Archive pour septembre 2008

Aucun euro déposé dans les banques françaises ne peut être touché par la crise, selon Eric Woerth

Mardi 30 septembre 2008

Aucun euro déposé dans les banques françaises ne peut être touché par la crise, selon Eric Woerth

© AFP

PARIS (AFP) – « Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance vie ne peut être touché » en France par la crise financière internationale, a assuré mardi le ministre du Budget, Eric Woerth.

« Les banques françaises ne sont pas les banques américaines, elles sont beaucoup plus régulées (…) Il y a beaucoup moins de mauvaises surprises, et d’ailleurs il n’y en a pas pour l’instant », a souligné M. Woerth dans un entretien sur LCI.

« Et le président (Nicolas Sarkozy) a dit que s’il y a une mauvaise surprise, l’Etat sera là  », a-t-il rappelé.

Lors d’un discours à  Toulon jeudi dernier, M. Sarkozy avait pris « l’engagement solennel » que l’Etat garantirait « la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français » en cas de menace.

« Il ne faut pas de panique, il ne faut pas que les gens s’inquiètent outre mesure. Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance vie ne peut être touché par cette crise », a affirmé M. Woerth, précisant que la réunion prévue ce mardi à  l’Elysée avec les dirigeants des principales banques et compagnies d’assurances françaises visait juste à  « faire un point de la situation ».

« Il faut retrouver de la liquidité, il faut que l’argent sorte. Les banques ont de l’argent, les institutions financières ont de l’argent, il faut que cet argent recircule. C’est parce que l’argent ne circule pas qu’il y a une crise économique », a estimé le ministre du Budget.

« Il faut extraire des bilans des banques américaines les crédits un peu pourris, toxiques, pour que le monde financier retrouve la confiance », a ajouté Eric Woerth, soulignant que ces créances douteuses étaient à  la fois limitées et bien identifiées dans le cas des banques françaises.

Il a regretté que le plan des autorités américaines visant à  transférer ces « créances toxiques » à  l’Etat américain n’ait pas été adopté par la Chambre des représentants.

M. Woerth a lui aussi appelé à  une remise à  plat du système financier mondial, comme l’a souhaité M. Sarkozy à  Toulon.

Interrogé par ailleurs sur l’opportunié d’une taxe sur le « grignotage », Eric Woerth a répondu qu’il n’y était pas favorable.

« Je ne suis pas favorable à  des taxes supplémentaires en ce moment », a-t-il dit.

Réunion de crise à  l’Elysée, la France directement touchée avec Dexia

Mardi 30 septembre 2008

Réunion de crise à  l’Elysée, la France directement touchée avec Dexia

© AFP

PARIS (AFP) – Le président français Nicolas Sarkozy tenait mardi une réunion de crise avec les principaux banquiers et assureurs, alors que la France est pour la première fois touchée directement par la crise, contrainte de participer au renflouement de Dexia. Evènement

La banque franco-belge, qui a perdu près du tiers de sa valeur lundi en Bourse, sera recapitalisée à  hauteur de 6,4 milliards d’euros, aux termes d’un accord franco-belgo-luxembourgeois. L’Etat français et son bras financier, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) y participeront.

Les autorités françaises ne cessent de répéter, depuis le début de la crise, que le système bancaire est solide, fondé sur de grands établissements qui pratiquent surtout de la banque de détail et sont peu exposés aux produits financiers les plus risqués.

« Le système financier français est un des plus sùrs du monde. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français », a martelé mardi, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, qui devait participer à  la réunion d’urgence convoquée par le président français.

« Les banques européennes et françaises ne sont pas surchargées d’actifs de mauvaise qualité comme l’étaient les banques américaines. Fondamentalement, elles sont solides, elles sont très bien capitalisées », a-t-il poursuivi sur la radio RTL, rappelant que les grands groupes bancaires français avaient dégagé sept milliards d’euros de bénéfice au premier semestre 2008. Mais le propos optimiste du gouverneur de la banque centrale cache mal l’inquiétude des autorités françaises. Des proches de Nicolas Sarkozy reconnaissent que la « la situation a changé » depuis quelques jours.

Outre Dexia, au moins une autre banque française, Natixis, apparaît extrêmement fragilisée par la crise.

Cette banque d’affaires est une filiale des Caisses d’Epargne et des Banques populaires, des établissements qui gèrent les économies de millions de Français. Introduite en Bourse au cours de 19,55 euros en novembre 2006, l’action Natixis ne valait plus que 2,2 euros lundi.

Mais le président Sarkozy espère aussi que les banques françaises seront en mesure de continuer à  assumer leur rôle de financement de l’économie, au moment où la France flirte avec la récession.

La réunion de mardi devait passer en revue l’état de santé des institutions financières « mais aussi la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises », selon la présidence française. Les autorités françaises estiment crucial que les banques continuent à  accorder des crédits, surtout aux petites et moyennes entreprises.

