Archive pour avril 2008

Forces occultes – Au Coeur De La Franc-Maçonnerie

Mercredi 30 avril 2008

Forces occultes – Au Coeur De La Franc-Maçonnerie


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En défense de l’Etat-Nation

Mercredi 30 avril 2008

En défense de l’Etat-Nation


Firewall – En défense de l'Etat-Nation – [ LaRouche PAC ]
envoyé par Solidarite_et_Progres

« Firewall » (en français « Pare-feu ») est un film réalisé par le LYM aux Etats-Unis, présenté ici avec un sous-titrage en français.
Appelant à  une urgente réaction à  l’explosion du système financier et monétaire international, le film reprend les grands principes historiques qui ont amené aux deux guerres mondiales, et particulièrement l’entre-deux guerres, la genèse de l’hyperinflation de 1923 en Allemagne et la mise en place du fascisme.

Le sous-titrage à  été réalisé par Solidarité et Progrès, le parti politique français dirigé par Jacques Cheminade.

Pour en savoir plus sur notre bataille et nos propositions politiques, autant en France qu’aux Etats-Unis, rendez-vous sur www.solidariteetprogres.org

L’histoire secrète du traité de Lisbonne

Mercredi 30 avril 2008

L’histoire secrète du traité de Lisbonne

© Solidarité & Progrès

Par Karel Vereycken

Le 20 février 2008 (Nouvelle Solidarité) – En mai 2005, la France d’abord, les Pays-Bas ensuite, ont rejeté par voie référendaire le « Traité établissant une constitution pour l’Europe » ou Traité constitutionnel européen (TCE).

José Manuel Barroso fulmine. Si officiellement « une période de réflexion » est décrétée, Barroso charge immédiatement une équipe d’experts de choc de chercher un autre moyen pour imposer les changements souhaités. Et ce n’était pas le plan B. Cette tâche ingrate sera confiée à  l’Action Committee for a European Democracy (Comité d’action pour la démocratie européenne, ACED) connu comme le « Groupe Amato », réunissant 16 sages (2 membres de la Commission européenne et quatorze membres du Parlement européen ou hommes politiques chevronnés, capables de s’atteler à  la tâche).

Ensuite, lorsque l’Allemagne d’Angela Merkel prend la tête de l’Union européenne en janvier 2007, elle déclare la période de réflexion « close » et en mars, pendant les célébrations du cinquantenaire du traité de Rome de 1957, une déclaration de Berlin est signée afin de donner un nouvel élan à  la construction européenne, devant aboutir avant les élections du Parlement européen prévues pour juin 2009.

Le 4 juin, après quelques escarmouches sur l’appellation du nouveau traité, le groupe Amato, lors d’une conférence de presse à  Bruxelles, arrête un texte en français, constitué aux trois quarts de l’ancien Traité constitutionnel. Porté le 21 juin devant le Conseil européen de Bruxelles, et après trois jours de négociations, le texte final, qui correspond largement aux recommandations du groupe Amato, est adopté le 23 juin, suivi de sa signature le 13 décembre par les chefs d’Etats et de gouvernements réunis à  Lisbonne.

Qui est donc cet Amato ?

amato 2005

Actuellement ministre de l’intérieur en Italie, l’ancien président du Conseil italien, le socialiste Giuliano Amato fut le vice-président de la Convention qui élabora le TCE. Formé aux Etats-Unis, le Financial Times l’appelle « le politicien italien le plus anglophile », ce qui n’est guère étonnant puisqu’il est un des directeurs de la très anglaise Fondation Ditchley (*) et ancien responsable de la filiale italienne de l’Institut Aspen (**). Comme trois autres sages du « groupe Amato » (Kok, Barnier, Dehaene), Amato fréquente assidùment les conférences du Bilderberg (***). Tout les quatre figurent comme administrateurs du think-tank eurocratique, siégeant à  Bruxelles, Les amis de l’Europe (Friends of Europe FOE) qui permet à  ce réseau de façonner les débats de l’Union Européenne. Giuliano Amato fut aussi sélectionné en 2004 par Henry Kissinger pour figurer, aux cotés notamment de Felix Rohatyn, comme membre d’une taskforce (groupe de travail) constituée par le Conseil des relations étrangeres de New York (CFR) pour tenter de ressouder une alliance atlantique malmenée par la guerre insensée d’Irak qui avait polarisé la France, l’Allemagne et la Russie contre l’aventurisme américain.

Parmi les membres du groupe Amato : le commissaire européen et ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, qui siège également à  l’Aspen Institute France ; le professeur allemand et économiste Stefan Collignon ; l’ancien Premier ministre belge et vice-président de la convention Jean-Luc Dehaene ; la commissaire européenne polonaise Danata Hübner ; l’ancien Premier ministre hollandais Wim Kok (membre de l’International Crisis Group de Georges Soros) ; l’ancien gouverneur de Hong Kong Chris Patten ; l’ancien ministre des Affaires étrangères vert Otto Shily ; celui qui se retrouve à  la tête du FMI, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances français, le socialiste Dominique Strauss-Kahn ou encore la vice-présidente de la commission européenne et ancienne membre de la Commission trilatérale, la suédoise Margot Wallstrà¶m, pour ne nommer que ceux-là .

Plutôt le secret que la démocratie

La proximité incontestable de tous ces « experts » avec les clubs, les cénacles, les loges et les think-tanks de « l’anglosphère » explique sans doute leur goùt excessif pour le secret et le mensonge, très loin du drapeau démocratique que ces individus aiment tant agiter.

Pour illustrer cet aspect, le site Internet de l’initiative indépendante autrichienne Rettet Osterreich, animé par des professeurs d’universités dont l’ancien ministre de la Justice Klecatsky, présente quelques citations qui disent bien plus que des longs discours.

Selon ce même site, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ancien responsable de la Banque mondiale et de la BERD, une personnalité supposée plus modérée que Blair pour figurer comme futur président de l’Europe, aurait déclaré en 1999 à  l’hebdomadaire allemand Der Spiegel que « D’abord nous décidons quelque chose, ensuite on le lance publiquement. Ensuite nous attendons un peu et nous regardons comment ça réagit. Si cela ne fait pas scandale ou ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons, pas à  pas, jusqu’à  ce qu’aucun retour ne soit possible… »

Le traité n’est toujours pas disponible comme un seul texte unifié et on peut donc fortement douter du sérieux de ceux qui ont modifié la Constitution française pour ratifier un traité qu’ils n’ont pas pu lire…

En Allemagne, où le Parlement devra se prononcer sur le sujet, le gouvernement s’est contenté, faute de mieux, du travail d’un étudiant qui s’est démené pour compiler l’ensemble des centaines de modifications proposées par le traité en montrant ce qu’elles modifieront par rapport aux traités actuels.

Si les politologues font légion pour juger le traité « indigeste », « embrouillé » et le traitent parfois « d’usine à  gaz », tous pensent qu’il ne sera présenté aux populations que sous une forme « lisible » (dite « consolidée ») après sa ratification.

