Archive pour septembre 2009

Sarkozy veut imposer le NOUVEL ORDRE MONDIAL (NWO)

Lundi 28 septembre 2009

Sarkozy veut imposer le NOUVEL ORDRE MONDIAL (NWO)

Le président de la Banque mondiale appelle tous les pays à accepter les conclusions du G20

Lundi 28 septembre 2009

Le président de la Banque mondiale appelle tous les pays à accepter les conclusions du G20

© AFP

LONDRES — Le président de la Banque mondiale (BM), Robert Zoellick, appelle tous les pays du G20 à « prendre au sérieux » les critiques de leurs pairs sur leur politique économique et financière, conformément à leur ambition de créer un nouvel ordre économique mondial.

« L’examen collectif d’un nouveau cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, sur lequel le sommet du G20 s’est accordé la semaine dernière, est un bon début », indique M. Zoellick dans un discours qu’il doit prononcer lundi à Washington et dont des extraits ont été publiés dimanche.

« Mais cela nécessitera un nouveau degré de coopération et de coordination internationales, et en particulier une volonté nouvelle de prendre au sérieux les conclusions des études de la gouvernance mondiale », ajoute le président de la BM.

Le groupe des pays riches et émergents du G20 a décidé vendredi à Pittsburgh (est des Etats-Unis) de faire de leur forum l’enceinte principale de la coopération économique internationale.

Ils ont chargé le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale de soumettre des rapports réguliers aux pays membres pour les aider à déceler les sources de déséquilibres au sein du système économique et financier mondial, de façon à éviter une nouvelle crise financière.

M. Zoellick a approuvé cette décision, mais il note que les pays riches doivent accepter les critiques de leurs pairs tout autant que les pays pauvres.

« Ce système ne peut pas être hiérarchique, et il ne devrait pas être bureaucratique », dit-il. « Un examen collectif devra se transformer en pression collective ».

Le président de la Banque mondiale ne nomme pas les pays qui devraient suivre davantage les avis de la communauté internationale, mais il souligne un peu plus loin que « les Etats-Unis ne devraient pas tenir pour acquise la position du dollar comme devise de réserve mondiale ».

« A l’avenir, il y aura de plus en plus d’alternatives au dollar », souligne-t-il.

Revenant sur la crise financière qui a plongé l’économie mondiale dans la récession depuis un an, M. Zoellick estime que les Banques centrales ont « échoué » à contenir les risques inhérents à la nouvelle économie et que les instances politiques devraient les contrôler plus étroitement.

Aux Etats-Unis notamment, « le département du Trésor devrait avoir davantage d’autorité pour contrôler un essaim de régulateurs », d’autant que le Trésor appartient à l’exécutif, sous le contrôle du Congrès, ce qui lui donne une légitimité populaire, estime-t-il.

Max Keiser le dollar ne vaut plus rien

Samedi 19 septembre 2009

Max Keiser le dollar ne vaut plus rien

Max Keiser le dollar ne vaut plus rien
envoyé par cubalt. – L’actualité du moment en vidéo.

La lune de Kubrick

Samedi 19 septembre 2009

La lune de Kubrick

La lune de Kubrick
envoyé par serval_x. –

Notre Monde Réel

Samedi 19 septembre 2009

Notre Monde Réel

Rockefeller : contrôler la démographie

Samedi 19 septembre 2009

Rockefeller : contrôler la démographie

David Rockefeller il y a plusieurs années (je nai pas trouvé la date) avec son élocution assez laborieuse laisse entendre quil naime pas trop les gens.

Seuls 32% des Français s’inquiètent de la grippe A(H1N1)

Samedi 19 septembre 2009

Seuls 32% des Français s’inquiètent de la grippe A(H1N1)

© Reuters

L’épidémie de grippe A(H1N1) qui progresse en métropole ne suscite pas de crainte particulière chez une large majorité de Français, selon un sondage Ifop pour Ouest-France Dimanche.

Selon cette enquête réalisée les 17 et 18 septembre auprès de 975 personnes âgées de plus de 18 ans, 68% des sondés ne sont pas inquiets, alors que 32% le sont. Seuls 5% se disent « tout à fait inquiets ».

