Archive pour août 2008

Anglo-israélisme

Dimanche 31 août 2008

Anglo-israélisme

© Wikipedia

L’anglo-israélisme est un courant religieux issu du restaurationnisme qui prétend que les Anglo-Saxons contemporains, vivant en Grande-Bretagne et aux États-Unis, sont des descendants directs des dix tribus perdues et sont liés par un alliance spéciale au trône de David.

Cette théorie tient ses origines de la Réforme anglaise au XVIe siècle, lorsque plusieurs théologiens anglais ont dù justifier la séparation survenue entre l’Église d’Angleterre et l’Église catholique romaine. Ils présentèrent alors les Anglo-Saxons comme un peuple élu ayant des origines bibliques et apostoliques.

L’influence de l’anglo-israélisme compte pour beaucoup dans le folklore historique de ce qui est aujourd’hui appelé White Anglo-Saxon Protestant. Le puritanisme anglais était fortement marqué par l’idée que la race anglaise était choisie ou élue dans un projet messianique.

La mythologie anglo-israélite s’appuie sur des légendes et des mythes historiques, comme le récit de Joseph d’Arimathie en Angleterre, l’Historia Regum Britanniae, la matière de Bretagne, les prétentions à  la succession du roi Arthur, la légende racontant que Paul de Tarse vint en Angleterre, etc.

Les adhérents contemporains de ce courant sont regroupés en plusieurs associations ou sectes, n’ayant aucune organisation centrale.

British-Israel-World Federation, British-Israël

Dimanche 31 août 2008

Fédération Mondiale Israëlo-Britannique

© Jordan Maxwell

Les deux images qui vont suivre ont été prises d’un enregistrement du congrès des Etats Unis d’Amérique, le 76è Congrès, Troisième sessions, daté du 19 Avril 1940.

Pour télécharger le document complet, cliquez ici.

congress record 76 2

british israel petit

A la fin des années 30, le Magazine Destiny du British Israel World Federation Movement à  publié des articles qui identifient Septembre 2001 en tant que date ciblée qui marque le point de départ de la construction d’un état global théocratique — un « Royaume sur la Terre comme au Ciel ».

Jordan Maxwell présente les images scannées hautes résolutions des ARTICLES ORIGINAUX comme ça vous pouvez constater de quoi ces gens ont bien pu parler en privé pendant des générations et cela dans leurs propres publications.

Les images ont été rétrécies pour qu’elles puissent être adaptées à  votre écran. Faites un clique droit et choisissez « Sauvegarder les Images sous », « Montre les Images », « Voir les Images ».

17 septembre 2001

renaissance des civilisatio

1st tisri 6000
Source: Destiny, Décembre 1939 issue, page 14

grande pyramide
Source: Destiny, Février 1941, page 31

Important Article: British Isreal: The Hidden Hand Behind « The Kingdom of God on Earth » Deception
Search Google: « British Israel World Federation »
Search Google: British Anglo Israel

Bien que ce document n’est pas un document officiel British-Israel, l’information a quelques impacts par rapport au sujet:

jesus 11 sept 03

Sachsenhausen: Regardez la forme du premier camp de concentration créé par Adolf Hitler

Dimanche 31 août 2008

Premier camp de concentration Sachsenhausen

sachsenh

sachsenhausen model of camp

sachsenhausen2

Source Photos: Google Images, Ulrich Wagner
Source Texte: Wikipedia

Oranienburg-Sachsenhausen dit « Sachso » fut un camp de concentration nazi d’une superficie de 600 hectares implanté en 1935 à  30km au nord de Berlin.

De 1936 à  1945, on estime que 200 000 personnes y ont été internées et que 100 000 y sont mortes.

Parmi les personnalités internées dans le camp, on citera :
- Georges Mandel, homme politique français
- Fritz Thyssen, baron allemand de l’acier
- Kurt von Schuschnigg, ancien chancelier d’Autriche
- Herschel Grynszpan, assassin d’Ernst vom Rath, conseiller de l’ambassade d’Allemagne à  Paris en 1938
- Francisco Largo Caballero, chef du gouvernement de la République espagnole au début de la guerre d’Espagne, arrêté en France.
- Iakov Djougachvili, fils aîné de Joseph Staline
- Paul Reynaud, homme politique français
- Léon Blum, homme politique français
- Salah Bouchafa, résistant algérien

C’est dans ce camp que Himmler installa son état-major et que l’inspection centrale des SS fit expérimenter ses méthodes d’extermination avant de les faire appliquer dans les autres camps.