L’économie française montre de forts signes d’essoufflement, et le gouvernement commence à  préparer les Français à  des temps difficiles. Le chômage a connu au mois d’aoùt sa plus forte hausse mensuelle depuis 15 ans, avec 41.300 demandeurs d’emploi de plus qu’en juillet, selon des chiffres publiés lundi.

« Je m’attends à  ce qu’on ait des chiffres du chômage qui soient mauvais pour un an », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat à  l’emploi Laurent Wauquiez. « La France n’est pas protégée par magie », a-t-il ajouté, faisant peser la responsabilité de cette dégradation sur le contexte international et la crise financière.

Le système financier basé sur le crédit arrive!

Lundi 29 septembre 2008

Finit l’argent fiduciaire, bienvenue dans l’ère du crédit!

La dette des USA est de 8 000 000 000 000 de dollars et il n’y a que 650 000 000 000 dollars en circulation alors comment espèrent-t-ils rembourser la dette ?? Il ne compte pas rembourser la dette! A la place ils vont éradiquer l’argent physique pour introduire un nouveau système financier basé sur le vent, sur le crédit! Tout cela sera géré par les technologies RFID, puces électroniques.

L’élite Européenne va laissé couler le dollar pour l’amener au même niveau que le pesos et ainsi les USA vont devenir le nouveau Guatemala. Un pays ou les travailleurs ne couteront rien du tout pour les PDG Européens! Il y a énormément plus d’informations sur le sujet, mais ce qui se passe est ultra grave pour les USA.

Crise financière: suspense pour le plan bancaire américain et Fortis

Dimanche 28 septembre 2008

Crise financière: suspense pour le plan bancaire américain et Fortis

© AFP

WASHINGTON (AFP) – Le Congrès américain semblait proche dimanche d’un accord sur le plan de sauvetage bancaire tandis que les discussions se poursuivaient en Europe pour aider le belgo-néerlandais Fortis, malmené par la crise qui aurait fait une autre victime, la britannique Bradford and Bingley. Evènement

Tôt dimanche, les leaders démocrates du Congrès et le secrétaire au Trésor Henry Paulson ont annoncé des « progrès importants » vers une signature du plan qui prévoit le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les créances douteuses des banques.

Des parlementaires participant aux négociations ont cependant affirmé que l’accord « devait encore être couché sur le papier ».

Obtenir que le Congrès approuve ce plan avant l’ouverture lundi des places financières mondiales est vital pour l’administration Bush afin de calmer les marchés et stabiliser le système financier.

Dans les âpres discussions autour de son plan, le gouvernement a dù affronter des réticences venant de son propre camp républicain hostile à  une intervention de l’Etat dans le secteur privé, dont l’ampleur est unique dans l’histoire américaine.

Selon la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, des modifications ont été apportées au plan Paulson, afin notamment qu’il bénéficie à  plus long terme au contribuable américain appelé à  mettre la main au portefeuille.

Alors que les tractations se poursuivaient, en Europe d’intenses pourparlers se tenaient dimanche entre gouvernements et autorités de supervision de Belgique et des Pays-Bas pour trouver une solution à  la crise de confiance traversée par le bancassureur belgo-néerlandais Fortis.

« Il y a toujours des réunions et on examine les initiatives qu’on va prendre avec la BNB », la Banque nationale de Belgique, a déclaré à  l’AFP un porte-parole du superviseur belge du secteur financier, le CBFA.

La solution est cherchée en coordination avec les autorités néerlandaises de supervision notamment la banque centrale néerlandaise (DNB).

Les français BNP Paribas et néerlandais ING sont les candidats les plus sérieux à  un rachat de tout ou partie de Fortis mais elles exigent des garanties d’Etat, ont affirmé dimanche des médias belges sur leurs sites internet.

L’action Fortis a perdu plus de 20% de sa valeur vendredi en bourse, en raison de craintes quant à  sa solvabilité. Les autorités belges veulent trouver une solution pour rassurer l’opinion et éviter une panique des clients.

Un conseil des ministres restreint s’est réuni samedi soir à  Bruxelles avec des représentants de la Banque centrale de Belgique et du superviseur CBFA, officiellement pour un état des lieux de la crise financière. Aux Pays-Bas, le ministre des Finances Wouter Bos a rencontré des hauts responsables de la DNB.

La crise financière a éclaté il y a un peu plus d’un an dans le secteur du « subprime » — crédits hypothécaires à  hauts risques à  taux de remboursement élevés et variables — aux Etats-Unis. Elle a provoqué ces dernières semaines la faillite de grands noms de la finance américaine dont JP Morgan et Washington Mutual, et aurait fait une nouvelle victime en Grande-Bretagne, selon la presse de dimanche.