Une majorité de personnes interrogées émet un jugement positif sur la gestion de l’épidémie par le gouvernement. Elles sont 56% à se déclarer « plutôt satisfaites » contre 42% « plutôt mécontentes ».

Elizabeth Pineau, édité par Gérard Bon

Le rôle des médias dans le nouvel ordre mondial

Samedi 19 septembre 2009

Le rôle des médias dans le nouvel ordre mondial

Comme j’aime le dire souvent, ce qui se passe dans cette société est de la science fiction. Les gens vivent principalement au jour le jour, ils ne planifient rien de créatif, ils sont tout le temps occupés à travailler mais un petit peu fainéants pour changer et devenir mieux. Les gens, qu’ils soient religieux ou athées, sont en fait les mêmes, ils ont la même manière de vivre, de faire les choses, on va dire que leurs conduites ne sont pas affectées par leurs croyances.

Cela va faire 2 ans que je suis de retour en France, et je n’ai jamais aussi bien découvert mon pays que durant les derniers mois. Les gens sont des robots. En fait ils ont été programmé pour penser et mentaliser d’une manière spécifique. Les gens ne pensent pas par eux-mêmes, sinon ça se verrait. En fait ils sont programmés pour penser certaines choses. Quand vous regardez la télévision ou écoutez la radio, vous suivez un « flot continu » d’information, qui ne change pas selon votre volonté, mais selon la volonté de ceux qui possèdent le média en question. Vous suivez en fait ce qu’on a envie que vous suiviez.

Ce « flot continu » est un virus pour l’humanité, il est souvent négatif, mensonger, exagéré, et spécifique, en fait ce qu’on vous balance est méticuleusement étudié pour que vous ne fassiez pas attention à ce qu’on vous balance. Vous écoutez les informations comme un robot, vous acceptez les informations comme « la vérité vraie » et par conséquent vous définissez votre réalité en fonction de ce que vous écoutez à la radio ou à la télé. Ce qui fait que, vous êtes l’information que vous recevez. Cette information change tout le temps, et par conséquent vos opinions changent tout le temps. Cette information est décidée par un petit groupe de gens, donc vous êtes conditionnés par ce petit groupe de gens.

Les gens dépendent de ce « flot continu » pour situer la réalité, sinon ils se sentent perdus et ils ont terriblement peur de ne pas réellement savoir ce qui se passe. Et c’est le cas, personne ne sait vraiment ce qu’il se passe, mais la télévision donne l’illusion d’être au courant de ce qu’il se passe, et c’est très important pour la psychologie des gens de nos jours, de savoir ce qu’il se passe. En fait les gens ne pourraient pas vraiment vivre sans ce « flot continu ». Les gens sont incapables de faire leur propre « flot continu ». Ils sont incapables de faire leurs propres investigations, ou d’être des journalistes, alors ils dépendent des autres pour faire leur propre conception de la réalité.

Il est inutile de dire aux gens qu’ils sont manipulés par la télévision, ils le savent. Il est autant inutile de leur dire que les médias en France sont possédés par 3 amis de Nicolas Sarkozy ça leur passe au dessus de la tête. Et il est encore plus inutile de leur dire qu’au dela de ces 3 personnages, Lagardère, Dassault, Bouygue se trouve d’autres personnages, qui eux contrôlent l’opinion des gens, des pdgs et des chefs d’état, et cela mondialement. Ce n’est pas un complot, car nous vivons dans un monde en pleine transformation à cause du 11 septembre, le monde est entrain de s’unifier, on assiste au développement du futur gouvernement mondial, et pour que tout aille dans le « bon sens », les fondateurs de ce nouvel ordre international doivent contrôler ce qui est dit dans tous les pays du monde.