Même Valéry Giscard d’Estaing, qui estime qu’il ne s’agit que d’une « pâle copie » du TCE dont on a bouleversé la cohérence, constate que : « Seul l’ordre a été changé dans la boîte à  outils. La boîte à  outils, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels if faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche. »

Cette illisibilité n’est pas le résultat d’une incompétence, mais d’une stratégie délibérée pour tromper les peuples et les gouvernements. Amato en personne a déclaré en juillet 2007 que « les chefs des gouvernements européens avaient décidé que le document serait illisible. Etant illisible, ce ne serait pas perçu comme une constitution, ce qui était le but recherché ».(Source : BBC News, 23 juillet 2007)

Et il aurait rajouté : « Chaque Premier ministre -vous imaginez le Premier ministre britannique entrant dans la Chambre des communes déclarant : regardez ceci, c’est absolument illisible ; c’est un traité typique de Bruxelles. Rien de nouveau donc, ça ne mérite même pas d’être soumis à  l’approbation populaire. »

En finir avec la souveraineté tout court

Ce que Amato a de commun avec Rohatyn et Bloomberg aux Etats-Unis, c’est la volonté d’en finir avec les Etats-nations. Adeptes de ce que Léopold Kohr formula dans son projet pour la dissolution des nations, ils pensent que la seule méthode pour obtenir ce but c’est le mensonge.

Dans un entretien datant du 12 juillet 2000 avec le quotidien italien La Stampa cité par l’Executive Intelligence Review (EIR) du 11-8-2000, Amato a exhibé son amour pour un retour à  un monde féodal. Selon le quotidien, Amato combat tout ce qui s’oppose aux transferts de souveraineté vers les institutions européennes, et s’il admet que ce projet est ambitieux, il « pense que pour surmonter les obstacles, il faut les cacher et les dissimuler. »

Pour Amato, il faut faire croire que cette souveraineté n’est pas remise en question « pour les convaincre de ne plus être souverains. La Commission européenne par exemple, doit faire croire qu’elle agit comme une instance purement technique afin de pouvoir opérer comme un gouvernement, etc. grâce à  la dissimulation et en laissant les choses dans le non dit. »

A l’époque, Amato voyait cette tactique comme indispensable pour entrer par la porte étroite, qui fut le sommet de Nice… « Jusqu’à  ce jour-là , il faut agir €˜comme si’ », poursuit l’article, car Amato « rêve d’ un monde qui change et qui fait abstraction des rapports de force qui prévalent dans le monde occidental : il souhaite un monde post-Hobbesien, post-souverain, sans hiérarchies. Il semble transporté par cette spéculation mentale, à  tel point qu’il en est devenu prisonnier. D’où sa critique des fédéralistes qui pensent que les Etats-Unis d’Europe résulteront des transferts de souverainetés nationales vers des échelons supérieurs d’une souveraineté supranationale. »

Toujours selon La Stampa, « Amato pense que les abandons de souveraineté sur le plan national ne vont pas à  des nouveaux acteurs identifiables, mais à  des entités sans visage : l’OTAN, l’ONU et en dernier, l’UE. L’UE est l’avant-garde d’un monde qui change et indique un futur de princes sans souveraineté. Dans ce sens elle dépassera y compris les Etats-Unis, toujours confinés dans l’idée d’un prince… Le nouveau [pouvoir] n’a pas de tête, et le pilote est ni éligible, ni attrapable… » La vérité, ajoute Amato « c’est que le pouvoir souverain », en changeant, « s’évapore »

Quand la journaliste lui demanda alors si son modèle n’était pas plus ancien et même pré-Hobbesien, Amato suggère sans honte : « Pourquoi ne pas retourner à  la période d’avant Hobbes ? Le Moyen âge avait une humanité très riche, et une diversité d’identités qui pourrait servir de modèle. Le Moyen âge est beau : des centres de décision politique y étaient multiples, sans dépendre les uns des autres. Ils étaient au-delà  des frontières des Etats-nations. Comme à  l’époque, des nomades réapparaissent à  nouveau dans nos sociétés. Aujourd’hui, nous avons à  nouveau des pouvoirs sans territoires. Sans souverainetés, le totalitarisme n’existera pas. La démocratie n’a pas besoin d’être souveraine… »

Tout ceci démontre amplement que « l’Europe de Lisbonne » n’est pas l’œuvre d’européens au service de l’Europe et des européens, mais le projet d’une oligarchie financière cherchant à  la menotter quitte à  en empêcher l’existence.

Démasquons donc ce qui s’est tramé secrètement contre nos concitoyens et bâtissons avec eux cette Europe des patries et des projets que Jacques Cheminade a définie dans son Projet contre les puissances de chantage du fascisme financier.

Notes :

(*) La Fondation Ditchley, fondée en 1958, et dirigé actuellement par l’ancien Premier ministre anglais John Major, regroupe quinze fois par an, en secret, des industriels, des politiques, des journalistes et des hauts responsables de l’OTAN au Château Ditchley en Angleterre. Sa filiale américaine est dirigée par Richard Gardner, ancien ambassadeur étasunien en Italie.

(**) L’Institut Aspen, fondé à  Aspen, Colorado en 1949, et actuellement basé à  Washington, vise à  « aider les décideurs issus du monde économique, politique, universitaire, associatif, syndical et des médias à  mieux identifier les défis qu’ils ont à  relever en recherchant ensemble les solutions aux problèmes contemporains ». L’Institut Aspen France a son siège à  Lyon et fonctionne comme un réseau de décideurs profitant du financement d’entreprises, de collectivités ou d’écoles de commerce : Capgemini, Insead, HEC Paris ou Euronews. Son comité de surveillance est présidé par Michel Pébereau de BNP Paribas.

(***) La Conférence de Bilderberg est un club select de l’aristocratie européenne co-fondé en 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas et David Rockefeller, patron de la Chase Manhattan Bank. Financée par la CIA dans le cadre de la guerre froide, le club prône un atlantisme à  toute épreuve via l’OTAN. Le co-fondateur, le prince Bernhard, ne fait pas l’unanimité à  cause de ses sympathies pronazies. Il est également, avec le très raciste Prince Philip d’Angleterre, un co-fondateur du WWF (devenu Fonds mondial pour la nature), une des armes de guerre de l’oligarchie financière contre les Etats-nations modernes. Bien que les réunions soient secrètes et leurs compte-rendu jamais publiés, une liste des participants à  la Conférence de Bilderberg en 2003 révèle qu’il s’agissait d’une rencontre entre les élites néo-libérales européennes (José Manuel Barroso, Jean-Claude Trichet de la BCE, Mervin King de la Banque d’Angleterre, Valéry Giscard d’Estaing, Etienne Davignon, Pascal Lamy, Fritz Bolkestein, etc.) avec les élites néo-conservatrices aux commandes pendant la guerre d’Irak (Paul Wolfowitz, Richard Perle, Richard Haas, John Bolton, etc.) sans oublier les journalistes initiés aux secrets du monde (Alexandre Adler, Conrad Black, etc.).

Le réchauffement climatique : un mensonge qui arrange

Mercredi 30 avril 2008

Le réchauffement climatique : un mensonge qui arrange

© Solidarité & Progrès

On vous dit que vous êtes responsables de tous les maux de la terre, notamment du « réchauffement climatique ». On vous ment pour mettre en place des politiques anti-humaines. Jugez-en par vous-même.

Et pour approfondir :
- Le réchauffement global d’Al Gore : instrument d’un nouvel imperialisme environnemental
- Réchauffement climatique : c’est l’astrophysique, andouille !
- A propos de l’engouement français pour Al Gore : la vérité sur Al « Carbone »
- Guerre démographique et sous-développement : les Etats-Unis contre le Tiers Monde

Ce qu’il faut faire :
- De la méthode stratégique : prévision contre prédiction
- Physique nucléaire et création
- La recherche notre horizon
- Au-delà  du moteur à  essence : pile à  combustible et voiture du futur

(A lire! Tous!)

