Archive pour septembre 2007

Pourquoi une guerre en Iran est si inévitable?

Dimanche 30 septembre 2007

Pourquoi ne peut-on pas éviter la guerre en Iran?

La guerre en Iran a été prévue il y a aussi longtemps que les attaques du 11 Septembre 2001. C’est simple. Certaines personnes et groupes ont profité du 11 Septembre pour faire de l’argent et autres, bien que l’argent ne représente même pas 5% des motivations des attaques du 11 Septembre, car comme vous l’avez certainement comprit, c’est bien plus compliqué que ça… La guerre en Afghanistan, en Irak, et bientôt en Iran, en Syrie et au Liban, n’est pas le fruit du hasard, pour cela nous allons regarder la carte du moyen orient,

moyen orient guerre iran

Les pays en bleus sont les pays conquis par la coalition, les américains et anglais. Vous vous rappelez de pourquoi il y a eut une guerre en Afghanistan, les prétextes de l’administration bush?

La seconde guerre d’Afghanistan de l’histoire contemporaine opposa, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire de l’Alliance du Nord et d’autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada…), au régime Taliban en Afghanistan. Cette guerre s’inscrit dans la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à  New York et Washington.

Oh tiens! Le 11 Septembre? Ben Laden? Al Qaida? Et la raison de la guerre en Irak?

La guerre d’Irak est la seconde guerre du XXIe siècle caractérisée par la doctrine Bush de guerre préventive et la deuxième concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain (la première étant celle contre l’Afghanistan)

Et aussi…

Cette guerre préventive intervient dans la lutte contre le terrorisme que George W. Bush a lancé en réponse aux attentats du World Trade Center (WTC) le 11 septembre 2001.

Donc toutes ces guerres sont à  cause du 11 Septembre… Et quand vous comprenez ce qui s’est vraiment passé le jour du 11 Septembre, et que vous voyez les conséquences, vous avez surement comprit qu’il y a une réelle conspiration…

Et la raison de la prochaine guerre en Iran?

Il y aura une guerre en Iran, à  cause du ravitaillement Iranien en armes et munitions à  des groupes terroristes en Irak qui tuent les « enfants des Etats-Unis ». Théoriquement il y aura une guerre en Iran à  cause de l’implication de l’Iran dans le terrorisme en Irak… Bien que ce soit faux, nous savons que Bush et les médias qu’il dirige ont toujours menti, donc n’espérez pas que ce soit la vérité.

La vérité c’est que Bush, son père et la compagnie Carlyle Group, ont besoin de l’Iran, de la Syrie et du Liban pour pouvoir construire un pipeline pour pétrole qui partira depuis le sud de la Russie, en passant par l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie et finalement le Liban pour attérir en Israel. C’est un des plans de ces guerres, c’est à  propos de controler les ressources naturelles qui sont au Moyen Orient. Vous pensez surement que c’est faux, mais nous voyons petit à  petit que ce ne l’est pas…

Bien sur le 11 Septembre n’est pas que pour le contrôle du pétrole… Mais c’est une des raisons pourquoi les Américains se battent en Irak et en Afghanistan, ce n’est pour « combattre le terrorisme », ils sont le terrorisme.

Donc la guerre en Iran est inévitable à  cause de sa ressource pétrolière, sa location géographique qui est stratégique dans le plan de la construction de ce pipeline qui passera d’afghanistan jusqu’en Israel.

Elle est aussi inévitable à  cause des gens qui n’étudient pas et qui n’auront aucun problème sur une prochaine guerre nucléaire iranienne entre les forces de la coalition et la rebellion contre l’empire américain… Tout le monde pensera que ce sera encore une guerre comme en Irak, « C’est suffisamment loin ça va encore »… Non. Ce ne sera pas aussi facile que l’Irak cette fois, parce que Ahmadinejad n’a pas l’air d’être le pantin de Washington comme Saddam Hussein l’était…

Ahmadinejad a fait une alliance anti-américaine avec la bolivie et le venezuela, il est entrain de préparer le conflit qui créera la Troisième Guerre Mondiale, qui risque de détruire toutes choses sur la planète. Donc la guerre en Iran est techniquement inévitable, et donc notre futur mort est déjà  programmée.

Je peux être prophète et dire que 70% des personnes sur cette planète vont finir brulées, calcinées, iradiées à  cause des pluies de bombes atomiques dans leur pays et alentours. Quoi c’est pessimiste? On verra qui a raison.

Iran, Actualité du 29 Septembre

Dimanche 30 septembre 2007

L’Irak ne servira pas de base pour attaquer l’Iran ou la Syrie, assure le vice-président irakien

© AP

DAMAS – Le vice-président irakien Adel Abdul-Mahdi a assuré samedi à  Damas que son pays ne servirait pas de base pour le lancement d’attaques contre l’Iran ou la Syrie.

M. Adel Abdul-Mahdi a indiqué qu’il avait notamment abordé les questions de sécurité régionale lors de son entretien avec le président syrien Bachar el-Assad.

En réponse à  la question d’un journaliste qui évoquait l’éventualité d’une frappe américaine contre l’Iran, il a répondu sèchement: « l’Irak n’acceptera pas que son territoire soit utilisé pour agresser un pays voisin. »

« L’Irak a une identité (arabe) à  laquelle il tient et qu’il défendra », a-t-il ajouté devant la presse à  l’issue de sa visite de trois jours en Syrie.

M. Abdul-Hadi a par ailleurs déclaré sans autre précision qu’il envisageait un retrait des troupes étrangères d’Irak d’ici la fin 2008. Il a enfin réaffirmé le rejet irakien d’une partition de l’Irak, comme l’avait proposé le Sénat américain. AP

Le Parlement iranien approuve un texte présentant la CIA et l’armée américaine comme des organisations terroristes

© AP

TEHERAN – Le Parlement iranien a approuvé samedi une résolution non-contraignante présentant la CIA et l’armée américaine comme des « organisations terroristes ».