En fait pour contrôler l’opinion d’un pays, il est super évident que les médias jouent un rôle important. Maintenant, bien sur, l’opinion change d’un pays à un autre, mais c’est voulu. Dans une dictature il y a surtout beaucoup de propagandes sur le pays, le système de santé du pays, l’évolution du pays, l’économie du pays et le futur du pays, et généralement on néglige tous les autres pays du monde et l’information est principalement axée sur le pays en question. Mais tout ça est entrain de changer! Des dictatures comme la Chine, la Russie, l’Union Européenne, les USA, toutes ces belles dictatures commencent à se méler les unes les autres pour faire une seule méga dictature médiatique. L’opinion change de pays en pays, mais les informations sont les mêmes, où qu’on aille, et c’est un fait!

Tous les médias du monde travaillent pour les mêmes personnes, les mêmes intérêts, les mêmes buts, car les informations vont dans la même direction, où qu’on soit. Petit à petit on introduit tous les peuples du monde au concept de « l’unification globale ». Dans 20 ans personne ne contestera le nouvel ordre mondial, car le gens auront été conditionnés à l’accepter, par les médias. Et ces mêmes buts ne sont pas dissimulés, c’est pour ça que ce n’est pas un complot. Les buts sont publics. On vous dit publiquement, qu’ils veulent déclarer la guerre contre la race humaine en nous faisant croire qu’on est la cause du réchauffement climatique, une grosse source de CO2, un destructeur de l’environnement, et qu’ils veulent réduire la population de 95% dans les années à venir.

Alors que le CO2 n’est pas la source du réchauffement climatique, mais la cause! Quand il y a un réchauffement planétaire, alors il y a beaucoup plus de CO2. Et on est un destructeur de l’environnement à cause d’entreprises qui exploitent, et ce sont ces mêmes entreprises qui racontent qu’on détruit l’environnement. Vous voyez le délire? Et le pire dans tout ça, c’est que les gens acceptent d’être les coupables! Les gens adorent savoir qu’ils ont une influence sur l’environnement. Bien sur l’homme affecte la planète, c’est évident, on pollue, on détruit l’environnement, mais on est pas la cause du réchauffement climatique. Et si on pollue c’est la faute des industriels et des banques, pas la faute de la population, qui elle, subie la volonté des puissants, qui eux, se foutent totalement de la planète, et ensuite s’en prennent à nous publiquement.

Les buts sont d’endormir la population et faire en sorte qu’elle ne soit pas éduquée, intelligente, instruite, puis aussi de la bombarder d’informations réelles (c’est réel tout ce qu’on vous dit presque, mais c’est sélectionné) mais spécifiquement choisies pour la faire réagir sur tel et tel sujet plutôt que d’autres sujets (plus sensibles et concrets). Le sujet a bien été préalablement choisit par une école d’élite pour que la population ne cogite trop sur la réalité. Donc on vous bombarde d’Iran, d’Irak, de taxe de carbone, de réchauffement climatique, de guerres, d’entreprises, de profits, de prix, de 11 septembre, de grippe A, etc… pour garder votre esprit occupé, comme cela vous ne posez pas de problèmes au maitres du monde, à réfléchir de trop sur ce qu’il se passe réellement.

Tous ces sujets sont sélectionnés pour créer VOTRE CONCEPTION DE LA REALITE (c’est une des raisons de l’existence de la télévision de nos jours). Car, pour ceux qui dirigent le show, la réalité n’est absolument pas la même, mais ils ne peuvent pas prendre le risque que vous ne dépendiez de personne pour faire votre propre réalité, alors ils contrôlent votre vision du monde, perception des objets et des ressources, et des gens par les médias. En fait ils vous conditionnent, et le pire c’est que ça fonctionne! Vous commencez à croire l’illusion médiatique. Vous commencez à vous dire « c’est la réalité ». Et vous seriez prêt à mourir pour la défendre.

Secret Story, Koh Lanta, la Star Ac’, et toutes ces conneries sociales sont autorisées car ça va dans le sens des dirigeants. Quand vous regardez ces émissions vous regardez un programme de contrôle psychologique pour vous amener à devenir ce que vous regardez. Et ça fonctionne! On pourrait croire que l’humain n’est pas si con que ça, et pourtant si, la grande majorité regarde des émissions pour attardés mentaux. Il n’y a rien de drôle et on ne gagne rien à regarder de telles émissions.