À la différence de beaucoup d’autres camps nazis, Sachsenhausen fut un camp où peu de juifs furent envoyés. En effet, on y internait essentiellement des prisonniers dits politiques. Des ressortissants de nombreuses nationalités y furent internés, y compris des résistants français.

Les détenus étaient utilisés pour l’effort de guerre des nazis et travaillaient alors dans des conditions extrêmement pénibles dans des petites unités souvent extérieures au camp principal et constituant des camps annexes, appelés kommandos. Outre des travaux de manufacture (menuiserie), certains prisonniers devaient réparer le matériel de guerre allemand..
Un atelier de fausse monnaie y fut également installé. Il produisit environ 15 millions de livres sterling utilisées pour contourner le blocus anti-nazi. C’était l’opération Bernhard.

Fin avril 1945, le camp fut libéré par l’Armée rouge. De nombreux prisonniers étaient morts entre temps au cours de l’une des nombreuses marches de la mort. Il restait environ 3000 survivants au camp dont la moitié de femmes. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le camp de Sachsenhausen fut occupé par les Soviétiques, qui y internèrent des petits fonctionnaires du régime nazi et des opposants au régime communiste de 1945 à  1950. On estime à  12€”°000 le nombre de morts lors de cette période, dus essentiellement aux épidémies et aux mauvaises conditions de détention.

Le Passeport de Néo Expire le 11 Septembre 2001

Dimanche 31 août 2008

Matrix I : Le Passeport de Néo Expire le 11 Septembre 2001

neo passeport

C’est incroyable, dingue à  la fois, mais bien réel. Voila un autre fait dérangeant! Alors est-ce que les frères wachowski savaient pour le 11 Septembre 2001 tel que nous le connaissons. Je vous donne la réponse, surement pas! Ils étaient au courant de quelque chose de plus gros que ça que je vais dévoiler aujourd’hui.

Vous croyez toujours aux coincidences maintenant?

VOILÀ LA RAISON POUR LAQUELLE IL Y A TANT DE SPAM…

Samedi 30 août 2008

VOILÀ LA RAISON POUR LAQUELLE IL Y A TANT DE SPAM…

© Libertés & Internets

[Gregoire Seither - IES News Service - 28/08/2008]

Confronté à  la quantité de pourriels dans votre boite à  lettres électronique, il vous sùrement déjà  arrivé de vous demander pourquoi il y en a autant. Et comment les expéditeurs de tous ces pourriels font pour gagner de l’argent ? Mais surtout, qui peut être suffisamment con pour acheter quelque chose à  un spammeur ? Et bien, grâce à  une étude récente de l’entreprise de sécurité informatique Marshal, la réponse est claire :

De nos jours, en 2008, près de 30% des personnes qui recoivent un message de spam répondent pour commander quelque chose !

Comme l’explique Bradley Anstis, vice-président de Marshal, plus de 29 % des usagers Internet ont acheté des marchandises proposées via des courriers électroniques non sollicités. Selon le rapport, la principale marchandise achetée consiste en pillules pour augmenter les performances sexuelles, des logiciels piratés, de la pornographie et des copies de produits de luxe, comme des montres, des bijoux et des vètements de marque contrefaits.

Pour Bradley Anstis, Cette enquête met en lumière une vérité qui dérange. La raison pour laquelle il y a tant de spam c’est que de nombreuses personnes achètent les produits proposés et font donc de l’envoi de spam une activité profitable.

Le rapport souligne que la croyance généralement admise que les utilisateurs avertis n’achètent pas des produits vendus via le spam est totalement fausse.

Mais, explique le rapport, Il faut tenir compte de ce qui est acheté via les messages de spam. Ce sont des logiciels piratés, des fausses montres de luxe, des vètements de marque contrefaits, des médicaments bon marché et des produits pharmaceutiques normalement soumis à  ordonnance. Et bien sur la pornographie et les produits sexuels. Internet permet aux personnes de commander de manière facile et anonyme des marchandises illégales ou controllées. Cest un marché noir, et le spam est devenu un moyen standard de faire la publicité pour ses produits auprès d’un public de millions de clients potentiels qui, régulièrement, passent à  l’acte d’achat.

L’enquête Marshall relève un autre fait intéressant : les personnes qui achètent des produits vantés par des courriels de spam sont des clients réguliers. En moyenne, chaque personne ayant reconnu avoir fait ce type d’achat affirme acheté au moins deux produits par ce canal. On est loin de l’idée d’un marché interlope avec des vendeurs furtifs et des acheteurs à  un coup.