Cette mesure est perçue comme une réponse du berger à  la bergère après le vote par le Sénat américain d’une résolution demandant au département d’Etat de désigner le corps d’élite iranien des Gardiens de la Révolution comme une organisation terroriste.

« L’armée américaine et la Central Intelligence Agency (agence centrale de renseignement) sont des agresseurs terroristes qui nourrissent également la terreur », estiment les 215 députés signataires de cette résolution, adoptée au cours d’une session parlementaire retransmise en direct par la rédio-télevision iranienne. AP

C’est pas la grosse pêche !

Dimanche 30 septembre 2007

Emploi et PIB en berne, les ménages dépriment

© Reuters – Vendredi 28 septembre

cest pas la grosse peche

PARIS (Reuters) – L’euphorie consécutive à  l’élection de Nicolas Sarkozy a fait long feu et la confiance des ménages français s’est nettement dégradée cet été sur fond de crise financière, d’incertitude sur la croissance et l’emploi et d’inquiétudes sur le pouvoir d’achat.

L’indicateur résumé d’opinion des ménages a chuté de six points entre juillet et septembre pour revenir à  -21 points, son plus faible niveau depuis mars, à  la fin de l’ère Chirac, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées vendredi par l’Insee.

Toutes les composantes de cet indicateur synthétique se dégradent, qu’ils s’agissent du sentiment sur la situation financière, le niveau de vie ou l’opportunité d’acheter.

Le sentiment concernant le taux de chômage à  venir s’est aussi fortement détérioré.

« Tout se passe comme si les ménages avaient perçu la hausse du nombre de demandeurs d’emploi en aoùt et le ralentissement de la croissance depuis le deuxième trimestre », relève Nicolas Bouzou, économiste du bureau d’analyse indépendant Asterès.

Le nombre de demandeurs d’emploi à  plein temps et à  durée indéterminée a augmenté de 0,6% en aoùt (+11.800 personnes) pour s’établir à  1.970.600 personnes, interrompant plus de deux ans de baisse régulière du chômage. Il faut remonter à  mai 2005 pour retrouver une hausse du nombre des demandeurs d’emploi (+7.500).

Le ralentissement de la croissance au deuxième trimestre a par ailleurs été confirmée vendredi par l’Insee avec une hausse du produit intérieur brut de 0,3% après +0,6% au premier trimestre (révisé en hausse de 0,1 point).

Avec ces chiffres, « il sera très difficile d’atteindre la prévision gouvernementale d’une croissance dans le bas d’une fourchette de 2,0% à  2,5% », a souligné Christian Parisot, économiste chez le courtier Aurel Leven.

Les économistes tablent en moyenne sur une croissance de 1,8% cette année.

« FIN DE LA SARKOMANIA »

« La lune de miel » entre les Français et le président Sarkozy « est bel et bien finie », estime Alexander Law, économiste à  l’Institut Xerfi. « C’est la fin de la Sarkomania », renchérit Nicolas Bouzou.

Mais au-delà  d’un « désamour politique », les économistes mettent en avant la crise financière de l’été, la hausse des prix et « le patinage » de la politique économique du gouvernement pour expliquer ce qu’Alexander Law qualifie de « perte de confiance dans l’avenir ».

« La crise financière de ces dernières semaines a indubitablement assombri les esprits », explique-t-il.

L’incertitude quant à  l’évolution des marchés financiers, le risque d’un accès plus difficile au crédit, la peur d’un repli marqué de l’immobilier… il y a bien là  de quoi expliquer une déprime passagère », poursuit-il.

Comme d’autres, il met en avant un pouvoir d’achat qui a marqué le pas au deuxième trimestre où le salaire mensuel de base des salariés a progressé de 0,6% quand les prix à  la consommation hors tabac ont augmenté de 0,9%.

Si l’on ajoute à  cela la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires soulignée par les effets d’annonce sur la baguette à  un euro, « on comprend mieux le regain d’inquiétude ».

Nicolas Bouzou met en outre en cause « le patinage de la politique économique du gouvernement » auquel se sont ajoutées les déclarations alarmistes du Premier ministre s’estimant « à  la tête d’un Etat en situation de faillite » et de la ministre de l’Economie et des Finances qualifiant le budget 2008 de « plan de rigueur pour les fonctionnaires ».

DES ENTREPRISES SANS MARGE DE MANOEUVRE

« Depuis le sympathique mais très limité ‘paquet fiscal’, le gouvernement n’a pris aucune décision économique tangible, en dehors des exceptions notables de l’extension du crédit impôt recherche et du lancement de la réforme des régimes spéciaux de retraite », estime Nicolas Bouzou.

« Concernant le relèvement du potentiel de croissance à  long terme, et donc la capacité de l’économie française à  verser des salaires, rien. Il faut bien le reconnaître, dans ce domaine, la rupture prônée par Nicolas Sarkozy se fait attendre », déplore-t-il alors que la situation des entreprises les privent de marge de manoeuvre.

Le taux de marge des entreprises a reculé au deuxième trimestre pour le quatrième trimestre consécutif pour tomber à  30%, soit son plus bas niveau depuis la fin 2005.

« Avec des profits aussi bas, les entreprises ne peuvent ni investir, ni exporter, ni augmenter les salaires de façon significative », relève Nicolas Bouzou.

L’investissement a décéléré au deuxième trimestre (+0,4% après +1,4% au trimestre précédent) comme les exportations (+0,9% après +1,4% au premier trimestre).

Plus que jamais la consommation des ménages apparait donc comme le moteur de l’économie française et le garant de l’hypothèse d’une croissance de 2,25% retenue par le gouvernement pour construire son budget 2008.