On pourrait donc dire qu’il y a deux réalités différentes. Il y a la réalité de la masse et la réalité du petit groupe d’humains qui travaillent pour l’unification des pays, l’éradication des frontières, et la création d’un nouvel homme par l’eugénisme, la technologie et le métissage. Qui sont ces maitres du monde d’ailleurs? Je crois que la réponse est évidente, ce sont les quelques familles qui contrôlent le monde et qui sont au commande de la finance, de l’économie, des gouvernements, des médias, des banques, des grosses entreprises, etc… En étudiant on se rends compte qu’ils sont tous potes, et qu’ils ont tous un projet commun. Tous les pays du monde ne font pas les mêmes réformes, mais ils font les réformes nécessaires dans leur pays pour créer ce gouvernement mondial, donc il y a une sorte de mise à niveau mondiale entre pays développés et pays en voie de développement.

Donc même au niveau des gouvernements, il sont tous potes, et ils ont tous le même projet. Voila pourquoi on vous parle de complots, de conspirations, ou de dissimulations d’informations, parce qu’ils disent tous les mêmes choses, vont tous dans le même sens, peu importe le type de régime du pays. Que ça soit communiste, dictatorial, démocratique, royaliste, tous les chefs des gouvernements du monde sont internationalistes, et se considèrent Citoyen du Monde. Ils sont tous au courant du projet final. Ils obéissent au projet final. Et ils savent ce qu’est le projet final.

Le projet final est la création d’un gouvernement mondial fasciste, qui favorisera l’eugénisme pour créer une race humaine totalement conditionnée, la création d’une armée mondiale, d’une monnaie mondiale et j’en passe. La dernière touche étant la disparition des frontières et l’instauration d’une langue internationale pour toute l’humanité, et d’une culture et religion qui ira avec. Ce sera la fin des pays, et l’ère des états. Il y aura un tribunal mondial (terrifiant), et il y aura une banque mondiale (une seule), et on sera bien évidemment surveillé, et on aura soit une carte d’identité biométrique ou une puce électronique RFID implantée dans notre bras pour être identifié par les autorités. Il y aura un gros contrôle des naissances. Il y aura un gouffre entre la population pauvre et la population riche.

Tous les pays du monde vont dans cette direction. Et les médias sont l’outil idéal pour le conditionnement de l’esprit humain à accepter ce qui arrive. Les films, la télévision, les médias, les journaux, toutes ces choses sont là pour vous CONDITIONNER à accepter ce qui va arriver. Voila pourquoi on vous passe énormément de violence, de violes, de crimes en tout genre. Car c’est ce qui VA ARRIVER. Si vous aimez tous les films gores, alors vous allez adorer le futur, vous feriez mieux de ne pas rater celui là, il sera sans aucun doute le meilleur film jamais visionné par l’humanité.

On vous conditionne à accepter le contrôle des naissances, le puçage des nourissons, les prélèvements sur vos enfants ou sur vous pour créer des virus ou des armes biologiques qui attaquent seulement certains individus qui ont des gènes « interdits ». On vous prépare pour le gouvernement mondial avec des films comme Watchmen (j’ai vu ce film il n’y a pas si longtemps). Dans ce film, pour éviter la troisième guerre mondiale et donc la fin de l’humanité, Adrian (un gardien) utilise la technologie développée par le docteur Manhattan (le big boss tout bleu) pour détruire 8 grandes villes dans le monde, en faisant croire que Manhattan est le responsable, pour que tous les pays du monde s’unifient et se protègent contre « l’ennemi commun » qui est donc docteur Manhattan.

Pour unifier tous les pays du monde, Hollywood nous montre que les Aliens ou les super héros peuvent être l’élément déclencheur. Même Ronald Reaggan dans les années 80, a fait une déclaration choque à l’ONU, en disant que si un ennemi venant d’un autre monde s’en prenait à la Terre, toute l’humanité s’unifierait contre lui, créant ainsi le fameux gouvernement mondial, avec la fameuse armée mondiale.