La Bataille de la Communication

Mercredi 30 avril 2008

C’est bien une guerre…

© DeDefensa.org, 23 Janvier 2008

23 janvier 2008 €” …Mais entendons-nous: ce n’est pas celle que l’on pourrait croire au premier abord. Nous ne parlons pas de la guerre au sens que l’on entend traditionnellement. Nous parlons de la guerre de la communication, ou guerre de l’information, ou guerre du virtualisme, – ou quelque autre nom que vous voudrez bien donner à  ce phénomène étrange qui ne cesse de s’affirmer, qui est fondamentalement nouveau. Nous vous en avons parlé souvent, dernièrement encore à  propos de ce rapport secret de l’U.S. Army sur la première bataille de Falloujah, pour prendre un cas spécifique.

Notre conviction est que ce phénomène est d’une immense importance. Nous ne parlons pas des questions de propagande, de déformation ou de manipulation des événements de la guerre, des mensonges, des affirmations arbitraires, des révisions abusives, etc. Nous ne parlons pas d’une activité de description, plus ou moins déformée, dans un sens ou l’autre, d’un événement que tout le monde s’accorde à  supposer ou à  affirmer réel. Nous parlons de la modification même de la notion de guerre. Selon cette modification, l’acte de la guerre lui-même devient communication et information, – tout cela devenant la substance de la guerre elle-même. Il s’agit d’une modification même de la notion de puissance et de la notion d’influence. Les outils de ce phénomène sont connus, mais les conséquences, les effets sur les situations politiques sont extrêmement complexes, extrêmement difficiles à  identifier et à  mesurer. Nous nous engageons sur une terra incognita.

Les conséquences de cette analyse, si l’analyse est juste comme nous-mêmes le pensons évidemment, sont considérables. D’une part, les conflits se trouvent désormais aussi sur des terrains et dans des domaines inattendus, et peut-être même principalement. Les champs de cette bataille sont beaucoup plus larges, beaucoup plus divers que les champs de bataille classiques. Les champs de cette bataille sont aussi bien en Irak qu’au sein et au coeur de nos alliances incertaines et nos amitiés particulières. (Et nos lecteurs comprennent bien vers où nos jugements portent notre attention et notre énergie.) Si l’on va au bout de cette logique, tout est devenu conflit aujourd’hui, la guerre elle-même et le reste, puisqu’il s’agit d’une guerre entre le réel et ce qui nie le réel, – ce que nous nommons virtualisme. Il faut aller au bout de cette logique.

Dans cette guerre totale, dans ce conflit universel, la bataille de la communication ne relève pas de la mission classique de l’information décrivant les événements extérieurs, les vraies batailles du temps jadis, éventuellement en les critiquant ou en les condamnant d’ailleurs. Le temps de l’analyse suscitée, imposée par des événements soi-disant objectifs est révolu, autant que l’est le temps des événements objectifs. Notre bataille relève désormais de la distinction de l’essentiel et de l’accessoire dans la description du monde faite par la communication, de l’interprétation qu’il faut donner à  cet essentiel-là  et à  cet accessoire-là , et de l’explication qu’il faut trouver pour éclairer le fait que cette chose est devenue essentielle et cette autre accessoire alors que nous étions peut-être habitués, au gré de ce qui nous était imposé, à  penser le contraire nous interroger à  ce propos. Cette bataille, si elle est menée avec lucidité, permet de retrouver les voies de la réalité du monde contre la narrative que nous offrent les montage du virtualisme du système. C’est effectivement la bataille de la réalité contre le virtualisme, du réel contre le faussaire.

D’autre part, les moyens de communication et d’information dont disposent aujourd’hui des centres indépendants et économiquement peu puissants qui ne comptaient pour rien dans l’époque précédente leur donnent une puissance sans commune mesure avec leurs caractéristiques économiques et institutionnelles. Nous pensons que cette analyse est confirmée par nombre d’événements politiques inattendus de ces dernières années (le résultat du référendum français de mai 2005 est l’exemple qui vient à  l’esprit). Là  aussi, nous sommes dans une terra incognita.

Est-il utile de le dire? dedefensa.org affirme qu’il est complètement partie prenante dans ce combat, dans cette guerre nouvelle. Nous pensons que c’est à  vous lecteur, que c’est votre responsabilité de lecteur de vous prononcer sur ces deux affirmations ou de vous situer par rapport à  elles, – celle selon laquelle nous sommes dans cette époque nouvelle et celle selon laquelle dedefensa.org s’engage dans cette bataille-là . Si vous avez tendance à  les rejeter, alors nous pensons que votre lecture de dedefensa.org est bien appauvrie par rapport à  ce qu’elle pourrait être.

(Certains lecteurs, qui pensent peut-être et même sans doute dans ce sens du rejet, expriment cet éventuel désaccord par des reproches cinglants et parfois lassants sur notre insistance à  traiter certains sujets selon les normes que nous proposons. Les arguments qu’ils nous opposent ne concernent pas la problématique que nous proposons. Par exemple, ils s’offusquent de ce que nous observions avec un intérêt dépourvu d’hostilité les effets effectivement intéressants d’un acte de communication d’un personnage qu’ils jugent de peu d’envergure, qui l’est peut-être ou sans doute, – et ils s’en offusquent à  cause de cette piètre envergure. C’est se tromper de logique, de méthodologie, puisque seul l’effet de l’acte de communication nous importe. La logique et le moyen de l’action de dedefensa.org est d’offrir cette méthodologie spécifique à  l’ère psychopolitique. On accepte ou pas cette méthodologie mais il nous paraît inutile et singulièrement sophistique jusqu’à  l’obsession de condamner les constats de la logique qui en découle au nom d’une autre logique. Dans ce cas, la lecture de dedefensa.org nous paraît un choix bien singulier.)

…Là -dessus, en bons gestionnaires, nous devrions appuyer sur la question du soutien, que nous abordons au rythme de nos campagnes de donation. Nous devrions écrire à  l’intention de ceux avec qui nous sommes dans la même bataille (la même galère?) : Solidarité nécessaire, soutien collectif, nous n’échappons pas à  ces objurgations. Nous ne le faisons pas de cette façon formelle. Il nous semble qu’il y a une évidence de la logique, si vous êtes dans cette bataille, qui vous convie à  cette solidarité.

Alors, nous préférons nous adresser aux autres, à  ceux qui nous ont déjà  fait des dons et qui ont ainsi montré leur ouverture à  nos arguments et à  nos conceptions, et qui ont affirmé ainsi leur désir de nous soutenir. Ceux-là , nous voulons les remercier chaleureusement, tant leur attitude tranche par la confiance qu’ils nous accordent. Notre reconnaissance est au moins à  la mesure de cette confiance.