« Si la consommation des ménages lâchait, la croissance du PIB ne serait pas de 2,25% en 2008, mais plutôt de 1,5% », prévient ainsi Nicolas Bouzou.

Irak: l’armée américaine « regrette » les victimes civiles

Samedi 29 septembre 2007

Irak: l’armée américaine « regrette » les victimes civiles de sa lutte contre Al-Qaïda

© AFP, Par Bryan PEARSON

soldats americain en irak

BAGDAD (AFP) – L’armée américaine a dù s’expliquer samedi sur de nouvelles victimes civiles de sa « guerre contre le terrorisme » en Irak, alors même qu’elle annonçait avoir remporté un succès avec la mort d’un important responsable du réseau Al-Qaïda.

Au lendemain de la mort d’une dizaine de personnes à  Bagdad dans un raid d’hélicoptères américains sur un quartier de Bagdad, l’armée a reconnu avoir eu recours à  des frappes aériennes contre des assaillants ayant tiré au mortier.

Sans admettre explicitement sa responsabilité dans la mort de civils dans ce raid, elle a « regretté que des civils soient blessés ou tués lorsque les forces de la coalition tentent de débarrasser l’Irak du terrorisme ».

Selon des sources sécuritaire et hospitalière irakiennes, des tirs d’hélicoptères sur un immeuble du quartier majoritairement sunnite d’al-Saha ont fait au moins dix morts, dont des femmes et des enfants.

« Nous visions des hommes qui venaient de tirer au mortier », a affirmé un porte-parole de l’armée américaine, le major Brad Leighton. « Des éléments de surveillance ont vu le groupe tirer depuis le quartier de Doura, en direction du nord. Ils ont ensuite caché le tube de mortier à  proximité ».

« En réponse à  cette action hostile, les forces de la coalition ont fait appel à  un soutien aérien et ont engagé ces hommes », a-t-il ajouté, affirmant ignorer le nombre de victimes, peut-être « deux ou trois ».

« Nous n’avons pas pu évaluer précisément la situation car les corps ont été emmenés avant l’arrivée de nos troupes au sol », selon lui.

Jeudi déjà , le commandement américain avait annoncé l’ouverture d’une enquête sur une autre « bavure », après la mort de neuf civils, cinq femmes et quatre enfants en bas âge, tués deux jours plus tôt dans un village au sud de Bagdad lors d’une opération américaine dans le secteur.

A chaque incident de ce genre, qui sont légion depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003, le commandement américain fait état de l’ouverture d’enquêtes, dont les résultats sont très rarement rendus publics.

Dans un contexte rendu déjà  difficile par l’affaire de la firme de sécurité Blackwater impliquée dans une fusillade à  Bagdad le 16 septembre (10 Irakiens morts), ces deux bavures jettent une ombre sur les victoires enregistrées par l’armée américaine dans sa lutte contre la branche irakienne d’Al-Qaïda.

Vendredi, le commandement américain a annoncé la mort de l’un des chefs de cette organisation, tué le 25 septembre dans un bombardement ciblé mené par un F-16 américain sur une habitation dans laquelle se tenait une réunion de plusieurs responsables d’Al-Qaïda.

Abou Oussama al-Tunissi, de nationalité tunisienne et présent en Irak depuis 2004, était en charge de la ceinture sud de la capitale, avant de devenir le chef des combattants étrangers d’Al-Qaïda en Irak, chargé de superviser leur mouvement dans le pays.

Il était un proche de l’actuel chef présumé d’Al-Qaïda en Irak, l’Egyptien Abou Ayoub Al-Masri, dont il était également un successeur pressenti.

La mort d’al-Tunissi est considéré comme un succès par l’armée américaine, qui annonce par ailleurs quotidiennement la mort et l’arrestation de combattants islamistes.

Le réseau Al-Qaïda, après avoir cédé du terrain, en particulier dans Bagdad, poursuit néanmoins ses attentats dans le pays, et semble être engagé depuis deux semaines dans une nouvelle campagne contre les responsables de la police irakienne et notables sunnites suspectés de complicité avec les Américains.

Vendredi, le chef de la police de Hawijah, ville située dans la volatile province de Kirkouk (nord), le colonel Fattah Abdallah al-Khafaji, a été tué avec un autre officier dans un attentat.

A la mi-septembre, la branche irakienne d’Al-Qaïda avait promis une vague d’assassinats contre « tous les traîtres et apostats ayant adhéré au projet américain ».

Venezuela Allié de l’Iran, Actualité du 28 Septembre

Samedi 29 septembre 2007

Sanctions contre l’Iran: les Six et l’UE vont attendre novembre

© AFP, Par Sylvie LANTEAUME – Vendredi 28 septembre

NEW YORK (AFP) – Les Six grandes puissances et l’UE impliquées dans les discussions sur le nucléaire iranien ont décidé d’attendre novembre pour proposer des sanctions renforcées à  l’ONU contre Téhéran, selon un communiqué commun.

« Nous sommes d’accord pour finaliser un texte pour une troisième résolution de sanctions au Conseil de sécurité », ont indiqué les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de Russie, de Chine, de Grande-Bretagne, de France et de l’Allemagne ainsi que l’Union européenne dans ce communiqué.

Le communiqué précise que les signataires ont l’intention de « porter (ce futur texte) au vote au Conseil de sécurité à  moins que les rapports » du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, et du patron de l’agence onusienne de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, prévus en novembre, « ne montrent que leurs efforts sont couronnés de succès ».

Ce document apparaît comme un compromis entre les Etats-Unis, qui faisaient pression pour qu’une troisième résolution plus dure soit élaborée sans attendre, et la Russie et la Chine désireuses d’accorder un délai à  l’AIEA, qui a conclu en aoùt un accord avec l’Iran dans lequel Téhéran s’engage à  répondre à  des questions de l’agence sur son programme nucléaire.