Tout le monde est influencé sans même le savoir. Personne ne réfléchit même à pourquoi on passe ce genre de films et d’émissions plutôt que d’autres. Ou pourquoi on embauche tel et tel présentateur plutôt qu’un autre. Car ça va dans le sens de ceux qui dirigent l’opinion publique.

Personne ne sait rien à propos de l’agenda de l’humanité. Personne n’est au courant de ce qui est réservé pour nous. Les médias endorment les gens pour qu’ils ne voient pas ce qui arrive, et pour qu’ils l’acceptent en temps voulu. C’est comme si toute la population était hypnotisée le jour, et la nuit l’hypnose rentre de plus en plus dans l’inconscient et le subconscient, jusqu’à ce que les gens croient totalement ce qu’ils voient à la télévision.

Donc on est une population hypnotisée par les médias. N’empêche la France est pas n’importe quel pays.. Il faut le dire, on est très différent des USA, et en France le gouvernement a peur du peuple, alors qu’aux USA c’est l’inverse, c’est le peuple qui a peur du gouvernement. Dans un sens on pourrait changer tout ça, si on éteignait une fois pour toute la télévision.

Aussi ce n’est pas la taille du post de télé qui détermine la qualité du contenu. Que l’écran soit petit ou grand, c’est toujours les mêmes émissions qui passent. Sauf que si l’écran est plus grand, le plus cauchemardesque est le contenu.

Aussi je sais pas vous, mais… Il est où le Sarko? On entends moins parler de lui dernièrement! Encore un exemple de manipulation des médias. Les médias sont capables d’arrêter du jour au lendemain de se focaliser sur quelqu’un ou un endroit.

De toute façon… Que ça soit une dictature ou une démocratie, c’est pas le type de gouvernement mais la qualité du gouvernement en place qu’il faut observer. Dans le fond que ça soit une royauté, une démocratie, une oligarchie etc.. On s’en fout, le but c’est savoir qui est au commande, et si c’est bon ou mauvais. Et aujourd’hui on ne peut pas juger qui est au commande, car ils sont discrets, on ne les connait pas vraiment. Et les quelques individus connus qui dirigent la planète depuis longtemps, ont tous les mêmes symptômes matérialistes. Rien qu’en les voyant on peut déjà plus ou moins juger les opinions des maitres du monde. On est rien pour eux, rien! On est un investissement! Rien d’autre! Ils nous traitent comme du bétail, et ils nous éradiqueront le jour où ils auront plus besoin de nous.

Il serait temps de réaliser cette vérité. Nous ne sommes rien à leurs yeux. Nous sommes des objets, et des objets à exploiter. C’est du business, rien de personnel.

Propositions pour construire une nouvelle architecture de la gouvernance mondiale

Vendredi 18 septembre 2009

Propositions pour construire une nouvelle architecture de la gouvernance mondiale

© Alliance 21

Malgré quelques tentatives de construction d’une nouvelle gouvernance mondiale, celle-ci reste dans une large mesure embryonnaire. Mais, dans cet espace ouvert qu’est la gouvernance mondiale, on peut malgré tout effectuer de grands pas en avant avec des moyens limités, justement parce qu’il y a de l’espace.

Avancer des propositions est un exercice risqué, mais indispensable. Les Cahiers de propositions, qui commencent à nourrir le Forum pour une nouvelle gouvernance mondiale sont là pour oser penser et changer l’avenir. A titre d’exemple et pour susciter le débat et la réflexion, parmi les nombreuses propositions avancées dans les cahiers déjà disponibles, nous présentons ci-après quelques pistes qui apparaissent d’une première lecture transversale de ces cahiers. Progressivement nous devrons identifier les propositions susceptibles de déboucher sur de réelles avancées, ce à moyen et long terme. Le choix de celles-ci devrait tenir compte à la fois la capacité qu’elles peuvent avoir de mobiliser les volontés et la puissance des réseaux susceptibles de les soutenir.

