déjà à la SNCF on parle d’un informatique.
Malgré que ce message soit resté environ 1h00 sur le site de la SNCF, de son côté la compagnie ferroviaire affirme n’avoir reçu aucun appel.

Destruction record d’emplois en France en 2009

Jeudi 11 mars 2010

Destruction record d’emplois en France en 2009

© NouvelObs.com

Plus de 320.000 emplois ont été détruits en 2009 dans le secteur privé -le pire chiffre jamais enregistré sur un an- dont 33.700 au quatrième trimestre, selon les statistiques publiées jeudi par Pôle emploi, qui note toutefois une « décélération par rapport aux trimestres précédents ». L’intérim progresse en revanche de 6,8% au quatrième trimestre, et de 0,9% sur un an.

De son côté l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS), dont le champ est un peu différent et qui publie ses propres statistiques également ce jeudi, note les mêmes tendances, mais avec 432.000 postes supprimés sur un an. C’est là aussi un niveau historique.

Autres chiffres publiés ce jeudi, ceux de l’INSEE et de la DARES, qui évoquent la disparition de 322.000 emplois dans le secteur concurrentiel et 357.600 dans le secteur marchand (dont 20.400 au quatrième trimestre, contre 79.800 au troisième, selon l’INSEE).

Ces deux organismes intègrent notamment dans leurs statistiques les « salariés des particuliers employeurs ».

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a salué dans un communiqué le « ralentissement important des destructions d’emploi » en fin d’année: -20.400 au dernier trimestre dans le secteur marchand, après -79.800 et -11.500 les trimestres précédents. Dans l’ensemble des secteurs concurrentiels, 66.000 emplois ont été détruits au dernier trimestre, selon l’INSEE et la DARES.

Selon Mme Lagarde, « cette évolution confirme la stabilisation en cours du marché du travail, qui devrait se prolonger en 2010″. La ministre y voit également « un encouragement à la politique industrielle offensive du gouvernement ». Elle affirme par ailleurs que des « mesures spécifiques » seront annoncées avant la fin du mois pour les demandeurs d’emploi en fin de droit.

Selon Pôle emploi, il y a eu 33.700 pertes nettes d’emplois au quatrième trimestre 2009, soit une activité salariée en baisse de 0,2% par rapport au troisième trimestre. Les trimestres précédents avaient été encore pires avec 165.000 suppressions au premier trimestre, 71.000 au deuxième et 52.000 au troisième.

« De fin décembre 2008 à fin décembre 2009, l’emploi diminue de 1,9%, soit 321.500 salariés », précise le communiqué diffusé jeudi.

« Ces pertes d’emplois au 4e trimestre s’expliquent essentiellement par la contraction dans l’industrie et la construction », souligne Pôle emploi. Cette baisse « ramène à 16.283.200 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 décembre 2009″.

Dans le détail, l’industrie a enregistré au 4e trimestre « un nouveau recul de ses effectifs (-1,4%, soit 44.200 postes de travail) ». Sur un an, la baisse atteint 5,6%, soit 182.000 postes supprimés.

La construction affiche une baisse de 1% au dernier trimestre, soit 14.500 postes de travail. Sur un an, dans ce secteur, « la contraction de l’emploi (…) s’accentue », avec une baisse de 2,6%, soit 39.000 postes de travail en moins.

Dans le tertiaire en revanche, l’emploi a enregistré une hausse de 0,2% au 4e trimestre 2009, soit 24.800 postes de plus. Mais sur un an, avec les destructions d’emplois des premier et deuxième trimestres (respectivement -1% et -0,2%), « les effectifs diminuent (…) de 0,9% », ce qui représente 100.500 emplois en moins.

L’intérim, pour sa part, a progressé au cours du 4e trimestre 2009 de 6,8%, avec « une légère hausse sur un an (+5.000 postes, soit +0,9%) ».

Sur un an, précise Pôle emploi, « il est à noter que (…) si les missions d’intérim étaient réaffectées dans les secteurs où elles s’exercent, la baisse serait moins marquée dans l’industrie (-5,2% sur un an) ainsi que dans la construction (-2,4%). Quant au tertiaire, l’évolution de son emploi serait inchangée (-0,9%) ». AP

Spread The Truth a ré ouvert!

Jeudi 11 mars 2010

Spread The Truth a ré ouvert!

Voila l’image que vous voyez quand vous allez sur spreadthetruth.fr. Ça fait classe! Franchement! Très représentatif!

Vision Apocalyptique – La ville de Pripiat

Mercredi 10 mars 2010

Vision Apocalyptique – La ville de Pripiat

Pipriat était une ville totalement moderne qui a été déserté après la catastrophe nucléaire de Tchernobyle.

Le matin du 26 avril 1986, à 1 h 23, une explosion se produit à la centrale, le réacteur n°4 explose. L’explosion fait voler de nombreux débris radioactifs en l’air. Le lendemain, les habitants de Pripyat ne sont pas mis au courant de l’accident. Aucune mesure de protection n’est prise et la vie suit son cours. Très vite, Moscou apprend la catastrophe, mais la désinformation à l’intérieur du système soviétique est telle que le chef de l’état soviétique de l’époque Mikhaïl Gorbatchev mettra plus de deux heures avant de savoir ce qui se passe réellement. Des unités militaires sont envoyées sur place dans la précipitation mais les passants ne s’en préoccupent pas. Les militaires constatent que par endroit le taux de radiation dépasse les 1 röntgen. Une unité est envoyée au pied de la centrale, et les compteurs s’affolent. Le 27 avril, la population est enfin évacuée par bus, mais les habitants sont déjà pour la plupart gravement irradiés.

Rapidement, la population apprend les dangers des radiations et une courte période de panique s’établit. L’Union soviétique décide alors de faire évacuer au plus vite la ville.

Elle sera évacuée au bout de 30 heures, le 27 avril, le lendemain de l’explosion. L’évacuation s’est faite dans l’urgence. La consigne avait été donnée de ne rien emporter, les autorités ayant annoncé un retour sous trois jours. Les bus chargés d’évacuer toute la population forment un convoi long de 20 km.

Immeubles, piscines, hôpitaux : tout est resté tel quel et même les objets les plus anodins (jouets d’enfants, journaux, etc.) ont été abandonnés dans l’urgence.

On trouve aussi beaucoup de véhicules de l’armée, de pompiers qui ont été abandonnés dans les alentours de la ville. En effet, les véhicules absorbant plus facilement la radioactivité, ils étaient trop contaminés pour pouvoir être réutilisés.