« Oui, c’est un compromis mais c’est un bon compromis », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à  l’issue de cette réunion dans un grand hôtel de New York, qui a duré plus de deux heures.

« Nous attendons parce que les deux rapports doivent nous être présentés. Nous ne savons pas ce qu’il y aura dans les rapports », a souligné M. Kouchner.

Un haut responsable américain, Nicholas Burns, a reconnu que les Etats-Unis avaient fait un compromis pour préserver l’unité du groupe.

« L’alchimie au sein de ce groupe est telle (…) qu’il faut nécessairement faire des compromis », a-t-il reconnu au cours d’une conférence de presse M. Burns, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires politiques.

Le responsable américain, qui est plus particulièrement chargé du dossier iranien et qui participait aux débats, a tenu à  préciser qu’il y avait eu des « discussions très longues et détaillées sur les éléments d’une troisième résolution prévoyant des sanctions ».

« Tout les ministres y ont participé activement, y compris les ministres chinois et russe », a-t-il souligné.

Les participants ne sont pas parvenus à  un accord et une ou deux nouvelles réunions au niveau des directeurs politiques interviendront en octobre, a-t-il précisé.

Ces nouvelles sanctions renforcées doivent forcer l’Iran à  abandonner son programme d’enrichissement de l’uranium, nombre de pays craignant que Téhéran ne veuille s’en servir pour fabriquer une arme nucléaire.

Selon M. Burns, les Six ont « encouragé » M. Solana à  rencontrer à  nouveau le négociateur iranien Ali Larijani d’ici le rapport de M. ElBaradei à  l’AIEA, qu’ils ont prévu de recevoir à  la mi-novembre. Aucune date précise n’a été fixée pour ces deux rapports.

Après le départ des ministres russe et chinois, les responsables européens et américains se sont rencontrés séparément pour discuter d’éventuelles sanctions contre Téhéran hors du cadre de l’ONU.

M. Burns a qualifié ces discussions, auxquelles participait M. Solana, de « très bonnes » mais il n’a pas fait état d’une avancée.

Pressée par la France, l’UE s’interroge sur l’adoption éventuelle de telles sanctions unilatérales. Mais si les Britanniques sont déjà  sur cette ligne et si les Pays-Bas se sont dit prêts à  des sanctions européennes en cas de désaccord à  l’ONU, les autres Européens ne sont pas tous convaincus.

L’Iran veut constituer un front anti-américain avec la Bolivie et le Venezuela

© AFP – Vendredi 28 septembre

ahmadinejad chavez

CARACAS (AFP) – La tournée éclair du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en Bolivie et au Venezuela, deux jours après avoir défié les Etats-Unis en réaffirmant ses ambitions nucléaires à  la tribune des Nations unies, a été marquée par sa volonté de constituer un front anti-américain.

L’Iranien Ahmadinejad n’a passé que quelques heures jeudi soir en compagnie de son homologue vénézuélien Hugo Chavez à  Caracas où il arrivait de La Paz, après avoir également brièvement rencontré le président bolivien Evo Morales.

M. Ahmadinejad a été accueilli avec les honneurs militaires dans les deux capitales.

Au cours de ces deux visites officielles, les trois dirigeants ont clairement souligné leur refus de se plier à  la volonté de Washington notamment sur le dossier du nucléaire.

L’Iran est accusé par certains pays occidentaux, dont la France et les Etats-Unis, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran affirme que son programme d’enrichissement d’uranium n’a pas de visée militaire.

« Quand nous sommes unis, nous multiplions notre pouvoir. (…) Nous résisterons à  l’impérialisme jusqu’au bout et grâce à  Dieu nous sortirons vainqueurs », a lancé M. Ahmadinejad depuis le palais présidentiel de Miraflores où il dînait avec M. Chavez jeudi soir.

« Vous répondez avec la grandeur des révolutionnaires et la force morale de l’Iran (…). Le Venezuela tout entier applaudit votre geste et votre courage », a pour sa part déclaré Hugo Chavez, l’un des rares dirigeants à  soutenir le programme nucléaire de Téhéran.

Plus tôt à  La Paz, dans une déclaration conjointe, MM. Ahmadinejad et Morales avaient rappelé qu’ils entendaient soutenir le « droit des pays à  développer l’énergie nucléaire civile dans le cadre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires », soulignant qu’il s’agit « d’un moyen de contribuer significativement au développement économique et technologique de ces pays ».

« Ils diront que je suis en train de comploter avec l’Iran pour menacer le monde, que nous allons construire la bombe atomique », avait déclaré dimanche dernier M. Chavez dans son émission radio-télévisée hebdomadaire « Alo Presidente », avant de préciser que l’Iran et le Venezuela travaillaient au développement de projets « économiques et scientifiques ».

Pour la troisième visite de M. Ahmadinejad à  Caracas depuis son accession au pouvoir en 2005, une série de projets énergétiques communs figurait à  son programme de discussions avec Hugo Chavez.

L’Iran et le Venezuela, tous deux membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ont déjà  passé des accords économiques d’un montant de 8 milliards de dollars, portant essentiellement sur l’énergie et le pétrole.

M. Ahmadinejad, qui menait une délégation de 35 personnes, avait signé plus tôt avec M. Morales une série de conventions d’aide et de coopération portant notamment sur l’énergie, les hydrocarbures et le secteur agro-industriel.

M. Morales avait lui aussi justifié la visite de son homologue iranien en assurant qu’elle visait seulement le développement d’une coopération économique.

Les l’opposition libérale bolivienne n’avait pas caché certaines inquiétudes quant à  l’intérêt que pourrait porter l’Iran aux gisements d’uranium et de lithium de Bolivie.

Quelques jours avant la tournée de M. Ahmadinejad, l’ambassadeur des Etats-Unis à  La Paz, Philip Goldberg, s’en était ému et avait fait part au président Morales de l’inquiétude de Washington.