Le gouvernement kosovar et le crime organisé

Mercredi 30 avril 2008

Le gouvernement kosovar et le crime organisé

© VoltaireNet

Pour organiser des troubles au Kosovo et susciter un usage disproportionné de la force par Belgrade, l’OTAN avait fait appel à  des délinquants locaux qui constituèrent le « Front de libération du Kosovo » (Uàƒ”¡K). Ils n’en continuèrent pas moins leurs activités criminelles. Par la suite, l’OTAN s’accommoda d’autant plus facilement de cette organisation mafieuse qu’elle ne pouvait espérer recruter des gens honnêtes pour servir des intérêts étrangers. L’élévation unilatérale du Kosovo occupé au rang d’État indépendant, en 2008, a donné l’immunité d’un gouvernement au commandement d’une organisation criminelle bien connue des services de police occidentaux ainsi que l’atteste un article de la « Weltwoche », paru en 2005, que nous reproduisons dans nos colonnes.

parrain hashim thaci
Le parrain Hashim Thaçi, Premier ministre de « l’État » du Kosovo

Trois des politiciens kosovars les plus importants sont profondément impliqués dans la criminalité organisée, en particulier dans le trafic de drogue. C’est ce qui ressort de documents secrets des Services de renseignement allemands, de l’ONU et de la Kfor, troupe internationale de stabilisation, que détient la Weltwoche. Ces documents accusent Ramush Haradinaj, qui était Premier ministre jusqu’en mars 2005, Hashim Thaçi, l’actuel chef du Parti démocratique du Kosovo [Premier ministre depuis le 9 janvier 2008], et Xhavit Haliti, membre de la présidence du Parlement. Tous les trois ont fait carrière dans l’Uàƒ”¡K, l’armée de libération du Kosovo. Ils ont vécu de longues années en Suisse et entretiennent aujourd’hui encore des relations d’affaires et personnelles avec notre pays.

Dans l’analyse des 67 pages du rapport des Services de renseignement allemands sur la criminalité organisée au Kosovo, qui date du 22 février 2005, on peut lire ceci : « Par l’intermédiaire des acteurs clés (comme Haliti, Thaçi, Haradinaj), il existe des imbrications étroites entre la politique, l’économie et des structures criminelles opérant au niveau international. Les réseaux criminels qui les soutiennent favorisent l’instabilité politique. Ils n’ont aucun intérêt à  ce que s’instaure un ordre étatique efficace qui pourrait gêner leurs florissantes affaires. [C'est pourquoi] les acteurs importants de la criminalité organisée aspirent à  des postes de premier plan dans le gouvernement ou dans les partis et/ou entretiennent de bons rapports avec ces milieux. » La criminalité organisée se constitue ainsi « un milieu politique approprié ». Telle est l’analyse que les Services de renseignement qualifient d’« informations classifiées ».

L’un de ces personnages clés, bien connu en Suisse, est Hashim Thaçi, surnommé le Serpent, président du Parti démocratique du Kosovo. À en croire les Services de renseignement allemands, il contrôle une partie importante des activités criminelles du Kosovo. « Thaçi passe pour être, avec Haliti, un des commanditaires du tueur professionnel Afrimi », vraisembablement responsable d’au moins 11 meurtres commandités.

À partir de 1995, Thaçi, 36 ans, a vécu pendant 5 ans en Suisse avec le statut de réfugié et a étudié, grâce à  une bourse, l’histoire des pays de l’Est à  l’Université de Zurich. Il fut, en 1992, un des fondateurs de l’Uàƒ”¡K et en devint plus tard le chef. Il accéda subitement à  la célébrité en 1999 lorsqu’il apparut en tant que chef de la délégation du camp albano-kosovar aux négociations de paix albano-serbes de Rambouillet et fut reconnu comme homme politique par la communauté internationale.

À l’époque, selon les Services de renseignement allemands, il contrôlait un « service de sécurité », « un réseau criminel opérant dans tout le Kosovo ». « En 2001, il entretenait probablement des contacts avec la mafia tchèque et la mafia albanaise. Et en octobre 2003, il aurait « été étroitement lié, dans le cadre de trafics d’armes et de drogue », à  un clan auquel on reproche également du blanchiment d’argent et des chantages. […]

Le clan des Albanais du Kosovo

Le deuxième personnage clé, Ramush Haradinaj, 37 ans, est sans doute un des politiciens les plus controversés du Kosovo. Dans le rapport des Services de renseignement allemands, on peut lire ceci : « La structure autour de Haradinaj, basée dans le Decani sur un clan familial, se livre à  tout l’éventail des activités criminelles, politiques et militaires qui influencent considérablement les conditions de sécurité de tout le Kosovo. Le groupe comprend environ 100 membres impliqués dans le trafic de drogue, d’armes et de marchandises soumises au régime douanier. En outre, il contrôle des gouvernements communaux. » Dans un rapport secret du 10 mars 2004, la Kfor qualifie ce groupe de « plus puissante organisation criminelle » de la région et ajoute que Haradinaj a également contrôlé la distribution de biens humanitaires et l’a utilisée comme un instrument de pouvoir.

ramush haradina
Ramush Haradina dirige les tueurs de la mafia kosovare

C’est grâce à  l’aide active de la communauté internationale et tout particulièrement à  celle des États-Unis qu’il a pu faire carrière. Parlant couramment l’anglais et le français, il vint en Suisse en 1989 en tant que travailleur immigré et fut videur dans une discothèque de la station de ski de Leysin. En février 1998, il rentra au Kosovo et y organisa des opérations militaires de l’Uàƒ”¡K. Après la guerre, il attira l’attention à  la suite d’affrontements armés avec d’autres clans qui furent tout d’abord interprétés par l’ONU comme des « actes de vengeance » et des « règlements de comptes ». Il s’agissait sans doute effectivement de luttes de pouvoir entre familles mafieuses, comme le montre l’exemple suivant.

La Central Intelligence Unit (CIU), le service de renseignement de l’ONU, décrit dans un rapport du 29 décembre 2003 une affaire instructive aux implications diplomatiques : Haradinaj attaqua le 7 juillet 2000 la maison d’un clan rival qui lui faisait manifestement concurrence dans le trafic de drogue. Selon la CIU, il voulait voler à  cette famille 60 kilos de cocaïne qu’elle était censée cacher dans cette maison. Il fut blessé au cours d’un échange de tirs et dut s’enfuir.

Avant qu’il puisse être interrogé par des policiers des Nations Unies, il a, au cours d’une opération éclair organisée par deux agents présumés de la CIA, été mis dans un hélicoptère militaire italien et conduit à  une base de l’armée états-unienne. Les policiers des Nations Unies ont reçu de leur quartier général de Pristina l’ordre de « renoncer à  toutes mesures à  son encontre ».

La raison de cette surprenante retenue : on craignait que son arrestation, ou ne fùt-ce que la mise en accusation d’un « héros du combat pour la libération », ne mette le feu aux poudres alors que la situation était tendue. Après cet incident, il a été mis à  l’abri aux États-Unis. « Pendant son séjour là -bas, il a bénéficié d’un entraînement et les États-Unis lui ont promis de le soutenir dans sa carrière politique. Si le Kosovo devenait indépendant, il serait leur candidat favori. »

De retour au Kosovo, le protégé des USA fonda un nouveau parti, l’Alliance pour l’avenir du Kosovo. En décembre 2004, selon le vœu des États-uniens, il devint Premier ministre du Kosovo. Mais cela ne dura que trois mois. En mars 2005, il démissionna et se présenta devant le Tribunal pénal international de La Haye. On lui reproche d’avoir, pendant le conflit du Kosovo, pratiqué des nettoyages ethniques systématiques accompagnés de tortures et de viols à  l’endroit de Serbes et de Roms. En juin, sous la forte pression des États-Unis et contre la volonté de la Procureure en chef Carla del Ponte, il a été libéré de la détention préventive et il peut provisoirement se livrer à  des activités politiques. Son procès à  La Haye commencera probablement en 2007 [Il a été acquitté le 3 avril 2008.]. Aucune plainte pour crime organisé n’a encore été déposée.