1. La reconfiguration transnationale des territoires
2. Une armée mondiale
3. L’IGM : une première ébauche d’indicateurs de la gouvernance mondiale
4. Le forum multi-acteurs articulés avec les filières, clé de voûte d’une gouvernance mondiale efficace
5. Surmonter le ressentiment : défi historique pour construire une nouvelle gouvernance, responsable, plurielle et solidaire

1. La reconfiguration transnationale des territoires

L’un des traits essentiels, qui marque déjà la nouvelle architecture de la gouvernance mondiale, est une reconfiguration des territoires. La question est qu’elle remet en questions les frontières. Il ne faut donc pas demander la suppression des frontières, le monde n’est pas encore prêt à cela, mais on voit déjà nettement la circulation des flux humains, économiques, commerciaux et technologiques, religieux, etc. qui dépassent les frontières. Le cahier sur les migrations souligne cette dynamique. Elle est présente en Amazonie, et aussi en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, dans la région du Sahel-Sahara, etc. Il est difficile de qualifier précisément ces processus car ils sont variés, mais on sait bien maintenant que les nouveaux territoires sont plus flexibles, s’adaptent plus à la configuration matérielle et historique de la biosphère. C’est clair en Amazonie. Larbi Bouguerra le dit nettement à propos de la circulation de l’eau dans son cahier sur le sujet. Quand on pense, par exemple, aux nouvelles matrices énergétiques renouvelables, où l’essentiel est l’articulation entre plusieurs sources, les Allemands ont déjà conçu un système intégré des centres d’approvisionnement d’énergie éolienne, photovoltaïque, solaire thermique, marémotrice (pour capter l’énergie des marées), biomasse, etc. où « le territoire énergétique », pour l’appeler ainsi, déborde largement les frontières et touche le désert du Sahara, les côtes de La Manche, les plaines allemandes, etc. La clé sera de trouver d’autres mécanismes, sans passer seulement par les états, mais sans les ignorer non plus, pour bâtir ces nouveaux territoires.

2. Une armée mondiale

Cette proposition peut être tirée du cahier rédigé par Jean-René Bachelet : « Maîtriser la violence guerrière dans un monde globalisé », dont les propositions sont très précises et pertinentes en particulier l’une d’entre elles qui est très forte : celle d’une force armée mondiale capable d’empêcher les nouvelles guerres qui grondent surtout au Moyen Orient et en Asie autour du Pakistan et l’Afghanistan. Au fond l’idée est simple : « la communauté mondiale » a besoin de cette force pour éviter les guerres et, on ne sait jamais, sa propre autodestruction (par exemple, si le nucléaire se déchaîne en force : entre Israël et l’Iran cette hypothèse n’est pas d’école, ce qui est nettement souligné par le cahier de François Géré sur la gouvernance mondiale du nucléaire). Le problème semble aussi simple : on n’a pas (encore ?) construit une communauté mondiale. L’ONU ne la représente pas. Comment fait-on ? Sous quelle autorité placer cette armée mondiale ? Il est évident que la placer sous le commandement du Conseil de Sécurité serait « inapproprié » pour ne pas dire autre chose. La question de la construction de la communauté mondiale s’articule alors avec la reconfiguration des territoires, du point précédent. On devrait arriver à une nouvelle articulation des territoires, sans trop les figer et sans les faire dépendre seulement des États. Mais cette armée mondiale ne doit pas être éparpillée dans les territoires. On voit bien là « la distance » qui nous sépare d’une architecture soutenable de la gouvernance mondiale. Dans tous les cas, proposer une force armée mondiale, basée sur le volontariat, indépendante des États, régie par le droit international (lequel existe bel et bien déjà) nous fait « tirer vers le haut » la réflexion parce qu’elle nous oblige à penser « la charpente » qui tiendrait et protégerait la nouvelle architecture de la gouvernance mondiale d’un monde plus sûr et plus pacifique.