Quel rôle pour Dominique de Villepin dans les Affaires étrangères ?

Samedi 30 août 2008

Quel rôle pour Dominique de Villepin dans les Affaires étrangères ?

© Solidarité & Progrès

Paris, le 27 aoùt (Nouvelle Solidarité)€”Les récentes déclarations de Dominique de Villepin confirment-elles les rumeurs que l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pourrait de nouveau jouer un rôle dans les Affaires étrangères de la nation ? Ce qui est certain est que ses prises de position sur la crise géorgienne et l’Afghanistan n’ont pas pu laisser la Présidence de la République indifférente.

Sur la Russie, les propos de Dominique de Villepin au Grand Jury-RTL-Le Figaro-LCI et à  France 2 sont venues à  point nommé soutenir la difficile médiation entreprise par Nicolas Sarkozy entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis.

Dans son interview au Grand Jury, le 24 aoùt, l’ancien Premier ministre a décerné un satisfecit à  Nicolas Sarkozy pour son intervention dans la crise géorgienne : « La diplomatie européenne incarnée par Nicolas Sarkozy a joué un rôle crucial », a-t-il reconnu.

Evoquant le même sujet sur France 2, il est allé plus loin, soulignant que bien « que la situation actuelle [occupation partielle par la Russie du territoire géorgien, ndlr] ne soit pas acceptable, elle était prévisible ».

De Villepin a expliqué que « dans la volonté russe, il y a à  la fois le précédent du Kosovo mais aussi la volonté de mettre un coup d’arrêt à  la multiplication de ces révolutions de couleur à  leurs frontières ». La Russie souhaite « mettre un coup d’arrêt à  cette mobilisation de l’OTAN qui est perçue comme très agressive, à  travers le bouclier antimissile et les nouvelles adhésions en perspective de l’Ukraine et de la Géorgie ». L’ancien Premier ministre a appelé les Européens à  « prendre en compte cette psychologie à  la fois de revanche et en même temps d’encerclement de la Russie ».

Au contraire, la Russie à  « un vrai intérêt à  normaliser ses relations avec l’Union européenne, notamment sur le plan économique et énergétique », a déclaré M. de Villepin, concluant que la Russie « n’est pas un partenaire secondaire, c’est un partenaire à  plein, et il faut donc de ce point de vue s’ouvrir à  un véritable dialogue renouvelé avec la Russie ».

Le retour de Dominique deVillepin dans le giron de la République date déjà  un peu. Au cours de son entretien au Grand Jury, il a confirmé avoir revu Nicolas Sarkozy en juin « pour parler de l’Europe et de la situation du monde ». Et le Figaro de rapporter qu’avant les « vacances, l’idée de propulser Dominique de Villepin tête de la liste de la majorité présidentielle en Ile-de-France, lors des européennes de 2009, était très en vogue à  l’Élysée. Dimanche, l’ex-Premier ministre a semblé exclure cette perspective »…

Au cours du même entretien au Grand Jury-TL-Le Figaro-LCI, Dominique de Villepin a aussi prôné un calendrier de retrait de ce que le général Georgelin, chef d’état-major des armées, avait appelé à  juste titre « le merdier » afghan.

Bien que toute discussion sur un retrait éventuel d’Afghanistan soit « le pire message que nous pourrions adresser au terroristes », au lendemain de l’élimination de dix soldats français, l’ancien Premier ministre appelle néanmoins à  « se poser les questions essentielles, en particulier la question des priorités de notre action en Afghanistan et de la durée de notre présence là -bas. »

« Au moment même ou on intervient dans un pays, il faut se poser la question du retrait, ne serait-ce que pour définir les bonnes stratégies qui, le moment venu, vont permettre ce retrait. (…) Ce calendrier n’a pas à  être public mais il est nécessaire de se fixer des étapes, des objectifs », a-t-il précisé.

Soulignant que la lutte contre le terrorisme n’impliquait pas uniquement la guerre, l’ancien ministre des Affaires étrangères a estimé que la stratégie politique face à  la crise afghane avait été « insuffisante ». « Trouvons les moyens et les clés d’une solution politique qui nous permette d’agir de façon plus indirecte, d’établir ce calendrier de retrait de façon à  ne pas nous enliser dans une guerre que nous ne pouvons pas gagner sur le terrain, a-t-il dit. Je crois que l’on ne doit pas demander à  des militaires de se battre alors qu’ils ne disposent pas eux-mêmes de toutes les armes pour véritablement gagner. »

Le Président de la République qui, au lendemain de la mort des dix soldats français, pris en embuscade dans la vallée d’Uzbin, semblait très choqué par les conséquences de sa propre décision de renforcer le déploiement français, envers et contre son état-major qui y était très hostile, sera-t-il prêt aujourd’hui à  entendre la voix de la raison ?