Attentat de Zurich

Xhavit Haliti, surnommé « Bunny », joue également un rôle important au Kosovo. À en croire la Kfor, ce membre de la présidence du Parlement (et vice-président du Parti démocratique du Kosovo) « est un criminel connu impliqué dans le trafic de drogue et d’armes ». Selon le rapport des Services de renseignement allemands, il « est impliqué dans le blanchiment d’argent et des trafics de drogue, d’armes, d’êtres humains et de carburant ainsi que dans des affaires de prostitution et appartient au premier cercle de la mafia. En tant que personnage clé de la criminalité organisée, il manipule toujours de grosses sommes d’argent. »

xhavit haliti
Le député Xhavit Haliti, alias « Bunny », trésorier de la mafia kosovare

Haliti, 49 ans, a, comme Haradinaj et Thaçi, commencé sa carrière en Suisse. Il a étudié la psychologie ici à  la fi n des années 1980. En 1990, il a été victime d’un attentat à  la bombe à  mobile politique. Une année après, il faisait partie de la présidence du Mouvement populaire du Kosovo et organisait l’Uàƒ”¡K depuis la Suisse. On pense qu’avant et pendant la guerre, il lui a procuré des armes et qu’il a contrôlé le « Homeland Calling Fund ». Des immigrés albano-kosovars de Suisse et d’Allemagne ont versé plus ou moins volontairement 400 millions de dollars à  ce fonds.

Lorsque les dons diminuèrent après la guerre, Haliti « s’adonna à  la criminalité organisée sur une grande échelle », écrit la Kfor. Et toujours selon cette source, il ne représente pas un cas unique : « Ce qui frappe, c’est que presque tous les responsables de la criminalité organisée sont des commandants de l’Uàƒ”¡K ou des chefs d’unités spéciales. » Au sujet d’Haliti non plus, on n’a encore rien pu retenir qui justifie une plainte pénale.

Ces trois cas exemplaires montrent une fois de plus que la Suisse était un centre d’activités de l’Uàƒ”¡K. C’est ici qu’avant le conflit, on a recueilli des millions destinés à  l’achat d’armes et à  la propagande et que des com-battants ont été recrutés en vue de la « lutte pour la liberté des Albanais opprimés du Kosovo ». À l’été 2001, le Conseil fédéral a décidé que les représentants des organisations albano-kosovares devaient cesser leurs activités politiques et ne devaient plus collecter de fonds. Il a prononcé contre Haliti une interdiction du territoire.

De l’opium pour l’Europe

Les rapports secrets des services de renseignement laissent supposer que le Kosovo, malgré l’administration de l’ONU et la troupe internationale de stabilisation, est une des plaques tournantes criminelles les plus importantes d’Europe. Une des raisons en est que le trafic de drogue est très lucratif : une grande partie de la récolte d’opium croissante d’Afghanistan arrive sur le marché d’Europe occidentale sous forme d’héroïne via l’Albanie et le Kosovo. Selon Klaus Schmidt, chef de la Mission d’assistance de la Communauté européenne à  la police albanaise (Pameca), chaque jour, 500 à  700 kilos passent par l’Albanie et le Kosovo et sont en partie transformés dans leurs laboratoires. Chaque jour, un million d’euros d’argent de la drogue est échangé sur le marché gris de la capitale albanaise de Tirana. Selon les spécialistes, il s’agit là  du « plus important cartel de la drogue au monde » qui soit apparu au cours des dernières années.

Selon le rapport des Services de renseignement allemands, même les débordements de mars 2004, qui ont conduit le Kosovo au bord d’une nouvelle guerre civile, ont été fomentés par des criminels qui voulaient pouvoir continuer à  se livrer en toute quiétude à  leurs trafics : « Au début d’avril 2004, on savait par les milieux chargés de la sécurité dans les Balkans que les récents troubles du Kosovo avaient été préparés et commis à  la demande de la criminalité organisée. Pendant les émeutes, des camions entiers d’héroïne et de cocaïne ont passé la frontière non contrôlée parce que les policiers de l’ONU et les soldats de la Kfor étaient entièrement occupés à  circonscrire les émeutes. Ce fait est confirmé par les policiers de l’ONU basés à  Pristina qui ont souhaité garder l’anonymat pour leur sécurité. Ils se plaignent que l’on n’ait rien fait jusqu’ici contre les criminels.

L’ONU et la Kfor n’ont pas résolu le problème, même pas en partie. La police onusienne manque notamment de moyens. « Nous allons au combat avec des épées de bois », se plaint un officier de police onusien de haut rang. Et surtout, elle manque de soutien politique pour agir efficacement contre les clans mafieux. Selon les Services de renseignement allemands, « ni les milieux gouvernementaux régionaux ni l’exécutif n’ont intérêt à  lutter contre la criminalité organisée parce qu’ils y sont impliqués ». Et un chef de la police onusienne chargée de la lutte contre la criminalité organisée a déclaré à  la Weltwoche : « Des personnalités renommées, y compris l’ancien Premier ministre, sont à  l’origine des troubles de mars qui ont été préparés par une structure criminelle connue. De nombreux services le savent et pourtant on ne fait rien contre cette structure. » Voici son explication : « On ne veut pas déclencher de nouveaux troubles et ce serait le cas si on menait une enquête criminelle à  l’encontre de Ramush Haradinaj.

Une conséquence de cette retenue est qu’en Europe occidentale, et particulièrement en Suisse, en Allemagne et en Italie, les clans albano-kosovars constituent un pouvoir criminel dominant. Les services de renseignement allemands y voient « un grand danger pour l’Europe ». Au Kosovo, de nombreux postes de police de l’ONU sont remis aux services de police du Kosovo, mais les anciens cadres sont toujours là , qu’on soupçonne d’entretenir des liens très étroits, souvent familiaux, avec des chefs connus de la mafia.

Les documents cités reposent bien à  l’abri dans les coffres des chancelleries.

Le Kosovo, paradis des mafias

Mercredi 30 avril 2008

Le Kosovo, paradis des mafias

© Tribune de Genève

Trafics en tous genres, corruption généralisée, justice défaillante, gouvernement suspect… Le plus jeune pays d’Europe paraît plutôt mal parti.

kosovo usa

Un Etat mafieux, le Kosovo? Brutale, la question se pose plus que jamais alors que Berne vient d’interdire à  la nouvelle ambassadrice suisse Carla Del Ponte de promouvoir son livre autobiographique: «La chasse. Moi et les criminels de guerre.» L’ancienne procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie y accuse le premier ministre kosovar Hashim Thaçi de s’être rendu complice de trafics d’organes alors qu’il était chef de la guérilla (voir nos éditions d’hier).

Pas de quoi surprendre Alexis Troude. Hostile à  l’indépendance du Kosovo, ce chercheur à  l’Académie internationale de géopolitique de Paris estime que le petit Etat né le 17 février est une «zone de non-droit aux mains de la mafia albanaise». A l’entendre, 80% de l’héroïne consommée sur le Vieux-Continent passe par l’ancienne province serbe. Et 100 000 filles kidnappées en Europe de l’Est y seraient «conditionnées». Dans la plus totale impunité, vu l’impuissance des juges tétanisés.