Selon le site internet de la BBC, le gouvernement britannique va nationaliser les prêts de la banque en difficulté Bradford & Bingley (B&B) et cherche à  vendre ses succursales à  une autre banque. La BBC affirme que le Trésor va utiliser pour cette nationalisation la législation spéciale qui avait servi en février pour le sauvetage de Northern Rock.

L’annonce officielle de ces projets pour B&B, spécialisée dans l’investissement locatif, pourrait être faite dès dimanche soir, ou lundi matin, selon BBC. Si B&B disparaît, elle sera la quatrième banque britannique à  subir ce sort cette année, avec Northern Rock, Alliance & Leicester et HBOS, qui va être achetée par sa rivale Lloyds TSB.

Sarkozy reçoit Chavez, l’invite à  ne pas s’enfermer dans un camp

Samedi 27 septembre 2008

Sarkozy reçoit Chavez, l’invite à  ne pas s’enfermer dans un camp

© Reuters – Vendredi 26 septembre

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy a invité le président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale latino-américaine, à  ne pas « s’enfermer dans un camp », apprend-on auprès de la présidence française.

La France était pour le très prolixe leader antiaméricain l’avant-dernière étape d’une tournée qui l’a conduit à  Cuba, en Chine et en Russie et qu’il achèvera au Portugal.

Selon l’Elysée, le président français a exhorté Hugo Chavez à  ne pas fournir à  ses adversaires prétexte à  le « caricaturer » et l’a invité à  « penser à  l’avenir », alors que l’administration américaine est sur le point de changer.

Cela n’a pas empêché le président vénézuélien de se lancer devant la presse à  une nouvelle diatribe contre les Etats-Unis, dans la cour de l’Elysée, à  l’issue de son entretien de 40 minutes avec Nicolas Sarkozy.

« On est harcelé et attaqué par les Américains », a dit Hugo Chavez, qui a également dénoncé « l’hégémonie du dollar » et accusé les Etats-Unis d’avoir « acheté le monde avec du papier qui n’a pas de valeur réelle ».

Les Etats-Unis veulent régler la crise financière actuelle « en utilisant le même remède, en faisant marcher la planche à  billets, et je doute fortement qu’on puisse régler la crise comme ça », a ajouté le dirigeant vénézuélien, qui a dit compter « sur la sagesse européenne ».

Nicolas Sarkozy avait un temps misé sur Hugo Chavez pour faire libérer l’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt des mains des Forces armées révolutionnaires colombiennes, avant que l’armée colombienne la libère.

COOPÉRATION

Hugo Chavez a dit avoir félicité le président français pour « son leadership, son action et son dynamisme international » et a soutenu sa proposition d’une remise à  plat du système financier et monétaire mondial.

Il a cependant souligné que si Nicolas Sarkozy était favorable à  un « capitalisme régulé », il voyait pour sa part dans le socialisme la solution aux difficultés actuelles.

Selon l’Elysée, Nicolas Sarkozy a fait part à  son homologue vénézuélien du souhait de la France de développer ses relations avec le Venezuela, soucieux de diversifier son économie.

La France est prête à  des transferts de technologie, notamment en matière de transports et d’énergie, ainsi que dans le domaine de la défense, dans la perspective de lutter contre les trafics dans la région caraïbe, a-t-il fait valoir.

« Nous allons renforcer les relations entre les deux pays », a confirmé Hugo Chavez, qui a notamment mentionné les activités des sociétés pétrolières françaises Total et Perenco au Venezuela, le métro de Caracas et l’industrie automobile.

La coopération entre les deux pays sera examinée lors d’une réunion mixte les 2 et 3 octobre, a-t-il précisé.

Il enfin démenti des rumeurs selon lesquels il avait l’intention de demander l’extradition de l’ancien activiste vénézuélien Ilitch Ramirez Sanchez, alias Carlos, détenu en France et poursuivi par la justice française pour des attentats dans les années 1980.

« Il s’agit seulement de spéculations. Nous n’avons pas discuté de ce sujet. Nous n’avons pas de mandat juridique pour demander l’extradition de Carlos car il n’a pas commis de crime au Venezuela », a-t-il déclaré.

Emmanuel Jarry, édité par Gérard Bon

France : face à  la crise, appel du gouvernement à  « l’unité nationale »

Samedi 27 septembre 2008

France : face à  la crise, appel du gouvernement à  « l’unité nationale »

© AFP – Vendredi 26 septembre

ENGHIEN-LES-BAINS (AFP) – Le Premier ministre français François Fillon a lancé vendredi soir un appel à  « l’unité nationale » face à  la crise financière internationale, évoquant des « temps difficiles ».

« Les temps sont difficiles (…) Il y a des moments où l’unité nationale s’impose », a déclaré le Premier ministre au cours d’une réunion publique du parti UMP (au pouvoir) à  Enghien-les-Bains, près de Paris.

« Depuis quelques jours, la tempête financière américaine s’amplifie.