Pour creuser le sujet : focus

LaRouche à  Poutine : la provocation de la Géorgie était dirigée par les Britanniques, par le biais de Cheney

Samedi 30 août 2008

LaRouche à  Poutine : la provocation de la Géorgie était dirigée par les Britanniques, par le biais de Cheney

© Solidarité & Progrès

28 Aoùt 2008 (LPAC) – Lyndon LaRouche a aujourd’hui répondu au Premier ministre russe Vladimir Poutine, suite à  une interview de ce dernier sur CNN. Poutine y accuse les Etats-Unis d’être derrière l’attaque géorgienne en Ossétie du sud au début du mois d’aoùt, contre les troupes russes ayant pour mission de maintenir la paix dans la région et contre la population. Il déclare également avoir des preuves que des conseillers militaires américains étaient engagés aux côtés des unités des Forces spéciales géorgiennes, lors des combats contre les troupes russes de maintien de la paix, et que de telles actions sont nécessairement le fruit d’ordres venant d’échelons supérieurs.

Tout en étant d’accord avec les faits présentés par Poutine, LaRouche proposa une clarification cruciale : « Considérer cela comme une opération américaine serait une erreur, » expliqua-t-il. « Cela vient des Britanniques, qui agirent principalement par le biais de leurs agents privilégiés au sein de la Maison blanche de Bush, comme le vice-président Dick Cheney. Cheney est un agent certifié de la faction en Grande Bretagne qui se mobilise pour provoquer une troisième Guerre mondiale entre la Russie et les Etats-Unis. »

LaRouche continua : « Cheney est un polichinelle britannique, et cela doit être clair dans la tête du Premier ministre Poutine et d’autres, comme le général Ivachov, pour évaluer correctement le contexte stratégique de ces provocations. Cheney est un polichinelle britannique, et cette provocation géorgienne est une opération britannique stratégique, utilisant des éléments américains de haut niveau. Le Premier ministre Poutine est correct sur les faits, mais son analyse ne l’est pas, faute de prendre en compte le rôle crucial des Britanniques. »

LaRouche avertit également que les deux candidats présumés aux élections présidentielles américaines, les sénateurs John McCain et Barack Obama, s’aligneront vraisemblablement avec cette provocation de troisième Guerre mondiale dirigée par les Britanniques. Dans le cas d’Obama, il est implicitement un agent britannique, de par ses liens étroits et son allégeance à  George Soros, un agent connu du British Foreign Office. Dans le cas de John McCain, il est idéologiquement en phase avec précisément ce genre de provocation orchestrée par les Britanniques.

LaRouche conclut : « L’intention britannique est de mener le monde au bord d’une nouvelle confrontation similaire à  la crise des missiles de Cuba ; et ils dirigent cette politique au travers d’opérations américaines qu’ils contrôlent, notamment par le pivot que représente le vice-président Dick Cheney. »

La Coopération de Shanghai soutient le « rôle actif » de la Russie dans le Caucase

Samedi 30 août 2008

La Coopération de Shanghai soutient le « rôle actif » de la Russie dans le Caucase

© Solidarité & Progrès

28 aoùt 2008 (LPAC) – Les présidents des six pays membres de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) ont signé ce 28 aoùt la déclaration de Douchanbé (Tadjikistan), qui soutient le « rôle actif » de la Russie dans la crise actuelle du Caucase. La déclaration reconnaît la profondeur de la crise. Elle déclare que les « Etats membres de l’OCS sont profondément inquiets des tensions autour de la question de l’Ossétie du sud, et appellent toutes les parties concernées à  résoudre pacifiquement les problèmes existants, par le dialogue ». L’OCS regroupe la Russie, la Chine, et quatre anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale : le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Quatre pays sont observateurs : l’Inde, la Mongolie, l’Iran et le Pakistan. La déclaration ne reconnaît cependant ni l’indépendance de l’Ossétie du sud ni de l’Abkhazie, comme on pouvait s’y attendre.