Ce portrait, d’une extrême noirceur, est corroboré par un document confidentiel que s’est procuré l’hebdomadaire alémanique Die Weltwoche. Ce rapport interne, commandé par l’armée allemande à  l’Institut berlinois pour la politique européenne (IEP), affirme qu’au Kosovo, malgré sept ans de reconstruction, les seuls secteurs économiques profitables et en croissance sont les trafics de drogue, d’êtres humains, d’armes… et les vols en tout genre.

C’est ce qui ressort de dizaines d’entretiens avec des diplomates, des militaires et des services de renseignement.

Quant à  la justice, elle serait inopérante: 40 000 plaintes pénales pour corruption s’empilent, la cour ne traitant que 10 à  15 affaires par an. L’Etat de droit est étouffé par le droit coutumier, analyse le rapport. Ce qui prime, c’est le respect de l’autorité des anciens, la cohésion de la famille élargie et les valeurs d’honneur et de vengeance de sang. Juges et procureurs généraux sont intimidés par les clans, des témoins disparaissent…

Quant aux troupes de l’ONU, également atteintes par la corruption, elles seraient incapables d’arrêter les trafics, ajoute le rapport confidentiel. Ainsi, tout le monde sait que le Kosovo n’a pas besoin de stations d’essence tous les 2 km. Elles serviraient par exemple à  blanchir l’argent de 104 bordels, souvent fréquentés par les clients internationaux.

Le pouvoir a une dette envers la pègre

Or, parmi les noms de suspects haut placés revient toujours celui du premier ministre Hashim Thaçi. Alexis Troude affirme que l’ancien chef de l’Uàƒ”¡K, l’Armée de libération du Kosovo, est lié au clan Drenica, mouillé dans le trafic d’armes et de drogue. Si sa culpabilité n’est jamais prouvée, on ne le voit pas lutter contre l’immunité (notamment parlementaire) acquise par nombre de criminels.

C’est que le pouvoir doit beaucoup à  la pègre. Spécialiste des Balkans, Christophe Chiclet rappelle qu’une partie considérable des rentrées financières de l’Uàƒ”¡K provenait du trafic de drogue et des escroqueries orchestrés par la mafia kosovare de Suisse et d’Allemagne.

Qu’à  cela ne tienne. Les Etats-Unis ont inauguré hier leur ambassade à  Pristina. Peu après l’Albanie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Suisse. Et près de deux mois après la proclamation d’indépendance. Une indépendance toute relative.

Le boîtier « anti-jeunes » à  ultrasons interdit par la justice

Mercredi 30 avril 2008

Le boîtier « anti-jeunes » à  ultrasons interdit par la justice

© AFP

SAINT-BRIEUC (AFP) – Le tribunal de grande instance de Saint-Brieuc a interdit mercredi à  un particulier de réinstaller sur la façade de son domicile un boîtier « anti-jeunes » à  ultrasons, donnant raison aux commerçants qui se plaignaient de ses nuisances.

Le tribunal de Saint-Brieuc est le premier à  se prononcer en France sur ce boîtier, censé émettre des ultra-sons perceptibles uniquement par les jeunes et destiné à  « disperser » les groupes d’adolescents pouvant se rassembler devant immeubles ou maisons.

« Le juge a fait droit à  notre demande », a affirmé Me Jacky Voisin, l’avocat de l’association des commerçants de Pléneuf Val-André, une station balnéaire des Côtes d’Armor, qui avait saisi le tribunal en référé.

« Nous sommes très satisfaits, c’est une décision de principe (…) Le tribunal a reconnu le +trouble anormal de voisinage+, et que l’appareil constituait une gêne auditive pour toutes les personnes », a-t-il ajouté.

Ce procédé a été vivement critiqué par de nombreux responsables politiques, dont la ministre de la Santé et de la Jeunesse Roselyne Bachelot qui l’a jugé « inacceptable ».

A l’audience du 24 avril, Me Voisin avait insisté sur le fait que cet appareil, baptisé Beethoven en France, était « une arme sonore illicite », et avait cité à  l’appui des ses arguments le respect du code de la santé publique.

Chloé Giroud, 23 ans et employée dans une boutique de cadeaux voisine, avait affirmé avant cette audience qu’elle souffrait de micro-lésions à  l’oreille interne. « Je suis heureuse de voir que le tribunal reconnaisse qu’il s’agisse d’une arme sonore discriminatoire, qui a crée des nuisances », a-t-elle réagi après le rendu de la décision. « Il reconnaît la dangerosité de cet appareil ».

L’avocat du particulier, qui réside en région parisienne, Me Jacques Duval n’a pas souhaité réagir. Il avait soulevé des questions d’irrecevabilité à  l’audience et indiqué ne pas vouloir entrer sur le terrain du débat de société.

Le boîtier avait été installé en mars sur la façade d’une résidence secondaire située dans le centre de la petite station balnéaire avant d’être retiré par le propriétaire le jour de l’assignation en justice.

Outre l’interdiction de reposer son appareil, le particulier a été condamné à  verser 2.000 euros d’indemnités. En revanche, le préjudice commercial n’a pas été reconnu, a précisé Me Voisin, car le boîtier n’est resté en place qu’une semaine.

Plusieurs membres du gouvernement, ainsi que le PS, avaient réclamé début avril le retrait de ce genre d’émetteurs.

Le ‘tsunami silencieux’ de la crise alimentaire mondiale

Mercredi 30 avril 2008

Le ‘tsunami silencieux’ de la crise alimentaire mondiale

© Alter Info, Rian

Les belles expressions « tempête idéale », « tsunami silencieux » n’ont malheureusement rien à  voir avec le romantisme rude qu’inspire la mer, mais s’appliquent à  la famine et à  sa menace. Et celle-ci est très réelle. « Tempête idéale » est le terme qu’a employé, à  Paris, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Jacques Diouf, pour décrire la forte croissance de la demande mondiale (et des prix naturellement) en produits alimentaires de base. Et, lors de la conférence sur l’alimentation qui a pris fin le 24 avril à  Londres, Josette Sheeran, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), a parlé de « tsunami silencieux » pour évoquer la vague de famine qui menace les pays pauvres.

Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

grande distribution

La crise alimentaire mondiale, qui enfle à  toute allure, a même tenté de « tester » les Etats-Unis sans pour autant pénétrer sur leur territoire. Wall-Mart, premier distributeur du pays et du monde également, a annoncé qu’il limitait les achats de riz à  deux sacs par personne. Ce sont, il est vrai, des sacs de vingt kilos, mais là  n’est pas la question. Jamais encore, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis n’avaient restreint leurs achats de quelque produit alimentaire que ce soit. D’autres chaînes de magasins ont suivi l’exemple de Wall-Mart. Costco, premier grossiste américain, a limité les ventes de riz. Du jamais vu en Amérique. Après les inondations et les catastrophes naturelles, il arrivait que certains produits manquent dans les supermarchés, mais de là  à  quelque chose d’aussi abrupt que « pas plus de deux par personne »… Mais cela reste plutôt du domaine de l’insolite: l’Amérique ne sera pas victime de la famine. La situation est, en revanche, bien plus grave en dehors du monde industrialisé.