« J’ai parlé avec le gouvernement bolivien pour rappeler notre politique, la politique de la majorité des pays du monde. Espérons que (M. Morales) ait la même attitude concernant le programme nucléaire iranien », avait alors déclaré M. Goldberg.

Iran: les Six discutent de nouvelles sanctions

© AFP Par Sylvie LANTEAUME – Vendredi 28 septembre

condoleezza rice kouchner

NEW YORK (AFP) – Les chefs de la diplomatie des six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le dossier nucléaire iranien se sont réunis vendredi à  New York pour tenter, sans grand espoir, de trouver un compromis sur de nouvelles sanctions contre l’Iran.

Quelques minutes avant la rencontre, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a reconnu devant quelques journalistes: « Cette réunion ne va pas être toute simple ».

La rencontre se tient à  New York à  l’invitation de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice et fait suite à  des entretiens mercredi et jeudi entre les six pays (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne), au niveau des directeurs politiques des ministères.

Les Etats-Unis font pression pour une troisième résolution à  l’automne du Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Iran, à  cause de son refus de suspendre son enrichissement d’uranium.

Mais la Russie et la Chine sont contre, voulant donner davantage de temps à  l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui a conclu en aoùt un accord avec l’Iran dans lequel Téhéran s’engage à  répondre à  des questions de l’agence sur son programme nucléaire.

« Les Russes et plus particulièrement les Chinois ont soulevé des objections en terme de calendrier pour l’adoption d’une nouvelle résolution », a déclaré à  la presse le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack.

« Nous pensons que le Conseil de Sécurité devrait agir. Maintenant », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné l’importance du travail de l’AIEA.

« Au moment où l’AIEA fait des progrès, nous voulons nous assurer que nous recevrons bien un rapport sur la façon dont on traite les problèmes que l’AIEA ne considère toujours pas comme réglés », a expliqué M. Lavrov au cours d’une réception, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Je pense que c’est un moment très important de ce processus et nous voulons obtenir cette information, l’évaluation professionnelle des inspecteurs », a-t-il ajouté.

Les Occidentaux, après avoir d’abord critiqué l’initiative de l’AIEA, l’ont soutenue. Mais la France et les Etats-Unis, notamment, ont souligné qu’elle ne délivrait pas l’Iran de son obligation de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium, qui pourraient à  terme lui permettre de se doter d’une arme nucléaire.

Témoin du pessimisme des Etats-Unis sur les chances de parvenir à  un accord, Mme Rice va rencontrer séparément ses homologues allemand Frank-Walter Steinmeier, britannique David Milliband et français Bernard Kouchner après la réunion ministérielle à  six.

Le chef de la diplomatie Javier Solana participe lui aussi aux deux volets de la rencontre consacrée à  l’Iran, a indiqué sa porte-parole.

L’idée est de discuter avec les Européens de la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions unilatérales contre l’Iran, notamment dans le secteur financier, a indiqué M. McCormack.

« L’Union européenne est également en train de travailler sur son propre programme de sanctions », a-t-il rappelé. « Nous parlerons donc de ces deux pistes ».

Pressée par la France, l’Union européenne s’interroge sur l’adoption éventuelle de nouvelles sanctions hors du cadre de l’ONU contre Téhéran. Mais si les Britanniques sont déjà  sur cette ligne et si le ministre néerlandais des Affaires étrangères s’est dit prêt à  des sanctions européennes en cas de désaccord à  l’ONU, les autres Européens ne sont pas tous convaincus.

Autre signe de leurs profondes divisions, les ministres des Six n’ont pas prévu de conférence de presse commune, comme ils en ont l’habitude. Seul un communiqué commun est prévu, selon les organisateurs américains.

Nouri Al-Maliki qualifie de « catastrophe » la proposition du Sénat américain de diviser l’Irak

Samedi 29 septembre 2007

Nouri Al-Maliki qualifie de « catastrophe » la proposition du Sénat américain de diviser l’Irak

© AP – Vendredi 28 septembre

BAGDAD – Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré vendredi à  l’Associated Press que la proposition du Sénat américain visant à  diviser le pays en régions, en fonction de divisions ethniques ou religieuses, serait une « catastrophe ».

Les Kurdes, dans trois provinces du nord de l’Irak, dirigent une région quasiment indépendante au sein de l’Irak, tout en maintenant symboliquement des relations avec Bagdad. Mais les musulmans sunnites et chiites ont réagi avec une extrême fermeté contre la proposition du Sénat américain.

Les chiites, qui contrôleraient la plupart des revenus pétroliers en cas de division du pays, s’opposent à  une telle mesure parce qu’elle diminuerait l’intégrité territoriale de l’Irak, qu’ils contrôlent actuellement. Les sunnites contrôleraient une zone ayant peu ou pas de ressources pétrolières. Les Kurdes ont des réserves pétrolières majeures sur leur territoire.

La résolution du Sénat, non contraignante, appelle à  une division de l’Irak en régions fédérales, sous le contrôle des trois communautés dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir, similaire à  celui qui a mis fin à  la guerre en Bosnie, dans les années 90. Le sénateur démocrate Joseph Biden est un des principaux artisans de cette proposition.

« C’est une affaire irakienne qui ne concerne que les Irakiens », a confié le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à  AP, dans l’avion le ramenant de New York, où il s’était rendu à  l’Assemblée générale de l’ONU, à  Bagdad. « Les Irakiens désirent vivement l’unité de l’Irak (…) Diviser l’Irak est un problème, et une décision comme cela serait une catastrophe ».