« C’est une crise majeure, qui pousse tout le système économique mondial au bord du précipice. Une crise comme il s’en produit seulement une ou deux par siècle », a ajouté le chef du gouvernement.

« Nous sommes dans une passe difficile, qui réclame du sang-froid, de la ténacité et du courage », a-t-il également déclaré.

Jeudi, le président Nicolas Sarkozy a prévenu que la crise financière aurait des conséquences de longue durée sur la croissance et le chômage, et appelé à  une remise à  plat du capitalisme, lors d’un discours à  Toulon (sud-est) qui a soulevé les critiques de l’opposition.

Le leader socialiste François Hollande a estimé que Nicolas Sarkozy « cherche toujours des responsables, des coupables » alors qu’il est « le premier responsable, le premier coupable » de la situation économique en France.

M. Hollande a notamment reproché au chef de l’Etat d’avoir « donné de l’argent inutilement aux catégories les plus favorisées sans qu’il y ait de rebond pour l’économie française en termes de consommation et d’investissement ».

Les Verts ont dénoncé l’ »incompétence économique » du chef de l’Etat de l’Etat, alors que le leader centriste, François Bayrou, a vu dans le discours de M. Sarkozy « une incroyable accumulation de promesses » qui se heurteront selon lui au manque de « marges de manoeuvres » budgétaires.

La presse française s’est également montrée critique après le discours de Nicolas Sarkozy, en notant que le président profite de la crise pour vanter sa politique de réformes sans annoncer de solution.

La crise financière s’aggrave après la faillite de Washington Mutual

Vendredi 26 septembre 2008

La crise financière s’aggrave après la faillite de Washington Mutual

© AFP

PARIS (AFP) – La crise financière donnait de nouveaux signes d’aggravation vendredi après la faillite de la banque américaine Washington Mutual, tandis que l’inquiétude croissait sur les marchés faute de progrès sur le plan de sauvetage américain.

La fermeture de Washington Mutual, annoncée jeudi soir, constitue la plus grosse faillite d’une banque de dépôts dans l’histoire des Etats-Unis.

Basée à  Seattle (Ouest), « WaMu » était la sixième banque du pays par les actifs. Particulièrement touchée par la crise de l’immobilier, elle avait vu sa valeur boursière quasiment réduite à  néant. Ses activités encore viables seront reprises par son concurrent JPMorgan Chase pour 1,9 milliard de dollars.

En Europe, le grand groupe de banque et d’assurance belgo-néerlandais Fortis, objet de rumeurs depuis plusieurs jours, a dù faire une mise au point pour assurer qu’il était solvable malgré la chute de son cours de Bourse.

Fortis a convoqué une conférence de presse dans l’urgence à  Bruxelles pour annoncer qu’il allait céder des actifs d’une valeur de 5 à  10 milliards d’euros en raison de « circonstances de marché difficiles actuellement ». Mais le groupe a assuré qu’il avait suffisamment de liquidités pour continuer à  fonctionner.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a assuré que son gouvernement ne laisserait « aucun client en difficulté ».

Les marchés financiers continuent par ailleurs de vivre au rythme des négociations sur le plan de sauvetage bancaire en discussion entre le gouvernement américain et la majorité démocrate du Congrès.

Alors qu’un accord semblait proche jeudi dans la journée, il est apparu dans la soirée que les négociations étaient en fait bloquées. Conséquence, les Bourses, qui avaient fortement progressé jeudi, sont reparties à  la baisse vendredi. Les principaux indices boursiers européens perdaient environ 2% à  la mi-journée.Les discussions autour du plan de sauvetage bancaire semblaient se compliquer jeudi soir à  Washington avec l’apparition de voix discordantes au sein des rangs républicains.

En outre, la rencontre exceptionnelle à  la Maison Blanche entre le président George W. Bush, le candidat démocrate à  l’élection présidentielle Barack Obama et le candidat républicain John McCain n’a pas donné les résultats espérés.

« Je pense que nous finirons par avoir un accord mais il reste du travail à  faire », a déclaré M. Obama à  l’issue de cette rencontre.

Brandissant les risques d’une crise généralisée, les républicains font pression pour adopter en l’état le plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson, qui vise à  soulager les banques de leurs créances les plus mauvaises avec l’aide de l’argent public. Les démocrates souhaitent l’accompagner de mesures d’aide aux ménages.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a néanmoins indiqué vendredi qu’elle espérait « parvenir à  un accord dans les prochaines 24 heures afin de pouvoir rédiger un projet de loi et le proposer au vote ». « C’est vraiment entre les mains des républicains », a-t-elle ajouté.

Autre signe de tension, plusieurs grandes banques centrales ont annoncé vendredi matin de nouvelles mesures visant à  s’échanger entre elles plus facilement des liquidités afin d’alimenter leurs systèmes bancaires respectifs.

La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et leurs homologues britannique et suisse ont élargis leurs accords exceptionnels, dits de « swap », mis en place pour faire face à  la crise.