3. L’IGM : une première ébauche d’indicateurs de la gouvernance mondiale

Le concept d’indicateurs ou d’indices est très controversé. C’est un fait, les indicateurs, y compris ceux développés par les organismes les plus réputés comme la Banque mondiale, sont exploités à des fins souvent discutables. Sans même parler de la manière dont les indices sont utilisés, leur conception et leur réalisation doivent être sujettes à beaucoup de prudence, eu égard au manque de fiabilité des données et aux motivations plus ou moins honnêtes des institutions qui réalisent ces indicateurs. Malgré les nombreuses failles qui accompagnent les batteries d’indicateurs de toutes catégories, les indicateurs peuvent être utilisés à bon escient. Pour cela, il faut que les motivations soient honnêtes et que les attentes soient modestes. Par ailleurs, sachant que beaucoup d’acteurs ont la volonté de développer des indicateurs ou intérêt à le faire, il semble préférable de soutenir la réalisation d’indices sérieux plutôt que de laisser à des organismes plus ou moins douteux le soin d’entreprendre le développement d’indicateurs peu fiables. C’est dans cette optique que nous avons entrepris une première ébauche d’indicateurs sur la gouvernance mondiale, avec comme premier objectif de voir si de tels indicateurs pouvaient avoir une utilité quelconque. Un premier modèle a été développé en 2008 – 2009 par le Lieutenant-colonel Renaud François. Selon l’expression anglo-saxonne, il s’agit là d’un work in progress qui nécessitera encore beaucoup de travail et de réflexion, notamment pour développer des indicateurs transnationaux qui dépassent les données nationales, pratiquement les seules disponibles à l’heure actuelle. Néanmoins, il s’agit là du tout premier indicateur de gouvernance mondiale jamais développé à ce jour. A terme, l’Indice de gouvernance mondiale (IGM) pourrait devenir un standard incontournable dans ce domaine.

4. Le forum multi-acteurs articulés avec les filières, clé de voûte d’une gouvernance mondiale efficace

Cette idée découle du cahier de propositions sur la filière de la banane (en préparation). Elle est présente également dans le cahier sur l’Amazonie. Parmi les nombreuses acceptions du mot Forum, les Forums Multi Stakeholder, regroupant l’ensemble d’acteurs d’une filière ou d’un domaine, représentent une innovation prometteuse. Iain Farquhar, l’auteur du cahier sur la gouvernance mondiale de la filière de la banane pose nettement la question : « Un forum multi-acteurs peut-il conduire à un système efficace de gouvernance mondiale ? ». L’avantage de penser à cette structure est qu’elle permet de dépasser le cadre purement territorial. Elle renforce l’assise territoriale des acteurs, mais en se positionnant dans le cadre global de la filière, elle traverse les territoires car elle met en avant les acteurs où ils se trouvent. Cette double articulation territoire/forum peut constituer une véritable clé de voûte de la nouvelle architecture dont nous sommes en train de dessiner les contours.

5. Surmonter le ressentiment : défi historique pour construire une nouvelle gouvernance, responsable, plurielle et solidaire

Divers rencontres et cahiers – au Cône Sud, au Liban, en Afrique du Sud, en Chine, sur la gouvernance de l’eau, la maîtrise de la violence guerrière dans un monde globalisé – font ressortir un thème qui semble incontournable aujourd’hui dès lors que l’on veut changer les choses, à commencer par les mentalités et les attitudes vis-à-vis de l’Autre : celui du ressentiment.

Le ressentiment abonde dans de nombreuses contrées, entre Algériens et Français, entre Chinois et Japonais, entre Palestiniens et Israéliens, entre Rwandais et Congolais, entre Latino-Américains et États-Uniens, entre Géorgiens et Russes… Dans le Cône Sud, le ressentiment reste surtout présent entre Chiliens, Boliviens et Péruviens. Il ne se manifeste pas uniquement entre pays, mais également à l’intérieur de chaque territoire, et particulièrement entre riches et pauvres, entre nationaux et étrangers, notamment en ce qui concerne les migrants.

La réflexion autour du ressentiment permet en outre de lier l’individuel et le collectif. Le ressentiment est global, il a trait aux groupes et aux peuples, mais il est en même temps du ressort intime de chacun. Y réfléchir et le surmonter constitue donc une façon d’avancer vers une transformation personnelle et collective, assurément l’un des piliers centraux du changement éthique et politique que la nouvelle gouvernance mondiale appelle de ses vœux.