Néanmoins, par la suite, le président russe Dimitri Medvedev expliqua que, durant la rencontre, les présidents étaient « d’accord que des événements tels » que l’agression géorgienne, ne participaient pas à  « renforcer la sécurité mondiale », et que « toute nation qui lance une agression devrait être tenue pour responsable » des conséquences. Medvedev, dans ses déclarations présentées sur Russia Today TV, précise qu’il a pu expliquer en profondeur l’agression géorgienne et la réaction russe à  ses collègues de l’OCS, qui l’en remercièrent. Selon RIA Novosti, Medvedev appela les dirigeants de l’OCS à  soutenir la Russie, à  « envoyer un signal sérieux à  ceux qui tentent de justifier l’agression commise ». « Qui est de connivence avec les autorités géorgiennes et qui les a même cooptées, à  des fins personnelles et égoïstes, est quelque chose de bien connu. Dans ces circonstances extrêmes, nous sommes restés calmes et avons poursuivi une ligne politique responsable et prévisible, » dit Medvedev.

Dans la déclaration conjointe de l’OCS, il est dit : « Les dirigeants des Etats membres de l’OCS accueillent positivement la signature à  Moscou des six principes de régulation du conflit en Ossétie du sud, et soutiennent le rôle actif de la Russie en aidant à  la paix et à  la coopération dans cette région. » (…) « Les pays membres de l’OCS déclarent leur adhésion à  la diplomatie préventive, en tant que moyen significatif pour résoudre les problèmes de sécurité et de développement, ainsi que pour renforcer le rôle clé de l’ONU dans la sphère de la prévention de crise. »

Medvedev remercia la compréhension des dirigeants de l’OCS vis-à -vis de la position de la Russie : « Nous sommes sùrs que la position des membres de l’OCS trouvera une réponse internationale à  la hauteur. J’espère que cela servira de signal sérieux à  ceux qui essayent de justifier l’aventure sanglante du gouvernement géorgien. » Il remarqua que lui-même, tout comme le président Bush, avait été informé de l’attaque géorgienne en plein Jeux olympiques à  Pékin, par le Premier ministre Vladimir Poutine. « Personne n’a besoin de guerre, » répondit George Bush.

Pour creuser le sujet : Focus

Sans retour

Samedi 30 août 2008

Sans retour

© Mondialisation.ca

Donc Dmitri Medvedev a décidé de ne pas prendre du temps, en rendant immédiatement opérative la reconnaissance de l’indépendance des deux régions sécessionnistes géorgiennes, Abkhazie et Ossétie du Sud, et en suscitant une énorme vague de scandale et de fureur en Occident. Attention, cependant : la décision du Kremlin n’est pas la cause de la gravissime tension internationale à  laquelle nous assistons, mais bien sa conséquence. C’est prendre acte qu’aucune négociation, aucune solution politique ne sera possible – pas du moins dans des temps prévisibles de façon réaliste- étant donné que l’Occident n’a pas la moindre intention de reconsidérer sa propre prétention à  dicter sa loi au reste du monde, comme il est en train de le faire depuis ce fatidique 1989, avec des conséquences catastrophiques.

Medvedev n’aurait eu aucun besoin de franchir ce pas si la flotte de guerre de l’Otan ne s’était pas précipitée à  se poster devant les côtes russes de la Mer Noire, si on n’avait pas lancé la course au réarmement immédiat d’un régime agressif et irresponsable comme celui de Tbilissi, si les gouvernements des USA et de l’Union européenne n’avaient pas continué à  asséner des condamnations et des ultimatums à  Moscou, en ignorant totalement la part grossière de responsabilité de leur allié géorgien. Si, en un mot, s’était trouvée en Occident la moindre disponibilité pour discuter sérieusement des faits qui se sont produits dans le Caucase, et pour chercher une solution commune au lieu d’une revanche.

Mais cela ne s’est pas produit. Ce qui a empêché tout dialogue c’est un choix idéologique précis des gouvernements, incapables de concevoir l’idée de ne pas toujours avoir raison et même de se rendre compte de leur propre faiblesse et de la distance croissante qui les sépare de leurs propres citoyens. En Russie et en Chine, aujourd’hui, le consensus autour des gouvernements « autocratiques » respectifs est probablement beaucoup plus élevé que celui que recueillent les gouvernements occidentaux « démocrates », Usa en tête ; on le perçoit aussi en épluchant les « commentaires des lecteurs » sur les grands sites d’information –BBC, New York Times et autres- qui, dans une très nette majorité, sont plus réalistes et plus ouverts aux raisons d’autrui que ne le sont les gouvernements de Londres et de Washington, que leurs lecteurs accusent par contre d’hypocrisie et de fausseté, et de faire deux poids et deux mesures.