Plusieurs milliards de dollars supplémentaires pourront ainsi circuler pour soulager les banques qui ne trouvent pas les fonds nécessaires pour boucler leurs comptes chaque jour.

Sur le marché interbancaire, les taux ont en effet fortement augmenté depuis plusieurs jours, traduisant l’inquiétude généralisée et rendant plus cher l’argent pour les banques.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë présente le projet de tour-pyramide Unibail

Jeudi 25 septembre 2008

Le maire de Paris Bertrand Delanoë présente le projet de tour-pyramide Unibail

© AFP

pyramide paris

PARIS, 25 sept 2008 (AFP) – Signé des grands architectes Herzog et de Meuron, le projet privé de tour de bureaux « Triangle » qui sera édifié, sur près de 200 mètres de hauteur, au parc des Expositions de la porte de Versailles, a été présenté jeudi à  la presse par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë.

Il a trouvé des accents lyriques pour défendre ce premier des six sites choisis pour construire en « hauteur » à  Paris et dépasser le plafond de 37 mètres du Plan local d’urbanisme: il s’agit d’un « édifice exceptionnel », d’une « beauté inouïe », a-t-il insisté à  propos de cette pyramide très effilée, toute en transparence, située au coeur du parc des Expositions (XVème).

Plus de trente ans après la Tour Montparnasse (210 mètres), treize ans après la BNF (80 mètres) et 18 ans après la Tour Cristal du Front de Seine (98 mètres), cette tour sera élevée par l’investisseur Unibail-Rodamco. Elle ne coùtera rien au contribuable parisien, la mairie, qui fournit le terrain, espérant des retombées en termes de développement économique et de création d’emplois (5.000 selon le maire).

Ce sont les architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron (prix Pritzker 2001, le Nobel de l’architecture), déjà  auteurs du stade olympique de Pékin, le fameux « nid d’oiseau », et de la Tate Modern à  Londres, qui construiront le « Triangle ». Déployé sur 70.000 m2, il « obéira strictement aux règles du plan climat de Paris », selon M. Delanoë.

Jacques Herzog a précisé qu’il culminera à  « moins de 200 mètres de haut », sa forme limitant « l’ombre portée sur les voisins » et qu’il utilisera des capteurs solaires. La tour ne sera pas un bâtiment sur dalle et devrait permettre une continuité de la vie urbaine entre le XVème arrondissement et Issy-les-Moulineaux.

« On veut une tour à  taille humaine, quelque chose à  la fois audacieux, équilibré et parisien », a déclaré le PDG d’Unibail Guillaume Poitrinal à  propos de ce bâtiment qui devrait comprendre des espaces accessibles au public, restaurant, belvédère, jusqu’aux étages élevés.

Il n’a pas précisé le coùt du projet qui devrait être réalisé d’ici quatre ans, un « processus d’information et de concertation » de la mairie étant prévu à  partir du 15 octobre avec notamment deux réunions publiques.

Les élus Verts parisiens évoquent le Paris « post pétrole » et dénoncent un projet « pré-ficelé » et « une consultation bidon », rappelant qu’ils avaient demandé un référendum sur les tours.

Le maire UMP du XVème Philippe Goujon estime au contraire que c’est « un très beau projet » qui devra répondre aux conditions de haute qualité environnementale et intégrer des espaces verts.

« Pendant la crise économique grave, il faut oser là  où on peut continuer à  être entreprenants, avec beaucoup de sagesse, avec le sens des réalités, car il ne faut pas mettre en panne notre dynamique pour l’attractivité économique de Paris », a expliqué le maire de la capitale.

Le Conseil de Paris a voté en juillet dernier pour le dépassement du plafond de hauteur de 37 mètres du PLU (jusqu’à  50 mètres pour le logement et au-delà  pour les équipements publics et les activités économiques) sur six sites: Bercy-Charenton (XIIe), Masséna-Bruneseau (XIIIe), Porte de Versailles (XVe), Batignolles (XVIIe), Porte de la Chapelle (XVIIIe) et Porte de Montreuil (XXe).

La mafia a-t-elle pris le pouvoir à  Bruxelles ?

Jeudi 25 septembre 2008

La mafia a-t-elle pris le pouvoir à  Bruxelles ?

© Dr Rath Foundation

Il n’y a plus l’ombre d’un doute en ce qui concerne l’orientation politique que l’Union Européenne a prise. Ceci a été récemment révélé par Franco Frattini, commissaire européen à  la justice, qui a annoncé que toutes les personnes qui viendraient dans un pays de l’UE seraient contrôlées et que l’on procèderait à  la prise de leurs empreintes digitales. A partir de 2009, les empreintes digitales et une photo devront figurer sur toutes les cartes d’identité européennes. A partir de 2011, les ressortissants d’un pays ne faisant pas partie de l’Europe et qui demanderont un visa, devront fournir des documents comportant des données biométriques.