Les tests ADN sèment le trouble chez les parlementaires UMP

Samedi 29 septembre 2007

Les tests ADN sèment le trouble chez les parlementaires UMP

© AFP, Par Frédéric DUMOULIN – Vendredi 28 septembre

jean francois cope
Jean-François Copé arrive au QG de l’UMP, le 6 mai 2007 à  Paris

STRASBOURG7 (AFP) – Les journées parlementaires UMP, placées sous le signe de l’innovation avec des débats « interactifs » avec des Français sur le pouvoir d’achat ou l’école, ont été largement dominées vendredi, en coulisses, par les divisions dans la majorité sur le recours aux tests ADN.

A Strasbourg, les différents forums, conçus par le patron des députés UMP, Jean-François Copé, comme un « talk-show », ont donné lieu à  des interventions parfois vives mais globalement assez convenues.

Dans les couloirs, en revanche, députés et sénateurs UMP ne manquaient pas d’exprimer leurs divergences sur la question des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

La commission des Lois du Sénat avait créé la surprise mercredi en retorquant le dispositif, adopté à  l’Assemblée après un débat houleux, y compris au sein de la majorité, par un amendement du député Thierry Mariani modifié par le gouvernement.

Dans la capitale alsacienne, plusieurs députés UMP n’hésitaient pas à  faire part de leur soulagement après cette décision, comme Etienne Pinte, qui a désormais « bon espoir » en l’abandon définitif du dispositif, à  ses yeux « même pas encadrable ».

« Il est temps qu’on arrête de faire des lois sur l’immigration au niveau national » pour légiférer « au niveau européen », a estimé pour sa part l’eurodéputé Alain Lamassoure.

D’autres, au contraire, s’agaçaient de la fronde sénatoriale. « Les sénateurs ont trouvé là  l’occasion de justifier l’importance de leur Assemblée », a ironisé Alain Gest tandis qu’un autre de ses collègues ironisait sur un axe « cathos/francs-maçons » au Sénat contre les tests ADN.

« Le Sénat est inquiet pour son avenir institutionnel. Cela n’est pas totalement absent de sa décision », a affirmé Pierre Lellouche.

Des allusions qui n’ont pas été du goùt de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, résolument hostile aux tests ADN.

C’est une question « d’éthique » et non de « tactique », a martelé le sénateur de la Vienne en estimant que les interrogations du Sénat étaient d’autant plus « respectables » que « le débat a lieu aussi à  l’intérieur du gouvernement ».

Le président du Sénat, Christian Poncelet, y a vu lui aussi « un sujet très délicat qui interpelle les consciences ». Et d’évoquer « un risque fort » que le dispositif soit in fine « retoqué » en séance à  la Haute assemblée, la semaine prochaine.

« Le score sera serré », a pronostiqué pour sa part le patron des sénateurs UMP, Josselin de Rohan, personnellement favorable aux tests ADN.

Il y a un « énorme travail » du ministre de l’Immigration Brice Hortefeux pour trouver davantage de garanties, a assuré le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

Selon certaines sources, les sénateurs de la majorité pourraient sinon voter contre les tests ADN du moins procéder à  un plus fort encadrement du dispositif en demandant son avis au Comité consultatif d’éthique.

Arrivé dans la soirée à  Strasbourg, le Premier ministre François Fillon a parlé devant militants et élus UMP du projet de loi sur l’immigration sans jamais évoquer cette question.

Au lendemain de la présentation du budget 2008, des voix se sont également fait entendre à  Strasbourg pour s’interroger sur certains choix du gouvernement.

« On a peut-être fait un peu trop de dépenses » avec le paquet fiscal, a estimé le député Pierre Méhaignerie en appelant à  ne pas négliger « le pouvoir d’achat des plus modestes ».

Strauss-Kahn a la tête du FMI

Samedi 29 septembre 2007

Dominique Strauss-Kahn prend la tête d’un FMI affaibli

© AFP, Par David DIEUDONNE – Vendredi 28 septembre

strauss kahn au fmi

WASHINGTON (AFP) – Le Français Dominique Strauss-Kahn a été nommé vendredi à  la tête du Fonds monétaire international (FMI), qu’il a aussitôt promis de réformer en profondeur, pour répondre aux nombreuses critiques adressées à  cette institution sexagénaire.

« A l’issue d’entretiens avec les deux candidats, les administrateurs ont évalué les forces des deux individus en lice et ont choisi M. Strauss-Kahn par consensus », a indiqué l’institution multilatérale dans un communiqué.

A 58 ans, l’ancien ministre socialiste devient le quatrième patron français de l’institution de Washington. Il succédera le 1er novembre au conservateur espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire pour motif personnel.

« C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité », a réagi l’intéressé, soulignant « la puissante légitimité que (lui) donne le très large soutien dont (il a) bénéficié, notamment dans les pays émergents et des pays à  bas revenus ».

« Je suis déterminé à  engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Soutenu par l’Union européenne, le Français était en compétition avec Josef Tosovsky, candidat tchèque présenté par la Russie.

Economiste reconnu, M. Strauss-Kahn s’est toujours voulu l’avocat d’un « socialisme du réel ». Né le 25 avril 1949, professeur d’économie et avocat d’affaires, ce polyglotte affiche une allure élégante et décontractée qui lui a souvent valu l’étiquette de dilettante, récusée par ses proches.

Soucieux de ne pas apparaître comme le candidat du Nord contre le Sud pour prendre la tête de cette institution en crise de légitimité, M. Strauss-Kahn avait choisi d’attendre, à  Santiago du Chili, le verdict des 24 membres du conseil d’administration. Il devait aussitôt rentrer à  Paris.

Par tradition, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale, l’institution soeur, elle aussi née après-guerre des accords de Bretton Woods.

Sur les rangs depuis début juillet, M. Strauss-Kahn disposait d’une longueur d’avance sur son challenger de dernière minute. Adoubé par les Etats-Unis, il avait mis à  profit les semaines précédant l’élection pour consolider sa candidature, notamment dans les pays en développement.