Et maintenant ? Le geste de Medvedev a tracé une ligne à  partir de laquelle il sera difficile de faire marche arrière. Du reste, il était apparu clairement ces derniers jours que le Kremlin n’a aucune crainte face à  des réactions politiques occidentales, parce que c’est l’Occident (et l’Europe en particulier) qui a plus à  perdre d’un retour à  une situation de guerre froide, bien plus que Moscou. La série de mèches allumées que les Usa et l’Europe ont dans les mains est assez longue : l’Afghanistan, le nucléaire iranien, l’énergie et l’Ukraine (qui ne pourra pas survivre comme Etat unitaire, dans une Europe lacérée).

La balle est ainsi dans « notre » camp. Ce sont nos gouvernements qui doivent commencer enfin à  raisonner, en mettant de côté les hystéries, les frustrations et les a priori idéologiques pour comprendre comment sortir de l’impasse où ils sont allés se fourrer durant ces vingt années, avec présomption et arrogance. La sortie de scène de Georges Bush pourrait être l’occasion d’un tournant ; mais ce qu’Obama (sans parler de son rival McCain) est en train de dire en ce moment ne laisse pas de place à  l’optimisme.

« OTAN assez ! »

basta con la nato

Le sabot du diable

Samedi 30 août 2008

Le sabot du diable

© Mondialisation.ca

J’ai été choqué quand j’ai lu le titre du Haaretz. Il faisait dire à  Sari Nusseibeh « Il n’y a pas de chambre pour deux », signifiant par-là  deux États entre la Méditerranée et le Jourdain.

Quoi ? Nusseibeh a-t-il abandonné son soutien à  une solution basée sur la coexistence entre l’État d’Israël et l’État de Palestine ?

J’ai lu son long entretien avec Akiva Eldar et retrouvé mon calme. Calmé et aussitôt après en colère. Parce que le titre était une déformation flagrante. Il ne reflétait pas ce qui était dit dans l’interview. Et comme beaucoup de gens ne lisent que les titres et ne prennent pas la peine d’étudier le texte qui suit, c’est une tromperie.

Comment de telles choses se produisent-elles ? Dans Haaretz, comme dans la plupart des autres journaux, la règle est que les titres ne sont pas choisis par les auteurs mais par le rédacteur en chef. Ceci peut aboutir à  des titres complètement trompeurs – par ignorance, par négligence ou intentionnellement.

Cette fois-ci, la question et la personne de l’auteur sont trop importantes pour passer ce fait sous silence.

POUR TOUT DIRE, j’aime beaucoup Sari Nusseibeh. Un jour nous avons défilé main dans la main en tête d’une manifestation dans la Vieille Ville de Jérusalem. Nous avons partagé un prix pour la paix en Allemagne (Le prix Lev Kopelev de 2003, du nom du militant russe des droits humains exilé).

J’ai connu son père, Anwar Nusseibeh, un vrai aristocrate palestinien, qui fut ministre de la Défense pendant l’occupation jordanienne et ambassadeur à  la cour de Saint James. Juste après le début de l’occupation israélienne, je lui ai demandé confidentiellement s’il préférerait revenir sous administration jordanienne ou avoir un État palestinien indépendant. Il me répondit en termes non ambigus qu’il préférait la seconde solution.

Sari bénéficia d’une éducation britannique en même temps que palestinienne. Certaines personnes le trouvent distant et même hautain, mais je pense qu’il est sensible et modeste. Il est très courageux, tant moralement que physiquement, exprimant souvent des opinions très impopulaires. C’est pourquoi il a été plusieurs fois frappé.

Il y a cinq ans, en coopération avec l’amiral israélien (et actuel ministre sans portefeuille) Ami Ayalon, il publia un plan de paix clair, prévoyant l’établissement d’un État palestinien à  côté de l’État d’Israël, avec des frontières situées sur la Ligne Verte et avec Jérusalem comme capitale des deux États. Le plan n’était pas très différent du précédent plan de paix de Gush Shalom ou de l’Initiative de Genève postérieure.

Donc j’ai été choqué quand j’ai lu le titre. Se pouvait-il que Nusseibeh ait abandonné le point central de cette proposition ?

DANS L’interview, Nusseibeh dit quelque chose de tout à  fait différent. Non seulement, il ne dit pas qu’ »il n’y a pas de chambre pour deux », mais au contraire, il loue la solution des deux États comme la meilleure solution pratique. Cependant, il ajoute un avertissement aux Israéliens : du fait de l’expansion rapide des colonies, le temps pour la réalisation de cette solution est en train d’expirer. Il fixe même une date limite : la fin de 2008.