Pour l’instant les plans de Frattini prévoient que les empreintes digitales des enfants seront prises dès l’âge de six ans. Les responsables de la sécurité prévoient, cependant, qu’elles pourront l’être chez des sujets encore plus jeunes, car la technologie progresse sans arrêt. Si les 27 pays membres de l’Union Européenne approuvent ce projet, il représentera l’une des plus grandes opérations de contrôle de sécurité jamais faite par celle-ci et coùtera des milliards d’euros.

Franco Frattini était autrefois ministre italien des Affaires étrangères et un fidèle conseiller du premier ministre Silvio Berlusconi. Quand il a été nommé à  la Commission Européenne en 2004, le choix de Frattini a immédiatement fait l’objet d’une polémique parce qu’il lui était reproché d’avoir été franc-maçon.

Depuis 1981, la franc-maçonnerie est, en Italie, une question extrêmement sensible depuis la dissolution, en plein milieu d’un scandale politique, d’une loge maçonnique de droite, illégale et secrète, la loge P2 (Propaganda Due). Dans ce contexte, il est à  noter que le nom de Silvio Berlusconi figurait sur une liste de quelques mille membres de la loge P2, parmi lesquels se trouvaient également des personnalités éminentes de la banque, des affaires, des services secrets, du journalisme, de l’armée et de la police.

Berlusconi, qui mène actuellement une campagne électorale pour revenir au pouvoir et être de nouveau premier ministre, serait devenu membre de la loge P2 en 1978. Au fil des ans, il a été impliqué dans plus d’une douzaine de procédures pénales, de procès en cassation et autres enquêtes judiciaires. Il a été accusé de fraude, de faux en écriture comptable, de corruption et de connexion avec la Mafia.

Comme on peut le constater, Berlusconi est, malgré tout, encore en bonne compagnie. Un de ses partenaires en affaires et amis les plus proches, le sénateur italien Marcello Dell’Utri qui est également le délégué italien au Conseil de l’Europe, a été condamné pour collusion avec la Mafia. Alors que son jugement est encore en appel, l’immunité que lui confère son poste de délégué au Conseil de l’Europe le met à  l’abri des sentences de la justice italienne, conformément à  l’article 15 des accords généraux de l’UE, signés à  Paris en 1949.

Du point de vue historique, il est connu que la loge P2 avait des liens avec le nazisme et des groupes d’extrême droite. En 1998, Licio Gelli, ancien grand maître de la loge P2, a été emprisonné pour corruption et fraude dans le cadre du scandale de la Banco Ambrosiano. Il a été qualifié, « dans les colonnes du New York Times, comme étant un « fasciste connu ». Dans son livre « In God’s Name : An Investigation into the Murder of Pope John Paul 1er, l’écrivain David A. Yallop affirme même que Gelli était impliqué dans une conspiration qui a abouti, en 1978, à  l’assassinat de Jean-Paul 1er, qui ne fut pape que pendant 33 jours.

Plus troublant encore est le fait que plusieurs sources, parmi lesquelles les quotidiens New Zealand Herald (Nouvelle-Zélande) et The Observer (Grande-Bretagne) se réfèrent à  des liens existants entre la loge P2 et le terrorisme d’état. D’autres, comme la BBC, affirment que la loge P2 avait des relations avec la Mafia et des groupes terroristes d’extrême droite.

Souhaitez-vous vivre dans une Europe comme celle-là  ? Une Europe contrôlée par des individus, tels que Franco Frattini et des personnages surpuissants, immensément riches, tels que Silvio Berlusconi ? Une Europe où vos droits privés et vos libertés seront constamment bafoués ? Une Europe où n’existera aucune voie démocratique vous permettant d’exprimer votre opinion ?

Si nous ne mettons pas un terme à  l’influence de ces gens, l’Europe se transformera progressivement en un « continent Orwellien », où la dictature aura définitivement remplacé la démocratie.

Si vous vivez dans l’Union Européenne et si vous souhaitez savoir ce que vous pouvez faire pour qu’elle ne devienne pas une dictature, cliquez ICI.

La crainte d’un krach financier mondial plane sur l’Europe

Jeudi 25 septembre 2008

La crainte d’un krach financier mondial plane sur l’Europe

© WSWS

L’élite dirigeante européenne est sous le choc et considère avec incrédulité ce qu’elle craint être la plus sérieuse crise du capitalisme mondial depuis le krach de Wall Street en 1929.

La Banque centrale européenne (BCE) a réagi à  la faillite de la banque d’affaires américaine, Lehman Brothers, en injectant des liquidités massives afin de soutenir les marchés boursiers européens. Lundi, la BCE avait procédé à  des appels d’offre rapides pour injecter 30 milliards d’euros dans les marchés monétaires en déclarant dans un communiqué qu’elle était « prête à  contribuer à  des conditions ordonnées sur le marché monétaire en euros. »

La démarche de la BCE fut suivie de celle de la Banque nationale suisse (BNS) qui a également fourni des liquidités supplémentaires alors que les marchés boursiers d’Europe et d’Asie poursuivaient leur plongée.