Il a effectué cet été un quasi tour du monde, parcourant selon ses dires « 60.000 miles » (100.000 kilomètres) à  la rencontre de ses électeurs, qui représentent les 185 Etats membres.

Son rival Josef Tosovsky, un banquier central de carrière, brièvement Premier ministre tchèque, qui fête vendredi son 57e anniversaire, bénéficiait d’appuis plus ténus même s’il s’est posé en défenseur des nations les moins puissantes.

En France, majorité et opposition ont accueilli avec le même enthousiasme la nomination du candidat socialiste à  la tête de cette institution internationale.

Le président français, qui soutenait la candidature Dominique Strauss-Kahn, a aussitôt salué « une grande victoire pour la diplomatie française », ajoutant: « c’est ça l’ouverture ».

De son côté, Pierre Moscovici, responsable des questions internationales au Parti socialiste français, a jugé que c’est « une bonne nouvelle pour la France, pour les socialistes et (…) pour le monde ».

M. Strauss-Kahn s’est engagé – plus ou moins explicitement – à  mettre entre parenthèse d’éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012 en France. « Cette tâche nécessite au moins un mandat de cinq ans sur lequel je m’engage », avait-il promis au conseil d’administration.

La nomination de M. Strauss-Kahn coïncide avec le départ de l’administrateur français du Fonds, Pierre Duquesne, ex-conseiller économique de Lionel Jospin à  Matignon et cheville ouvrière de la campagne du responsable socialiste à  Washington. Son successeur, Ambroise Fayolle, issu de la direction du Trésor, prend ses fonctions vendredi.

Henry Kissinger sur un « Nouvel Ordre International »

Vendredi 28 septembre 2007

Henry Kissinger parle un peu du Nouvel Ordre Mondial

Le 18 Janvier 2005, Henry Kissinger est apparut sur Charlie Rose, un programme télévisé sur PBS, et il parla à  propos d’un « Nouvel Ordre International » qui sera créé par George W. Bush Jr. et son administration.

Traduction:

Kissinger:… Et il doit avoir un peu de chance. … Les Etats Unis, un pays qui vraiment … ne comprends pas vraiment très bien la politique étrangère en parlant de son public, et parce que son public n’est pas vraiment engagé dans tout cela. Néanmoins, les Etats Unis sont une clé pour ça, pour le transformer, donc le problème de l’administration bush sera l’émergence d’un nouvel ordre international.
Présentateur: Dans les 4 prochaines années nous allons voir l’émergence d’un nouvel ordre international… kissinger: Le début!…
Kissinger:…Le début…. d’un nouvel ordre international, et il pourrait être très possible que ce président (en parlant de George Bush Junior) qui est si injurié par les intellectuels, (qui) va émerger en tant qu’un (seminal presidents, en anglais) président qui fera l’école… de cette période… de l’histoire moderne américaine.
Présentateur: Un des « seminal presidents », « président qui fera l’école »…
Kissinger: …Il pourrait!…
Présentateur: …Il pourrait… Mais qu’est ce qu’il doit faire afin d’achéver ce status?
Kissinger: Il doit faire certaines choses… Et il doit avoir… un peu de chance! Cependant je crois que… Je crois en l’expression de Branch Rickey, qui dit que « La chance est le résidue du design »…
Présentateur: Quoi qu’est ce qu’il a dit? (Alors qu’il parlait en même temps que kissinger)
Kissinger: Il a dit, « La chance est le résidue du design »… Bien qu’il parlait du baseball…

Traduction:

Présentateur: Sommes nous à  un de ce moments dans l’histoire dans lequel il y a la nécessité pour un Nouvel Ordre Mondial. a/ Parce que de ce qu’il s’est passé dans le Moyen Orient, la montée de différentes sortes de groupes et b/ ce qui est entrain de se passer en asie, ce qui veut dire qu’il y a eut un changement depuis l’ouest à  l’est.
Kissinger: Il y a le besoin d’un nouvel ordre mondial. Mais il a différentes caractéristiques dans différents endroits du monde. Hum… Et… Ok je vais essayer de revenir dans un moment (sur ce qu’il était sur le point de dire). Dans une main, la manifestation de ce qui est entrain de se passer en Irak est déprimante et donne issu au pessimisme, et dans l’autre main, simplement en regardant quelqu’un comme un étudiant du futur, et je trouve cela interessant qu’il y a maintenant des conversations en irak entre les différents partis, mais qui ne vont pas très loin encore… En second, il y a un rendez-vous d’ambassadeurs qui vont graduer en tant que ministre à  l’étranger dans tout les pays entourant Irak, plus l’Egypte, plus les membres du conseil de sécurité et que les gens sont entrains de parler d’élargir la zone dans lequel vous ammèneriez l’Inde, le Pakistan, et l’Indonésie… Aucunes de ces choses ne peuvent se réaliser maintenant, mais ce délais est une sorte de contour. Et certains jours, dans les prochaines années, une solution va émerger. Et les gens vont regarder à  l’intérieur du chaudron et décider qu’ils doivent apprendre leurs limites, pas seulement nous, mais tout le monde.