Ceci équivaut à  un ultimatum : si les Israéliens ratent cette occasion, qui est toujours là , et s’ils continuent d’accélérer l’activité de colonisation à  Jérusalem-est et en Cisjordanie, les Palestiniens tourneront le dos à  cette solution. A la place, ils accepteront l’annexion à  Israël des territoires occupés palestiniens, c’est-à -dire un gouvernement israélien sur l’ensemble du pays entre la mer et le fleuve, et ils se battront pour l’égalité des droits civils à  l’intérieur de l’État. Il appelle cela une « alternative par défaut ».

Nusseibeh tient le pistolet démographique sur la tempe des Israéliens. Il leur dit en effet : les Palestiniens seront une grosse minorité dans un tel État. Leur combat pour l’égalité contraindra Israël, en fin de compte, à  leur accorder la pleine citoyenneté. Dans quelques années, les citoyens arabes constitueront la majorité. Exit le rêve sioniste. Exit l’État juif. (Soit dit en passant, Tsipi Livni est en train de dire la même chose.)

Nusseibeh connaît bien les Israéliens. Il sait que l’obsession démographique les rend fous. Le démon démographique les poursuit dans leurs rêves. La discussion effrénée sur ce sujet domine le discours israélien. Il croit donc que cette menace obligera les Israéliens à  se dépêcher d’accepter la solution des deux États. C’est le principal objectif de l’interview.

AVEC TOUT le respect et l’amitié que j’ai pour Nusseibeh, je crois que cette tactique est imprudente. Très imprudente.

A ses yeux, et aux yeux de certains intellectuels des deux côtés, il n’y a que deux possibilités : la « solution des deux États » ou « la solution d’un seul État ». Un État palestinien à  côté de l’État d’Israël ou un État binational dans lequel l’égalité entre tous les citoyens, juifs et arabes, est assurée.

C’est une dangereuse méprise.

La « solution d’un seul État » est un oxymore, une contradiction dans les termes. L’idée d’un seul État n’est pas une solution, mais une anti-solution. C’est une recette pour un conflit sanglant continu. Pas un rêve mais un cauchemar.

Il n’y a aucune chance que les Juifs acceptent, dans cette génération ou la prochaine, de vivre comme une minorité dans un État dominé par une majorité arabe. 99,99% de la population juive se battra contre cela bec et ongles. La démographie ne cessera pas de les hanter, mais au contraire, elle les poussera à  faire des choses qui sont impensables aujourd’hui. Le nettoyage ethnique deviendra un programme pratique. Même les Israéliens modérés seront poussés dans les bras de la droite fasciste. Tous les moyens d’oppression deviendront acceptables quand la majorité juive aura pour but de faire en sorte que les Arabes partent avant d’avoir une chance de devenir majoritaires.

Les vrais partisans de l’idée de l’État binational diront : OK, faisons-le. Nous aurons une ou deux générations de bain de sang, d’état de guerre civile, mais à  la fin nous persuaderons les Juifs et les obligerons à  accorder la citoyenneté et l’égalité aux Palestiniens. Mais quelle personne normale prendrait un tel risque ?

En réalité, le choix est donc : la « solution des deux États » ou « la solution du nettoyage ethnique ».

Dans le meilleur des cas, l’État binational n’est pas réaliste. Je suppose que Nusseibeh, aussi, sait cela. A ses yeux, la menace est une manœuvre tactique. Il va même plus loin et suggère de mettre en œuvre la menace immédiatement à  Jérusalem.

Les résidents arabes de Jérusalem-est ne sont pas citoyens israéliens et ne peuvent pas prendre part aux élections législatives. Toutefois ils ont le droit de vote aux élections municipales. Jusqu’à  présent, ils ont boycotté ces élections parce qu’y participer impliquerait la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-est.

Nusseibeh soulève la possibilité que les résidents arabes cessent le boycott et mettent en place une liste électorale qui leur soit propre. Ils sont à  peu près un tiers de la population de la ville, et la majorité juive est divisée entre les orthodoxes et les laïques si bien que les Arabes pourraient décider qui serait le prochain maire. Nusseibeh ne rejette pas l’idée de postuler lui-même à  cette fonction. Il croit que cela effraierait les Juifs au plus haut point.

LE VRAI danger dans cette tactique n’est pas qu’elle convertirait les gens à  accepter l’idée de l’État binational. Le danger est beaucoup plus grand et beaucoup plus immédiat.