Anticipant une baisse brutale des cours de la Bourse anglaise, la Banque d’Angleterre est intervenue lundi à  hauteur de 5 milliards de livres (6,3 milliards d’euros) pour apaiser les marchés.

Le ministère allemand des Finances, la Bundesbank (banque centrale allemande) et la Bafin (autorité allemande des marchés financiers) ont tous tenté de restaurer le calme sur les marchés allemands en publiant un communiqué conjoint disant que l’exposition des banques allemandes à  Lehman serait gérable.

Ni les efforts entrepris par les banquiers des banques centrales européennes pour rassurer les esprits ni les injections massives de liquidités n’ont réussi à  apaiser les craintes des marchés. Lundi, l’indice des valeurs européennes FTSE Eurofirst 300 britannique a chuté de 5 pour cent alors que le Dax allemand est tombé de 4,7 pour cent, pour atteindre son plus bas niveau depuis deux ans. Les valeurs bancaires ont été le plus durement touchées.

Lundi, après les pertes considérables sur les marchés boursiers et la crainte de l’effondrement du plus grand assureur américain, l’American International Group (AIG), les banques européennes intervenaient une fois de plus mardi, la BCE injectant 70 milliards d’euros supplémentaires et la Banque d’Angleterre 20 milliards de livres (25,1 milliards d’euros) de plus.

Une fois de plus, les injections massives de liquidités ne sont pas parvenues à  stabiliser les marchés. Mardi, le FTSE 100 de Londres a plongé en dessous de 5.000 points pour la première fois depuis sept ans. Les valeurs allemandes ont poursuivi leur chute. L’indice Dax 30 [indice de référence des valeurs des trente blue chips allemandes] a baissé de 98,99 points à  5965,17, soit un recul de 1,63 pour cent. Le principal indice français, le CAC a enregistré lundi une forte baisse de 3,78 pour cent et mardi de 1,96 pour cent.

Contrairement aux déclarations officielles faites en Allemagne, l’ampleur totale de l’implication des principales banques européennes dans Lehman Brothers est énorme.

Mardi, par exemple, il a été rapporté que la banque publique allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau (Banque pour la reconstruction, KfW) avait transféré par erreur 300 millions d’euros à  Lehman Brothers le jour même où la banque américaine déposait son bilan, tandis que l’établissement bancaire helvétique UBS annonçait qu’il s’attendait à  des pertes identiques d’au moins 300 millions d’euros en raison de son implication avec Lehman Brothers. UBS, le numéro 1 de la gestion de fortune, avait déjà  été dù rayer 37 milliards de dollars d’actifs liés à  la crise du crédit hypothécaire des subprimes américains.

Selon le journal économique allemande Handelsblatt il est possible que la totalité du fonds d’urgence mis sur pied par un consortium de banques allemandes pour s’assurer contre les crises soit absorbée par l’effondrement de Lehman. Le Fonds de garantie de dépôt de la fédération des banques allemandes (BdB) est évalué à  4,6 milliards de dollars, une somme qui sera entièrement engloutie pour éponger 6 milliards d’euros de dettes des filiales de Lehman en Allemagne. Les pertes de 6 milliards d’euros provenant de l’effondrement de Lehman représentent la plus grosse perte de l’histoire de la finance allemande.

La Grande-Bretagne est encore plus exposée à  la crise financière américaine. Après l’effondrement de la banque Northern Rock en début d’année, le premier établissement de crédit immobilier de Grande-Bretagne, la Halifax Bank of Scotland (HBOS) se trouve également au bord de la faillite. Ses actions en bourse ont dégringolé mardi de 40 pour cent et il semblerait qu’elle puisse être rachetée par Lloyds TSB.

D’autres importantes banques européennes pourraient être entraînées dans le tourbillon financier dans des conditions où entre avril et juin l’ensemble des économies de l’Union européenne avait déjà  rétréci de 0,2 pour cent. La Grande-Bretagne et l’Espagne qui avaient aussi été durement touchées par une grave crise immobilière connaîtraient déjà  la récession. Selon l’Institut économique de Kiel, la première économie d’Europe, l’Allemagne, sera également affectée par la récession cette année.

Face à  la montée de l’inflation de par l’Europe, et dont les taux dépassent 4 pour cent dans de nombreux pays, les analystes économiques redoutent déjà  la stagflation au sein de l’Union européenne.

Les politiciens français et allemands ont lancé des platitudes euphorisantes à  la ronde en déclarant que les données fondamentales des économies et du système bancaire européens étaient saines et en meilleur état que les données américaines. Mais les analystes ont émis des avertissements sombres indiquant tout le contraire en soulignant qu’il n’est pas possible que l’Europe ne soit pas touchée par l’effondrement continu des institutions financières américaines.