Comme pour toutes les questions ayant trait à la gouvernance mondiale, le problème du ressentiment est complexe. Il exige une approche globale qui tente d’appréhender le phénomène dans son ensemble, mais aussi qui permet de traiter chaque cas de figure. Les techniques éprouvées de prévention et de résolution des conflits constituent une démarche importante dans ce domaine. Encore faut-il les mettre en œuvre, c’est-à-dire trouver la volonté, et les moyens, de le faire. Idéalement, le dialogue doit être alimenté de manière permanente, le ressentiment s’abreuvant souvent de malentendus.

À un niveau supérieur, il s’agit également de renouveler l’identité de chaque individu et de chaque communauté. Le ressentiment est un acte de mémoire agressif, souvent enfoui dans un passé lointain qui projette des repères fondés dans une histoire mal comprise et mal digérée. L’idéologie nationaliste qui guide depuis plusieurs siècles les politiques des États a eu de ce point de vue un effet particulièrement néfaste, puisqu’elle a exacerbé le ressentiment entre les peuples sans pour autant résorber les rancœurs infranationales. En ce sens, l’érosion des frontières nationales et la récente prise de conscience de la place de l’être humain dans son environnement contribuent à redéfinir l’identité de chacun dans un monde qui, d’une certaine façon, paraît moins fragmenté, même si de nouvelles lignes de fracture se dessinent, qui peuvent, si l’on n’y prend pas garde, nourrir de vieilles rancœurs et en créer de nouvelles.

Ces médecins qui hésitent à se faire vacciner contre la grippe A

Vendredi 18 septembre 2009

Ces médecins qui hésitent à se faire vacciner contre la grippe A

© Rue89

Pourtant au coeur du dispositif de lutte contre l’épidémie, le personnel médical hésite, marqué par le scandale du sang contaminé.

Leur comportement aura valeur d’exemple. Dans les cabinets en ville et dans les hôpitaux, chacun scrute ce que diront les professionnels de santé. Ils prêteront leur bras à la piqûre et ce sera un message favorable, ils feront front contre le vaccin et tout le monde sera plongé dans le doute.

« La sagesse médicale est de douter, on devra tous se prononcer dans le doute. Il faut l’admettre. Quand on vote c’est pareil », taquine Jean-Marie Le Guen député PS et président de l’Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris. Et de rappeler qu’on est « face à une équation à plusieurs inconnues » :

« On ne connait pas les vaccins, ni la date à laquelle ils seront disponibles, ni s’il faudra une ou plusieurs injections. »

N’empêche, en affichant leurs réticences, les infirmiers ont semé le trouble. Le Syndicat national des personnels infirmiers a lancé la polémique avec un sondage auprès de ses adhérents. Quelque 4 000 personnes qui y ont répondu. (Voir le graphique)

Les infirmiers et le vaccin contre la grippe A Refusent de se faire vacciner (65%) Acceptent (26%) Hésitent (9%)Selon leur exposition aux malades, les réponses ne sont pas les mêmes : les personnels travaillant dans les services sensibles, comme la réanimation néonatale, sont plus enclines à accepter le vaccin « de peur d’être accusée sinon d’avoir transmis la peste aux enfants », note le secrétaire général du syndicat, Thierry Amouroux.

Faut-il faire confiance aux politiques ?

Outre l’ancien directeur de la Croix-Rouge, Marc Gentilini, et le professeur et député UMP Bernard Debré, on n’entend que peu les grands médecins hospitaliers mener campagne contre le vaccin. Les infirmiers semblent plus méfiants que le reste des personnels soignants.

En discutant longuement avec Thierry Amouroux, j’ai compris à quel point les traces laissées par le scandale de la contamination au HIV de patients transfusés dans les années 80 pouvaient être encore présentes. Des sanglots dans la voix, il nous a fait part de son expérience personnelle, vingt-cinq ans dans un service de cancérologie :

« J’ai transfusé des gens en leur jurant que j’étais sûr de ce que je leur injectait. Peu après, le scandale a éclaté, les patients sont revenus me voir …