A tel point que l’ordre du jour du prochain sommet du G8, qui se déroulera à  Hokkaido du 7 au 9 juillet, a déjà  été modifié. Les changements climatiques et l’aide à  l’Afrique, qui devaient être au coeur des débats, s’effacent maintenant devant la menace de la famine.

Le patron du sommet, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda (c’est, traditionnellement, le pays hôte qui établit l’ordre du jour) vient d’envoyer ces jours-ci à  tous les membres du G8 une lettre les informant de ce changement des priorités. « La menace de la famine et de la sous-alimentation grandit et les prix élevés ont déjà  provoqué des émeutes sociales… c’est un défi mondial inévitable et grave. » Ce problème, sous une forme aussi nette qui plus est, n’avait encore jamais été discuté lors de l’un des sommets depuis la création du groupe, en 1975. Au cours des trente dernières années, c’est le sommet d’Ottawa de 1981 qui s’en est le plus rapproché. Ce qui n’était encore que le G7 avait alors souligné « l’importance d’accélérer la production d’aliments dans les pays en voie de développement et de renforcer la sécurité alimentaire mondiale ». Mais, deux ans plus tard, suite à  de bonnes récoltes, les marchés croulaient sous les céréales, les prix chutaient et ce thème fut oublié, de même que les promesses d’accroître les aides à  l’agriculture, c’est-à -dire d’investir dans le développement de l’agriculture, de l’Afrique et de l’Asie.

Pour ce qui est des prix, c’est actuellement le riz qui se trouve être le « cancre de la classe ». En un an, les cours ont triplé, passant de 300 à  1.000 dollars la tonne. Depuis le début de l’année, des fournisseurs et des consommateurs de riz tels que la Chine, l’Inde, le Vietnam et l’Egypte ont interdit son exportation afin de casser la hausse des prix sur les marchés intérieurs. La Thaïlande, premier exportateur de riz au monde, pourrait rapidement les rejoindre, aux dires des spécialistes.

Les experts occidentaux affirment que la crise alimentaire actuelle est due, à  la base, à  la croissance économique de la Chine et de l’Inde (la hausse du niveau de vie ayant entraîné celle de la demande), à  une demande accrue en biocarburants, en éthanol, à  la hausse mondiale des cours du pétrole. C’est bien commode (pourquoi ne pas tout mettre sur le compte de la Chine ou de l’Inde!) pour expliquer toutes les dérives de l’offre et de la demande, du boom et de la fièvre des prix. Mais il existe d’autres raisons.

Jacques Diouf ne manque pas de tenir des propos peu flatteurs sur les pays développés. C’est, considère-t-il, leur inertie durant de nombreuses années qui a conduit à  la gravité de la situation présente. « Nous ne sommes pas dans une tragédie grecque où les êtres humains ne peuvent rien faire contre le sort, a-t-il déclaré à  Paris. Non, nous avons la capacité de construire notre avenir. » La crise a couvé pendant des décennies. « Cette situation, devait-il ajouter, est le résultat de politiques inappropriées depuis une vingtaine d’années. Entre 1990 et 2000, on a baissé de moitié l’aide alimentaire à  l’agriculture [des pays en voie de développement]. Durant cette période, on a mené des politiques de soutien et des politiques tarifaires dans les pays développés. »

Or la crise ne fait que commencer. Les experts de la FAO et du PAM affirment que le monde ne se rend pas encore bien compte de toute l’ampleur du « tsunami silencieux » qui approche. Le PAM fournit aujourd’hui, dans le cadre des programmes de l’ONU, de la nourriture à  près de 90 millions de personnes dans les pays les plus pauvres du monde. Comme l’a déclaré Josette Sheeran lors de la conférence de Londres, si rien n’est entrepris dans l’immédiat, et c’est hier qu’il aurait fallu le faire, c’est plus généralement un « nouveau visage de la faim » dans le monde qui nous attend. La famine touchera quelque 100 millions de nouvelles personnes « qui ne se trouvaient pas dans une catégorie urgente il y a six mois ».

En Russie, la marée des prix déferlera après le 1er mai, lorsque l’accord sur le gel des prix des produits alimentaires de base devrait être levé. Compte tenu que nous importons plus de 50% des produits que nous consommons (un peu moins de 80% pour Moscou), cela aurait pu causer une très grosse secousse si les prix, en dépit des accords passés entre les fournisseurs et le gouvernement, n’avaient déjà  augmenté avant le « dégel ».

On n’a absolument aucune envie d’en parler à  la veille des fêtes… Mais cela n’empêchera pas d’en entendre encore parler après…

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à  la stricte responsabilité de l’auteur.

Regardez attentivement les conséquences qu’auraient des bombardements sur les installations nucléaires de l’Iran et ensuite, priez

Mercredi 30 avril 2008

Regardez attentivement les conséquences qu’auraient des bombardements sur les installations nucléaires de l’Iran et ensuite, priez

© GlobalResearch.ca, Alter Info

Par Floyd Rudmin, pour Global Research, le 29 avril 2008

iran nucleaire

Dernièrement, le gouvernement des États-Unis a augmenté d’un cran le ton belligérant qu’il emploie contre l’Iran.

Une série de reportages dans une variété de journaux anglophones laissent entendre que la guerre est en route: le Mail & Guardian le 1er avril, le Rutland Herald le 4 avril, le Telegraph le 7 avril, l’International Herald Tribune le 11 avril, le Washington Post le 12 avril, le Washington Times le 16 avril, The Progressive le 24 avril, le Santa Monica Mirror le 24 avril, l’Asia Times le 25 avril, l’International Herald Tribune le 25 avril, le Toronto Star le 25 avril, le Christian Science Monitor le 25 avril, le Washington Post le 26 avril, le Washington Times le 26 avril, le First Post le 26 avril, le Los Angeles Times le 26 avril, le Washington Times le 26 avril et le Telegraph le 26 avril.

Deux flottes offensives de porte-avions sont maintenant près de l’Iran et une autre serait en route. À la fin mars, l’Arabie Saoudite s’est exercée à  faire face aux retombées nucléaires qui surviendraient à  la suite d’une attaque US contre l’Iran. Au début avril, Israël s’exerçait à  affronter des tirs de représailles de missiles suite à  une attaque US contre l’Iran. Tout le monde dans la région se prépare à  un bombardement de la centrale nucléaire et les installations d’enrichissement d’uranium de l’Iran. Tout comme eux, l’Iran est prêt pour la guerre.

Les États-Unis aurait retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l’ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d’enrichissement de Natanz près d’Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d’habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d’hydrocarbures. Natanz est le principal site d’enrichissement d’uranium de l’Iran, au nord d’Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d’habitants.

Le réacteur nucléaire iranien de Bushehr dispose de 82 tonnes d’uranium enrichi (U235) qui sont maintenant chargé dans le réacteur, selon des reportages de la presse israélienne et chinoise. Il est prévu que la centrale deviendra opérationnelle cet été, ce qui lui permettra de produire de l’électricité. Les installations d’enrichissement de Natanz opèrent à  pleine capacité et elles enrichissent de l’uranium afin que cet uranium puisse être utilisé dans des réacteurs selon les rapports de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.