En signalant les implications d’une menace de faillite imminente de l’assureur AIG, le New York Times a relevé que les banques européennes possédaient trois quarts des 441 milliards de dollars d’actifs de l’AIG liés aux crédits immobiliers à  risque assurés et détenus par un consortium de banques. Ces titres exposent les institutions financières européennes à  d’énormes risques en cas de défaillance de l’AIG.

Dans son article, paru lundi dans le quotidien Frankfurter Rundschau, Jan Pieter Krahnen parlait du « grand danger d’une onde de choc » qui pourrait ensevelir les banques allemandes et européennes au cas où en Allemagne la confiance placée dans le genre de contrat assurant le risque de crédit (credit default swaps, CDS) préconisé par Lehman Brothers et AIG serait ébranlé. Mercredi, le journal Süddeutsche Zeitung intitulait son interview avec un expert financier, « Le pire est à  venir. »

Un certain nombre de commentaires quasi apocalyptiques sont parus dans la presse britannique, disant que la crise actuelle est au moins comparable à  l’effondrement financier de 1929.

Larry Elliot, le rédacteur en chef des pages économie du Guardian a intitulé son papier « Cette semaine, le krach est nucléaire et la Grande-Bretagne va ressentir les pires retombées. » Il a écrit : « Il est clair que les événements du week-end rendent bien plus probable une récession prolongée et profonde. Oublions tout ce qui a été dit d’un atterrissage en douceur ou d’une récession si forte et courte qu’on la remarquerait à  peine. Comme les choses se présentent actuellement, la question est de savoir à  présent s’il s’agit d’un effondrement total du système financier avec les institutions s’écroulant comme un jeu de quilles ou si un resserrement rigoureux du crédit sur une période prolongée entraînera une baisse des prix immobiliers, une chute des dépenses à  la consommation, de plus faibles investissements et une hausse du chômage. »

« Il ne fait aucun doute qu’il s’agit du choc financier le plus grave depuis 1929, » poursuivit-il.

Dans un article paru dans le journal de droite Daily Mail, Alex Brummer rappelle que les premiers signes de gonflement de la crise internationale remontaient aux problèmes qu’a connus une banque européenne.

« La crise du crédit a débuté », écrit-il, « le 9 aoùt de l’année dernière après que l’une des premières banques privées françaises, BNP Paribas, ait annoncé la suspension du calcul des valeurs liquidatives de deux de ses fonds d’investissement parce qu’ils contenaient des titres toxiques. »

Il poursuit en se référant à  « des dizaines sinon des centaines de milliards de pertes sur des titres basés sur des produits dérivés liés aux subprimes » pour conclure, « Ce n’est que maintenant que la taille véritable du trou noir est reconnue chez Lehman, Merrill Lynch, AIG et ailleurs. Chez Lehmann par exemple, le chiffre des dépréciations a plus que doublé en passant de 17 milliards de livres sterling à  44 milliards de livres sterling en l’espace de la seule semaine passée. »

L’éditorial du journal Mail précise, « Des décennies durant, nous avons adoré l’idole or. Les premiers ministres et les présidents se sont agenouillés devant ses gardiens. Les monarques de l’argent, les courtiers de la richesse, les prétendues sources de la sagesse ont tenu en bride l’Europe et les Etats-Unis, rabaissant tous ceux qu’ils croisaient sur leur chemin… Aujourd’hui, nous nous réveillons pour découvrir que pareils à  de nombreux magiciens d’Oz, ces personnalités pleines d’assurance sont en réalité de vieux hommes insensés, parfois aussi des jeunes, marmonnant en coulisse des incantations vides de sens, »

« Une façon de voir le capitalisme est à  présent discréditée », conclut-il.

Willem Buiter, professeur d’économie politique européenne à  la London School of Economics a fait la déclaration la plus claire sur les implications de l’effondrement financier aux Etats-Unis.

Dans le Financial Times, Buiter a dit en parlant des 85 milliards de dollars de renflouement de l’AIG par le gouvernement américain, « Le plus grand supermarché d’assurance du monde, dont le bilan dépasse mille milliards de dollars, a été nationalisé parce qu’on le suspectait d’être trop gros et trop interconnecté mondialement pour faire faillite ! »

Il a poursuivi en précisant, « Derrière cette décision extraordinaire se cachait le fait que l’échec de l’AIG aurait accru les risques, réels et supposés, des contreparties de par le système financier des Etats-Unis et du reste du monde, au point qu’aucun établissement financier n’aurait voulu accorder un crédit à  un quelconque autre établissement financier. Les crédits aux ménages et aux entreprises non financières auraient été le domino suivant à  tomber, et voilà  ! Un Armageddon financier parfait. »

(Article original paru le 18 septembre 2008)