Le principal danger est ceci : si l’ensemble du pays est sur le point de devenir un État binational de toute façon, il n’y a plus aucune raison de restreindre la colonisation juive du tout.

Nusseibeh avance que le temps pour la solution des deux États est bientôt écoulé à  cause de l’activité de colonisation en Cisjordanie, et en particulier à  Jérusalem-est. Mais c’est précisément l’idée d’un seul État qui ouvre les vannes à  une colonisation juive débridée. En théorie, la colonisation permet aussi aux Palestiniens d’adopter cette option – mais le fait même de mentionner cette possibilité révèle son absurdité.

Le vrai combat aujourd’hui porte sur la colonisation. Il est mené dans tout le pays, pour chaque colonie, chaque « avant-poste », chaque route de contournement, chaque projet de construction de logements. C’est un combat titanesque qui est conduit partout, depuis la colonie « Har Homa » à  Jérusalem jusqu’au « mur de séparation » (qui n’est rien d’autre qu’un moyen d’élargir la colonisation, comme même la Cour suprême israélienne le reconnaît maintenant.)

La tactique de Nusseibeh coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui comme nous se battent contre le vol de la terre et la colonisation – des courageux militants qui chaque jour manifestent et sont blessés dans leur lutte contre le mur, à  nos amis à  l’étranger qui s’adressent à  l’opinion publique dans leurs propres pays.

La « vision » de l’État binational appartient à  l’avenir lointain, mais le résultat immédiat de la campagne en sa faveur est de supprimer tous les obstacles à  l’effort de colonisation.

C’EST aussi l’objectif qu’Ehoud Olmert, avec ses manœuvres tortueuses, a en tête. Il proclame haut et fort qu’il est favorable à  la solution des deux États, mais il faut être fou pour le prendre au sérieux si l’on considère ce qu’il fait sur le terrain.

Il y a deux semaines, ses proches ont dévoilé le plan de paix qu’il soumet à  l’Autorité palestinienne. Un plan innocent, et même positif.

Ses principales composantes : Israël rendra tous les territoires occupés à  l’État palestinien, sauf 7% de la surface, où sont situés les blocs de colonies. En échange de ces 7%, Israël rendra aux Palestiniens des zones d’Israël-même, égales à  5,5% de la surface de la Cisjordanie. De plus, Israël permettra aux Palestiniens d’utiliser un passage qui sera ouvert entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Cela compensera la différence entre les surfaces de terres échangées.

Alors où est l’arnaque ? Le diable, comme on dit, se cache dans les petits détails. L’accord serait un « shelf agreement » [c'est-à -dire un accord en suspens – ndt]. Il sera mis en œuvre à  l’avenir. Quand ? Eh bien..

Les territoires occupés de Cisjordanie seront rendus aux Palestiniens quand l’Autorité palestinienne prouvera qu’elle est capable de les contrôler. Qui le décidera ? Nous, bien sùr.

Les zones israéliennes qui sont destinées à  être rendues aux Palestiniens, en échange des zones qui seront annexées à  Israël, sont situées le long de la bande de Gaza. Quand seront-elles transmises ? Après que l’administration Hamas dans la bande de Gaza aura été renversée et que l’Autorité palestinienne se fera respecter. La même chose s’applique pour le passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Quand cela arrivera-t-il ? Comme disaient les Romains : « aux calendes grecques ». (Dans le calendrier romain, les calendes étaient les premiers jours du mois – le calendrier grec n’avait pas de calendes.)

L’arnaque réelle est devenue évidente quand des proches d’Olmert ont expliqué que, immédiatement après l’acceptation du « shelf agreement » par les Palestiniens, Israël commencera à  accélérer l’activité de colonisation, puisque, selon l’accord, les blocs de colonies deviendront dans tous les cas partie intégrante d’Israël. Même les Américains ne pourraient rien objecter à  cela, après que les Palestiniens eux-mêmes auront accepté l’annexion de ces zones à  Israël.

Pour dire les choses simplement : tous ces accords sont des mots vides de sens, et une seule chose est concrète et immédiate : les colonies seront étendues sans cesse.

DANS LA MYTHOLOGIE chrétienne, le diable a un sabot fourchu. Quelquefois ce sabot se voit sous sa longue robe, ce qui le trahit.

Notre sabot du diable, ce sont les colonies. Lors de l’examen de toute idée ou de tout plan, il faudrait soulever le bas de la robe pour voir ce que celle-ci dissimule en réalité.

Article en anglais, « The Devil’s Hoof« , Gush Shalom, le 23 aoùt 2008.