Selon le Centre de contrôle des maladie [des USA], l’uranium 235 utilisé dans les réacteurs nucléaires a une demi-vie de 700 millions d’années. Lorsqu’il est utilisé à  titre de combustible pour des réacteurs, il se transforme en uranium 238 qui lui, a une demi-vie de 4,5 milliards d’années. Ces isotopes radioactifs sont dangereux pour la santé parce qu’ils émettent des particules alpha et aussi parce qu’ils sont chimiquement toxiques. Lorsque inhalé, il crée des dommages aux tissus pulmonaires. Lorsque ingéré, il crée des dommages aux reins et causer le cancer des os et des tissus du foie. Selon une récente étude de recherche médicale, l’exposition à  l’uranium engendre des déformations aux nouveaux-nés ou engendre des mort-nés.

Jamais dans toute l’histoire ne s’est produit le bombardement délibéré de centrales nucléaires et d’installations d’enrichissement nucléaire. De telles installations, partout dans le monde, sont exploitées sous de sévères règles de sécurité parce que le rejet de matières radioactives est mortel au moment même où l’événement se produit et longtemps après y avoir été exposé. Si les États-Unis ou Israël devait bombarder délibérément une centrale nucléaire pleine de combustible nucléaire ou encore des installations d’enrichissement de combustible nucléaire, cette règle serait violée; des éléments radioactifs seraient alors rejetés dans l’environnement. Il y aurait d’horribles décès dans la population environnante. L’Union of Concerned Scientists [L'Union des scientifiques préoccupés aux USA] estime que 3 millions de décès surviendraient dans les 3 semaines suivant les bombardements des installations nucléaires d’enrichissement près d’Ispahan et la contamination recouvrirait l’Afghanistan, le Pakistan, jusqu’en Inde.

Les réacteurs de même que les installations d’enrichissement sont construits en béton extra fort, souvent avec de multiples couches de rétention en dômes et ils sont souvent construits sous terre. Le bombardement de telles installations exigent de puissants explosifs, tels que des ogives pénétrantes sous terre voire même des ogives nucléaires. De telles explosions souffleraient la contamination très haut dans l’atmosphère. Mais où irait cette contamination? C’est une question difficile à  répondre et difficile à  prévoir.

Au cours de la guerre du Golfe de janvier 1991, de nombreux puits de pétrole au Koweït ont été incendiés. Selon le Département d’État américain, « des pluies noires ont été signalées en Turquie et de la neige noire est tombée au pied des montagnes de l’Himalaya. » Le nuage radioactif causé par le bombardement des installations nucléaires de l’Iran prendrait possiblement ces mêmes directions si les conditions météorologiques étaient les mêmes. Mais le nuage radioactif pourrait aller vers le nord c’est-à -dire, en Europe. Au cours de l’invasion de l’Irak par les États-Unis qui étaient accompagnés par le Royaume-Uni, l’Australie et d’autres pays en mars 2003, des munitions et des bombes à  l’uranium appauvri (U238) ont été utilisées. Il a fallu 9 jours pour que des particules d’uranium provenant de ces armes en Irak atteignent l’Angleterre où des échantillons de filtres à  air ont démontré une hausse de 300 % de particules d’uranium attribuable à  la guerre. Les conditions météorologiques qui ont permis que ces particules soient transportées jusqu’en Angleterre ont passé sur le centre de la Turquie, l’Ukraine, l’Autriche, la Pologne, l’Allemagne, la Suède et le Danemark, pour finalement arriver en Angleterre d’où elles ont poursuivi leur route sur la Norvège, la Finlande et jusqu’en Arctique. Ce fait a été signalé par The Times [un journal en Angleterre], qui dans un article résumait une étude européenne de biologie et de bioélectromagnétique.

Les retombées nucléaires des bombardements sur l’Iran auraient une demi-vie de 700 millions d’années. C’est une durée difficile à  comprendre. Jésus-Christ prêchait il y a environ 2 000 ans. Dans l’évolution de l’homme, nos ancêtres, les premiers hommes singes auraient marché debout il y a à  peine 5 millions d’années. L’administration Bush et ses conseillers israéliens sont maintenant en train de planifier la contamination de la planète pour 700 millions d’années. Selon la rhétorique des candidats à  la présidence John McCain et Hillary Clinton, eux aussi, pensent que c’est une bonne idée. Pour leur part, les médias US semblent applaudir.

Soit les états-uniens ne comprennent pas ce qu’ils s’apprêtent à  faire ou soit ils se pensent eux-mêmes à  l’abri des conséquences. La planète n’est pas si grande. Ce qui se passe quelque part sur le globe fini par se répercuter partout sur le globe. La fumée des puits de pétrole incendiés pendant la guerre du Golfe s’est propagée tout autour de la planète et elle a été détectée en Amérique du Sud. Les retombées radioactives du bombardement d’un réacteur nucléaire se propageront en de lieux aussi éloignés, surtout si l’on considère que le voyage s’effectuera sur des millions d’années.

Les pays du Golfe Persique soit principalement l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Iraq et l’Iran possèdent plus de la moitié des réserves de pétrole connues. En 1981, une étude de « Fetter and Tsipis » parue dans le magazine « Scientific American » portant sur « La propagation catastrophique de la radioactivité » estimait que le bombardement d’un réacteur nucléaire rendrait inhabitable une superficie équivalente à  8 600 milles carrés [NDT : 1 mille = 1,609 km] autour du réacteur, tout dépendant de la façon dont le vent soufflerait. Bombarder le réacteur de Bushehr signifierait que la moitié des réserves de pétrole deviendraient instantanément inaccessibles. Bombarder l’Iran signifierait que les états-uniens ne prendraient plus leurs voitures pour se rendre où que ce soit, plus jamais et ce, pour une très longue période. Le mode de vie à  l’américaine serait terminé. Un effondrement économique inimaginable pour les états-uniens suivrait. La culture vivrière mécanisée et le transport de la nourriture seraient choses du passé. Les émeutes de la faim deviendraient chose certaine si jamais la jauge à  carburant indiquait que le réservoir est vide, même aux États-Unis, une terre d’abondance.

Les nations du monde ne peuvent pas compter sur les États-Unis et sur leurs conseillers israéliens pour que ces derniers pensent et agissent de façon rationnelle au sujet des bombardements des réacteurs. Il est insensé de dire que « toutes les options sont sur la table » et c’est même un crime contre l’humanité. Les États-Unis et Israël sont en train de préparer le public à  accepter cette folie en annonçant qu’ils ont bombardé avec succès un réacteur nucléaire syrien, sans effets nocifs. Israël a aussi récemment publié sa vidéo du bombardement du réacteur nucléaire d’Osiraq survenu en 1981 en Iraq. Voyez comme c’est facile. Il n’y a aucune conséquence fâcheuse. Mais les deux sites étaient en construction et les réacteurs n’étaient pas remplis à  ras bord de tonnes d’uranium enrichi.

Les peuples et les gouvernements du Golfe Persique, du Moyen-Orient, de l’Europe et aussi de ces pays vers où soufflera le vent c’est-à -dire l’Inde et la Chine doivent maintenant prendre des mesures pour que cesse cette folie. Une fois que la radiation sera libérée, les résolutions de l’ONU ne ramèneront pas ces radiations dans un milieu confiné.

Les états-uniens ayant de la famille et des amis qui servent dans les forces armées dans la région du Golfe Persique, que ce soit en Iraq et en Afghanistan devraient se demander jusqu’à  quel point l’administration Bush considère que ses troupes peuvent être sacrifiées.

La planète implore, « Ne bombardez pas les réacteurs nucléaires. »

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info