Je voudrais faire un point sur la mondialisation, elle est toujours parlée avec des termes économiques, et que tout le monde est mieux. Mais c’est partiellement vrai, tout les monde est mieux dans la moyenne… Mais dans quelques pays et quelques régions, les gens perdent leurs travails, des ajustements majeurs doivent être accomplis et c’est la machine interne de la mondialisation. Les gens qui sont désavantagés par le processus regardent aux solutions de nourriture que fournissent le gouvernement, mais les gouvernements sont nationaux alors que les problèmes sont internationaux donc comment faire la relation entre la décision du processus de la mondialisation et son impact sur les politiques.
Présentateur: Vous avez dit que la Chine allait être mieux et qu’elle allait grandir et qu’elle allait devenir un peu plus responsable pour le monde.
Kissinger: Je ne peux pas bien décrire. Mais cela n’arrivera pas. Parce que les pressions à  l’intérieur de la Chine… trop de bonnes et mauvaises choses qu’ils doivent faire face…
Présentateur: Mais n’est-il pas incapable au prochain président de…
Kissinger: Je dirais que cela dépend du nouveau président, qu’est ce que j’ai dis du président d’aujourd’hui… Qu’est ce que j’ai dis sur le président d’hier… Et les défis de la Chine sont les challenges fondamentaux de la politique Américaine d’aujourd’hui. Parce que si nous le faisons mal… Hum… Eh bien, tout ce que nous allons chevaucher va être inclut dans l’attention d’un conflit… Comme la guerre froide. Et c’est quelque chose que… Hum… nous devons vraiment éviter. Et si nous voulons avoir un esprit de construction… Les problèmes militaire purement stratégique tel que le changement dans les relations de pouvoirs apportent, va nous désorienter, si nous ne considérons pas que nous devons aussi mettre d’autres paysensemble, une différente conscience de ce que le monde fait aujourd’hui.

Maintenant, vous avez d’un côté la mondialisation extrême, dans laquelle les nations sont affaiblies, et dans l’autre extrême vous avez la religion et entre les deux vous avez les états de tradition, et comment vous pouvez avoir un système international dans un monde qui est composé d’états et d’autres mouvements, est un problème. Mais j’ai actuellement, et spécialement lors du dernier mois développé que nous sommes encore entrain de vivre une période de grands tourments mais je pense que à  la fin de cette administration, avec tout ces tourments, et au commencement du prochain, nous pourrons actuellement témoigner de la création d’un nouvel ordre. Parce que les gens qui regardent dans l’abysse, même dans le monde islamique, doivent conclure que à  certains points, toutes les espérances doivent être réduite sous n’importe quel système, mais vous ne pouvez pas vous réveillez tout les matins, pensant que que des gens vont vous duper… et oui… Et je trouve interessant que quelqu’un appela tout les ambassadeurs de Bagdag et de tout les pays de l’environ en plus du conseil de sécurité de l’ONU, et tout le monde est venu! Et cela n’est pas terminé! Bien sur cela n’a pas encore aboutit à  quelque chose… Encore. Et cela ne sera pas vraiment rapidement, mais ensuite ils ont ajourné a des rendez-vous de ministres à  l’étranger… Maintenant ce n’est juste que le début! Un pas vraiment petit, sur une route que, soit cette administration devra voyager un peu plus, ou bien une nouvelle administration queqlue part au milieu des lignes…
Présentateur: Je pense que c’est approprié d’arrêter cette conversation en tant que le début d’autres conversations, mais c’est aussi de reconnaitre que nous sommes aussi à  un de ces moments…
Kissinger: Absolument.
Présentateur: …Où il y a des forces en guerre. Et peut-être que les gens peuvent arriver à  l’idée que nous cherchons le mieux et que nous pouvons compter la dessus. Voyez vous des espoirs que cela ait déjà  commencé?
Kissinger: C’est aussi une grosse opportunité.
Présentateur: Merci Monsieur Henry Kissinger, Secrétaire D’Etat des USA.

George Bush Demande de Faire Pression sur la Junte Birmane

Vendredi 28 septembre 2007

George Bush demande à  la Chine de faire pression sur le Myanmar

© WASHINGTON (Reuters) – Matt Spetalnick

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Le président américain George Bush a demandé jeudi à  la Chine de faire usage de son influence sur le Myanmar, à  l’occasion d’un entretien avec le chef de la diplomatie chinoise.

Tentant de rallier le soutien de la communauté internationale pour faire pression sur la junte militaire au pouvoir dans l’ex-Birmanie, Bush a rencontré Yang Jiechi et a demandé à  Pékin « d’aider à  l’avènement d’une transition démocratique pacifique en Birmanie », a rapporté la Maison blanche.

Ces discussions impromptues interviennent après la mort de neuf personnes jeudi à  Rangoun lors de la dispersion violente des manifestations.

Même si de nouvelles sanctions américaines ont été annoncées jeudi contre de hauts dirigeants birmans, Bush a semblé admettre les limites de la capacité d’intervention des Etats-Unis dans cette crise.

« J’appelle tous les pays qui ont une influence sur le régime à  soutenir comme nous les aspirations du peuple birman et à  demander à  la junte de cesser de recourir à  la force contre son propre peuple qui exprime pacifiquement son désir de changement », déclare le président américain dans un communiqué.

SANCTIONS CONTRE 14 HAUTS RESPONSABLES BIRMANS

Bush a toutefois voulu intervenir personnellement auprès de la Chine, en profitant d’une rencontre prévue entre des responsables chinois et le conseiller national à  la sécurité Stephen Hadley pour s’entretenir dans le bureau ovale avec Yang.

Il a remercié le ministre pour l’aide apportée par Pékin pour faciliter la venue de l’émissaire spécial de l’Onu, Ibrahim Gambari, au Myanmar. Il a fait part de son inquiétude concernant la violente répression des manifestations et a demandé à  la Chine d’utiliser l’influence dont elle dispose sur le Myanmar, a rapporté le porte-parole de la Maison blanche Gordon Johndroe.

La Chine de son côté a appelé toutes les parties à  la retenue mais elle n’a pas donné l’impression qu’elle souhaitait aller plus loin pour faire pression sur les généraux birmans.

Le Trésor américain a annoncé jeudi avoir imposé des sanctions à  14 dirigeants birmans.

En vertu d’un décret du président Bush autorisant de nouvelles sanctions contre le gouvernement birman, le Trésor a interdit toute transaction financière avec ces 14 dirigeants et va geler les avoirs tombant sous juridiction américaine qu’ils pourraient détenir